• Décidément, nous allons devenir des habitués du 13ème Art, le nouveau théâtre de la Place d'Italie... Le théâtre, situé à seulement un quart d'heure à pied de chez nous, semble être un bon moyen d'entraîner Philippe - un tantinet casanier sur les bords, non... ? - à sortir un peu de l'appartement.

    Une excellente après-midi aujourd'hui avec la prestation de Thomas Monckton qui fêtait ce dimanche la "dernière" (il a fait avec ce spectacle 306 représentations de par le monde) de son spectacle intitulé "The pianist".

    Après avoir attendu une bonne demie-heure que la salle ouvre enfin ses portes (le spectacle précédent avait pris du retard...), nous voici bien installés dans les premiers rangs de la grande salle.

    Pour tout décor, un rideau noir, un lustre en cristal et un piano à queue que l'on devine sous une housse.

    Dès le début du spectacle le ton est donné : Thomas Monckton, qui n'est pas seulement mime, utilise ses qualités d'acrobate pour s'introduire sur scène en passant par un minuscule orifice percé dans le rideau, pour la plus grande joie des enfants venus nombreux assister au spectacle.

    Et c'est parti pour une heure de rires ou de sourires !

    Vêtu du costume queue-de-pie de rigueur pour les concerts, le mime néo-zélandais fan du mime Marceau - il a étudié le mime à l'Ecole internationale de théâtre Jacques Lecoq à Paris - va lutter contre toute une série de contretemps (le clavier qui ne veut pas s'ouvrir, le tabouret qui fait des siennes, le piano qui perd un pied...) sans perdre une seule minute son flegme britannique.

    Un vrai parcours du combattant...

    On s'est vraiment régalés.


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  • Hier soir - pour fêter l'anniversaire de Philippe - nous sommes allés voir le spectacle d'Arturo Brachetti dans le tout nouveau théâtre de la Place d'Italie, le 13ème Art.

    Après avoir fermé il y a une bonne dizaine d'années et surtout après une mobilisation virulente des habitants du quartier qui se sont regroupés en association de défense "Sauvons le Grand Ecran", le cinéma Gaumont Grand Ecran Italie 2 - dont on craignait la reconversion en centre commercial -, a en effet trouvé repreneur en la personne des producteurs québécois de "Juste pour rire".

    Le complexe réunit deux salles de spectacles (une grande de 900 places et une petite de 130 places), un studio audiovisuel, un espace bar/restauration et insiste sur son ouverture culturelle. On pourra en effet y voir des spectacles d'humoristes, de clowns, de théâtre, de musique et même de danse ou de cinéma.

    Il faut descendre des escaliers pour accéder au hall d'entrée du théâtre qui se trouve installé dans les sous-sols du Centre Italie 2.

    Arturo Brachetti au 13ème Art

    Arturo Brachetti, l'artiste qui change de costume à la vitesse de la lumière !

    Arturo Brachetti au 13ème Art

    Arturo Brachetti vient d'avoir 60 ans et pourtant il est aussi svelte que dans sa jeunesse quand il commença à se produire au Paradis Latin dirigé par Jean-Marie Rivière. A l'époque, il présenta un spectacle où il exerçait ses talents de transformiste avec 6 costumes différents. Actuellement, il en change d'innombrables fois pour incarner jusqu'à 50 personnages dans une soirée.

    A cela Arturo Brachetti adjoint des talents de mime, de faiseur d'ombres chinoises, de créateur de saynètes en sable etc etc...

    L'artiste nous a ouvert les portes de sa maison et nous a embarqués dans ses rêves et ses fantaisies pour 1h30 de spectacle sans entracte : sa maison - une maquette sur la scène - devient le théâtre dans lequel il se transforme en cette galerie de personnages issus de son imagination, dans une série de numéros qui nous ont enchantés.

    Nous étions aux première loges...

    Arturo Brachetti au 13ème Art

    Arturo Brachetti commence sa tournée en France par la capitale mais se produira sur les scènes de province jusqu'à fin janvier (pour info, il passera au Zénith de Dijon le 16 janvier...) avant de retourner enchanter les spectateurs italiens jusqu'à fin avril.

    Il a la pèche Arturo Brachetti !

     


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  • Mercredi dernier nous sommes allés au cirque grâce à la Mairie de Paris. Une trentaine d'années que nous n'étions allés, ni l'un ni l'autre, voir un tel spectacle (Philippe et Laure y avaient emmené leurs filles quand elles étaient petites et je crois me souvenir que pour moi cela remonte carrément à mon enfance !) et ma foi nous y avons trouvé, à la fois de la tradition et du changement.

