• Cet après-midi, je suis allée me balader avec une mon amie Annie au Jardin des plantes.

    Le "jardin des iris" est situé sur la droite quand on emprunte l'entrée donnant sur la rue Geoffroy Saint-Hilaire. Pour y parvenir, nous longeons la Galerie de Paléontologie devant laquelle sont disposées plusieurs statues de marbre qui ont été nettoyées récemment.

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    L'Amour captif par Félix Sanzel (1868)

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Vénus Génitrix par Charles Dupaty (1810) 

    Promenade au Jardin des plantes de Paris 

    C'est l'époque des roses...

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Voici l'entrée du jardin des iris côté face...

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    et côté pile... Jolie, la glycine blanche !

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Les iris ne sont pas encore très fleuris mais j'en ai tout de même trouvé de très beaux : ce sont des iris de culture.

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

     

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    On a parfois l'impression que ce sont les mêmes, mais ils sont tous différents !

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Annie sous un bel arbre en fleurs

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Ces iris "vulgaires" ne sont-ils pas charmants également... ?

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Tout au fond du jardin des iris, une sculpture que je n'ai pas identifiée

    Promenade au Jardin des plantes de Paris

    Une belle balade


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  • Ce jeudi des vacances, nous sommes allés avec Arlette et Louis sur les Champs-Elysées où se tenait une exposition en plein air des sculptures réalisées par Philippe Geluck de son animal fétiche, le "Chat". Vingt sculptures de 2,7 mètres nous attendent dans la partie la plus jolie des Champs, celle qui est très arborée.

    « À travers ces vingt pièces, j’espère apporter au public de la joie, du rire et une certaine poésie surréaliste que nous affectionnons en Belgique », confie Philippe Geluck. Au même moment, des sculptures et des dessins préparatoires seront visibles dans la galerie Huberty & Breyne, avenue Matignon.

    Créé en 1983 par Philippe Geluck, le "Chat", anti-héros par excellence, s'est imposé comme l'animal préféré de la bande dessinée européenne. Actualité, philosophie, vie quotidienne, arts-plastiques..., aucun sujet ne lui échappe. A coup de maximes acérées, d'aphorismes et de mises en abîme, Geluck et son Chat commentent la marche du monde, avec flegme et insolence.

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Philippe Geluck n'est pas le premier dessinateur à devenir peintre et pas le premier peintre à devenir sculpteur. Tout a d'ailleurs commencé dans sa tête à l'âge de 8-9 ans, lorsqu'il commettait ses premiers croquis, tableaux et objets étranges. Il commence à publier ses cartoons à 16 ans et ne lâchera plus jamais crayons, pots de peinture et terre à modeler.

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    C'est à la fonderie Van Geert à Alost, en Belgique, qu'à été réalisée la version monumentale de ces sculptures. Il aura fallu deux ans de travail à plus de soixante personnes pour aboutir à ces gigantesques chats de bronze, et plus de vingt étapes de fabrication.

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Commençons par l'expo des Champs-Elysées...

    Le docteur : attention à la fourchette, Philippe !

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Comme vous pouvez le remarquer, les sculptures ont un nom, en français et en anglais, car l'exposition tournera dans le monde entier pendant plusieurs années.

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Le parleur

    "Rodin a choisi la facilité avec son Penseur,
    Geluck met la barre plus haut avec son Parleur."

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le martyre du Chat : Avec l'humour de Geluck, les crayons ont remplacé les flèches.

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Joli, le petit oiseau posé sur le crayon !

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis 

    Le Chaltérophile : joli jeu de mots !

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Roméo et Juliette : l'échelle a remplacé le balcon...

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis 

    L'autre discobole

    La palette du peintre et son pinceau en guise de disque

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le juste retour des choses

    "Pour une fois, c'est une voiture qui s'est fait écraser par une chat"

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Le golfeur

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    C'est l'oiseau qui ramasse la balle !

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Sur le fil

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le chat a la bouche grande ouverte bien sûr...

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le Chat au journal

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Rawajpoutachah : j'adore !

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Ouille ouille ouille...

