• Coronavirus et confinement obligent, les français ont parait-il beaucoup relu le célèbre livre d'Albert Camus paru en 1947, La peste : une épidémie qui menace la ville d'Oran, en Algérie, dans les années 1940, des milliers de personnes contraintes de rester confinées chez elles pour ne pas mourir victimes de ce virus...

    J'avais l'intention de donner rendez-vous aux seniors de mon association (Générations 13) chaque semaine pour la lecture d'un passage de ce livre qui n'est pas sans nous rappeler une actualité un peu pesante : "ma Petite Bibliothèque à moi" en quelque sorte ! mais je me suis heurtée à de grandes difficultés pour mettre en ligne les vidéos prises avec mon téléphone : du coup, je n'ai réussi à enregistrer que le début du livre (voir en bas de page).

    En voici tout d'abord l'introduction (il s'agit du début du chapitre premier) sous sa forme écrite.

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    Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 194., à Oran. De l’avis général, ils n’y étaient pas à leur place, sortant un peu de l’ordinaire. À première vue, Oran est, en effet, une ville ordinaire et rien de plus qu’une préfecture française de la côte algérienne.

    La cité elle-même, on doit l’avouer, est laide. D’aspect tranquille, il faut quelque temps pour apercevoir ce qui la rend différente de tant d’autres villes commerçantes, sous toutes les latitudes. Comment faire imaginer, par exemple, une ville sans pigeons, sans arbres et sans jardins, où l’on ne rencontre ni battements d’ailes ni froissements de feuilles, un lieu neutre pour tout dire ? Le changement des saisons ne s’y lit que dans le ciel. Le printemps s’annonce seulement par la qualité de l’air ou par les corbeilles de fleurs que des petits vendeurs ramènent des banlieues ; c’est un printemps qu’on vend sur les marchés. Pendant l’été, le soleil incendie les maisons trop sèches et couvre les murs d’une cendre grise ; on ne peut plus vivre alors que dans l’ombre des volets clos. En automne, c’est, au contraire, un déluge de boue. Les beaux jours viennent seulement en hiver.

    Une manière commode de faire la connaissance d’une ville est de chercher comment on y travaille, comment on y aime et comment on y meurt. Dans notre petite ville, est-ce l’effet du climat, tout cela se fait ensemble, du même air frénétique et absent. C’est-à-dire qu’on s’y ennuie et qu’on s’y applique à prendre des habitudes. Nos concitoyens travaillent beaucoup, mais toujours pour s’enrichir. Ils s’intéressent surtout au commerce et ils s’occupent d’abord, selon leur expression, de faire des affaires. Naturellement ils ont du goût aussi pour les joies simples, ils aiment les femmes, le cinéma et les bains de mer. Mais, très raisonnablement, ils réservent ces plaisirs pour le samedi soir et le dimanche, essayant, les autres jours de la semaine, de gagner beaucoup d’argent. Le soir, lorsqu’ils quittent leurs bureaux, ils se réunissent à heure fixe dans les cafés, ils se promènent sur le même boulevard ou bien ils se mettent à leurs balcons. Les désirs des plus jeunes sont violents et brefs, tandis que les vices des plus âgés ne dépassent pas les associations de boulomanes, les banquets des amicales et les cercles où l’on joue gros jeu sur le hasard des cartes.

    On dira sans doute que cela n’est pas particulier à notre ville et qu’en somme tous nos contemporains sont ainsi. Sans doute, rien n’est plus naturel, aujourd’hui, que de voir des gens travailler du matin au soir et choisir ensuite de perdre aux cartes, au café, et en bavardages, le temps qui leur reste pour vivre. Mais il est des villes et des pays où les gens ont, de temps en temps, le soupçon d’autre chose. En général, cela ne change pas leur vie. Seulement, il y a eu le soupçon et c’est toujours cela de gagné. Oran, au contraire, est apparemment une ville sans soupçons, c’est-à-dire une ville tout à fait moderne. Il n’est pas nécessaire, en conséquence, de préciser la façon dont on s’aime chez nous. Les hommes et les femmes, ou bien se dévorent rapidement dans ce qu’on appelle l’acte d’amour, ou bien s’engagent dans une longue habitude à deux. Entre ces extrêmes, il n’y a pas souvent de milieu. Cela non plus n’est pas original. À Oran comme ailleurs, faute de temps et de réflexion, on est bien obligé de s’aimer sans le savoir.

