• Un peu par hasard à la bibliothèque, j'ai choisi pour partir en vacances un livre d'Anne-Laure Bondoux que je viens de terminer : L'aube sera grandiose.

    Il était classé à la bibliothèque dans la catégorie "Nous aimons, vous aimez" et j'adhère parfaitement avec ce classement.

    Je viens de lire un très très beau livre. J'en sors toute émue...

    C'est l'histoire d'une femme, Titania, qui embarque sa fille Nine de presque seize ans - à contre gré car celle-ci devait se rendre à la fête de son lycée - pour un retour dans son passé, un passé qu'elle va lui raconter au cours d'une longue nuit sans sommeil dans un endroit - une cabane isolée au bord d'un lac - qu'elle, ses frères et leur mère, ont quitté de nombreuses années avant dans des circonstances très particulières. Titania n'a depuis jamais revu sa mère. Et ce soir, c'est justement celle-ci ainsi que ses deux frères jumeaux qu'elle a promis de présenter à sa fille qui ignore tout de ce passé plus que compliqué.

    Une épopée familiale très touchante, remplie de secrets et de révélations, qui tient en haleine le lecteur jusqu'à la dernière page du livre.

    L'aube sera grandiose a reçu le prix Vendredi 2017 (le Goncourt de la littérature pour la jeunesse).


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  • Je viens tout juste de terminer un roman d'Eric Emmanuel Schmidt, "La femme au miroir". Une histoire amusante à son sujet : trouvé tout neuf dans une boîte à livres à Châtillon, il a fait un séjour en Dordogne où il a pris la pluie... J'ai mis un temps fou à le lire non pas parce qu'il ne me plaisait pas, au contraire. C'était juste tellement simple (très occupée par ailleurs) de le reprendre là où on l'avait laissé, sans perdre le fil !

    C'est un livre dans lequel trois femmes - vivant à des époques différentes - se refusent à vivre la vie que le siècle dans lequel elles évoluent devrait leur réserver. Le livre est construit sur la base de trois chapitres courts qui se suivent, chacun consacré à l'une de ces trois femmes, et ce n'est qu'à la fin qu'on comprend que ces dernières ont un point commun.

    Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale du début du siècle, Anny Lee à Los Angeles de nos jours. Trois destins, trois aventures singulières, trois femmes infiniment proches tant elles se ressemblent par leur sentiment de différence et leur volonté d'échapper à l'image d'elles-mêmes que leur tend le miroir de leur époque. Tout les éloigne de ce que la société, leur entourage, les hommes ont décidé à leur place. Anne la Flamande ressent des élans mystiques qui l'entraînent vers le béguinage. Hanna, une des premières patientes d'un disciple de Sigmund Freud, enfreint tous les codes familiaux et moraux de son temps. Anny, dont le talent annonce une fulgurante carrière d'actrice, pourrait se révolter contre le modèle hollywoodien. Egalement insoumises et rebelles, laquelle trouvera, et au prix de quels combats, sa vérité et sa liberté ? Or, de manière inattendue et par une suite de hasards objectifs ménagés par l'auteur avec une habileté extrême, ces femmes vont devenir, par delà le temps, les héroïnes d'un seul et même roman.

    C'est le premier livre de cet auteur que je lis - connaissant plutôt Eric Emmanuel Schmidt comme metteur en scène de théâtre - et ma foi, c'est une découverte intéressante.


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  • Je viens de terminer ce livre que m'a prêté la présidente de mon association. Par ces temps de Covid où les bibliothèques sont fermées parfois pendant longtemps, on se soutient !

    Crénom, Baudelaire de Jean Teulé : beaucoup de critiques... Moi : j'ai bien aimé

    Il s'agit d'une biographie romancée de la vie de Baudelaire, depuis ses cinq ans où il perd son père, jusqu'à son décès à 46 ans. Moi, je n'y connaissais rien à la poésie de Baudelaire alors je l'ai bien aimé.

    Il y a, paraît-il du pour et du contre...

