• Aujourd'hui lundi, Arlette et moi avons laissé Philippe à la maison pour aller passer la journée à Dijon. A 8h15 pétantes, nous prenions le car à la gare de Châtillon-sur-Seine et une heure trois quarts plus tard nous arrivions à destination, non sans avoir traversé de très jolis paysages vallonnés où les vaches charolaises paissent tranquillement.

    Sur la place Darcy, ma première photo est pour la fontaine aux grenouilles de Max Blondat : trois enfants regardent trois grenouilles !

    Dijon avec Arlette

    Dijon avec Arlette

     Puis, nous passons sous la porte Saint-Guillaume afin de nous diriger vers le centre.

    Dijon avec Arlette

     C'est la rue de la Liberté qui conduit au centre historique. Au coin de cette rue, la boutique de la célèbre moutarde dijonnaise fondée en 1747 : Maille.

    Dijon avec Arlette

    Une petite Vierge à l'enfant s'est nichée dans son encoignure.

    Dijon avec Arlette

    Sur la place François Rude, une curieuse sculpture moderne en forme d'arbre

    Dijon avec Arlette

    En réalité, il s'agit de la tête d'un homme ! Il doit s'agir d'une œuvre éphémère car je n'en n'ai trouvé aucune trace sur le net.

    Dijon avec Arlette

    Au centre de la place François Rude, une jolie fontaine : la statue qui la surmonte représente un vigneron foulant le raisin. Elle date de 1904 et est l’œuvre de Noël-Jules Girard.

    Dijon avec Arlette 

    Au fond de la petite place, la rue des Forges où se trouvent beaucoup d'hôtels particuliers.

    Dijon avec Arlette

    Au N°52, l'Hôtel Maurel Sauvegrain qui a été édifié au milieu du XVème siècle, sans doute pour Pierre Morel, échevin et capitaine de la ville de Dijon, fils de Jean Morel et de Simone Sauvegrain, nourrice de Charles le Téméraire.

    Dijon avec Arlette

    Il possède à chaque extrémité de curieuses petites avancées qui ont été raccordées à des gouttières : modernisme ne rime pas toujours avec esthétisme mais c'est tout de même mieux que recevoir l'eau sur la tête !

    Dijon avec Arlette

    Quelques numéros plus loin, voici deux hôtels particuliers qui ont fière allure : celui de gauche est l'Hôtel Aubriot. Il date de la fin du XIIIème siècle et a été entièrement reconstitué au début du XXème siècle pour le poète Stephen Liégeard. Pour l'anecdote, il est l'inventeur du terme "Côte d'Azur" pour remplacer le mot "Riviera". Il inspira à Alphonse Daudet le personnage du "sous-préfet aux champs" des Lettres de mon moulin.

    Dijon avec Arlette

    Celui de droite, au numéro 38, est la Maison Maillard-Milsand. Elle a été construite pour Jean Maillard, maire de Dijon en 1560. Elle a sans doute été réalisée en deux temps, le niveau supérieur plus équilibré ayant vraisemblablement été conçu par Hugues Sambin, architecte et sculpteur célèbre. Le rez-de-chaussée de la maison a été remanié au XXème siècle.

    Dijon avec Arlette

     La façade sculptée présente une étonnante gamme du répertoire décoratif de la Renaissance : frontons brisés, figures rehaussées de diadèmes, mufles de lions, vases, guirlandes de fleurs et de fruits, trophées...

    Dijon avec Arlette

    Vers la cour intérieure

    Dijon avec Arlette

    Un élégant escalier en bois dessert l'étage.

    Dijon avec Arlette

    Les archives permettent avec certitude d'attribuer à Hugues Sambin la façade arrière et le portique à atlantes dans la cour. Cet ouvrage, commandé en 1565, évoque les atlantes de la grotte des pins à Fontainebleau réalisés par l'artiste italien Le Primatice à la demande de François Ier

    Dijon avec Arlette

    Dijon avec Arlette

    Petit café en terrasse non loin du Musée des Beaux Arts

    Dijon avec Arlette

    A côté du café, un triangle de cuivre nous indique que nous sommes en train de suivre le parcours de la Chouette.