    Ce qui est plus original dans notre ville est la difficulté qu’on peut y trouver à mourir. Difficulté, d’ailleurs, n’est pas le bon mot et il serait plus juste de parler d’inconfort. Ce n’est jamais agréable d’être malade, mais il y a des villes et des pays qui vous soutiennent dans la maladie, où l’on peut, en quelque sorte, se laisser aller. Un malade a besoin de douceur, il aime à s’appuyer sur quelque chose, c’est bien naturel. Mais à Oran, les excès du climat, l’importance des affaires qu’on y traite, l’insignifiance du décor, la rapidité du crépuscule et la qualité des plaisirs, tout demande la bonne santé. Un malade s’y trouve bien seul. Qu’on pense alors à celui qui va mourir, pris au piège derrière des centaines de murs crépitants de chaleur, pendant qu’à la même minute, toute une population, au téléphone ou dans les cafés, parle de traites, de connaissements et d’escompte. On comprendra ce qu’il peut y avoir d’inconfortable dans la mort, même moderne, lorsqu’elle survient ainsi dans un lieu sec

    Ces quelques indications donnent peut-être une idée suffisante de notre cité. Au demeurant, on ne doit rien exagérer. Ce qu’il fallait souligner, c’est l’aspect banal de la ville et de la vie. Mais on passe ses journées sans difficultés aussitôt qu’on a des habitudes. Du moment que notre ville favorise justement les habitudes, on peut dire que tout est pour le mieux. Sous cet angle, sans doute, la vie n’est pas très passionnante. Du moins, on ne connaît pas chez nous le désordre. Et notre population franche, sympathique et active, a toujours provoqué chez le voyageur une estime raisonnable. Cette cité sans pittoresque, sans végétation et sans âme finit par sembler reposante, on s’y endort enfin. Mais il est juste d’ajouter qu’elle s’est greffée sur un paysage sans égal, au milieu d’un plateau nu, entouré de collines lumineuses, devant une baie au dessin parfait. On peut seulement regretter qu’elle se soit construite en tournant le dos à cette baie et que, partant, il soit impossible d’apercevoir la mer qu’il faut toujours aller chercher.

    Arrivé là, on admettra sans peine que rien ne pouvait faire espérer à nos concitoyens les incidents qui se produisirent au printemps de cette année-là et qui furent, nous le comprîmes ensuite, comme les premiers signes de la série des graves événements dont on s’est proposé de faire ici la chronique. Ces faits paraîtront bien naturels à certains et, à d’autres, invraisemblables au contraire. Mais, après tout, un chroniqueur ne peut tenir compte de ces contradictions. Sa tâche est seulement de dire : « Ceci est arrivé », lorsqu’il sait que ceci est, en effet, arrivé, que ceci a intéressé la vie de tout un peuple, et qu’il y a donc des milliers de témoins qui estimeront dans leur cœur la vérité de ce qu’il dit.

    Du reste, le narrateur, qu’on connaîtra toujours à temps, n’aurait guère de titre à faire valoir dans une temps, n’aurait guère de titre à faire valoir dans une entreprise de ce genre si le hasard ne l’avait mis à même de recueillir un certain nombre de dépositions et si la force des choses ne l’avait mêlé à tout ce qu’il prétend relater. C’est ce qui l’autorise à faire œuvre d’historien. Bien entendu, un historien, même s’il est un amateur, a toujours des documents. Le narrateur de cette histoire a donc les siens : son témoignage d’abord, celui des autres ensuite, puisque, par son rôle, il fut amené à recueillir les confidences de tous les personnages de cette chronique, et, en dernier lieu, les textes qui finirent par tomber entre ses mains. Il se propose d’y puiser quand il le jugera bon et de les utiliser comme il lui plaira. Il se propose encore… Mais il est peut-être temps de laisser les commentaires et les précautions de langage pour en venir au récit luimême. La relation des premières journées demande quelque minutie.

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    Lecture N°1ICI.

    Lecture N°2ICI.

    Comme je vous l'ai dit plus haut, j'ai failli m'arracher tous les cheveux en essayant de mettre en ligne ces vidéos... Je vous propose de lire la suite du livre en version pdf.

    Pour ce faire, cliquez sur e-pub et ouvrez le fichier qui se charge en bas de votre écran ICI.

    Bonne lecture !


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  • C'est un livre très pudique que je viens de terminer et pourtant il s'y passe des choses qui en ce début du XXème siècle sont totalement proscrites, et par l'église, et par la morale bien pensante de cette bourgeoisie dans laquelle l'histoire se déroule.

    Victoire a été mariée à Anselme, un notable de cette petite ville du Cher (il y est notaire), presque contre son gré, par des parents pressés de "caser" la quatrième de leurs sept filles.

    On n'a jamais appris à Victoire à aimer son corps : elle ne sera femme, lui a-t-on dit, que quand elle donnera la vie à un enfant. Mais Victoire a un dégoût très grand pour tout ce qui touche au sexe (elle appelle cela "l'enchevêtrement immonde")... et le couple, bien que marié depuis cinq ans, n'a toujours pas d'enfant.

    L'enfant, il va venir d'Anselme qui, régulièrement, abuse de la petite bonne : rien d'extraordinaire à cette époque et dans ce milieu social.

