• Aujourd'hui je me suis rendue dans le Marais, un quartier où j'adore flâner, pour aller assister à une conférence offerte par la Mairie de Paris via la Carte citoyenne que je viens d'acquérir.

    Une balade dans le Marais

    Cette carte est accessible à tous les parisiens de plus de 7 ans et donne accès, pour les plus de 55 ans, à un Programme Senior+ d'activités sportives mais aussi, pour tous, à un panel d'activités culturelles chaque mois.

    La conférence traitait des oiseaux à Paris et se tenait à la Maison des Acteurs du Paris durable située au 21 de la rue des Blancs Manteaux.

    J'y ai appris qu'on avait recensé plus de 170 espèces d'oiseaux à Paris et que la ville comptait 60 à 70 espèces nicheuses. Certains oiseaux construisent des nids (certains poussent même le détail jusqu'à y faire un toit comme la pie bavarde : elle se met ainsi à l'abri des prédateurs), d'autres sont cavicoles (on dit aussi cavernicoles) comme le pic-épeiche.

    Parmi les espèces d'oiseaux, certaines ne sont visibles qu'une partie de l'année car il s'agit d'oiseaux migrateurs. Les meilleurs endroits pour voir les oiseaux à Paris sont les grands parcs, le cimetière du Père Lachaise (!) dont les tombes servent de nichoir aux oiseaux recherchant des rochers ou des éboulis et les zones possédant des points d'eau comme le Bois de Vincennes, le parc Martin Luther King dans le 17ème, le parc Montsouris etc etc...

    Nous avons vu et écouté

    La grive musicienne qui est capable d'imiter le chant d'autres oiseaux...

    Le rouge-gorge et bien d'autres encore...

    A la sortie de cette conférence qui a duré une heure et demie, je me suis promenée dans le quartier m'arrêtant à la rue des Blancs Manteaux, intriguée par ce nom...

    Le terme Blancs-Manteaux est, à l'origine, le surnom donné, dans un premier temps à Marseille en 1223, puis de 1258 à 1277 à Paris, aux moines mendiants de l'ordre des Servites de Marie en raison de la couleur de leur habit, le blanc, symbole de la virginité de Marie. Ceux-ci établirent leur monastère dans la rue de la Petite Parcheminerie (nommée ainsi à cause des établissements où l'on préparait la peau servant à faire des parchemins), qui prit plus tard le nom de rue des Blancs Manteaux.

    Une balade dans le Marais

    Située juste à côté du Mont-de-Piété au numéro 16 de la rue des Blancs Manteaux,

    Une balade dans le Marais

    j'ai visité l'église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux dont la façade, très classique, donne sur la rue.

    Une balade dans le Marais

    Beaucoup de luminosité à l'intérieur malgré le temps plus que moyen.

    Une balade dans le Marais

    Ce vitrail de Raphaël Lardeur (1946) représente Saint-Louis fondant le monastère de Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux.

    Une balade dans le Marais

    Dans l'église, un statue de Vierge à l'enfant du XIVème siècle

    Une balade dans le Marais

    J'ai remarqué aussi un beau confessionnal en bois dont le motif central est très ouvragé.

    Une balade dans le Marais

    Serait-ce la colombe de Noé... ?

    Une balade dans le Marais

    Deux tableaux ont retenu mon attention.

    Celui-ci est de Pierre Le Dard (XVIIème siècle) et représente l'Annonciation.

    Une balade dans le Marais

    L'autre représente la Multiplication des pains (Claude II Audran - 1683).

    Une balade dans le Marais

    La porte d'entrée de l'église donnant sur la rue des Francs-Bourgeois possède une niche possédant une copie de la Vierge à l'enfant du XIVème siècle située dans l'église.

    Une balade dans le Marais

    Une balade dans le Marais

    Pour terminer, une vue de l'église depuis le Square Charles-Victor Langlois.

    Une balade dans le Marais

    Poursuivant ma promenade - malgré le temps plus que maussade - me voici arrivée au Marché des Blancs Manteaux.

    En 1811, le gouvernement impérial décide de faire construire à Paris cinq marchés de quartier. La première pierre est posée le 15 août 1813 par Eloi Labarre et l'édifice est achevé par Pierre-Jules Delespine en 1819.

    Une balade dans le Marais

    Non loin de là, au 47 de la rue Vieille-du-Temple, se trouve l'Hôtel Amelot de Bisseuil, dit des Ambassadeurs de Hollande : il s'agit de l'une des plus belles demeures construites dans le Marais au XVIIème siècle. Les Amelot sont l'une des plus puissantes familles de robe de l'époque à Paris.

    Une balade dans le Marais

    Une balade dans le Marais

    Le bas-relief de Thomas Regnaudin représente deux "renommées" - des divinités ailées.  Ce ne sont pas des anges mais l'avatar des "déesses aux cent yeux et aux cent bouches", armées de "divines trompettes", les fameuses trompettes de la renommée. 

    Une balade dans le Marais

    Côté cour, le fronton est aussi décoré : en sculpture (par Thomas Regnaudin) se trouvent les fondateurs de Rome, Romulus et Rémus, en compagnie de leur louve nourricière.

    Une balade dans le Marais

    Une balade dans le Marais 

    Du fait de la faible profondeur de la parcelle, l'hôtel possède deux cours et non l'organisation classique "entre cour et jardin". Je ne pourrai malheureusement que jeter un coup d'oeil dans la première où sont installés les locaux de Channel.

     

    Une balade dans le Marais

    Quatre angelots soutiennent deux à deux le fronton central.

    Une balade dans le Marais

    De chaque côté des murs latéraux, des cadrans solaires indiquent les différentes heures du jour.

    Une balade dans le Marais

    Celui-ci couvre une grande partie de la journée (de 10h à 19h).

    Une balade dans le Marais

     Des macarons masculins ou féminins ornent également les façades de l'Hôtel.

    Balade dans le Marais

    Balade dans le Marais

    Avant de repartir, un coup d'oeil sur le portail d'entrée en bois. D'ici on aperçoit, voisin, le marché des Blancs-Manteaux.

    Balade dans le Marais

    Les deux vantaux de la porte sont très finement sculptés.

    Balade dans le Marais

    Au centre, deux angelots tiennent les armoiries de la famille Amelot de Bisseuil dont on distingue bien dans la photo qui suit le A et le B entrelacés.

    Balade dans le Marais

    En bas de la porte, de curieuses Gorgones (ou Méduses) tirant la langue. Heureusement le temps a gommé les pouvoirs de ces créatures malfaisantes connues pour pétrifier celui qui les regarde...