    Le Cirque Arlette Gruss est installé pour l'hiver sur la Pelouse de Reuilly ainsi que deux autres cirques. S'il est de taille plus modeste que le Cirque Pinder, il n'en n'est pas moins réputé.

    Cirque Arlette Gruss

    ► 1985 : la première tournée du cirque Arlette Gruss, baptisé pour la circonstance "Le Cirque de France", se passe en Irlande : une véritable galère avec des emplacements boueux et un public rare.

    Après des débuts un peu difficiles en France, le cirque s’installe pour la première fois à Paris en décembre 1989 sur la pelouse de Reuilly. C'est Georgyka Kobann, le mari d'Arlette Gruss, qui s'occupe des panthères : ce sera l'un des atouts maîtres du cirque.

    ► 1992 : le cirque reçoit le Grand Prix National du cirque et accueille le gala de La Presse.

    ► 1997 : Arlette Gruss est nommée Chevalier de la Légion d’honneur sur proposition d’Alain Juppé.

    ► 1999 : Roberto Rosello est choisi pour créer les costumes.

    ► 26 décembre 1999 : le tournant du siècle a bien failli marquer la fin du cirque Arlette Gruss. Lothar, ce terrible ouragan, frappe la France détruisant tout sur son passage. Le cirque Arlette Gruss n’y échappera pas mais par chance on ne déplorera aucune victime humaine ni perte d’animaux.

    ► 2 janvier 2006 : partie après avoir courageusement lutté contre la maladie Arlette Gruss s’éteint dans sa maison de La Fontaine-St-Martin où le cirque a installé ses quartiers d’hiver.

    Cirque Arlette Gruss

    ► Janvier 2009 : On connaît la passion de Gilbert Gruss pour la matériel, le beau matériel de cirque. A Bordeaux, il installe un nouveau chapiteau, la Cathédrale. Une toile de PVC tendue sur dix mâts, longueur 83 mètres, largeur 49. La salle de spectacle est installée au milieu entre les coulisses et le hall d’entrée. Asteo a assuré les études techniques, AB2CS la façon et Anceschi les structures métalliques.

    ► 15 janvier 2010 : La Légende, 25 ans, dans l’histoire du cirque c’est une durée tout à fait respectable. Le Radio Circus de la famille Gruss n’avait vécu que 7 ans et le Grand Cirque de France à peine plus. Le cirque Arlette Gruss est une de plus belles entreprises d’Europe, un établissement que tous les amateurs viennent visiter de toutes l’Europe.

    ► 2011 : toujours soucieux d’améliorer les installations Gilbert a monté un nouveau gradin avec deux entrées et un maximum de places face à la piste.

     ◄►◄►◄►◄►

    C'est Noël au Cirque Gruss.

    Cirque Arlette Gruss

    Le chapiteau se remplit doucement, à la faveur des billets gratuits de la Mairie... Il y a pas mal d'enfants : nous sommes mercredi.

    Cirque Arlette Gruss

    De la tradition donc avec les clowns, les numéros mettant en scène les animaux, les équilibristes, les jongleurs..., mais leur présentation est modernisée par des jeux de lumières et rythmée par la musique.

    La parade est superbe : on peut y admirer les costumes créés par Roberto Rosello, le designer choisi par Arlette Gruss depuis 1998 pour habiller tous les artistes (il faut un an pour les préparer...).

     Roberto Rosello à la planche à dessin

    Cirque Arlette Gruss

    Impossible de faire de bonnes photos quand on n'est pas pro à l'intérieur du chapiteau où la lumière est tamisée mais ce petit film maison rend très bien compte du spectacle que nous avons pu voir.

    Une parenthèse bien agréable


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  • La Fête de la Lune aussi appelée la Fête de la mi-Automne est célébrée le 15ème jour du 8ème mois lunaire. La Lune, cette nuit-là, est particulièrement brillante, plus ronde et plus belle que le reste de l’année. Les Chinois considèrent la pleine lune comme symbole de la réunion familiale, et c’est pour cette raison que ce jour est aussi appelé Fête de la Réunion.

    C'est une tradition asiatique ancienne de plus de 1300 ans, la plus importante en Asie après celle du Nouvel An. Toutefois, elle reste encore méconnue en France.

    La légende...