    Dijon avec Arlette

    En vue de l'église Notre-Dame

    Dijon avec Arlette

    Elle est un chef-d'œuvre de l'architecture gothique de la première moitié du XIIIème siècle.

    Dijon avec Arlette

    En haut de son campanile, deux automates métalliques, Jacquemart et Jacqueline, sonnent les heures avec un marteau sur une grosse cloche tandis que leurs "enfants", Jacquelinet et Jacquelinette frappent de quart d'heure en quart d'heure sur une petite cloche.

    Dijon avec Arlette

    Cette photo tirée d'internet vous montre mieux les différents personnages que mon appareil a du mal à saisir tellement le clocheton est haut perché...

    Dijon avec Arlette

    La façade occidentale de l'église est très particulière avec ses deux galeries superposées et sa triple frise en manière de métopes portant les cinquante et une fausses gargouilles rétablies au XIXème siècle.

    Dijon avec Arlette

    Dijon avec Arlette

    A l'intérieur, de jolis vitraux et des lustres modernes dans le transept,

    Dijon avec Arlette

    Dijon avec Arlette

    Dans l'absidiole sud de l'église est exposée une vierge, Notre-Dame de Bon-Espoir, datant du XI ou XIIème siècle. Il s'agirait d'une des plus anciennes de France. A l'origine, son visage était de couleur bistre clair mais au XVIème ou au XVIIème siècle, la vierge fut peinte en noir pour une raison inconnue. En 1945, cette couche de peinture fut retirée, révélant la polychromie d'origine.

    Dijon avec Arlette

    Face à l'église Notre-Dame, un autre hôtel particulier : la Maison Maillard. Cette maison fut élevée à partir de 1565 par le vicomte-mayeur Jean Maillard qui avait déjà entrepris la construction de son autre maison, du même nom, au 38 rue des Forges. La façade a peut-être été réalisée selon un modèle de l'artiste Hugues Sambin qui avait déjà oeuvré pour Jean Maillard. Son décor est caractéristique du style Renaissance : frontons, têtes et mufles de lions, fruits et fleurs sculptés. Les lucarnes sont accotées de cariatides.

    Dijon avec Arlette

    Au centre, une grande niche dominée par un cartouche abrite une statue de Vierge.

    Dijon avec Arlette

    Sur la face nord de l'église Notre-Dame, la fameuse Chouette de Dijon dont la signification est inconnue. Pour certains, la chouette pourrait être une signature laissée là par un tailleur de pierre. Ce qui est sûr, c'est qu'elle n'est pas la signature de l'architecte de l'église, car cet oiseau est sculpté sur une chapelle élevée à la fin du XVème ou au début du XVIème siècle, soit plusieurs siècles après la construction de Notre-Dame. Elle est toute usée tellement les touristes la touchent...

    Dijon avec Arlette

    Cette maison à colombages est une boutique où l'on vent de la moutarde Fallot, la célèbre moutarde de Dijon !

    Dijon avec Arlette 

    Quand on croit en avoir fini avec les hôtels particuliers de Dijon, on se trompe lourdement ! La ville en abrite des dizaines dont celui-ci, appelé l'Hôtel de Vogüé, dont le portail entrouvert invite le promeneur à franchir le seuil...

    Considéré comme l'un des hôtels particuliers emblématiques de Dijon, cet édifice traduit la prééminence politique et sociale acquise par la noblesse de robe dès le début du XVIIème siècle. Etienne Bouhier de Chevigny, conseiller au Parlement et grand amateur d'art, fit construire à partir de 1614 cette demeure, entre cour et jardin, d'une grande magnificence, comme en témoigne le portail d'entrée, côté rue et côté cour. S'adonnant à l'architecture, on lui accorde la possibilité d'avoir été l'architecte de son hôtel. L'intérieur de la demeure conserve quelques exemples remarquables des décorations successives telles que ses plafonds peints et cheminées.

    Pour l'anecdote, cet hôtel particulier a été utilisé comme décor lors du tournage du film Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau.

    Dijon avec Arlette

    La façade intérieure présente un superbe toit en tuiles vernissées.

    Dijon avec Arlette

    Cette photo d'internet vous en montre plus...