    Balade dans le Marais

    Je suis donc sortie indemne de cette très belle visite dans le Marais ! 


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  • Un groupe d'une vingtaine de personnes s'était donné rendez-vous ce vendredi après-midi sur la Place de la République pour une visite guidée proposée par l'UPP (l'Université Permanente de Paris) du quartier du Temple. Derrière le groupe, les bâtiments, datant du XIXème siècle, des anciens Magasins Réunis font face à la Caserne Vérines de l'autre côté de la rue du Faubourg du Temple.

    Du carreau du temple à la place de la République

    La place de la République, située à l'emplacement de l'ancienne porte du Temple et de l'enceinte de Charles V, est une création du Baron Haussmann. A l'extérieur, c'était la campagne à l'époque : mais ceci, c'était au XVIème siècle...

    Du carreau du temple à la place de la République

    Au XIXème siècle, on appelle ce quartier le Boulevard du Crime, non pas parce qu'il était mal famé mais parce qu'ici se trouvaient des théâtres mélodramatiques dans lesquels étaient fréquemment représentés des crimes.

    Il y avait ainsi le Théâtre-Lyrique, le premier théâtre de l'Ambigu, le Cirque-Olympique, les Folies-Dramatiques, la Gaîté, les Funambules, les Délassements-Comiques, le théâtre des Associés, le théâtre des Pygmées, le Petit-Lazari ainsi que de nombreux cafés-théâtres.

    Le Boulevard du Temple et ses théâtres en 1862

    Du carreau du temple à la place de la République

    Le réaménagement en 2011 de la place de la République a rendu l’espace aux piétons, renouant ainsi avec l’esprit populaire qui régnait lorsque le quartier du carreau du Temple était dédié à la fripe et au théâtre de boulevard.

    Du carreau du temple à la place de la République

    Le monument à la République est dû aux frères Morice (Léopold pour la statuaire et Charles pour le soubassement) et date de 1883.

    Marianne, qui symbolise la République, tient dans la main droite un rameau d'olivier, symbole de paix.

    Du carreau du temple à la place de la République

    Elle est coiffée d'une couronne végétale et porte le bonnet phrygien, symbole de la liberté : il a été porté successivement par les esclaves affranchis dans l'Empire romain puis par les sans-culottes pendant la Révolution.

    Du carreau du temple à la place de la République

    Sur le soubassement, des allégories de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité.

    La Liberté porte un flambeau dans la main gauche tandis que sa main droite est posée sur son genou, tenant une chaîne brisée.

    Du carreau du temple à la place de la République

    L'Egalité tient dans sa main droite le drapeau de la République et dans sa main gauche un niveau de charpentier, symbole d'égalité.

    Du carreau du temple à la place de la République

    J'aime beaucoup La Fraternité qui est représentée par une jeune femme au regard bienveillant sur deux enfants en train de lire un livre, allégories de la Connaissance.

    Du carreau du temple à la place de la République

    En bas du piédestal, un lion tient l'urne du Suffrage Universel.

    Du carreau du temple à la place de la République

    Quittant cette belle place, nous empruntons maintenant le Passage Vendôme - construit en 1827 - pour rejoindre la rue Béranger.

    Du carreau du temple à la place de la République

    En cette période de l'année, il est un peu désert...

    Du carreau du temple à la place de la République

    La rue Béranger est ainsi nommée en l'honneur du chansonnier Pierre-Jean de Béranger qui remporta un énorme succès à son époque : Chateaubriand, Goethe, Sainte-Beuve, Mallarmé, Stendhal, Eugène Sue pour ne citer qu’eux admirèrent ses talents de poète.

    Pierre-Jean de Béranger en 1839

    Du carreau du temple à la place de la République 

    Il a écrit un nombre incommensurable de chansons.

    J'en ai choisi une assez rigolote. 

    MA GRAND'MERE

    Ma grand’mère, un soir à sa fête,
    De vin pur ayant bu deux doigts,
    Nous disait en branlant la tête :
    Que d’amoureux j’eus autrefois !
    Combien je regrette
    Mon bras di dodu,
    Ma jambe bien faite,
    Et le temps perdu !

    Quoi ! maman, vous n’étiez pas sage ?
    — Non vraiment ; et de mes appas
    Seule à quinze ans j’appris l’usage,
    Car la nuit je ne dormais pas.
    Combien je regrette
    Mon bras si dodu,
    Ma jambe bien faite,
    Et le temps perdu !

    Maman, vous aviez le cœur tendre ?
    — Oui, si tendre qu’à dix-sept ans,
    Lindor ne si fit pas attendre,
    Et qu’il n’attendit pas longtemps.
    Combien je regrette
    Mon bras si dodu,
    Ma jambe bien faite,
    Et le temps perdu !

    Maman, Lindor savait donc plaire ?
    — Oui, seul il me plut quatre mois ;
    Mais bientôt j’estimai Valère,
    Et fis deux heureux à la fois.
    Combien je regrette
    Mon bras si dodu,
    Ma jambe bien faite,
    Et le temps perdu !

    Quoi ! maman, deux amants ensemble !
    — Oui, mais chacun d’eux me trompa.
    Plus fine alors qu’il ne vous semble,
    J’épousai votre grand-papa.
    Combien je regrette
    Mon bras si dodu,
    Ma jambe bien faite,
    Et le temps perdu !

    Maman, que lui dit la famille ?
    — Rien, mais un mari plus sensé
    Eût pu connaître à la coquille
    Que l’œuf était déjà cassé.
    Combien je regrette
    Mon bras si dodu,
    Ma jambe bien faite,
    Et le temps perdu !

    Maman, lui fûtes-vous fidèle ?
    — Oh ! sur cela je me tais bien.
    À moins qu’à lui Dieu ne m’appelle,
    Mon confesseur n’en saura rien.
    Combien je regrette

    Mon bras si dodu,
    Ma jambe bien faite,
    Et le temps perdu !

    Bien tard, maman, vous fûtes veuve ?
    — Oui ; mais, grâces à ma gaîté,
    Si l’église n’était plus neuve,
    Le saint n’en fut pas moins fêté.
    Combien je regrette
    Mon bras si dodu,
    Ma jambe bien faite,
    Et le temps perdu !

    Comme vous, maman, faut-il faire ?
    — Eh ! mes petits-enfants, pourquoi,
    Quand j’ai fait comme ma grand’mère,
    Ne feriez-vous pas comme moi ?
    Combien je regrette
    Mon bras si dodu,
    Ma jambe bien faite,
    Et le temps perdu !