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le Dieu du stade

    Evidemment, il y a de la triche...

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    J'ai les boules Y'a de quoi...

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Une photo prise par Louis !

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Singin' in the rain

    L'eau coule du parapluie !

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Tutu et Grosminet : trop drôle, le cric ! 

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Le charmeur d'eau : On ne le voit pas ici mais un jet d'eau monte du panier.

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    On en a plein le dos : ce sont des bouteilles en plastique écrasées qui tiennent lieu de terre.

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Geluck ne l'a pas nommée : on pourrait dire C'est qui le plus fort ?

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Pipi et grobidet

    L'exposition "Le Chat déambule" de Philippe Geluck aux Champs-Elysées

    Flûte à bec : très joli...

    L'exposition "Le Chat déambule" aux Champs-Elysées avec Louis

    Philippe Geluck a mis ses sculptures en vente : au prix de 300.000 euros chaque et en en ayant déjà vendu 16, il compte utiliser la somme pour financer le musée qu'il a prévu d'ouvrir à Bruxelles. On ira le voir, naturellement, histoire de faire une petite balade !

    Et maintenant, l'exposition de la galerie Huberty & Breyne, en virtuel pour l'instant, les galeries étant fermées actuellement.

    Cliquez ICI pour la découvrir.

    Cliquez ICI pour écouter et voir l'interview de Philippe Geluck.

    Nous avons tous été ravis de cette belle promenade.

    Un musée à ciel ouvert en cette période de pandémie, quelle bonne idée Monsieur Geluck !


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  • J'ai sorti ma sœur ce vendredi : elle en avait besoin avec le contexte actuel.

    Elle avait bien sûr déjà fait cette promenade dès la réouverture de ce beau jardin, je parle du Jardin Albert Kahn situé à Boulogne-Billancourt, mais c'était il y a deux mois, une saison où la nature ne s'était pas encore réveillée.

    Une petite heure de transport par la métro ou le bus et nous y voilà !

    Albert Kahn est l’auteur d’une œuvre riche au service d'une vision pacifiste du monde. De cette œuvre foisonnante restent des collections photographiques et cinématographiques uniques -les Archives de la Planète- et un jardin à scènes paysagères.

    La nouvelle entrée du musée ne nous a pas emballées : les architectes actuels font beaucoup dans le métal : les barricades qui entourent le chantier non encore terminé nuisent peut-être au coup d'œil... ?

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Le musée est bien sûr fermé actuellement, c'est donc le jardin que nous sommes allées visiter.

    Le jardin à scènes conçu entre 1895 et 1920 par Albert Kahn et son chef jardinier Louis Picart, est aujourd'hui un témoignage exceptionnel de l'art horticole au tournant du 20e siècle.

    Albert Kahn se consacre à sa passion pour l’art du jardin lorsqu’il devient propriétaire de son hôtel particulier situé 6 quai du 4-Septembre, en 1895.

    Jusqu’en 1910, il constitue le terrain de son jardin en achetant progressivement une vingtaine de parcelles, rassemblées sur près de quatre hectares. Cette démarche conduit à la création d’un genre bien particulier au XIXe siècle : le parc dit « à scènes ». Chaque scène est une référence à un courant de l’art des jardins, complété selon les goûts et la sensibilité personnels d'Albert Kahn.

    Il y a le style « régulier » dans le jardin français réalisé par les célèbres paysagistes Duchêne, le style « paysager » dans le jardin anglais, la mode du « japonisme » dans le jardin japonais ou encore une "scène sylvestre" dans la forêt vosgienne, évocation du paysage natal d'Albert Kahn. Ce jardin est le pendant végétal de l’œuvre du banquier.

    Le mélange harmonieux d'essences végétales et florales issues des quatre coins du monde résonne avec l'idéal de paix universelle soutenu tout au long de sa vie par Albert Kahn au travers de la connaissance de la diversité des cultures.

    Le jardin s'étend sur 4 hectares.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Vue d'avion sur une toute petite partie du jardin

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    La visite commence par le jardin anglais. Qui dit jardin anglais dit pièce d'eau.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Fière de ma photo !