    Voici la critique de Culture-Tops : c'est ICI.


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  • Prévoyant un confinement long, je suis allée il y a un bon mois à la bibliothèque où j'ai emprunté pas moins de 13 livres, tous très différents. Bon, j'ai été un peu optimiste sur mes capacités de lecture car j'ai aussi été pas mal prise par la refonte du site de Générations 13 mais tout de même, me voici à mon quatrième livre "Sale gosse" de Mathieu Palain, un livre qui m'a bien plu par son sujet - c'est pas tous les jours qu'on entre dans le milieu de la PJJ, entendez par là "Protection Judiciaire de la Jeunesse" - et son style (j'ai ainsi enrichi mon vocabulaire des mots "vénère (énervé), daronne (mère), bicrave (vendeur de drogue), feuj (juif), wesh (salut), un style dans lequel on entend des mots comme : j'sais ap, frère, fils, champion, chacal, meuf, rebeu, de ouf, genre, steuplaît, bouffon, iench, keufs, j'en passe et des meilleures...

    Ce qui ressort aussi de ce livre, c'est le travail d'équipe que font ces éducateurs, souvent payés au Smic, mais s'impliquant à fond dans leur travail : un métier pas facile mais sûrement très enrichissant sur le plan humain.

    Wilfried naît du mauvais côté de la vie. Sa mère, trop jeune et trop perdue, l'abandonne. Il est placé dans une famille d'accueil aimante. A quinze ans, son monde, c'est le foot. Il grandit balle au pied dans un centre de formation. Mais  une colère gronde en lui. Wilfried ne sait pas d'où il vient, ni qui il est. Un jour sa rage explose ; il frappe un joueur. Exclusion définitive. Retour à la case départ. Il retrouve les tours de sa cité, et sombre dans la délinquance. C'est là qu'il rencontre Nina, éducatrice de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Pour elle, chaque jour est une course contre la montre ; il faut sorti ces ados de l'engrenage. Avec Wilfried, un lien particulier se noue.

    D'une plume hyper-réaliste, Mathieu Palain, signe un roman percutant. Il nous plonge dans le quotidien de ces héros anonymes et raconte avec empathie une histoire d'aujourd'hui, vraie, urbaine, bouleversante d'humanité.

    L'interview de Mathieu Palain

    A lire absolument !


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  • Décidément, en ce moment je suis abonnée aux livres qui parlent de peinture ! Après "La jeune fille à la perle" de Tracy Chevalier (à lire ICI), me voici embarquée dans celle du livre de Françoise CLoarec : Séraphine, que j'ai eu plaisir à lire.

     Séraphine de Senlis

    Le livre m'a intéressée car il met en lumière plusieurs personnages, en particulier, plusieurs autres peintres qui ont joué un rôle important dans la vie de cette simple habitante de Senlis au comportement si étrange et au destin pour le moins singulier.

    Séraphine de Senlis - ou Séraphine Louis de son vrai nom - est née près de Senlis à Arsy, dans l'Oise en 1865. Orpheline à sept ans, elle est élevée par sa sœur et son mari jusqu'à l'âge de treize ans, date à laquelle elle part travailler chez les autres, comme son père et sa mère. Quelques années plus tard, elle entre en quelque sorte comme sœur converse dans un couvent de la région de Senlis où elle restera pendant vingt ans. C'est là qu'elle s'imprègne de la lumière de Dieu qui va influencer toute sa vie future. Déçue par ses consœurs, elle quitte le couvent en 1902 et trouve du travail rapidement car elle est très courageuse.

    C'est en allant à la Cathédrale de Senlis que Séraphine dit avoir entendu la Vierge lui ordonner de peindre : "Séraphine, tu dois te mettre à dessiner !"

    Le vaste portail central glorifie la Vierge Marie. Le linteau est consacré en deux scènes à la dormition et à l'assomption. La dormition évoque Marie sur un lit, entourée des apôtres. Son âme est transportée au ciel par les anges. A droite, d'autres anges s'empressent autour d'elle, puis l'emportent : c'est la résurrection.