    On rapporte une anecdote sur lui. 

    Béranger se promène dans la rue. Un miséreux lui tend son chapeau et le poète laisse tomber deux sous. Un homme se précipite et dit au pauvre diable : "Cédez-moi les deux sous que vient de vous donner ce monsieur, et je vous remets à la place une pièce de cinq francs."

    "Et pourquoi ?" fit l'homme.
    "Parce que ce « monsieur », c'est Béranger !"

    "Béranger ! reprit l'autre, en retirant ses deux sous, je les garde !"

    Voici sa maison dans la rue en question. Elle fut habitée précédemment par Abraham Peyrenc de Moras, un financier français du XVIIIème siècle, avant que celui-ci ne déménage pour aller s'installer à l'Hôtel Biron (actuellement Musée Rodin).

    Du carreau du temple à la place de la République

    Une plaque commémore l'événement.

    Du carreau du temple à la place de la République

    Chemin faisant, nous voici maintenant arrivés au Carreau du Temple, un quartier où je ne viens quasiment jamais...

    Du carreau du temple à la place de la République

    Notre guide nous explique toute l'histoire du lieu, nous transportant du XIIème siècle à nos jours...

    Historique

    Au début du XIIème siècle, les chevaliers de l’Ordre du Temple de Jérusalem (les Templiers) reçoivent, en donation du roi, les terres qui constituent l’enclos du Temple. Celui-ci est entouré d’une enceinte de 8 mètres de haut, renforcée au XIIIème siècle par un donjon, la tour du Temple. L’enclos couvre au XIVème siècle un espace d’environ 6 hectares, compris aujourd’hui entre les rues du Temple, de Bretagne, de Picardie et Béranger. Il bénéficie jusqu’à la Révolution de privilèges et les boutiques s’y louent à prix d’or.

    Du carreau du temple à la place de la République

    La Ville de Paris fait construire un marché couvert entre la rue du Temple et la Rotonde. Ce marché édifié entièrement en charpente de bois, œuvre de l’architecte Jacques Molinos, rencontrera un grand succès.

    Vue de l'ancien marché couvert démoli en 1863

    Du carreau du temple à la place de la République

    Le marché est alors constitué de quatre carrés ayant chacun sa spécialité.

    ► Carré du Palais-Royal : tapis, soieries, rubans, gants, plumes et articles à la mode.

    ► Carré de Flore : linge de maison
    ► Carré du Pou-volant : ferraille et friperies
    ► Carré de la Forêt-Noire : cuir

    Entre ces 4 halles et la Rotonde se trouvait un « carreau », terre-plein où fonctionnait une bourse du vêtement d’occasion. De là dérive, parait-il, l'expression "Rester sur le carreau" pour dire que ce n'est pas le meilleur endroit.

    La Révolution se saisit de l’enclos. La famille royale est enfermée dans le donjon le 13 août 1792 jusqu’à son exécution le 19 décembre 1795. 

    Louis XVI à la tour du Temple par Jean-François Garneray

    Du carreau du temple à la place de la République

    Marie-Antoinette à la tour du Temple par Kucharski

    Du carreau du temple à la place de la République

    Création de l’actuel bâtiment

    La ville dans le cadre de la rénovation urbaine voulue par Napoléon III et le préfet Haussmann, décide de le remplacer par une structure métallique, plus sûre face aux fréquents incendies, et lance un concours d’architecture qui sera remporté par l’architecte Jules de Mérindol en 1860.

    Sa façade monumentale s’ouvre sur la rue du Temple. Le marché avec ses pavillons de métal, de verre et de briques, peut accueillir plus de 2000 places pour les vendeurs.

    Le marché du Temple en 1863 : la partie bleue est la partie actuelle restante (non détruite en 1905).

    Du carreau du temple à la place de la République

    Cependant, le marché décline et en 1892 il ne reste plus qu'une centaine de marchands.

    En 1982, toujours très attachée à ce lieu, la population locale réussit à faire inscrire à l’inventaire des Monuments historiques l’unique bâtiment restant, écartant ainsi définitivement tout risque de démolition future.

    La restructuration et la rénovation du Carreau du Temple a été menée entre 2007 et 2014 par le studioMilou architecture. Respectant autant que possible les orientations initiales du projet, le Carreau du Temple propose des activités culturelles, sportives et accueillera de nombreux événements grands publics.

    La structure de fer est interrompue ça et là par les portes d'entrée en pierre et c'est du plus bel effet.

    Du carreau du temple à la place de la République 

    L'une des façades

    Du carreau du temple à la place de la République

    Tout à côté, caché derrière les stands d'une brocante, se cache un plan de l'ancien quartier du Temple.

    Du carreau du temple à la place de la République 

    Du carreau du temple à la place de la République 

    Notre guide nous emmène maintenant visiter une église située dans la rue du Temple voisine : il s'agit de Sainte-Elisabeth-de-Hongrie. Comme vous le voyez, des croix de Malte sont affichées sur sa façade car elle est l'église conventuelle de l'Ordre de Malte à Paris.

    Du carreau du temple à la place de la République

    Sur le fronton, une statue de Saint-Louis et une statue de Sainte-Elisabeth

    Du carreau du temple à la place de la République

    Du carreau du temple à la place de la République

    Du carreau du temple à la place de la République

    Nous sommes rentrés dans l'église pour y voir un tableau de Gustave François représentant les adieux de Louis XVI à sa famille (le 20 janvier 1793).

    On y voit Louis XVI étreindre Marie-Antoinette. Sont présents aussi leurs deux enfants, Marie-Thérèse-Charlotte - dite Madame Royale -, le dauphin Louis-Charles, et Madame Elisabeth, la soeur du roi tandis qu'un soldat monte la garde à la porte.

    Du carreau du temple à la place de la République

    Dans le square du Temple, une statue de Pierre-Jean de Béranger - vous savez, le chansonnier - par Henri Lagriffoul

    Du carreau du temple à la place de la République

    Le square du Temple - jardin à l'anglaise - a été créé par Jean-Charles Alphand lors des travaux d'Haussmann. Il occupe une part de l'ancien enclos des Templiers, et recouvre partiellement l'emplacement passé de la tour du Temple.

    Du carreau du temple à la place de la République

    Du carreau du temple à la place de la République

    Empruntant la rue de Picardie, nous nous dirigeons maintenant vers la rue de Beauce où se trouve un petit jardin qui rend hommage à Madeleine de Scudéry.