    J'ai trouvé sur le net le nom de ces jolies fleurs poussant au bord de l'eau : ce sont des fritillaires pintades !

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Cette petite plante (d'une trentaine de centimètres de hauteur) tire son nom du latin « Fritillus » (« Cornet pour jeter les dés ») ; elle possède un bulbe globuleux lui conférant un statut de plante vivace « indicatrice des milieux humides ». Toxique (à cause des substances vénéneuses type « alcaloïdes » que contient le bulbe), elle était autrefois utilisée pour repousser les taupes tant dans les prairies que dans certains jardins.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Une grande serre marque l'entrée du jardin à la française. Des ouvriers travaillent encore actuellement à sa restauration.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Laissant ensuite la roseraie sur notre gauche,

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    nous entrons dans la forêt bleue ainsi nommée à cause de ses arbres : les cèdres de l’Atlas et les épicéas du Colorado sont très appréciés à l’époque d’Albert Kahn. Cette couleur bleue vient de la mutation naturelle d’un arbre malade. La couleur obtenue est tellement belle, qu’elle a ensuite été cultivée par l’Homme. Il est rare d’en voir autant dans un même espace.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    On se croirait dans les Vosges : pas étonnant puisqu'il s'agit ici de la forêt vosgienne !

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Le marais

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Retour à la roseraie : trop tôt pour pouvoir admirer ses fleurs...

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Arlette est contente de pouvoir se promener en (bonne) compagnie...

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Direction le jardin japonais : bambous et pierres sont de mise.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Evidemment, un petit pont de bois !

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Cerisiers roses et pommiers blancs comme dit la chanson... (à moins que ce ne soit le contraire !)

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Jolie ramure

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Quelques fleurs de camélia qui ne sont pas encore passées ni abîmées par la pluie

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Est-ce un genre de spirée... ?

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Pas de doute avec ces bambous, nous sommes bien là au cœur d'un paysage à la japonaise.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Lanternes japonaises

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Les pas japonais menant au pavillon du thé

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Lion de pierre de style chinois

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    La maison du thé

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Un air de déjà vu : on peut se perdre facilement ici !

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Jolies fleurs de magnolia

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Petit souvenir de la balade

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Les japonais sont des pros dans l'art des décors de pierre.

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Promenade avec Arlette au Jardin Albert Kahn

    Une très belle visite : il faut dire que le temps était de la partie...


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  • J'ai fait une promenade intéressante en compagnie d'Arlette ce mardi : nous sommes allées traîner dans le 15ème arrondissement à la découverte d'un quartier piétonnier que je ne connaissais pas.

    Après avoir pris le 62, nous sommes descendues à la station Convention-Lourmel, juste à côté de l'ancien Hôpital Boucicaut actuellement désaffecté. Le site a été réaménagé en éco-quartier intégrant des bâtiments de l'ancien hôpital parmi lesquels on déambule en toute quiétude.

    Ci-dessous, l'arrière de l'Hôpital donne sur un petit jardin.

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Dans le jardin, un buste de Marguerite Boucicaut (1816-1887)

    D'origine provinciale, elle épouse Aristide Boucicaut, propriétaire du magasin du "Bon Marché", instaure des avantages sociaux pour le personnel et se consacre à des œuvres charitables. Devenue veuve, elle désigne l'Assistance Publique comme légataire universel : une grande part de cet héritage a permis la création de l'Hôpital Boucicaut inauguré le 1er décembre 1897. L'Hôpital a fermé ses portes au début des années 2000 après un siècle de fonctionnement.

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    « En léguant tout ce qui reste de ma fortune à l’Administration la plus puissante pour assister les malheureux, mon unique pensée a été de venir aussi utilement que possible au secours des souffrants et des misérables ».

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Un hôtel à insectes occupe l'espace de ce qui était autrefois le grand bassin de l'Hôpital.

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Vers une des sorties du jardin

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Dans cet éco-quartier mêlant logements, école, crèche et locaux d'activité, l'ancienne chapelle, toute en brique comme l'ensemble des bâtiments de l'Hôpital, a été conservée.