    Dijon avec Arlette

    Quand on se retourne, c'est encore plus majestueux : un portique inspiré de la Renaissance à l'italienne clôt la cour intérieure (je n'ai pas trouvé sur le net l'origine de sa pierre rouge). 

    Dijon avec Arlette

    Les pilastres, qu'ils soient de coupe rectangulaire ou ronde, sont élégamment décorés d'un entrelacement de lierre...

    Dijon avec Arlette 

    Dijon avec Arlette

    Pas un centimètre ne reste sans être sculpté...

    Dijon avec Arlette

    Le plafond intérieur n'est pas en reste.

    Dijon avec Arlette

    Non loin de là, je remarque une belle maison à colombages.

    Dijon avec Arlette

    Nous voici arrivées sur la Place des Ducs de Bourgogne : la statue de Philippe le Bon veille sur l'entrée du musée des Beaux-Arts.

    Dijon avec Arlette

    Dijon avec Arlette

    Les fenêtres du musée sont ornées de petits pignons et sont soulignées par une balustrade ajourée du plus bel effet.

    Dijon avec Arlette

    On aperçoit ici la tour Philippe le Bon qui offre, du haut de ses 46 mètres, un panorama exceptionnel sur la ville (pour cela, il faut gravir ses 316 marches...). Elevée entre 1450 et 1460, elle domine l'ensemble du Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne et rappelle le prestigieux passé médiéval de la ville de Dijon.

    Dijon avec Arlette

    A cette époque, c'étaient les Ducs de Valois-Bourgogne dont les noms sont inscrits sur cette pierre (Jean-sans-Peur, Philippe-le-Bon et Charles-le-Téméraire) qui régnaient sur la région.

    Dijon avec Arlette

    Voici où nous sommes arrivés en sortant de l'église Notre-Dame : nous traversons la cour de Flore, puis la cour d'honneur avant d'accéder à l'ancienne place royale.

    Dijon avec Arlette 

    Le Palais des Ducs de Bourgogne est affecté pour une part à l'Hôtel de ville et pour l'autre au musée des Beaux-Arts.

    Dijon avec Arlette

    Voici sa façade avec la tour Philippe le Bon à l'arrière-plan.

    Dijon avec Arlette

    Dijon avec Arlette

    Une jolie grille donne accès à l'actuelle place de la Libération. 

    Dijon avec Arlette

    Face au Palais des Ducs, une harmonieuse place en arc de cercle pourvue de fontaines qui, aujourd'hui, ne s'avèrent pas vraiment utiles vu le temps maussade... 

    Dijon avec Arlette

    Dijon avec Arlette

    Nous empruntons ensuite la rue Porte aux lions où se trouve au N°8 une maison du XVème siècle présentant une jolie Vierge à l'enfant.

    Dijon avec Arlette

    Dijon avec Arlette

    C'est dans ce petit restaurant, le Bistrot de l'Amiral, que se terminera cette matinée.

    Dijon avec Arlette

     

    Nous consacrerons l'après-midi à la visite du Musée des Beaux-Arts mais ceci sera pour un prochain post !


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  • Autour de notre visite à la cousine Aimée, nous avons retrouvé Arras avec grand plaisir.

    Ayant pris la route jeudi après le déjeuner, deux heures après nous prenions livraison de notre gîte, un petit studio situé au 31 place des Héros dans l'immeuble de "La griffe d'Arras", un chocolatier-glacier.

    Arras

    Arras

    Il faut le mériter son gîte : on se croirait à Amsterdam !

    Arras

    Piétonnière, la place des Héros (ainsi baptisée en 1945 en hommage aux résistants fusillés durant la Seconde Guerre mondiale) est un genre de place des Vosges à Paris d'où on aurait retiré toutes les voitures : le rêve d'Anne Hidalgo !

    Il faut dire qu'elle a de la gueule avec ses maisons aux pignons à volutes et ses arcades au rez-de-chaussée des habitations.

    Vue depuis notre studio

    Aimée à Arras

    Les propriétaires d'un soir... (ne riez pas, ça fait des souvenirs, les photos !)

    Arras

    Le coin-cuisine est très bien aménagé.

    Arras 

    Nous avons admiré les superbes fenêtres aux vantaux en fer forgé qui servent de double-fenêtres au studio : utiles aux beaux jours quand on est situé juste au-dessus d'un café...

