• Après la promenade dans le village de Gevrolles avec Monsieur Maîtrehenry, Nadine nous a invités à nous rendre au Château de Dinteville, à quelques kilomètres de là.

    Ce sont les propriétaires, Monsieur et Madame Henri de La Ville-Baugé, qui nous reçoivent.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    La grille du jardin est datée de 1753.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Après avoir emprunté une longue allée bordée de beaux arbres deux fois centenaires, nous arrivons en vue du château.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    La plate-forme rectangulaire entourée de douves alimentées en eau courante et les deux tours rondes cantonnant le corps de logis sont peut-être des vestiges de la construction primitive du XVIème siècle. A l'origine, comme nous l'explique la propriétaire, le château occupait donc toute l'étendue entre les douves et était sans nul doute plus massif.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Du XIIIe au XVIe siècle, le château était la propriété de la famille de Jaucourt. 
    Celle-ci était très active en Champagne sous François Ier. A la mort de Joachim de Dinteville, en 1607, le château est laissé à l’abandon. Le château Renaissance sera acheté et modifié par le chevalier Guillaume Le Brun en 1703 : une aile à droite et les frontons sont ajoutés, donnant à la façade une structure symétrique classique. Le chevalier Le Brun léguera ce château à sa descendance jusqu'au propriétaire actuel le Marquis de La Ville-Baugé.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Faisant le tour du château, nous passons devant l'entrée donnant vers le village. Les grands arbres ont été coupés récemment pour en replanter de nouveaux.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    La rivière dite de la "fontaine rouge" se déverse dans les douves par une cascade importante en hiver. Evidemment avec cette chaleur la rivière est à sec...

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Un château qui a de la gueule, non ?

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Un petit détour vers l'Orangerie qui vient d'être restaurée grâce à des aides publiques.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    La charrette à bras sert à transporter les pots craignant le gel.

    Visite guidée du Château de Dinteville

     Voici que nous abordons la façade la plus ancienne du château, celle datant du XVIème siècle où très peu d'ajouts ont été faits : c'est celle que je préfère.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Les douves du château ont trouvé des locataires dirait-on !

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Une jolie girouette en forme de sirène sur cet angle de toiture

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Le tour est joué : entendez par là que nous avons fini de faire le tour du château !

    Cette façade monumentale (édifiée au XVIIIème siècle) n'est pas celle que je préfère.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Une petite visite intérieure maintenant

    C'est dans cette pièce qui était autrefois la cuisine du château que Madame de La Ville-Baugé va nous expliquer l'histoire de son château. Elle est aidée en cela par des plans disposés sur la massive table de bois.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Un Saint-Hubert dirait-on... ?

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Ce plan m'a semblé particulièrement parlant : on y voit bien, en bleuté, les parties du château actuel et en pointillés ce qu'il était au XVIème siècle.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Dans la pièce voisine, une maquette du château

    Visite guidée du Château de Dinteville

    On y voit la chapelle, en premier plan, et le donjon au second plan. Le château actuel se situerait ici à l'emplacement de l'aile droite du château médiéval.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Cette maquette est une interprétation de ce qu'aurait pu être le château au XVIème siècle avec son puits central et ses arcades.

    J'ai oublié qui a réalisé ces maquettes : en tout cas quelqu'un qui y a passé beaucoup de temps...

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Il y a dans cette pièce un impressionnant lustre en fer forgé orné de bois de cerfs.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Dans la tourelle d'angle communiquant avec la cuisine se trouvaient une laiterie,

    Visite guidée du Château de Dinteville

    et une boucherie...

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Madame de La Ville-Baugé termine sa visite guidée en nous montrant une reproduction d'un tableau de Hans Holbein le Jeune "Les ambassadeurs" peint en 1533. Le tableau est actuellement conservé à la National Gallery de Londres.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Le personnage de gauche n'est autre, en effet, que son commanditaire, Jean de Dinteville, ambassadeur de François Ier en Angleterre auprès d'Henri VIII.