    Du carreau du temple à la place de la République

    La plupart des célébrités de l’époque, Madame de La Fayette, Madame de Sévigné, La Rochefoucauld et bien d'autres - moins connus de moi -, honorèrent régulièrement les « samedis de Mademoiselle de Scudéry » - femme de lettres française dont l'oeuvre littéraire marque l'apogée du "mouvement précieux" dont Molière se moquera dans Les Précieuses Ridicules. Le salon se situe d’abord rue du Temple, puis rue de Beauce.

    Du carreau du temple à la place de la République

    Nous arrivons au terme de cette visite : elle prend fin au Marché des Enfants Rouges. Celui-ci fut créé en 1628 et s'appelait alors le Petit Marché du Marais. Le nom des Enfants Rouges ne lui fut donné que plus tard, de même que celui de Marché de Beauce. Ces deux noms viennent de la proximité de l'hospice des Enfants-Rouges (1524-1777) créé par Marguerite de Navarre pour des orphelins dont l'uniforme était rouge (un signe de charité chrétienne), qui a aussi donné son nom au quartier, et de celle de la rue de la Beauce.

    Il s'agit du plus vieux marché couvert de la capitale et sans doute de France : je le découvre seulement aujourd'hui après 68 ans de vie parisienne !

    Du carreau du temple à la place de la République

    C'est un marché, mais pas tout à fait comme les autres...

    Outre les commerces de bouche (une vingtaine, dont de nombreux traiteurs aux diverses spécialités), on y trouve quelques petits cafés et restaurants où l'on peut déjeuner ou dîner à l'abri des intempéries (il y a l’épicerie italienne, le stand bio, le traiteur libanais ou encore le snack japonais).

     

    Du carreau du temple à la place de la République

    Et puis, il y a l’Estaminet qui ne propose que des produits de saison choisis chez de petits producteurs issus, majoritairement, de l'agriculture biologique ou La Petite Fabrique où l'on peut manger des pâtisseries succulentes et boire du bon chocolat chaud parait-il.

    Il faudra qu'on aille traîner nos savates par là un dimanche...

    Du carreau du temple à la place de la République

    That's all folk !


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  • C'est au métro Falguière que Delphine Lanvin, guide-conférencière professionnelle, nous accueille ce lundi matin pour une visite guidée autour de la Tour Montparnasse.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Et c'est face à ce bâtiment tout en verre, oeuvre de Jean Nouvel et Bernard Valéro, qu'elle commence sa visite : nous sommes une petite vingtaine à la suivre.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

     

    Personnellement, je n'aime pas du tout cette aile de l'hôpital Necker consacrée à la recherche mais j'ai appris une chose : les taches blanches sur les vitres ne sont pas du tout des carreaux mal lavés mais font référence au génome humain...

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Juste en face, au 144 de la rue de Vaugirard, se trouve la Villa Garnier.

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Il s'agit d'une construction "Art déco", assez originale avec sa tour en arrondi, datant probablement du premier quart du XXème siècle.

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    La construction est en béton armé (c'est l'époque où ce matériau a commencé à être utilisé) et, pour plus de précautions, il a été recouvert d'une mosaïque dans les tons beige imitant la pierre.

    Tout y est géométrique : les carrés des fenêtres, l'arrondi du porche, les lucarnes en œil de bœuf des escaliers... 

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Au fond de la cour, de petites maisons ont trouvé abri.

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Un peu plus loin dans la rue de Vaugirard, se trouve l'impasse de l'Enfant Jésus (rappelant qu'ici se trouvait autrefois la Maison Royale de l'Enfant Jésus qui soignait les enfants). C'est maintenant le rôle de l'Hôpital Necker voisin.

    C'est d'ailleurs dans ce même Hôpital Necker, nous apprend notre guide, qu'a été inventé au début de l'année 1816 le stéthoscope par le Docteur René Laennec.

    C'est en regardant des enfants jouer dans un square avec un morceau de bois (l'un d'eux gratte l'extrémité d'une longue poutre avec la pointe d'un clou et à l'autre bout, l'oreille collée à la poutre, les autres recueillent les sons, se bousculent pour entendre, et rient de leur découverte.) qu'il eut l'idée d'utiliser une liasse de papiers roulés (provenant de son cahier d'observation) pour écouter le coeur d'une patiente cardiaque. Il appelle cet "instrument" le pectoriloque. Par la suite, il construisit plusieurs modèles en bois.

    Le Docteur Laennec auscultant un phtisique (un tuberculeux) devant ses élèves à l'Hôpital Necker

    Peinture de Théobald Chartran

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Le stéthoscope de Laennec est en bois et rétractable.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    On trouve maintenant dans cette impasse le Samu de Paris (créé en 1972 par le Professeur Cara).

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Cette autre impasse (impasse Ronsin) est liée à un femme qui fit beaucoup parler d'elle : il s'agit de Marguerite Steinheil, qui fut la maîtresse du Président Félix Faure. Vous savez peut-être que cela se termina très mal pour lui...

    Promenade autour de la tour Montparnasse

     En effet, le 16 février 1899, le Président appelle sa maîtresse au téléphone et lui demande de passer le voir en fin d’après-midi. Quelques instants après son arrivée, les domestiques entendent un coup de sonnette éperdu et accourent : allongé sur un divan, Félix Faure râle tandis que Marguerite Steinheil rajuste ses vêtements en désordre. Le chef de l'État meurt quelques heures plus tard. Les causes réelles de la mort du Président restent pourtant incertaines : certains disent qu'il se pourrait qu'il ait été assassiné pour avoir pris position au début de 1899 contre la réouverture du procès d'Alfred Dreyfus...

    Marguerite Steinheil peinte par Léon Bonnat

    Il n'avait pas mauvais goût le Président ! 

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Par ailleurs, la rue a aussi été le théâtre du double crime de "l'affaire Steinheil".

    C'est encore Marguerite qui tient le devant de la scène !

    Le 31 mai 1908, le valet de chambre du couple découvrit au petit matin une scène d'horreur : ayant trouvé Mme Steinheil ligotée et baillonnée sur son lit, il découvre ensuite les corps sans vie d'Adolphe Steinheil et de la mère de Marguerite - qui était en visite lors de l'agression.

    Le médecin légiste constata que le peintre et sa belle-mère avaient été étranglés.