    Elle veut qu'un archer dénommé Hou Yi sauva le peuple de la misère en rendant les terres fertiles : il tua à l'aide de son arc rouge à flèche blanche 9 des 10 soleils qui, étant apparus en même temps, desséchaient la terre.

    Pour le remercier l'impératrice céleste Wang lui proposa un remède le rendant immortel. Celui-ci s’attira les foudres de l’impératrice en ne l’acceptant pas car il ne voulait pas se retrouver sans son épouse, la belle Chang E. Furieuse, l’impératrice obligea Chang E à prendre le remède et celle-ci s’envola dans le ciel. Hou Yi tomba dans un profond désespoir jusqu’au jour où il crut apercevoir dans la lune le visage de sa femme disparue. Il installa dans le jardin derrière la maison une table à encens sur laquelle il mit des sucreries et des fruits que Chang E aimait manger, pour exprimer la nostalgie de sa femme. Après avoir appris cet événement, les villageois mirent aussi en place une table à encens pour prier Chang E de bénir leur bonheur.

    Il existe de nombreuses variantes de cette légende...

    Dès lors, présenter ses vœux à la Lune en mi-automne est devenu une coutume populaire qui s’est transmise jusqu’à nos jours. Les chinois savourent à cette occasion les fameux gâteaux de la lune, ces gâteaux ronds magnifiquement ouvragés, fourrés d'une farce sucrée : aux fruits, aux graines de melon ou de lotus, aux noix, à la pâte de haricot rouge...

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    La communauté asiatique du 13ème représente, avec 20.000 personnes, un peu plus de 10% de la population totale de l'arrondissement. La Mairie fête donc régulièrement les fêtes chinoises comme le Nouvel An et la Fête de la lune.

    Cette année les festivités se sont déroulées du 12 au 24 septembre : conférence, film, dessin animé, opéra chinois, concert de musique cantonaise... Des spectacles donnés dans la grande Salle des Fêtes de la Mairie.

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Je n'ai assisté pour ma part qu'au dernier spectacle proposé par la troupe artistique "La Chine, terre d'une grande famille" de Guangzhou (autrement dit Canton) dont voici quelques extraits.

    Après avoir "poireauté" une bonne demie-heure debout, je trouve enfin une place assise dans les premiers rangs. A gauche le présentateur de la soirée (qui est aussi chanteur) a revêtu son plus beau costume... Il est accompagné d'un interprète.

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Suit une interminable cérémonie de discours et de remise de cadeaux multiples et variés... La Mairie du 13ème est jumelée depuis 2011 au District de Tianhe (quartier d'affaires de Canton).

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Ici, l'officiel chinois remet un cadeau à M. Buon Huong TAN, Conseiller de Paris délégué à l'attractivité économique et au tourisme.

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Les artistes accompagnés des officiels

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Le spectacle peut maintenant commencer avec la "Danse au tambour".

    Xu Lanlan est, vous l'avouerez une très jolie jeune femme. Elle interprète trois chansons traditionnelles.

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Et voici la ravissante Gu Beibei, joueuse de Pipa: la pipa est un luth à quatre cordes. C'est l'un des plus anciens instruments de musique chinoise (il apparaît dans les textes du second siècle avant JC).

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    La vidéo est malheureusement un peu floue mais le son est bon !

     Li Bai (de la troupe du Sud) exécute ensuite un solo chanté. Je n'ai pas trop aimé mais le public l'a plébiscité. Il s'est produit un peu plus tard en changeant de costume (rose saumon, il faut oser...) et en allant à la rencontre du public enthousiaste jusqu'au fond de la grande salle des mariages.

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Suivent trois jeunes et jolies danseuses de la troupe de la province de Canton qui exécutent une danse intitulée "à la lueur de la lune".

    Une jolie posture...

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Un autre solo chanté : Tang Li de la troupe de la ville de Guangzhou

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

     La soirée s'est continuée avec un solo de tympanon chinois interprété par Pan Wenwen de la troupe de musique traditionnelle de la ville de Canton.

    Je me suis arrêtée après la prestation de Wang Dongge (magicien de la troupe d'acrobatie de Guanzhou).

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Toujours sympas ces spectacles de la Mairie : ça fait voyager...


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  • Cet après-midi, j'ai entraîné Philippe dans une drôle d'aventure : j'avais réservé deux places pour aller voir un spectacle performance, entre le documentaire et la science-fiction, à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration à la Porte Dorée.

    une heure dans la peau d'un immigré...

