• Comme tous les ans, Régine est venue passer quelques jours chez Arlette en cette période de Noël. A cette occasion, celle-ci nous a tous invités à dîner et nous a offert un très joli spectacle dans la mythique salle de Bobino où nous n'étions pas retournés depuis que nous y avions applaudi Anne Roumanoff en 2000.

    "Cuisine et Confessions", c'est le nom de ce spectacle de cirque contemporain qui invite le spectateur à venir sur scène (où une cuisine a été installée en guise de décor) pour participer à la fabrication de pâtes ou de gâteaux à la banane. On sent d'ailleurs, dès l'entrée dans la salle où se déroule le pré-show, les bonnes odeurs de cuisine...

    Il offre au spectateur des numéros époustouflants mêlant acrobatie, jonglage, danse, chant, théâtre et musique. Les artistes grimpent partout, sur les tables mais aussi sur le sèche-torchons suspendu au plafond ou encore s'agrippent tels de vrais singes à la barre verticale, jonglent avec le matériel de cuisine (les fouets, les culs-de-poule...).

    Il y a aussi dans le spectacle beaucoup d'humour, comme en témoigne la parodie de télé-achat à la Pierre Bellemare, absolument irrésistible.

    C'est aussi pour les artistes, l'occasion de faire des "confessions" comme celle, très touchante de l'une d'eux dont le grand-père est décédé d'un cancer il y a quelques années...

    La Compagnie "Les sept doigts", c'est l'association de plusieurs nationalités (canadienne, américaine, chinoise, et sûrement d'autres encore puisque l'un des artistes parle parfaitement - et à une vitesse vertigineuse - l'espagnol, jouant sur le côté "clown"). 

    Un vrai bonheur !

    La troupe se produit jusqu'au 12 janvier 2019...


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  • Nous sommes allés la semaine dernière voir et entendre François Morel au Théâtre du Rond-Point dans son nouveau spectacle intitulé "J'ai des doutes", en hommage à Raymond Devos disparu il y a tout juste dix ans.

    C'était mon humoriste préféré : il jouait à la perfection avec les mots de la langue française.

    J'ai des doutes de François Morel

    François Morel joue "à la Devos" ses propres textes mais inclut aussi dans son spectacle quelques uns des meilleurs sketchs du maître.

    Voici les paroles de "Oui Dire", un sketch culte de Devos : elles valent leur pesant d'or !

    François Morel a aussi repris "Le car pour Caen", "Les sens interdits", "La mer démontée", etc.

    Pour le "rappel", il a choisi de faire interpréter par le public un sketch de Raymond Devos, "Je hais les haies", dont voici le texte :

    Je hais les haies
    Qui sont des murs.
    Je hais les haies
    Et les mûriers
    Qui font la haie
    Le long des murs.
    Je hais les haies
    Qui sont de houx.
    Je hais les haies
    Qu’elles soient de mûres
    Qu’elles soient de houx !
    Je hais les murs
    Qu’ils soient en dur
    Qu’ils soient en mou !
    Je hais les haies
    Qui nous emmurent.
    Je hais les murs
    Qui sont en nous.

    Pas facile...

    Pour l'anecdote, Raymond Devos était presque notre voisin à Saint-Rémy-lès-Chevreuse où mes parents avaient une maison de campagne et... il a dû râler plus d'une fois après sa haie qui poussait plus vite qu'il ne l'aurait souhaité !

    Un vrai régal !


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  • Mon amie Michèle m'a conviée aujourd'hui à un spectacle offert par la Mairie de Paris.

    Centenaire de la première guerre oblige, c'est à un spectacle intitulé "Le Cabaret des Poilus" de la Compagnie "Sans Lézard" que nous avons assisté dans la grande salle des fêtes de l'Hôtel de Ville. Trois jolies comédiennes-chanteuses et trois musiciens alternent chansons et sketchs pour le plus grand plaisir des spectateurs.

    Le Cabaret du Poilu à la Salle des Fêtes de L'Hôtel de Ville de Paris

    Le spectacle, qui se joue depuis 2014 mêle le répertoire du café concert de l'époque à celui des tranchées et de la chanson française, redécouvrant la terrible réalité de la grande guerre : une manière pour les comédiens de rendre hommage à tous les Poilus, ainsi qu'à leurs femmes et à leurs enfants.

    La salle était pleine à craquer, les enfants des écoles ayant même été invités à venir applaudir les comédiens.

    Le Cabaret du Poilu à la Salle des Fêtes de L'Hôtel de Ville de Paris

    La première chanson entonnée, accompagnée au piano et à la contrebasse, est célèbre : "Viens Poupoule", créée en 1902 à la Scala par Mayol.

    Le samedi soir après l'turbin
    L'ouvrier parisien...

    Viens, Poupoule !, Viens, Poupoule ! viens !
    Quand j'entends des chansons
    Ça me rend tout polisson
    Ah !
    Viens, Poupoule !, Viens, Poupoule ! viens !
    Souviens-toi que c'est comme ça
    Que je suis devenu papa.

    Le spectacle aborde beaucoup de thèmes comme celui de la vie dans les tranchées : avec la chanson de Théodore Botrel "Ma p’tite Mimi, ma p’tite Mimi, ma mitrailleuse" sur l'air de la petite Tonkinoise.

    Evidemment, la troupe a chanté "La Madelon", une chanson destinée à rendre supportable la situation du soldat. Le public, enthousiaste, en est allé de la chansonnette...