    Devant les incohérences des propos tenus par Marguerite Steinheil, celle-ci, surnommée "la veuve rouge", fut accusée du double assassinat même si aucun mobile ne fut clairement établi. Sans preuves tangibles cependant, elle fut acquittée...

    La foule réunie devant le lieu du crime

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Plus de 100 ans plus tard, il y a toujours un attroupement dans l'impasse Ronsin : notre groupe écoute les explications du guide !

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Nous empruntons ensuite un passage piétonnier pour rejoindre la rue Falguière...

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    dans laquelle prend la Villa Gabriel ouverte en 1895.

    Un vrai miracle dans ce quartier bouleversé par la construction de la Tour dans les années 1960-70

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Les nombreuses baies vitrées percées dans les immeubles de briques et pierre, ma foi très élégants, témoignent du passé artistique de cet îlot préservé.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Promenade autour de la tour Montparnasse

     Retour sur la rue Antoine Bourdelle avec cet immeuble ultra-moderne qui forme des managers experts : il s'agit d'une extension de l'Ecole Commerciale de la Chambre de Commerce et de l'Industrie de Paris (E.C.C.I.P)

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Voici la partie ancienne de la grande école : s’articulant avec le bâtiment préservé datant de 1908, le second édifice est pensé comme son contraire, opposant à la façade en brique du premier une surface lisse et vitrée aux couleurs vives, dont les panneaux dynamiques font entrer ou bloquent le soleil selon les saisons.

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Une inscription sur le fronton : anno 1908

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    En passant par la rue Falguière qui constitue l'arrière de l'école, on aperçoit à travers les grilles l'espace détente des élèves : non bad !

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Un autre immeuble ultra-moderne fait d'horizontales de verre et d'acier : celui de l'ancien siège du journal Le Monde, au 15 rue Falguière

    Actuellement occupé par l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Nous voici maintenant sur l'Avenue du Maine

    L'avenue tire son nom de celui du Duc du Maine, fils légitimé de la Marquise de Montespan avec Louis XIV, qui possédait un rendez-vous de chasse, le "domaine de Fantaisie" encore appelé "Château du Maine", à la pointe Nord du domaine de Sceaux.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Pour aller d'une habitation à l'autre, le Duc du Maine - afin de raccourcir le parcours qui l'obligeait à emprunter les petites rues de Paris - fit percer à travers la campagne de l'époque (Plateau de Montrouge), un chemin qui partait de l'actuelle débouché des rues de Sèvres, de Vaugirard et du Cherche-Midi, et qui rejoignait la route d'Orléans située sur la commune de Montrouge (ainsi que l'indique le Plan de Vaugondy de 1760).

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Cette voie porta les noms de Chemin d'Orléans vers 1760, Nouvelle Route d'Orléans vers 1763, Chemin du Petit-Montrouge vers 1777, Route du Maine vers 1791 avant de prendre, à partir de 1821, celui de Chaussée du Maine et enfin d'Avenue du Maine.

    Voici une gravure rendant compte de ce qu'était le Château au XVIIIème siècle : les dépendances, seules survivantes du domaine de Fantaisie, se trouvent encore dans la cour du 133 de la rue du Château.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Au numéro 15 de l'Avenue étaient situés les ateliers Cavaillé-Coll (manufacture d'orgues d'églises).

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Notre guide nous montre une gravure représentant l'ancienne Manufacture du Maine.

    Promenade autour de la tour Montparnasse   

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Dans la cour juste à côté, un Hôtel particulier a survécu miraculeusement au traumatisme subi par ce quartier dans les années 1960-70. Il mériterait une petite restauration...

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Un peu plus loin, au numéro 21, une impasse miraculeusement préservée, vestige des riches heures du Montparnasse des artistes. Il s'agit d'une cité d'artistes où survit un peu l'esprit de bohème des années folles : il y règne une douceur de vivre d'un autre temps...

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Au milieu du XIXème siècle, à cet endroit, alors Chaussée du Maine, est établi un relais de poste datant du XVIIème siècle. Celui-ci perd peu à peu de son utilité avec le développement de la gare Montparnasse. En 1901, l'avocat Joseph Roux fait bâtir des ateliers en utilisant des matériaux de récupération provenant de la récente Exposition Universelle. Les bicoques de piètre qualité se louent à faible coût et très vite artistes et artisans modestes s'installent. 

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    En 1908, l'artiste-peintre Marie Vassilieff fonde l'Académie russe et en 1912, elle installe son atelier au 21 avenue du Maine. Elle crée alors une nouvelle Académie.

    Chemin du Montparnasse se croise toute l'avant-garde artistique : Aïcha la mulâtresse - artiste venue du cirque, modèle favori de nombreux peintres -, Guillaume Apollinaire, Maurice Utrillo, Constantin Brancusi, Amadeo Modigliani, Tsugouharu Foujita, Pablo Picasso, Georges Braque, Jean Cocteau, Blaise Cendrars, Fernand Léger, Eric Satie, Henri Matisse, Max Jacob, Raymond Radiguet, Amedeo Modigliani, Ossip Zadkine, Chaïm Soutine…

    Un bouillonnement créatif intense

    Pendant la Première Guerre Mondiale, Marie Vassilieff ouvrit à cette adresse une cantine qui, pour quelques centimes, offrait aux artistes que la guerre lésait (ils ne pouvaient plus vendre leurs oeuvres aussi facilement) un repas complet et un verre de vin. Rapidement, ce club privé - qui n'est pas soumis au couvre-feu - devient un lieu de rassemblement festif.

    Ce lieu de mémoire, carrefour des mixités où résident encore peintres, sculpteurs et photographes, est un joli secret parisien pleine de charme.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Poursuivant son destin dédié à la création, le Chemin du Montparnasse accueille l'Espace Krajcberg, du nom du sculpteur polonais naturalisé brésilien Frans Krajcberg et la Villa Vassilieff, nouvel espace culturel de la Ville de Paris.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Promenade autour de la tour Montparnasse

      La tour n'est jamais très loin...

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Prenant sur le Boulevard Edgar Quinet, ce square porte le nom de Gaston Baty qui anima le Théâtre Montparnasse dans les années 1930.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

     On y trouve une statue de Soutine par Arbit Blatas - un sculpteur lituanien - à l'image de la peinture tourmentée de son auteur...

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Promenade autour de la tour Montparnasse

     Autoportrait de Chaïm Soutine (1916)

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Le bœuf écorché par Soutine (1924-1925)

    Notre guide nous expliquera que le peintre gardera cette pièce de viande - afin de la peindre - pendant plus d'un mois dans son atelier... Bonjour l'odeur !