    Arras

    De très jolies aquarelles ornent le studio, tel celui-ci représentant la place un jour de marché avec, en toile de fond, l'Hôtel de ville et son fameux beffroi.

    Arras

    Quand on parle du loup...

    Arras

     La place, libérée des voitures, fait le bonheur des cafés qui y ont installé de grandes terrasses.

    Nous sommes aux première loges !

    Arras

    Il est temps de goûter un peu au sirop de la rue.

    Arras 

    Le beffroi, tour haute de 75 mètres, a été édifié de 1463 à 1554. Au sommet se dresse le lion d'Arras, animal emblématique de la ville. L'hôtel de ville, lui, date du début du XVIème siècle : il est de style gothique flamboyant. Totalement détruits en 1914, le beffroi et l'Hôtel de ville sont reconstruits à l'identique par Pierre Paquet, architecte en chef des Monuments Historiques. Il a su respecter les styles anciens tout en adoptant la modernité avec l'emploi du béton armé pour les structures porteuses. Les deux édifices sont inaugurés en 1932.

    Le beffroi d'Arras est classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis le 15 juillet 2005. 

    Arras

    Il a été élu "Monument préféré des français" en 2015. A cette date, on était déjà à Arras et on avait été interviewés par "La Voix du Nord" comme touristes visitant le beffroi : ma cousine Aimée nous avait montré ensuite l'article paru dans le journal !

    Arras 

    Depuis la colonnade de l'Hôtel de ville 

    Arras

    Nous promenant le long des arcades, je remarque ces jolis macarons sculptés.

    Ici, L'amiral et sa longue vue...

    Arras

    La sirène,

    Arras

    La salamandre,

    Arras 

    et la licorne.

    Arras

    Cette enseigne est celle d'une pâtisserie (celle de Sébastien et Corinne Thibaut) qui fabrique les deux spécialités arrageoises : les rats et les cœurs.

    Arras

    Les rats

    On ne prononçait pas autrefois le « s » d’Arras. « Arra » devient « A Rats » dans l’imagerie et le langage populaire. Des rats apparaissent sur les sceaux de la ville officiels dès le 14e siècle autour d’un lion et d’une enceinte fortifiée. Ils figurent également dans les attributs de l’Évêché d’Arras, dès 1331. Adopté par l’atelier monétaire de Philippe II d’Espagne au 16e, l’image du rat s’exporte et devient le curieux emblème d’une ville plutôt espiègle.

    Bon : renseignements pris sur le net, il paraîtrait que cette explications serait fausse et que Arras serait la contraction du nom d'Atrébates (ATREBATES donne Atrades / Atradis / Aras puis Arras).

    Le plus célèbre : le rat en chocolat

    Arras

    Les cœurs

    Il faut remonter au Moyen-Age pour en retrouver les traces. Plus précisément sur les armoiries d’une grande famille arrageoise : Les Crespin. Une certaine dame Emma Crespin possédait au 12e siècle un moulin sur le Crinchon (cours d’eau aujourd’hui souterrain), en plein cœur d’Arras, place du Wetz d’Amain. Sur ses armoiries figuraient des petits cœurs. De cette forme, aurait-elle fait une spécialité en pain d’épices, reprise par des « faiseurs de pain despisses » dès le 14e siècle ?

    Les cœurs d'Arras en vitrine

    Arras

    Nous voici maintenant arrivés sur la Grand-Place qui communique avec la place des Héros par la rue de la Taillerie. Une grande roue y a été installée. En arrière plan, le beffroi de l'Hôtel de ville.

    Arras

    Son alignement de maisons majestueuses est le témoin de sa prospérité passée.

    Arras

    Arras

    Si, au lieu de lever le nez, on regarde ses pieds, on trouve les éternels pavés du nord...

    Arras

     Retour à l'appartement après avoir dîné au café d'en bas : la place est maintenant très animée.

    Arras

    Je regarde la nuit tomber sur la place...

    Arras

    Avez-vous vu cette petite maison sur la droite d'une seule largeur de fenêtre... ?

    Arras

     Le lendemain matin, c'est jour de marché sur la place des Héros : les marchands s'installent sous une pluie fine...

