•  Hier après-midi le Théâtre de Châtillon présentait Ruy Blas aux élèves des collèges et des lycées mais la réservation était ouverte à tous. J'en ai donc profité pour prendre deux places pour ce spectacle joué par les acteurs de la Compagnie A2R.

    Le spectacle a été créé en juillet 2017, au festival d'Avignon à l'Espace Roseau-Teinturiers où il a reçu un excellent accueil du public et de la critique et joué au Théâtre de Sens en octobre 2017.

    Le texte de Victor Hugo était mis en scène par son directeur, Roch-Antoine Albaladejo : une mise en scène originale qui attribuait plusieurs rôles à chacun des acteurs, qu'ils soient alternativement baladins d'une troupe de nomades saltimbanques ou protagonistes de la pièce. Pendant toute la durée de la pièce, guitares et chants mettaient en valeur le texte de Victor Hugo,

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    Par une nuit d'été une troupe de nomades s'arrête à l'orée d'un bois … C'est aujourd'hui le grand soir... celui où l'on va raconter l'histoire de Ruy Blas… Magie de la nuit, complainte des alexandrins, chant des guitares, exaltation des corps, danse des passions... Silence… Il était une fois...

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    Don Salluste vient d’être exilé par la Reine. Il décide de se venger en utilisant son cousin Don César de Bazan devenu par la force du destin un va-nu-pied. Celui-ci refuse, ne voulant pas s’abaisser à blesser une femme et en conséquence... il est envoyé aux galères. Salluste décide alors de se servir de son valet pour accomplir sa vengeance : Ruy Blas, qu’il sait fou d’amour pour la Reine, devient alors le nouveau Don César. Vertueux, guidé par le bien commun et la grandeur de l’Espagne, celui-ci ne voit pas la toile qui est tissée autour de lui...

    Excellents acteurs, poésie des alexandrins, enchantement pour les yeux...

    Que demander de plus ?

    Dommage que le théâtre de Châtillon, comme tous les théâtres d'ailleurs, fasse relâche l'été car j'ai remarqué qu'ils ont toujours une production de qualité.

    Dommage aussi que le professeur responsable d'une classe assise tout à côté de nous n'ait pas fait, discrètement, la discipline nécessaire pour faire taire quelques uns de ses élèves, très dissipés, qui nous ont en partie gâché le plaisir d'écouter ce beau texte...


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  • Une soirée théâtre aujourd'hui pour aller applaudir - et ils le méritent - les acteurs de la Compagnie du Grenier de Babouchka dans une pièce de Marcel Aymé, Clérambard.

    Philippe, Arlette et Michelle, découvrent la nouvelle salle, très classe, du Théâtre 13 récemment rénové, une salle qui était presque pleine. Il faut dire que le théâtre fait les places à 13 euros pour tous le 13 de chaque mois.

    Qui dit mieux ?

    Clérambard de Marcel Aymé au Théâtre 13

    Le Comte de Clérambard, étouffé par les dettes, réduit sa famille à manger du chat et à tricoter des pull-overs qu'il vend pour sauver les murs de son château. Alors qu'il vient de tuer le chien du curé pour le manger, lui apparaît Saint François d'Assise qui lui confie un livre sur sa vie : dès lors, complètement transformé, il se met à imposer la sainteté à son entourage jusqu'à vouloir marier son fils, un grand benêt de 22 ans, avec une prostituée qui est, pour lui, une victime innocente et ferait bien partager à tous les siens les délices de la pauvreté et de la mendicité...

    Folie douce, démence ou miracle, comment va-t-il se sortir de cette soudaine rédemption ?

    Un extrait qui donne bien le ton de cette pièce jubilatoire.

    Nous avons adoré !


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  • Ma soeur est une petite chanceuse : elle bénéficie encore aujourd'hui de places gratuites au théâtre 13 pour y avoir emmené plusieurs fois ses élèves... Du coup, nous y allons ensemble de temps à autres.

    Ce soir, c'était pour aller voir une pièce d'Alexis Michalik intitulée Intra-muros.

    Nous avons été emballées par ce spectacle qui met en scène deux détenus d'une centrale qui viennent assister à un atelier-théâtre proposé par un metteur en scène sur le déclin et une assistante sociale qui a une bonne raison - la pièce nous le dévoilera - de l'avoir organisé.

    Intra-muros d'Alexis Michalik au Théâtre 13 jardin

    Ce spectacle, inspiré d'une réelle rencontre entre l'auteur et des prisonniers, a été conçu autour de réponses imaginées à des questions qu'il n'a pas eu le temps de leur poser.

    Richard, le metteur en scène, briefe les deux détenus : à droite Kevin qui s'est inscrit à l'atelier et à gauche Ange qui s'est inscrit par amitié pour son ami mais qui n'en a rien à cirer...). A gauche, l'assistante sociale et à droite la partenaire de Richard - et aussi son ex-femme)

    Intra-muros au Théâtre 13 Jardin

    Le décor est minimaliste : un lit en fer pour symboliser la cellule, des chaises pour l'atelier-théâtre et des portants qui permettent aux acteurs de se changer pour interpréter les différents rôles (et ils sont nombreux).