    Cette oeuvre reste surtout célèbre pour contenir, au premier plan, une des plus spectaculaires anamorphoses de l'Histoire de la peinture : une forme évoquant un os de seiche se révèle, depuis un point de vue oblique, être un crâne humain, caractéristique des vanités de la Renaissance.

    Cette petite vidéo vous explique tout par le détail et...

    C'est passionnant !

    NB : les anamorphoses ont été inventées au XVIème siècle par un graveur de Nuremberg, Erhard Schoen. C'était pour les contestataires la façon de s'exprimer sans s'attirer les foudres des pouvoirs spirituel et temporel.

    Une visite et des gens fort sympathiques


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  • Pour ce Mardi Découvertes, l'Office de Tourisme de Châtillon nous propose aujourd'hui la visite du village de Gevrolles en compagnie de son Maire, Monsieur Maîtrehenry.

    L'église est sous le vocable de Saint-Pierre-ès-Liens en rappel de l'enfermement du Saint dans les prisons romaines en l'an 44 par Hérode Agrippa.

    Promenade dans le village de Gevrolles 

    On entre ? 

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Monsieur Maîtrehenry nous explique que l'église, construite entre 1864 et 1866, a été entièrement rénovée récemment grâce à l'argent de la commune : le travail a été fait par l'un de ses habitants. Il nous signale aussi sa curieuse orientation Sud-Nord, contrairement à la tradition qui veut que le choeur soit à l'Est, tourné vers Jérusalem.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    L'église a été construite dans le style néo-roman : voûtes en berceau, fenêtres en arc plein-cintre. De jolis lustres en fer forgé l'éclairent et la pierre est vraiment magnifique.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Les arêtes des voûtes se terminent toutes par une sculpture surplombant un très élégant chemin de Croix.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles 

    Le balcon de pierre situé au-dessus du porche d'entrée servait autrefois aux chanteurs. Ceux-ci y accédaient par un escalier situé dans la tourelle de droite au niveau du porche d'entrée.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

     Le Chœur est très joliment décoré.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    La plupart des vitraux sont un don de la famille du Souzy propriétaire du Château de Gevrolles et amatrice de chasse à courre comme en témoigne ce Saint-Hubert habillé en Robin-des-bois.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Celui-ci représente Saint-Pierre : on le reconnaît à ses clefs.

    (Photo Christaldesaintmars)

    Promenade dans le village de Gevrolles

    En ressortant de l'église, Philippe me montre une très jolie descente de gouttière.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Dommage que de tels ouvrages ne se fassent plus...

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Monsieur Maîtrehenry autorise les volontaires à monter à la tribune. Nous ne sommes que deux à accepter... En haut de l'échelle de meunier, deux cloches ont été installées : l'une de 1450 kg, l'autre de 800 kg. L'une d'elles a été offerte à l'église par Monsieur de Souzy, châtelain de Gevrolles, en 1913.

    Que signifie ce AAA 1890, j'ai oublié de le demander. Peut-être la date d'installation de l'une de ces cloches... ?

    Promenade dans le village de Gevrolles

    J'ai pris de la hauteur : me voici ici dans la Tribune des chanteurs !

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Par curiosité, en redescendant, je suis allée ouvrir la porte située dans la tourelle de gauche : elle ne donne très curieusement sur rien ! Sans doute a-t-elle été construite seulement pour respecter la symétrie de l'église...

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Monsieur le Maire nous a ensuite emmenés voir la roue à aube située dans la Bergerie impériale située en face de l'église. Celle-ci a été construite en 1846 sous la Monarchie de Juillet pour élever des moutons mérinos à laine soyeuse. Elle comportait jusqu'à 800 bêtes (200 mères et 50 béliers). Faute de rentabilité, elle ferma ses portes en 1869.