    Arras

    Arras

     Un petit tour du côté de l'Hôtel de ville : même reconstruit en 1932, il garde toute la splendeur de l'origine de sa construction (1501).

    Arras

    Si à l'extérieur il est toujours de style gothique flamboyant, à l'intérieur il a été restauré dans le style Art déco. Nous n'avons malheureusement pas pu le visiter à cause des restrictions sanitaires, mais en voici une vidéo.

    Sur la gauche de l'Hôtel de ville, deux dates : 1927 et 1931.

    Arras

    Arras

    Et de curieuses sculptures de têtes grimaçantes.

    Arras

    Arras

    A chaque fois que nous allons à Arras, nous passons voir les géantsColas et Jacqueline vivent leur amour au grand jour depuis 208 ans. L’idylle du couple de maraîchers d’Achicourt est née sous la plume du poète Leguay en 1812. Les figures de légende d’une ville naissent parfois d’une chanson. Ce qui est le cas de nos deux amoureux arrageois.

    Depuis 40 ans, Jacqueline et Colas animent les grands événements de la vie arrageoise. Les Jouteurs de la ville, membres de la plus ancienne association locale, veillent sur eux et les accompagnent lors de leur sortie à l’occasion des fêtes d’Arras. Entre les géants et les Arrageois, l’histoire d’amour est bien réelle. Et elle n’est pas près de s’éteindre.

    Arras

     

    Et voici Dédé (à droite), le fils de Jacqueline et Colas, à côté de l'Ami Bidasse.

    "Avec Bidasse" est une chanson créée en 1913 par le chansonnier Charles-Joseph Pasquier dit Bach qui la chantait, comme il était d’usage à l’époque pour ce type de répertoire, habillé en tourlourou, en comique-troupier, vêtu du sacro-saint pantalon rouge-garance de l’infanterie.

    "Avec l’ami Bidasse,
    On n’se quitte jamais,
    Attendu qu’on est,
    Tous deux natifs d’Arras,
    Chef-lieu du Pas-d’Calais"

     

    Arras

     

    Nous finissons cette balade par un petit tour sur le marché : ce n'est pas à Paris qu'on verrait vendre des poules et des coqs !

    Arras

    Arras

    Fin de ce petit week-end improvisé : une réussite !


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  • Cet après-midi, je suis allée me balader avec une mon amie Annie au Jardin des plantes.

    Le "jardin des iris" est situé sur la droite quand on emprunte l'entrée donnant sur la rue Geoffroy Saint-Hilaire. Pour y parvenir, nous longeons la Galerie de Paléontologie devant laquelle sont disposées plusieurs statues de marbre qui ont été nettoyées récemment.

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    L'Amour captif par Félix Sanzel (1868)

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Vénus Génitrix par Charles Dupaty (1810) 

    Promenade au Jardin des plantes de Paris 

    C'est l'époque des roses...

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Voici l'entrée du jardin des iris côté face...

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    et côté pile... Jolie, la glycine blanche !

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Les iris ne sont pas encore très fleuris mais j'en ai tout de même trouvé de très beaux : ce sont des iris de culture.

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

     

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    On a parfois l'impression que ce sont les mêmes, mais ils sont tous différents !

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Annie sous un bel arbre en fleurs

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Ces iris "vulgaires" ne sont-ils pas charmants également... ?

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Tout au fond du jardin des iris, une sculpture que je n'ai pas identifiée

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Une belle balade


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  • Ce jeudi des vacances, nous sommes allés avec Arlette et Louis sur les Champs-Elysées où se tenait une exposition en plein air des sculptures réalisées par Philippe Geluck de son animal fétiche, le "Chat". Vingt sculptures de 2,7 mètres nous attendent dans la partie la plus jolie des Champs, celle qui est très arborée.

    « À travers ces vingt pièces, j’espère apporter au public de la joie, du rire et une certaine poésie surréaliste que nous affectionnons en Belgique », confie Philippe Geluck. Au même moment, des sculptures et des dessins préparatoires seront visibles dans la galerie Huberty & Breyne, avenue Matignon.