    Un musicien, dans un coin de la scène, gère le son et accompagne les échanges des protagonistes avec divers instruments.

    Kevin, il a la rage au ventre ! Il le dit et le montre avec beaucoup de talent.

    Intra-muros au Théâtre 13 Jardin

    Le spectacle mêle habilement des scènes de la vie des détenus (à l'aide de flash-backs) avec celles de l'atelier-théâtre si bien que parfois on ne sait plus trop si on est dans le théâtre ou dans la vie...

    La pièce se joue jusqu'au 16 avril : franchement, elle est excellente et vaut largement les 14 euros demandés (pour les seniors). Plein pot, c'est seulement 18 euros.

    En plus, on est bien assis dans cette nouvelle salle.

    Que demande le peuple !


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  • Après deux ans de travaux, le Théâtre 13 Jardin situé à deux pas de chez nous a rouvert ses portes ce week-end. Il faisait même "Portes Ouvertes" tout le week-end en offrant aux spectateurs la gratuité des spectacles.

    Je suis donc allée y jeter un œil cet après-midi.

    Inauguration du Théâtre 13 Jardin

    Ici, ce sera la buanderie m'a-t'on dit : l'espace est occupé aujourd'hui par les costumes d'un ancien spectacle "Le mandat" de Nicolaï Ermann donné en 2007.

    Inauguration du Théâtre 13 Jardin

    Cette future loge est occupée, elle, par les costumes d'une pièce jouée en 2005 :  "Le collier de perles du Gouverneur Li Qing".

    Inauguration du Théâtre 13 Jardin

    Mais ce soir c'est à un vrai spectacle que j'ai assisté dans la toute nouvelle salle du théâtre relookée au goût du jour (un peu tristounette pour le mien propre : j'aurais bien vu des fauteuils rouges...).

    Inauguration du Théâtre 13 Jardin

    Elle s'intitule : "Bébé barbu" ou" Les nouvelles aventures de Jean-Claude Barbès" (Naissance, éducation et avènement d'un Gargantua des temps modernes), une création de la Compagnie du "Grand Colossal Théâtre".

    A mourir de rire !

    Un rôle très physique pour l'actrice, Aline Vaudan, qui doit simuler un accouchement difficile (celui d'un bébé de 107 kilos !). On se reconnait ensuite parfaitement dans le rôle des parents (ou des grand-parents...) de cet enfant Roi qui nécessite qu'on s'occupe de lui à longueur de journée ne laissant aucune place aux parents pour une vie un peu plus personnelle...

    La scène des

    "Il est où Toto ?"

    "Il est là !".

    "Coucou !"

    qui se répète inlassablement est indescriptible de drôlerie.

    Inauguration du Théâtre 13 Jardin

    Bravo à ces acteurs qui nous ont fait passer un excellent moment et merci au Théâtre 13.

    Ca va comme ça les yeux Marie-Claire ?


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  • Le Studio Raspail accueillait en ce week-end de fin février la troupe du Groupe Lyrique pour deux spectacles musicaux : Le Pauvre Matelot, complainte lyrique de Darius Milhaud sur un livret de Jean Cocteau et Le Medium, Opéra de Gian Carlo Menotti sur un livret de sa création.

    J'avais convié mon amie Marie-France à m'y accompagner et nous avons toutes les deux passé un excellent après-midi.

    Le Pauvre Matelot a été créé en 1926.

    Cocteau s'est inspiré d'un fait divers sanglant de l'époque. Une femme tient un bar de marin en décrépitude sans aucune nouvelle de son mari, un matelot parti quinze ans plus tôt pour faire fortune. L'époux revient un jour, riche et changé. Il apprend avec joie que sa femme lui est restée fidèle mais, pour regarder son bonheur "du dehors", décide de se faire passer pour quelqu'un d'autre. Il raconte à sa femme qui ne le reconnaît pas qu'il est un ami de son mari pauvre et criblé de dettes.

    La réaction de la femme ne se fait pas attendre...

    Le Groupe Lyrique au Studio Raspail

    Le Medium a été créé en 1946.

    Madame Flora (Baba) vit avec sa fille Monica et un jeune muet, Toby, qu’elle a tiré de la sauvagerie des rues de Budapest. Pour pourvoir aux besoins du foyer, Madame Flora vend ses talents de médium : elle entre dans de fausses transes devant des clients qui ont l'impression d'entrer en contact avec leurs défunts, alors qu’ils ne s'agit que d'effets spéciaux produits par Monica et Toby. L’intrigue se noue à la fin d’une séance, lorsque Madame Flora sent des mains glacées encercler son cou...

    Le Groupe Lyrique au Studio Raspail

     Un très beau spectacle, avec de très belles voix et une mise en scène originale. J'ai particulièrement aimé le rôle du jeune-homme muet qui est interprété avec beaucoup de grâce par le danseur Gael Rougegrez.

     Participation au chapeau... On y retournera !


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