    Séraphine de Senlis

    Ne pouvant suivre des cours de dessin - réservés aux jeunes filles des familles aisées - elle va demander conseil au peintre et illustrateur senlisien Charles Hallo, dit Alo, dont les thèmes de prédilection sont les paysages touristiques et les scènes de vénerie.

    Il fait vivre sa famille en faisant des affiches pour le chemin de fer français et illustre de nombreux livres de gravure sur bois et sur cuivre. La réponse du peintre est claire : "Prendre des leçons, vous, Séraphine ? Mais vous n'avez pas besoin de leçons."

    Le peintre ne lui donnera pas de conseils mais du matériel.

    Voici quelques unes des affiches réalisées par Charles Hallo que je découvre, à la lecture de ce livre : un affichiste que j'appréciais beaucoup du temps de mon enfance où il ornait les halls des gares parisiennes pour donner aux gens le goût des voyages.

    Chemin de fer de Paris à Orléans : La pêche à la sardine

    Séraphine de Senlis

    Grasse, côte d'Azur : Cité du calme, des Fleurs et des Parfums

    Séraphine de Senlis

    Chemin de fer de Paris à Orléans : Concarneau

    Séraphine de Senlis

    A quarante deux ans, Séraphine commence la peinture.

     Une description de la ville de Senlis et l'influence qu'elle a eue sur la vie de Séraphine suit : si vous voulez visiter cette très jolie ville en images, cliquez ICI. Je l'ai visitée il y a quelques années avec mes copines de randonnée et j'en avais fait un post. C'est vraiment une ville superbe.

    C'est au N°1 de la rue du Puits-Tiphaine que Séraphine habite et qu'elle a installé son atelier.

    Dès 1906, le passant peut apercevoir sur le rebord de la fenêtre des pinceaux plantés dans un vieux pot à confiture, une palette, des vases abandonnés. Séraphine peint sans relâche dans son appartement-atelier. Le jour, elle fait ses "travaux noirs", en gagnant sa vie comme bonne à tout faire, mais le soir ce sont ses "travaux de couleur".

    J'ai lu "Séraphine de Senlis" de Françoise Cloarec

    Même si Séraphine fait parfois sourire les senlisiens par son accoutrement, son histoire secrète, son monde ailleurs, sa façon de vivre, ceux-ci l'aiment bien car c'est la bonté même. Ce sont les commerçants qui la connaissent le mieux, en particulier le droguiste, la maison Duval, chez lequel elle se fournit en Ripolin et en vernis.

    En 1912, un homme va traverser et bouleverser sa vie : c'est Whilhelm Uhde, un aristocrate allemand collectionneur de tableaux, personnalité brillante du XXème siècle.

    Arrivé en France en 1904, c'est lui qui mettra le pied à l'étrier à Picasso, Braque, Dufy, le Douanier Rousseau, Marie Laurencin...

    En 1912, celui-ci éprouve le besoin de quitter la ville pour la campagne et vient s'installer à Senlis où il prend une femme de ménage qu'on lui a recommandé. C'est ainsi qu'il découvre la peinture de Séraphine et qu'il encourage celle-ci à continuer à peindre :

    Séraphine n'est plus seule.

    Mais la guerre arrive et le regard des gens sur Whilhelm Uhde change : sur le conseil de plusieurs de ses amis, il rentre en Allemagne. Sa collection, en son absence, sera vendue aux enchères à l'Hôtel Drouot...

    Pendant ce temps, Séraphine continue à peindre tout en psalmodiant des cantiques à la Vierge, échangeant ses tableaux chez l'épicier, la marchande de quatre saisons, le cordonnier, la crémière, la modiste, et bien sûr Duval, le droguiste !

    Quels sont les véritables sujets des toiles de Séraphine ? Les fleurs, les feuilles, les arbres. Des fleurs qui s'apparentent à des plumes, des plumes qui font penser à des lyres, des roses, des dahlias, des boutons-d'or, des buissons ardents, des pommes, des cerises, des lilas.