    La vie des femmes seules à Paris : "La môme aux poilus", une chanson de Gaston Gabaroche

    On m'appelle la môme aux poilus ; quand j'en vois mon cœur est ému
    Y'a rien à faire, les militaires sont des costauds qui me collent à la peau
    J'aime les soldats, et tout ce qu'on dira, entre nous, j'm'en fous
    Je pourrais comme les honnêtes femmes, en choisir un pour l'épouser
    Mais franchement mesdames, un seul c'est vraiment pas assez
    Si j'obtenais le consentement, j'épouserais tout un régiment !

    Le travail des femmes pendant la guerre : "Nous sommes les tourneuses d'obus"...

    Abordés également les thèmes de la vie chère, des maris (ou les amants) morts, du soldat inconnu (et de sa femme !), des enfants orphelins, et enfin l'arrivée des américains...

    ◄►◄►◄►◄►

    La bande annonce du spectacle 

    Un spectacle de grande qualité (l'accompagnement musical était top et les voix des chanteuses très agréables), avec quelques longueurs tout de même. Nous l'avons bien apprécié toutes les deux.

    Dans un prochain post, la visite des salons de l'Hôtel de Ville...


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  • Hier, j'étais à la Comédie Saint-Michel pour voir une pièce de Musset, et aujourd'hui nous étions à l'Alhambra (un théâtre du quartier de la république) pour aller applaudir Marcel Amont.

    Un week-end bien rempli !

    Marcel Amont à l'Alhambra avec la Mairie de Paris

    Quand j'étais jeune, c'était le chéri de ma grand-mère, un fantaisiste plein de peps qui chantait des chansons drôles ou poétiques.

    Aujourd'hui, ses cheveux ont blanchi mais il est toujours droit comme un I et garde sa bonne humeur et son optimisme. En un peu plus d'une heure de spectacle, il nous parle de ses débuts, de ses parents béarnais (le papa "coco" et la maman "catho" : il en a fait une chanson très drôle) pas vraiment désireux d'avoir un fils qui monte sur les planches ("c'est pas en chantant que tu pourras avoir une retraite, Marcelou"), de son accent qu'il a dû "gommer" avant de monter à Paris et de ses rencontres avec les plus grands noms de la chanson.

    Un homme qui a su rester simple malgré le succès qu'il a eu tout au long d'une carrière qui a véritablement débuté avec le succès de son premier disque, Escamillo.

    Il faut le voir à l'époque faire le mariole sur la scène pour imiter un torero (car Marcel Amont ne se contente pas de chanter, il a toujours eu et a encore une vraie présence sur scène).

    Il passe ensuite à l'Olympia en première partie d'Edith Piaf : d'abord engagé comme « supplément au programme », il est sacré « révélation de l'année » et termine cinq semaines plus tard en deuxième position sur l'affiche.

    Il accompagne le récit de sa vie d'artiste d'anecdotes, de chansons (les siennes ou celles des autres), nous parle de ses rencontres (Charles Trénet, Édith Piaf, Jacques Brel, Charles Aznavour Georges Brassens, Claude Nougaro, la liste est longue...) le tout avec émotion, rires ou sourires, et surtout avec la vitalité qui le caractérise tant.
     
    Tout le monde se souvient de la chanson du "Mexicain", écrite par Charles Aznavour pour lui,
     
     
    et de "Bleu blanc blond", ses tubes des années 60.
     
     
     Le 13h de Tf1 lui a consacré une émission car Marcel Amont vient de sortir un nouvel album intitulé "Par-dessus l'épaule" en collaboration avec Charles Aznavour, Alain Souchon, Francis Cabrel et Maxime Leforestier et s'apprête à partir en tournée en 2019.
     
     
    Comme dit Philippe, un spectacle qui tient la route : nous avons passé une bonne après-midi.
     
    Bravo Marcel !

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  • Décidément, nous allons devenir des habitués du 13ème Art, le nouveau théâtre de la Place d'Italie... Le théâtre, situé à seulement un quart d'heure à pied de chez nous, semble être un bon moyen d'entraîner Philippe - un tantinet casanier sur les bords, non... ? - à sortir un peu de l'appartement.

    Une excellente après-midi aujourd'hui avec la prestation de Thomas Monckton qui fêtait ce dimanche la "dernière" (il a fait avec ce spectacle 306 représentations de par le monde) de son spectacle intitulé "The pianist".

    Après avoir attendu une bonne demie-heure que la salle ouvre enfin ses portes (le spectacle précédent avait pris du retard...), nous voici bien installés dans les premiers rangs de la grande salle.

    Pour tout décor, un rideau noir, un lustre en cristal et un piano à queue que l'on devine sous une housse.

    Dès le début du spectacle le ton est donné : Thomas Monckton, qui n'est pas seulement mime, utilise ses qualités d'acrobate pour s'introduire sur scène en passant par un minuscule orifice percé dans le rideau, pour la plus grande joie des enfants venus nombreux assister au spectacle.

    Et c'est parti pour une heure de rires ou de sourires !

    Vêtu du costume queue-de-pie de rigueur pour les concerts, le mime néo-zélandais fan du mime Marceau - il a étudié le mime à l'Ecole internationale de théâtre Jacques Lecoq à Paris - va lutter contre toute une série de contretemps (le clavier qui ne veut pas s'ouvrir, le tabouret qui fait des siennes, le piano qui perd un pied...) sans perdre une seule minute son flegme britannique.

    Un vrai parcours du combattant...

    On s'est vraiment régalés.


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