    Son titre : "Ticket"

    une heure dans la peau d'un immigré...

    Alors que l'on nous avait regroupés dans la cour du musée (il y avait une vingtaine de participants), un grand hurluberlu habillé d'un costume "m'as-tu-vu" et d'une paire de chaussures en croco se met à nous dire : "Dépêchez-vous, dépêchez-vous, allez, allez... plus vite que ça !"

    Et le voilà qui joint le geste à la parole en malmenant ceux qui traînaient encore...

    Le but : nous mettre dans les conditions vécues par les immigrés clandestins qui cherchent à rejoindre l'Angleterre depuis la jungle de Calais.

    Le passeur, puisqu'il s'agit bien d'un passeur (son costume et ses chaussures ont sans doute été achetés avec les 500 euros qu'il réclame pour chaque passage...), nous fait ainsi faire au pas de course le tour du bâtiment, nous fait nous accroupir en nous disant "je pars à la recherche d'un camion et je ne sais pas pendant combien de temps je vais être absent : en attendant, personne ne bouge !"

    La personne debout est une journaliste de France info qui enregistre le spectacle (écouter son reportage plus loin).

    une heure dans la peau d'un immigré...

    Un bon cinq minutes après (mon Dieu que le temps semble long quand on doit rester dans une position inconfortable !), il vient nous rechercher et nous explique qu'il a trouvé ce qu'il cherchait : un camion sûr.

    Après nous avoir délestés de nos papiers d'identité... (véridique !) - nous voici maintenant mis dans la même situation que les vrais clandestins... -, il nous conduit au dit camion : un conteneur en fait, comme ceux dans lesquels les clandestins se cachent très souvent.

    une heure dans la peau d'un immigré...

    Après avoir obstrué l'entrée du camion par des cartons, il verrouille ce dernier et nous voici plongés dans un noir intégral.

    Quelques minutes après, voilà que deux individus s'introduisent dans le conteneur par une trappe située sur le toit prévue à cet effet. On comprendra par la suite qu'il y a un chinois et un algérien. Seul l'un d'entre eux comprend et parle le français : entre eux ils s'expriment en anglais.

    Ce sont bien sûr deux acteurs qui jouent le rôle d'immigrés clandestins.

    L'un possède une torche et l'autre un briquet : ils explorent le conteneur et nous prennent à témoin, nous, les autres clandestins... : "surtout, ne pas faire de bruit : le chauffeur du camion n'est pas au courant et, les chauffeurs, c'est bien connu, ne sont pas tendres avec les clandestins."

    une heure dans la peau d'un immigré...

    Le briquet, c'est pour chauffer un clou destiné à se brûler le bout des doigts pour effacer les empreintes digitales : pas d'empreintes, pas de traces, ni vu ni connu je t'embrouille !

    Tandis qu'une voix off parle du quotidien des clandestins, on entend le moteur du camion, le chauffeur discuter avec un collègue ou bien les policiers s'apprêtant à intervenir. Malheureusement la pluie s'étant invitée au spectacle, tonitruant sur le toit du conteneur, nous a empêchés de tout bien entendre...

    L'ouïe est en effet le seul organe qui relie le clandestin au monde extérieur.

    Au début amusés par ce jeu d'acteurs, nous avons ensuite pris notre rôle au sérieux, jouant le jeu en allant même jusqu'à mettre les mains au mur quand la police a ouvert les portes du camion...

    Enfin libres !

    une heure dans la peau d'un immigré...

    Après cette petite expérience amusante (certains diront qu'elle était angoissante), nous avons retrouvé les acteurs dans le musée pour discuter du spectacle et en apprendre un peu plus sur le vécu des clandestins (beaucoup moins amusant) : le spectacle a été créé à partir d'interviews faites auprès de migrants dans la jungle de Calais.

    Le reportage de France info est déjà passé sur les ondes !

    Même si je n'ai jamais perdu de vue que j'étais devenue "acteur" d'une pièce de théâtre..., j'ai trouvé l'expérience intéressante.

    La troupe de théâtre de rue qui a monté ce spectacle s'intitule "Le Collectif du Bonheur Intérieur Brut". Elle joue ce spectacle depuis 2008 à travers la France (à la Cartoucherie au départ) et même en Italie.

    Les cinq acteurs du "spectacle" à la fin de l'aventure...

    une heure dans la peau d'un immigré...

    Sympa !

     


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