    Il y a du tigré, du moucheté, du velu, du chevelu, du rayé, de l'écailleux, du cachemire, des pois, du bariolé, dans les tableaux de Séraphine. On dirait que ça ondule dans les nervures, que ça vibre dans la ramure, que ça grouille dans les fleurs, dans les arbres, les feuilles, les fruits. Des insectes, des oiseaux, des plumes, faisans, paons, pintades apparaissent, se bousculent. Séraphine fait vibrer les teintes, superpose les couches, les empâtements. Elle se permet tout.

    Je ne suis pas fanatique de la peinture de Séraphine de Senlis, un poil trop chargée à mon goût, mais c'est vrai qu'elle est très originale.

    Grappe de raisin (1920-1921)

    "Séraphine" de Françoise Cloarec ou la vie rêvée de Séraphine de Senlis

     Gerbe de fleurs rouges sur fond bleu (vers 1925)

    J'ai lu "Séraphine de Senlis" de Françoise Cloarec

    Fleurs de Paradis (vers 1927)

    J'ai lu "Séraphine de Senlis" de Françoise Cloarec

    L'arbre du Paradis (1928-1930)

    J'ai lu "Séraphine de Senlis" de Françoise Cloarec

    Les grandes marguerites (vers 1930)

    J'ai lu "Séraphine de Senlis" de Françoise Cloarec

    Bouquet de fleurs (vers 1930)

    J'ai lu "Séraphine de Senlis" de Françoise Cloarec

     1927, c'est l'année de l'Exposition des Amis de l'art à Senlis : l'événement mondain est annuel, il réunit les artistes amateurs et professionnels de la région. C'est Albert Guillaume, peintre caricaturiste et peintre de la vie parisienne de la Belle Epoque qui la préside.

    Albert Guillaume dans son atelier

    J'ai lu "Séraphine" de Françoise Cloarec

    Je suis allée voir son œuvre sur le net : elle est très abondante et très belle.

    Pour le côté caricatures, j'ai retenu :

    Une affiche pour l'Exposition Universelle de 1900

    J'ai lu "Séraphine" de Françoise Cloarec

    et cette frise destinée à décorer les murs d'un hôtel.

    J'ai lu "Séraphine" de Françoise Cloarec

    Côté peintures, cette jolie toile : j'adore la transparence de la robe de la dame.

    J'ai lu "Séraphine" de Françoise Cloarec

    et cette jeune femme à sa toilette.

    J'ai lu "Séraphine" de Françoise Cloarec

    Séraphine ne veut pas exposer ses toiles au salon.

    Et si c'était pour se moquer de son travail ? Et si on se riait d'elle ? Et si les femmes en noir en profitaient pour les brûler ? Cela ne va-t-il pas fâcher la Vierge ? Et puis, a-t-on le droit d'exposer des tableaux divins dans une Mairie ?

    Mais Charles Hallo finit par la convaincre. Elle expose trois tableaux à la gloire de Dieu : Le bouquet de lilas, le cerisier et les ceps de vigne.

    Le succès de l'exposition est total : Séraphine est la seule à avoir vendu des toiles, et pour cause..., c'est un certain Wilhelm Uhde qui les achète ! Celui-ci est en effet rentré en France en compagnie de son amant, le peintre Helmut Kolle, dont voici quelques œuvres.