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Autre exemple de maintien du patrimoine architectural, ce bâtiment que je n'ai pu identifier, passage de témoin entre l'hôpital du passé, symbole de charité, et les nouveaux édifices.

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Vue sur la tour Eiffel

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Nous voici maintenant dans le jardin Caroline Aigle (pilote de chasse et héroïne de l'armée de l'air), au sein du Parc André Citroën voisin, qui abrite des constructions provisoires devant servir à abriter les collections du Palais de la Découverte pendant les travaux de restauration (jusqu'en 2024).

    Fort jolis ces petits toits colorés ! 

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    L'entrée du Parc André Citroën avec le fameux ballon captif qui en fait la renommée

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Le monument commémoratif aux soldats morts pour la France en opérations extérieures depuis 1962 : très expressif, il représente six soldats portant un cercueil fictif devant un mur couvert de longues listes de noms...

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Je le trouve très beau : il a été inauguré en 2019.

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Pendant que nous regardions ce monument, le ballon captif s'est élevé dans un ciel d'un bleu on ne peut plus pur.

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    C'est vrai qu'aujourd'hui on a vraiment l'impression d'être au printemps !

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Reflets sur Le Ponant : il s'agit du nom de l'immeuble qui borde le parc.

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Comme à la télé, les pubs sont inversées !

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    La tour Eiffel au lointain...

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Au-dessus de la piste de skateboard

    Promenade dans le 15ème arrondissement

    Une belle balade


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  • Aujourd'hui, je m'évade hors de Paris en compagnie d'Arlette : celle-ci m'a proposé d'aller à Giverny visiter la nouvelle exposition du Musée des impressionnismes, un journée entrecoupée d'un petit restau.

    Ca ne se refuse pas, non ?

    Nous commençons par nous promener dans le village qui est, bien entendu, extrêmement fleuri. D'un côté, la maison de Claude Monet que nous ne visiterons pas mais qui se profile à l'horizon.

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    La vigne-vierge qui en orne le mur est devenue toute rougeoyante à cette époque de l'année pour le plaisir des yeux.

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    De l'autre, l'ancien Hôtel Baudy qui fut, de 1887 à 1914,  le rendez-vous des amis peintres de Claude Monet. S'y retrouvèrent : Monet, Cézanne, Renoir, Rodin, Sisley, Mary Cassatt ainsi que la majorité des peintres impressionnistes américains qui y fondèrent une école de peinture.

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    On y voit aussi quelques maisons cossues,

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    de petites sentes,

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    et de beaux jardins.

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    Mais, de ce côté-ci du village, c'est aussi l'église que nous voulons voir et surtout son cimetière où le peintre est enterré.

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    La tombe du peintre se trouve dans le caveau familial de la famille Hoschedé : Monet a épousé en deuxième mariage Alice, la fille d'Ernest Hoschedé, son mécène, en 1892 (il l'avait rencontrée bien avant).

    Une tombe pleine de végétation naturelle évidemment

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    En faisant le tour de l'église, on a une superbe vue sur la campagne.

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    Puis, c'est la promenade dans le jardin du musée qui est magnifique et que je ne connaissais pas, étant venue ici il y a une bonne vingtaine d'années quand il n'avait pas encore atteint sa maturité.

    Le jardin a été conçu par Philip Robert, l'architecte du musée, en 1991 puis fleuri par Mark Rudkin, paysagiste. Elégamment structuré par des haies, le jardin se compose de parterres monochromes (blanc, noir, bleu, jaune et rouge magenta) auxquels s'ajoutent le parterre de rosiers, le jardin d'aromatiques et la prairie. Du printemps à l'automne les massifs évoluent tout en respectant l'organisation de ces chambres colorées et parfumées.

    Dans une démarche environnementale, aucun produit chimique n'y est utilisé...

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    Malheureusement, mes photos ne rendent pas l'émerveillement que l'on vit en "présentiel" - comme c'est à la mode de le dire en ce moment - Mon Dieu que ce mot est laid !