    Et Céleste tombe enceinte.

    Le couple décide alors d'adopter l'enfant et de ne pas renvoyer Céleste, chose qui se faisait souvent dans ces circonstances.

    Victoire, qui dans un premier temps n'arrive pas à s'attacher à l'enfant (c'est un garçon qu'ils ont appelé Adrien : il reprendra l'étude notariale, se félicite Anselme), laisse maintenant Céleste prendre chaque nuit son bébé dans sa chambre et rapidement les deux femmes s'y retrouvent dans une communion des corps...

    Et puis dans ce livre, le piano joue un grand rôle : Victoire aime à jouer la sonate au clair de lune de Beethoven en particulier. Léonor de Récondo n'est pourtant pas pianiste mais violoniste baroque de renom.

    Un livre très émouvant d'une auteure, Léonor de Récondo, que j'ai bien envie de découvrir à travers d'autres romans. 


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  • J'ai beaucoup aimé ce roman de la série noire de chez Gallimard.

    Hével

    En hébreu tardif : réalité éphémère, illusoire, absurde (Ancien testament)

    J'ai lu "Hével" de Patrick Pécherot : un roman noir sur fond de guerre d'Algérie

    L'histoire

    Janvier 1958. À bord d’un camion fatigué, Gus et André parcourent le Jura à la recherche de frets hypothétiques. Alors que la guerre d’Algérie fait rage, les incidents se multiplient sur leur parcours. Tensions intercommunautaires, omniprésence policière exacerbent haines et rancœurs dans un climat que la présence d’un étrange routard rend encore plus inquiétant…
    2018. Gus se confie à un écrivain venu l’interroger sur un meurtre oublié depuis soixante ans. Il se complaît à brouiller les cartes et à se jouer de son interlocuteur. Quelles vérités se cachent derrière les apparences ?
    Mémoire et mensonges s’entremêlent dans le dédale d’une confession où tout semble illusoire, fuyant, incertain… En un mot emprunté à L’Ecclésiaste : hével.

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    Je ne saurais trop vous parler de ce livre sinon que son style m'a emballée : des phrases ultra courtes mais incisives. En voici un des chapitres où le romancier plaisante avec le lecteur sur l'appétit que ce dernier a de connaître la suite alors que lui-même s'amuse à tourner autour, enjolivant son récit de mille et un détails.

    "Quoi, qu'est-ce que vous avez ? Si, vous avez ! Vous vous impatientez, ne prétendez pas le contraire. Vous attendez que j'abrège. Que j'aille plus vite que la musique. Cavaler, en venir aux faits, l'époque veut ça. L'immédiat, la petite phrase. La lecture rapide. Le gazouillis sur vos tablettes. Du mot jeté en l'air, et du pas sorcier. De l'éjaculation fissa. Éjaculateur précoce, vous êtes ! Pour l'oublier, vous vous agitez. Pas de temps mort, jamais. Vous les bourrez de hauts débits. De formats gonflés. Vous voulez du surrégime, du pulvérisé comme les gratte-ciel de vos blockbusters. Les lignes sinueuses vous horripilent. Vous préférez le rectiligne. Les à-côtés vous insupportent. A l'arrivée, vous aurez compris quoi ? Vous saurez qui a tué le Colonel Moutarde ? Et après ? Vous serez plus avancé ?

    Si vous en êtes là, laissez tomber. J'essaie de vous parler odeurs, couleurs changeantes, arbres, brouillards et murs des villes. Si je pouvais, je vous dirais aussi les en-cas et les menus, pain et service compris. L'essentiel quoi, l'entre-les-lignes, les mots dans un regard, un geste, un port de tête. La parole est là autant qu'ailleurs. On la recueille ou on reste sourd. Question d'oreille. Ou de choix. Vous demandez du calibré. Balisé pour pas vous perdre. Moi, je donne dans la parenthèse, le hors-piste. Parti comme ça, je vous l'accorde, je serai pas tête de gondole. Et alors ?

    Le crime ? Vous êtes tous les mêmes. Ne craignez rien, nous y viendrons. Le crime... C'est la grande question. Caïn, Abel... L'éternel recommencement.

    En attendant, j'ai soif. Vous supporterez que je me rince la glotte.

    A la vôtre !"

    Le livre a fait l'objet d'une interview de l'écrivain à La Grande Librairie, l'émission de François Busnel.

    J'ai vraiment été emballée au point de lire le livre en une seule journée ! 


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  • Je viens de voir à la télé dans l'émission "C'est à vous" une interview d'une jeune écrivaine, Aude Gogney-Goubert, à propos de la sortie de son livre "V comme Virago" aux éditions First.