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Direction la rue de la Gaité : elle tire son nom de son passé dévolu aux plaisir parisiens : là se côtoient encore restaurants et salles de spectacle.

    Paris a toujours accueilli des troupes de théâtre italiennes, principalement désignées sous le vocable de Théâtre-Italien ou Comédie-Italienne. L'hôtel de bourgogne, puis la salle Favart en sont les témoins.

    La "Comédie Italienne" située rue de la gaité date de 1974. Dans cette petite salle sont programmées des pièces d’auteurs italiens, classiques (comme Carlo Goldoni) et contemporains, jouées en français.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Au fond d'une l'impasse, l'entrée de Bobino, la célèbre salle de Music-Hall : c'est dans cette salle que Joséphine Baker fit sa dernière apparition sur scène. 

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Le lendemain de la quatorzième représentation, le 10 avril 1975, l’artiste est victime d'une attaque cérébrale à son domicile. Elle décède le 12 avril et, lors de ses obsèques le 15, le cortège funèbre passe devant Bobino dont l'enseigne porte encore son nom en grandes lettres.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    L'entrée actuelle de Bobino

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Devant le théâtre, une sculpture représente Georges Brassens assis sur une chaise : il s'est produit lui aussi plusieurs fois à Bobino et je suis allée l'écouter au moins deux fois à l'époque.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Avant de terminer cette promenade par la visite du Jardin Atlantique, un petit arrêt rue du Maine devant un autre théâtre parisien que je connais : le Guichet Montparnasse

    Une soixantaine de places en gradins : c'est l'avantage de ce petit théâtre où l'on peut vivre la pièce au plus près des acteurs.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Notre guide m'a aussi fait découvrir une Chapelle devant laquelle je suis passée maintes fois sans la voir... Il s'agit de la Chapelle Saint-Bernard.

    La chapelle a été construite sur l'initiative de Victor Bucaille chargé dès 1954 au Conseil de Paris de la réflexion sur la "nouvelle gare Montparnasse". À l'image d'autres capitales d'Europe, il a souhaité qu'au moins une gare parisienne possède un lieu de culte, et à ce jour cette chapelle est la seule implantée dans une gare parisienne.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Sur la façade donnant sur la Place Raoul-Dautry, on remarque le vitrail du maître-verrier Jacques Loire intitulé "Le Christ accueillant" (Photo David Métreau). Il a été posé en février 2015.

    Le Christ est adossé à une grande croix verte, signe d'espérance et repose sur un arc de cercle symbolisant le monde, les peuples de tous les pays, pour lequel le Christ est venu sur terre.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Pour accéder à la Chapelle, il faut descendre au niveau des sous-sols de la gare.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    L'intérieur de la chapelle est très sobre.

    Une statue de la Vierge en bois polychrome, offerte à la chapelle à son origine par le sculpteur Albert Dubos, posée sur un haut socle de bois, accueille le visiteur presque à l’entrée de la chapelle.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    L'autel a été façonné à parti de traverses de chemin de fer en bois : un clin d'oeil à sa situation...

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Au sortir de la Chapelle, une photo intéressante qui symbolise bien Paris

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Pour trouver le Jardin Atlantique, il faut passer par la Gare Montparnasse : un vrai parcours du combattant avant de trouver le bon escalier...

    La gare est en travaux actuellement. Voici une affiche publicitaire montrant à quoi elle ressemblera. On pourra alors y mieux voir les fresques de Vassarély actuellement cachées par des panonceaux publicitaires...

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Le Jardin Atlantique coiffe la gare Montparnasse depuis 1994.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Il rend hommage à la région Ouest (la gare Montparnasse dessert la Bretagne) avec des lampadaires figurant des voiles de bateaux...

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Deux Musées y a trouvé leur place.

    Le Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris,

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    et le Musée Jean Moulin.

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Petite promenade dans le labyrinthe

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    La végétation y est luxuriante...

    Promenade autour de la tour Montparnasse

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Les ondulations du sol suggèrent les vagues...

    Promenade autour de la tour Montparnasse 

    Une jolie promenade sous le soleil - de 3 heures tout de même - au cours de laquelle j'ai découvert plein de lieux que je ne connaissais pas...


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  • Samedi dernier nous sommes allés visiter l'Espace Renoir à Essoyes. Nous l'avions déjà vu à deux reprises les années précédentes mais la grande nouveauté de l'année c'est qu'on visite maintenant la maison que Renoir habita avec sa femme Aline.

    C'est en 1885 (Renoir a alors 44 ans) qu'Aline Charigot, d'abord modèle puis épouse du peintre, entraîne son mari à Essoyes, sa ville natale. Ils y passeront tous les étés en famille.

    L'espace muséal est abrité dans les anciennes écuries du château Hériot (devenu école du village).

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Je vous renvoie ICI à mon précédent article pour la visite de cet espace. 

    L'Ource à Essoyes

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Montée vers l'église : nous sommes avec Michèle et Martine.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Devant la maison natale de la belle Gabrielle, le modèle préféré du peintre et la nounou de Jean

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    La maison et l'atelier de Renoir se trouvent au bout de cette jolie allée de verdure.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    L'atelier de Renoir, à l'écart de la maison d'habitation

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Au rez-de-chaussée, la chaise roulante du peintre, handicapé en fin de vie par une polyarthrite rhumatoïde.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Au premier étage, l'atelier proprement dit avec... fort peu de choses en fait

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

     Au bout de cette allée, la maison des Renoir : au premier plan, les toilettes au fond du jardin...

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Sur la terrasse, des chaises longues de l'époque, un jeu de quilles. Le ton est donné : nous allons visiter une maison dont le propriétaire semble toujours devenir de quitter les lieux...

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Jeux d'antan

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Le salon-atelier : il y règne un désordre très organisé.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Monsieur Renoir : vous avez oublié vos pinceaux...

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes 

    Jean, il faudra tout de même penser à ranger tes jouets !

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    La pièce voisine est la salle d'exposition : on y trouve des originaux tel ce buste d'Aline Charigot,

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Ce portrait intitulé Jeune femme au miroir datant de 1915,

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    et une vue d'un pont

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Toujours au rez-de-chaussée, la cuisine

    Le buffet-vaisselier a appartenu à la famille Renoir ainsi que la table ; les autres meubles ont été chinés ou récoltés auprès des habitants du village.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Aline a appris à lire, à écrire et à compter (ce qui n'est pas si fréquent à l'époque) mais elle préfère briller par la qualité de ses repas plutôt que de parler de ce qu'elle ne connait pas. C'est une cuisinière hors pair : ses talents ont séduit à Paris des intellectuels comme Stéphane Mallarmé, Emile Zola, Paul Verlaine...