    "Autoportrait" - Helmut Kolle (1930)

    J'ai lu "Séraphine" de Françoise Cloarec

    "Homme debout avec son képi" - Helmut Kolle (1926)

    J'ai lu "Séraphine" de Françoise Cloarec

    Portrait d'Anne-Marie Uhde (la sœur de Wilhelm) - Helmut Kolle (entre 1928 et 1931)

    "Séraphine" de Françoise Cloarec ou la vie rêvée de Séraphine de Senlis

    Mais Paris a changé, le monde de l'art aussi. De  nombreuses galeries se sont ouvertes. Les peintres pauvres ou maudits d'avant-guerre, Matisse, Derain, Dufy, Friesz, Vlaminck, Utrillo, Chagall, Soutine et d'autres encore, sont soutenus et reconnus par les marchands des rues La Boétie et du Faubourg-Saint-Honoré... Une exposition du Douanier Rousseau montre des tableaux qui lui ont presque tous appartenu. Il avait acheté l'un d'entre eux, une femme en robe rouge dans une forêt, pour quarante francs à une blanchisseuse.

    Uhde demande le prix au marchand : vous pouvez l'acheter pour trois cent mille francs.

    Femme en rouge dans la forêt - Henri Rousseau (1907)

    J'ai lu "Séraphine" de Françoise Cloarec

    Désormais, Séraphine n'aura plus à faire ses "travaux noirs" pour vivre car Uhde la soutient financièrement afin qu'elle puisse créer librement. Et Séraphine peint deux à trois toiles par semaine. Les marchands d'art commencent à s'intéresser à elle et lui achètent ses toiles si bien que rapidement...

    Séraphine est riche, elle achète tout ce qui lui tombe sous la main, achats irrationnels, chers, sans qualité et, il faut bien le dire, d'un goût douteux... Chez elle, s'entassent argenterie, tissus chatoyants, vaisselle coûteuse, vases, bassines de cuivre, lampes, paniers, cadres dorés, objets de toute sorte, ensemble remisés dans la nouvelle pièce que Wilhelm Uhde loue pour elle à côté de son atelier.

    Ces acquisitions sont destinées à décorer une future maison, digne d'elle, dont elle sera la propriétaire : plus imposante que toutes celles où elle travailla jadis... Elle y fera de grandioses soirées et invitera tous ses admirateurs.

    Est-ce la célébrité qui la grise ?

    C'est le début d'une folie qui va conduire Séraphine, qu'on dit atteinte de débilité mentale, à l'asile d'aliénés, en 1932. A partir de cette date et ce jusqu'à son décès en décembre 1942, Séraphine ne peindra plus mais écrira beaucoup de lettres dans lesquelles elle mêlera Dieu, les anges, la Vierge, mais aussi dans lesquelles elle se plaindra beaucoup de souffrir de la faim. Les asiles souffrent beaucoup à cette époque de l'occupation allemande...

    Les mots sont tourmentés, ils occupent toute la place comme les fleurs occupaient autrefois toute la toile.

    Séraphine sera enterrée dans une fosse commune du carré des indigents au cimetière de Clermont-sur-Oise : elle avait pourtant exprimé, dans ses dernières volontés, le souhait de voir graver sur sa tombe cette mention "Ici repose Séraphine Louis, sans rivale, et attendant la résurrection bienheureuse".

    Des interrogations tourmentent : la peinture a-t-elle été thérapeutique pour Séraphine ? A-t-elle retardé un délire grave existant à l'état latent ou, au contraire, l'a-t-elle précipitée dans la psychose ?

    Françoise Cloarec, psychanalyste (elle a fait une thèse sur Séraphine de Senlis) et peintre, diplômée de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, tente d'y répondre.

    Aujourd'hui, les toiles de Séraphine sont exposées au Centre Pompidou, au musée Mayol à Paris, aux musées d'Art naïf de Nice et au musée d'Art et d'Archéologie de Senlis.

    Portrait de Séraphine Louis par le Docteur Gallot qui l'a bien connue - 1969

    La bande-annonce du film de Martin Provost (2008)

    Le film entre beaucoup plus rapidement dans le vif du sujet mais il reste un superbe film et a d'ailleurs été récompensé par sept "César" dont celui du meilleur film pour son réalisateur et celui de la meilleure actrice pour Yolande Moreau.

    Un livre, écrit par une psychanalyste, qui fait le point sur l'art et la personnalité de Séraphine de Senlis.

    J'ai bien aimé.


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