    J'ai bien envie de lire le nouveau livre d'Aude Gogney-Goubert : V comme Virago

    Ce titre mérite une explication car l'auteure (vous vous doutez qu'elle est féministe) y parle de plus de 70 femmes qui auraient dû être célèbres si elles avaient été des hommes et qu'elle appelle des "Viragos".

    Il faut dire que ce mot a complètement changé de sens : on emploie actuellement le mot virago pour parler d'une femme autoritaire et à l'allure masculine alors que dans son sens originel datant parait-il du premier siècle av. J.-C. (Ovide) une virago était une femme guerrière, forte et courageuse, une héroïne.

    Avouez que c'est plus flatteur !

    C'est dans ce sens premier qu'Aude Gogney-Goubert l'emploie pour parler, de ces femmes qui sont presque toutes tombées dans l'oubli alors qu'elles avaient fait des choses extraordinaires. C'est ainsi qu'on apprend dans le livre que c'est une femme qui - avant Mélies - réalisa la première fiction au cinéma...

    Je n'ai pas encore lu le livre mais Aude GG fait également de petites vidéos sur Youtube pleines d'humour.

    Voici celle sur Christine de Pisan

    et celle sur Malala que tout le monde connaît bien sûr.

    Il y en a beaucoup d'autres...

    Sympa, non ?


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  • C'est mon amie Marie-Claire qui m'a fait connaître Laetitia Colombani dont j'ai lu, il y a peu, un livre très intéressant (mi roman - mi documentaire) ayant pour héroïne une femme qui va être, avec son mari, à l'origine de la création du Palais de la femme de l'Armée du Salut à Paris dans les années 1925 : "Les Victorieuses".

    Pour lire le post, cliquez ICI.

    Le premier roman de cette auteure (je mets un "e" car il s'agit bien sûr d'une féministe...), m'a également enchantée et, je ne suis pas la seule apparemment, puisqu'il fait un "tabac" en France comme à l'étranger : il s'intitule "La tresse".

    Je viens de lire "La tresse" de Laetitia Colombani et j'ai adoré

    Il s'agit encore de destins de femmes.

    Elles sont trois et n'ont - à priori - aucun lien entre elles.

    ► L'une, Smita, appartient à la caste des Intouchables (les Dalits) et a décidé d'offrir à sa fille Lalita une autre vie que la sienne. Smita n'est jamais allée à l'école et vit très pauvrement avec son mari dans la banlieue de Bombay d'un métier qu'elle exècre et qui consiste à vider à longueur de journées les toilettes des Jats, cette caste d'agriculteurs qui domine la société et a accès à l'instruction.

    ► La deuxième est une jeune palermitaine, Giulia, qui travaille dans l'atelier que son père tient lui même de son propre père : cette entreprise familiale vit de la "Cascatura", une opération qui consiste à récupérer, trier, décolorer et recolorer les cheveux pour en faire des perruques.

    ► La troisième, c'est Sarah : elle est avocate d'affaires dans un grand cabinet à Montréal et pour cela a tout organisé dans sa vie de mère célibataire de trois jeunes enfants jusqu’à recruter "un nounou" homme pour s'occuper de ses enfants : Sarah est féministe !

    Le destin de ces trois femmes va être lié mais comment ?

    C'est ce qu'on apprendra à la toute fin du livre puisque les chapitres alternent en nous livrant successivement un tout petit bout de l'histoire de chacune de ces trois femmes et de leurs combats respectifs.

    Et des combats...

    ► Il y en a pour Smita qui va devoir fuir son village dans l'espoir de pouvoir offrir à sa fille ce qu'elle n'a jamais eu : l'instruction.

    ► Il y en a pour Giulia qui va devoir affronter, et la maladie de son père et les difficultés que va rencontrer l’entreprise.

    ► Il y en a pour Sarah qui, atteinte d'un cancer du sein, va devoir se battre, non seulement contre cette maladie mais aussi contre la discrimination dont elle va être l'objet dans son milieu professionnel où il faut toujours être "au top".

    Ces trois femmes, face à l'adversité, vont changer...

    Une petite vidéo tournée en Inde sur le métier de videurs de toilettes (appelé plus élégamment "nettoyeur manuel") qui est interdit par la loi depuis des dizaines d'années, mais ceci c'est seulement sur le papier...

    Pour regarder la vidéo, il faut cliquer sur Youtube car elle est la propriété de l'AFP.

    Les choses bougent tout de même...

    En Inde, plus de 100 millions de foyers n'ont pas accès à des installations sanitaires. Ce véritable problème de santé publique est aussi la source de discriminations à l'encontre des intouchables qui sont chargés de ramasser les excréments. Pour y remédier, le Docteur Pathak travaille depuis 40 ans sur différents types de toilettes écologiques qu'il installe à travers le pays. Grâce à lui, une petite révolution est en marche.

    Très intéressante, cette vidéo

    J'attends impatiemment la sortie du troisième livre de Laetitia Colombani !


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