     

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

     

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    Et voici la prairie avec ses meules que le peintre a si souvent peintes.

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    L'entrée du musée

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    L'environnement du restaurant : les lavandes sont bien taillées comme chez nous en Bourgogne, prêtes à repartir au début de l'été...

    Une journée à Giverny : le musée de l'Impressionnisme

    L'exposition du musée s'intitule "L'atelier de la nature 1860-1910".

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Elle fait un panorama de la peinture américaine de ces années-là au travers de la collection Terra (venant de Chicago), du nom de Daniel J. Terra qui est à l'origine de la création du musée des impressionnismes (autrefois musée d'art américain). A cette collection s'ajoutent des œuvres provenant du Musée d'Orsay et de la Bibliothèque National de France.

    J'ai sélectionné quelques uns des tableaux qui m'ont le plus touchée.

    L'un des premiers tableaux de la collection : splendide, non ?

    l'Iceberg (vers 1875) - Frederic Edwin Church

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Le City of St-Paul sur le Mississipi à Dunkerque - Alfred Thompson Bricher (1872)

    Lors d'un voyage sur le Mississipi en 1866, Alfred Bricher exécute de nombreux croquis qui lui servent de base lorsqu'il peint cette toile dans son atelier quelques années plus tard. La présence d'un important bateau à aube témoigne de l'expansion économique et technologique des villes portuaires du Mississipi. Cette œuvre fut par ailleurs achetée par J. H. Reed, propriétaire de la mercerie représentée parmi le groupe d'édifices au bord de l'eau.

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Brume matinale d'hiver à Concarneau - Charles-Henry Fromuth (1892)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Matin dans un village breton, Larmor - Dennis Miller Bunker (1884)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Sans titre (Scène portuaire) - William Merritt Chase

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Matin sur la digue, Shinnecock - William Merritt Chase (1897)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Route près d'Honfleur - John H. Twachtman (vers 1863)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Une partie importante de l'exposition est consacrée à James Abbott McNeill Whistler. Cela m'a permis de mieux connaître et d'apprécier ce peintre que je ne connaissais que très peu.

    La plage à Marseille (1901)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Plage avec rochers (1881)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Variations en violet et vert - James Abbott McNeill Whistler (1871)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Il y a aussi toute une série de lithographies du même auteur.

    Le traghetto (1879-1880)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Upright Venice - 1er état (1879-1880)

    Le bassin de Saint-Marc, suggéré par un léger lavis, occupe la quasi-totalité de l'image. Au loin, l'église Santa Maria de la Salute se détache de la ligne d'horizon définie par la ville, qui s'étend sous un ciel nuageux. L'apparence esquissée de cette eau-forte - l'une des premières exécutées par Whistler après son arrivée à Venise en 1879 - indique que l'artiste compose directement sur le motif. Il reprend et complète cette plaque quelques mois plus tard et en tire un deuxième état.

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    James Abbott McNeill Whistler invente une vision unique du paysage. Rejetant les détails réalistes au profit de préoccupations esthétiques, il crée - dans les années 1870 - des paysages aériens et éphémères appelés nocturnes. Inspiré de son expérience personnelle et de ses souvenirs de la nature la nuit, il couvre ses toiles et ses lithographies de lavis brumeux aux effets subtils. L'aspect artistique prime sur l'anecdote ou sur la spécificité du lieu. En 1885, il dit : "La nature contient les éléments, en couleur et forme de toute peinture, comme le clavier contient les notes de toute musique. Mais l'artiste est né pour en sortir, et choisir, et grouper avec science, les éléments, afin que le résultat en soit beau." Pour Whistler, l'artiste doit réinventer la nature et non pas l'imiter. Il adhère aux théories de "l'art pour l'art", conçu comme une recherche de la pure beauté formelle.