    Renoir aime les larges miches de pain, le beurre blanc non jauni au safran comme c'est la mode à Paris, les pois et les petites pommes de vigne, le vin local qui n'est pas coupé avec de l'eau. Il le boit dans des verres ordinaires, surtout pas en cristal, et parfaitement essuyés avec des torchons en lin qui, contrairement au coton, ne laissent pas de poussière blanche sur les verres.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Le grand escalier dessert les chambres des Renoir, au premier étage. Le deuxième niveau où logeaient les domestiques - mais aussi les modèles, les invités - et même Pierre, le fils aîné des Renoir, n'est pas ouvert au public.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Handicapé depuis 1902, le peintre a de plus en plus de mal à se mouvoir : "Nous l'asseyions dans la chaise à porteurs", explique Jean Renoir. C'était un fauteuil en osier aux flancs duquel on avait fixé deux bambous. Pour descendre l'escalier, la grande Louise se mettait devant et l'infirmière derrière. Pour monter, elles échangeaient leurs places.

    Renoir a peint la maison en 1903 et en 1906 : on y voit bien la tourelle renfermant l'escalier.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    La chambre d'Aline (antichambre)

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Elle est raffinée, avec une coiffeuse et du matériel d'écriture, mais sans luxe superflu. Aline respecte le goût de l'authenticité de son mari et, si elle aime les belles maisons, elle refuse le "toc".

    Des bribes de galon et de papier peint ont été retrouvées dans cette chambre. Il n'a pas été possible d'authentifier le motif exact du papier-peint mais il a été refait à la planche dans le même ton.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    La baignoire en zinc a appartenu à la famille Renoir.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    La chambre des enfants

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    La collection de pierres des enfants...

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    La chambre de Renoir

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    "Je trouvais toujours ses fenêtres grandes ouvertes", raconte Jean Renoir en parlant de cette chambre et du moment où il était autorisé à y pénétrer, seulement quand son père était habillé.

    Baignée de lumière dès les premiers rayons du soleil, la chambre est à l'image du peintre : douce et chaleureuse. Renoir se contente du strict nécessaire, de meubles en bois brut et de bons draps de lit, le tout sans prétention et sans ornements superflus.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Le lit est celui de Renoir.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Le chauffe-bain, la bassine plate et son tub sont d'origine.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Le choix du revêtement mural est inspiré par les bribes de papier-peint au motif de feuillage.

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Retour vers l'atelier

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Tiens... un visiteur égaré !

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Pour clore cette visite, un petit tour au cimetière où le peintre, sa femme et plusieurs de leurs enfants sont enterrés. Les dépouilles de Renoir et de sa femme ont été exhumées du cimetière du château de Nice où ils avaient été enterrés : ils avaient tous les deux émis le souhait de reposer à Essoyes.

    Nous y rencontrons Bernard Pharisien, petit-neveu de Gabrielle Renard, le modèle préféré du peintre, qui propose bénévolement tous les matins aux amateurs d'histoire et d'érudition une promenade dans le village durant laquelle il fait revivre le peintre et les siens (Les matinales d'Essoyes).

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Au premier plan, la tombe de Renoir et au deuxième plan, celle d'Aline Charigot

    Selon Bernard Pharisien, c'est pour une question d'esthétique que le peintre et sa femme n'ont pas été enterrés l'un à côté de l'autre et non pas, comme je le croyais, du fait d'une inimitié entre Renoir et sa belle-mère (celle-ci étant enterrée avec sa fille)...

     

    Visite de l'Espace Renoir à Essoyes

    Une visite très émouvante : à conseiller


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  • J'avais oublié ces photos dans mon appareil !

    Elles datent d'il y a presque un an...

    Aujourd'hui nous avons emmené notre amie Michèle, qui passe quelques jours avec nous en Bourgogne, écouter un concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc situé à seulement 35 minutes de la maison. Nous en avons donc profité pour visiter ce beau château Renaissance.

    Il s'agit d'un quadrilatère parfait flanqué aux angles de pavillons également carrés.

    La genèse d’Ancy-le-Franc provient d’une rencontre, celle de Sébastiano Serlio, architecte italien de François I er, et du beau-frère de Diane de Poitiers, Antoine III de Clermont-Tallard, désireux d’édifier sur ses terres un château qui sera le reflet de sa puissance et de sa richesse. La construction débute en 1542 et dure huit ans, mais les travaux de décoration interne s’étalent jusqu’en 1600.

    Antoine de Clermont avait demandé à son architecte un château sur le modèle d'un palais romain mais une toiture romaine plate était infaisable en Bourgogne : il réalisa donc une toiture à large pente.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    On entre dans le château par un porche monumental décoré du monogramme de Charles-Henri de Clermont-Tonnerre : CHCT.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    La cour intérieure est très sobre, tapissée de petits gravillons ratissés au peigne fin.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    La visite du château commence à l'étage auquel on accède par un grand escalier d'honneur, à vis.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    La première pièce que l'on visite est la Chapelle qui est dédiée à Sainte Cécile, la patronne des musiciens. Tout comme l'ensemble des pièces du château, cette dernière est couverte de fresques dans sa partie haute tandis que des peintures représentant différents saints et prophètes ornent sa partie basse : le château d'Ancy-le-Franc est le rival direct de Fontainebleau.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Le plafond de la chapelle est en trompe-l'oeil : il y a seulement une apparence de relief...

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Saint Philippe !

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Donnant sur la chapelle, un petit oratoire permet d'écouter sans être vu. Il possède un curieux décor de têtes de mort...

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Admirez le superbe carrelage de la Salle des Gardes !

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Au fond de la pièce, un portrait de Gaspard de Clermont-Tonnerre, Maréchal de France

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

     La pièce suivante est la salle à manger : les bougies d'un superbe lustre hollandais devaient illuminer le soir la table où le dîner semble prêt à être servi.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Attenant à la salle à manger, un cabinet d'aisance...