    Créé en 1983 par Philippe Geluck, le "Chat", anti-héros par excellence, s'est imposé comme l'animal préféré de la bande dessinée européenne. Actualité, philosophie, vie quotidienne, arts-plastiques..., aucun sujet ne lui échappe. A coup de maximes acérées, d'aphorismes et de mises en abîme, Geluck et son Chat commentent la marche du monde, avec flegme et insolence.

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Philippe Geluck n'est pas le premier dessinateur à devenir peintre et pas le premier peintre à devenir sculpteur. Tout a d'ailleurs commencé dans sa tête à l'âge de 8-9 ans, lorsqu'il commettait ses premiers croquis, tableaux et objets étranges. Il commence à publier ses cartoons à 16 ans et ne lâchera plus jamais crayons, pots de peinture et terre à modeler.

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    C'est à la fonderie Van Geert à Alost, en Belgique, qu'à été réalisée la version monumentale de ces sculptures. Il aura fallu deux ans de travail à plus de soixante personnes pour aboutir à ces gigantesques chats de bronze, et plus de vingt étapes de fabrication.

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Commençons par l'expo des Champs-Elysées...

    Le docteur : attention à la fourchette, Philippe !

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Comme vous pouvez le remarquer, les sculptures ont un nom, en français et en anglais, car l'exposition tournera dans le monde entier pendant plusieurs années.

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Le parleur

    "Rodin a choisi la facilité avec son Penseur,
    Geluck met la barre plus haut avec son Parleur."

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le martyre du Chat : Avec l'humour de Geluck, les crayons ont remplacé les flèches.

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Joli, le petit oiseau posé sur le crayon !

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis 

    Le Chaltérophile : joli jeu de mots !

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Roméo et Juliette : l'échelle a remplacé le balcon...

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis 

    L'autre discobole

    La palette du peintre et son pinceau en guise de disque

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le juste retour des choses

    "Pour une fois, c'est une voiture qui s'est fait écraser par une chat"

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Le golfeur

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    C'est l'oiseau qui ramasse la balle !

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Sur le fil

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le chat a la bouche grande ouverte bien sûr...

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le Chat au journal

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Rawajpoutachah : j'adore !

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Ouille ouille ouille...

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le Dieu du stade

    Evidemment, il y a de la triche...

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    J'ai les boules Y'a de quoi...

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Une photo prise par Louis !

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Singin' in the rain

    L'eau coule du parapluie !

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Tutu et Grosminet : trop drôle, le cric ! 

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le charmeur d'eau : On ne le voit pas ici mais un jet d'eau monte du panier.

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    On en a plein le dos : ce sont des bouteilles en plastique écrasées qui tiennent lieu de terre.

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Geluck ne l'a pas nommée : on pourrait dire C'est qui le plus fort ?

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Pipi et grobidet

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Flûte à bec : très joli...

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Philippe Geluck a mis ses sculptures en vente : au prix de 300.000 euros chaque et en en ayant déjà vendu 16, il compte utiliser la somme pour financer le musée qu'il a prévu d'ouvrir à Bruxelles. On ira le voir, naturellement, histoire de faire une petite balade !

    Et maintenant, l'exposition de la galerie Huberty & Breyne, en virtuel pour l'instant, les galeries étant fermées actuellement.

    Cliquez ICI pour la découvrir.

    Cliquez ICI pour écouter et voir l'interview de Philippe Geluck.

    Nous avons tous été ravis de cette belle promenade.

    Un musée à ciel ouvert en cette période de pandémie, quelle bonne idée Monsieur Geluck !


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  • J'ai sorti ma sœur ce vendredi : elle en avait besoin avec le contexte actuel.

    Elle avait bien sûr déjà fait cette promenade dès la réouverture de ce beau jardin, je parle du Jardin Albert Kahn situé à Boulogne-Billancourt, mais c'était il y a deux mois, une saison où la nature ne s'était pas encore réveillée.

    Une petite heure de transport par la métro ou le bus et nous y voilà !

    Albert Kahn est l’auteur d’une œuvre riche au service d'une vision pacifiste du monde. De cette œuvre foisonnante restent des collections photographiques et cinématographiques uniques -les Archives de la Planète- et un jardin à scènes paysagères.