    Il fait face à de sévères critiques pour l'aspect esquissé de ses œuvres, notamment de la part de l'écrivain et critique anglais John Ruskin que l'artiste poursuivra d'ailleurs en justice pour diffamation en 1877. A la suite de ce procès notoire, Whistler passe quatorze mois à Venise, où il exécute une série de gravures qui l'aident à reconstruire sa réputation. Au lieu de copier soigneusement les sites touristiques pittoresques de la Cité des Doges, il réduit ses paysages à l'extrême. Par ses harmonieuses modulations de couleurs et de lignes, Whistler inspirera de jeunes artistes et aura droit à une place d'honneur parmi l'avant-garde, en Europe comme aux Etats-Unis.

    On est ici tout à fait dans ce qu'on appela "l'Impressionnisme".

    Nocturne - Palais (1886)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Lorsqu'elle fut pour la première fois exposée à Londres, cette œuvre fut particulièrement remarquée par la critique qui loua a dimension poétique de l'eau-forte. L'encrage de chaque tirage (il en existe 54 en tout) permet de varier drastiquement les effets atmosphériques : ici, les coulures de l'encre brune utilisée par Whistler, particulièrement visibles en haut et en bas de l'épreuve, évoquent une nuit vénitienne fuligineuse dans laquelle l'architecture semble presque se dissoudre.

    J'adore celle-ci : Nocturne (Le fleuve à Battersea) (1878)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    A la fin des années 1880, un groupe d'artistes nord-américains s'installe à Giverny pour l'été. Ils plantent leurs chevalets sur les berges et les collines et se familiarisent avec leur nouveau village d'adoption en choisissant les sites qui leur semblent les plus caractéristiques. Plusieurs tableaux, exécutés au bord de l'Epte ou des bras de la Seine, montrent une prédilection pour les feuillages et les cours d'eau paisibles. On reconnaît dans ces œuvres les tons sombres et le rendu naturaliste propre à l'école de Barbizon.

    Avec John Leslie Breck, le doute n'existe plus. Il a pastiché Claude Monet dans cette série de meules intitulée "Etude d'un jour d'automne N°1 à N°12".

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

    Brouillard et soleil matinaux : John Leslie Breck (1892)

    Exposé en 1893 à Boston, ce tableau est qualifié par un critique comme le "plus beau paysage matinal jamais réalisé par un américain". Breck conclut ici ses recherches autour du rendu atmosphérique et esthétique du sujet dans cette toile aux dimensions imposantes. Il la termine dans son atelier après son départ de Giverny, où il a séjourné pendant presque cinq ans.

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    Nous restons dans l'univers de Monet avec ces nénuphars.

    Le bassin aux nénuphars : Willard Leroy Metcalf (1887)

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    L'Epte à Giverny  : Willard Leroy Metcalf (1887)

    Visite au musée des impressionismes à Giverny

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    J'ai aussi énormément aimé la peinture de Theodore Robinson.

    Etude pour "Vallée de la Seine vue des hauteurs de Giverny" - Theodore Robinson (1892)

    Cette œuvre sert de point de départ à trois autres œuvres, toutes exécutées lors du dernier été que Robinson passe à Giverny. Alors que les autres toiles sont plus abouties, cette esquisse demeure libre et spontanée, élaborée par Robinson moins comme un exercice de composition que comme une exploration des variations atmosphériques et lumineuses de la vallée. Particulièrement fier de son travail, le peintre note dans son journal que Monet lui-même avait vu et apprécié ces œuvres. 

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    J'ai perdu le titre... - Theodore Robinson

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    Arbres en fleurs à Giverny - Theodore Robinson (1891-1892)

    C'est beau, non ?

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    Paysage d'hiver - Theodore Robinson (1889)

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    La cueillette des airelles à Monhegan - Rockwell Kent (vers 1907)

    Célébrée comme un rituel social au XIXème siècle, la cueillette des airelles se modernise au XXème siècle : pourtant, elle s'effectue ici à la main, accentuant l'isolation du territoire. Perdus dans la tourbière, réduits à l'état de taches de peinture, les cueilleurs d'airelles semblent à la merci du paysage austère.

    J'ai bien aimé regarder ce tableau qui se décompose en bandes horizontales très contrastées. Il a beaucoup de force et j'ai admiré les touches de peinture délicates qui simulent parfaitement les cueilleurs. Du grand art...

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    Une très agréable journée


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