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Puis vient le Salon Louvois du nom de son ancien propriétaire, François-Michel Le Tellier, premier marquis de Louvois et ministre de Louis XIV qui acheta en effet en 1683 le château aux Clermont-Tonnerre. Ce salon était à l'origine la chambre où Louis XIV dormit lors de son passage à Ancy-le-Franc en 1674.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc 

    On peut y admirer un très beau plafond à caissons.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

     La visite se poursuit par le Salon des Dauphins dont le nom rappelle celui du Dauphiné, la région d'origine d'Antoine III de Clermont-Tonnerre. Le portrait est celui de François de Clermont-Tonnerre qui reçut Louis XIV en 1674.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Ici encore un très joli plafond qui n'a rien à envier à celui de la pièce suivante, le Salon mauve.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Dans ce salon un superbe secrétaire du XIXème (copie d'un cabinet du XVIème siècle de style florentin) en bois de poirier noirci incrusté d'ivoire et d'os.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Il parait que si une seule personne avait dû le fabriquer, cela lui aurait pris 35 ans !

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Nous voici à présent dans le Salon du balcon : salon de musique au XVIIIème siècle il est devenu au XIXème salle de billard.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    La Galerie des Sacrifices est constituée d'une pièce rectangulaire recouverte de peintures murales en grisaille (camaïeu de gris) : les scènes sont empruntées à la religion gréco-romaine.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Ces scènes de sacrifices d'animaux sont la reproduction fidèle des gravures d'un ouvrage du XVIème siècle (celui de Guillaume de Choul) sur les rites religieux antiques.

    (Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Depuis la galerie on a une jolie vue sur la cour carrée.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Vous l'aurez deviné : il s'agit là de la nouvelle bibliothèque qui date du XIXème siècle (mais qui comporte des ouvrages des XVII, XVIII et XIXème siècles). L'ancienne bibliothèque a été entièrement détruite pendant la Révolution : tous les ouvrages ont été brûlés dans la cour intérieure...

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Le Cabinet du Pastor Fido est une pièce utilisée par la maîtresse de maison pour recevoir ses proches invités et ses amis fidèles. C'était l'endroit de repos de la Marquise de Sévigné lorsqu'elle venait rendre visite à sa grande amie, Anne de Souvré, épouse du premier marquis de Louvois. Les peintures, sur le thème d'une pastorale, rappellent un poème très connu à l'époque : Il Pastor Fido.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    La chambre de Judith

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

     A droite de la cheminée, un tableau représentant Judith décapitant Holopherne.

    Judith décapitant Holopherne est un thème artistique tiré du Livre de Judith (Livre de la Bible) particulièrement représenté dans la peinture européenne du XVIIème siècle.

    Judith entre dans la tente d'Holopherne, un général assyrien sur le point de mener une offensive contre la ville de Béthulie. Il s'enivre au point de perdre connaissance ; Judith le décapite, et emporte sa tête dans un panier (la tête est souvent représentée dans un panier portée par une servante de Judith, plus âgée qu'elle). Les peintres représentent généralement l'une des deux scènes suivantes : la décapitation d'Holopherne allongé sur son lit, ou Judith tenant la tête d'Holopherne, parfois aidée par sa servante.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Depuis la Chambre de Judith on jouit d'une jolie vue sur les jardins et le village voisin.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Le "parterre est" a été entièrement rénové l'an passé.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Cette vue d'avion le met bien en valeur.

    Quatre panneaux représentant deux roses, une tulipe et une anémone se détachent sur un fond de pierres blanches (quartz), encadrés d’une rangée végétale de fusains. Des œillets et des pétunias constituent les pétales des 4 fleurs géantes, des plants verts pour les tiges et feuilles.

    Au fond de la perspective, un majestueux bassin et son grand jet d’eau.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

     La Galerie de Médée est l'une des plus jolies pièces, à mon sens, du château. Elle porte ce nom car il y a ici la représentation du célèbre récit mythologique grec : le départ de Jason et des argonautes à la Recherche de la Toison d'Or.

    La grande composition décorative aux murs, un décor à fond de grotesques, est d'inspiration pompéienne. Ornements décoratifs de guirlandes, frises, vases, rinceaux tant aimés à l'époque.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Le carrelage du sol est certainement le plus beau du château : il s'agit d'une magnifique composition de mosaïque de marbre italien datant du 18ème siècle. 

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Sur le mur du fond, une fresque représente le combat de Médée contre Jason : cette dernière va le tuer pour dévorer ensuite ses enfants.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    La Chambre des Arts porte ce nom en raison des médaillons représentant les 7 Arts Libéraux (3 matières littéraires et 4 matières scientifiques). Il s'agissait des matières enseignées dans l'Antiquité et au Moyen-Age. Ils sont le fruit d'un travail entre Le Primatice et son élève et exécuteur testamentaire Ruggiero de Ruggieri.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Voici le médaillon de "La Grammaire"

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    et celui de "La Rhétorique"

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Je l'ai surtout photographié pour le motif du bas représentant un singe chevauchant un chien : la reine Catherine de Médicis, épouse d'Henri II, aimait s'entourer de ces animaux...

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Le plafond du 16ème siècle est un damier de 9 caissons, il est sans doute un des plus beaux de ce château. Dans son état d'origine, il a certes souffert de quelques infiltrations mais il n'a pas été retouché.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Nous voici maintenant dans la Galerie de Pharsale, toute en camaïeu d'ocre du plus bel effet. C'est ici que se trouvent les peintures murales les plus célèbres du château.

    Son nom vient de la fameuse bataille qui opposa en 49 avant J-C les troupes de César et celles de Pompée. Bien sûr, César en fut le vainqueur, Pompée prit alors la fuite en Egypte où il mourut empoisonné par le frère de Cléopâtre, laissant le champ libre à la dictature.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Au centre de la galerie trône un portrait en pieds de Louis XIII.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Détails de la bataille

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Là se termine la visite du premier étage du château. Le rez-de-chaussée est en cours de restauration...

    Mais je vous ai annoncé un concert de trompes de chasse, n'est-ce pas ?

    Voici justement qu'il est l'heure d'y assister : ce sont les sonneurs de l'Ecole de trompes de chasse Saint-Hubert de Chablis qui officient.

    Concert de trompes de chasse au Château d'Ancy-le-Franc

    Le Clermont-Tonnerre

    Le concert des débutants : Le point du jour

    La Saint-Hubert naturellement

    Les sonneurs nous ont aussi fait la démonstration que pour savoir sonner il faut aussi savoir chanter juste !

    Le Printemps à Novel (Christian Delval)

    Le refuge (chant pyrénéen)

    Les salutations des sonneurs...

    Bon... je ne dis pas que j'en écouterais tous les jours mais une fois de temps en temps c'est amusant surtout dans un si joli cadre...


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