    La nouvelle entrée du musée ne nous a pas emballées : les architectes actuels font beaucoup dans le métal : les barricades qui entourent le chantier non encore terminé nuisent peut-être au coup d'œil... ?

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Le musée est bien sûr fermé actuellement, c'est donc le jardin que nous sommes allées visiter.

    Le jardin à scènes conçu entre 1895 et 1920 par Albert Kahn et son chef jardinier Louis Picart, est aujourd'hui un témoignage exceptionnel de l'art horticole au tournant du 20e siècle.

    Albert Kahn se consacre à sa passion pour l’art du jardin lorsqu’il devient propriétaire de son hôtel particulier situé 6 quai du 4-Septembre, en 1895.

    Jusqu’en 1910, il constitue le terrain de son jardin en achetant progressivement une vingtaine de parcelles, rassemblées sur près de quatre hectares. Cette démarche conduit à la création d’un genre bien particulier au XIXe siècle : le parc dit « à scènes ». Chaque scène est une référence à un courant de l’art des jardins, complété selon les goûts et la sensibilité personnels d'Albert Kahn.

    Il y a le style « régulier » dans le jardin français réalisé par les célèbres paysagistes Duchêne, le style « paysager » dans le jardin anglais, la mode du « japonisme » dans le jardin japonais ou encore une "scène sylvestre" dans la forêt vosgienne, évocation du paysage natal d'Albert Kahn. Ce jardin est le pendant végétal de l’œuvre du banquier.

    Le mélange harmonieux d'essences végétales et florales issues des quatre coins du monde résonne avec l'idéal de paix universelle soutenu tout au long de sa vie par Albert Kahn au travers de la connaissance de la diversité des cultures.

    Le jardin s'étend sur 4 hectares.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Vue d'avion sur une toute petite partie du jardin

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    La visite commence par le jardin anglais. Qui dit jardin anglais dit pièce d'eau.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Fière de ma photo !

    J'ai trouvé sur le net le nom de ces jolies fleurs poussant au bord de l'eau : ce sont des fritillaires pintades !

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Cette petite plante (d'une trentaine de centimètres de hauteur) tire son nom du latin « Fritillus » (« Cornet pour jeter les dés ») ; elle possède un bulbe globuleux lui conférant un statut de plante vivace « indicatrice des milieux humides ». Toxique (à cause des substances vénéneuses type « alcaloïdes » que contient le bulbe), elle était autrefois utilisée pour repousser les taupes tant dans les prairies que dans certains jardins.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Une grande serre marque l'entrée du jardin à la française. Des ouvriers travaillent encore actuellement à sa restauration.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Laissant ensuite la roseraie sur notre gauche,

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    nous entrons dans la forêt bleue ainsi nommée à cause de ses arbres : les cèdres de l’Atlas et les épicéas du Colorado sont très appréciés à l’époque d’Albert Kahn. Cette couleur bleue vient de la mutation naturelle d’un arbre malade. La couleur obtenue est tellement belle, qu’elle a ensuite été cultivée par l’Homme. Il est rare d’en voir autant dans un même espace.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    On se croirait dans les Vosges : pas étonnant puisqu'il s'agit ici de la forêt vosgienne !

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Le marais

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Retour à la roseraie : trop tôt pour pouvoir admirer ses fleurs...

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Arlette est contente de pouvoir se promener en (bonne) compagnie...

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Direction le jardin japonais : bambous et pierres sont de mise.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Evidemment, un petit pont de bois !

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Cerisiers roses et pommiers blancs comme dit la chanson... (à moins que ce ne soit le contraire !)

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Jolie ramure

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Quelques fleurs de camélia qui ne sont pas encore passées ni abîmées par la pluie

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Est-ce un genre de spirée... ?

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Pas de doute avec ces bambous, nous sommes bien là au cœur d'un paysage à la japonaise.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Lanternes japonaises

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Les pas japonais menant au pavillon du thé

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Lion de pierre de style chinois

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    La maison du thé

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Un air de déjà vu : on peut se perdre facilement ici !

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Jolies fleurs de magnolia

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Petit souvenir de la balade

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Les japonais sont des pros dans l'art des décors de pierre.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Une très belle visite : il faut dire que le temps était de la partie...


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