    Un siècle plus tard, René et Thérèse Massart la rachetèrent et firent la pari de la restaurer pour qu'elle retrouve son cachet d'antan.

    Promenade dans le village de Gevrolles

     A l'entrée de la propriété, des poteaux surmontés... de moutons bien sûr !

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Nous sommes, comme toujours, assez nombreux à assister aux animations du mardi.

    Promenade dans le village de Gevrolles 

    La roue à aube alimentait les machines de la Bergerie. 

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Un joli monument aux morts

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Un petit tour au lavoir... 

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

     

    Cette visite du village a été improvisée, du fait de l'annulation de la visite de l'EARL des Crêts (élevage de poulets) de Montigny-sur-Aube.

    Bravo à Nadine pour ce changement de programme efficace !


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  • "Les Mardis découvertes" de l'Office de Tourisme de Châtillon proposent aujourd'hui un programme très appétissant : "1 2 3 P, pour Poterie, Patrimoine et Pétillant" !

    La première visite se passe à la ferme du Bel Air à Bouix, où Gerke Grashuis, une hollandaise établie dans le Châtillonnais, a installé son atelier de poterie tandis que son mari y élève des moutons.

    Très bucolique tout ça...

    Il faut monter sur les hauteurs par la route qui sort du village pour trouver, comme son nom l'indique, la ferme du Bel Air : de là, on domine toute la plaine de Châtillon.

    Visite guidée du château de Larrey

    La chaleur du jour (39°C tout de même) n'a pas empêché les gens (ni moi toute seule, Philippe préférant rester au frais - relatif - de la maison) de s'inscrire à l'animation. Nous sommes 73 à y participer : un record absolu pour Nadine qui organise ces sorties.

    Visite guidée du château de Larrey

    L'artiste nous accueille dans sa salle d'exposition et nous donne quelques explications.

    Visite guidée du château de Larrey

    Voici quelques unes de ses productions

    "1 2 3 P pour Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Visite guidée du château de Larrey

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Gerke nous a réservé un très bon accueil.

    Elle avait préparé des petites douceurs hollandaises et... surtout de l'eau pour ses visiteurs.

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

     Nous avons ensuite assisté à la fabrication de plusieurs objets, Gerke nous faisant des commentaires sur sa façon de travailler la terre. Celle-ci vient de la région de Sancerre.

    Gerke nous a expliqué que son "truc" c'était la fabrication d'objets usuels...

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Il faut ensuite cuire l'argile dans un four : voici la réserve de bois.

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Photo internet

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Les moutons du mari de Gerke

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Il y a toujours des déchets quand on travaille l'argile : Gerke les appelle avec humour "ses petits chagrins". Ils sont en vente sur une table à part à des prix défiant toute concurrence : certains sont un peu craquelés, d'autres pas parfaitement arrondis...

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Notre après-midi s'est poursuivie par la visite du château de Larrey, distant de seulement quelques kilomètres, par Monsieur Bouchard, son propriétaire. Je ne peux hélas pas vous en montrer des photos, celles-ci étant interdites : le château est une propriété privée. M. Bouchard nous a expliqué que du fait de l'inscription du château à l'inventaire des monuments historiques depuis 1972, il avait eu le choix quand il en a fait l'acquisition en 1981, soit de recevoir des subventions (mais alors il fallait le faire visiter) ou bien de se débrouiller seul (et du coup ne pas le faire visiter).

    Cette visite (des extérieurs) était tout à fait exceptionnelle.

    Le château a été construit en 1230 par Eudes III de Grancey, l'un des plus puissants seigneurs du nord de la Bourgogne, qui avait reçu le fief de Larrey de son épouse, Constance de Larrey. Les Grancey gardèrent cette terre jusqu'à la fin du XVème siècle ou elle passa à Marie de Grancey marié à Claude Toulongeon qui rebâtirent en partie le château. Elle fut finalement vendue en 1650 à Abraham de Fabert qui la fit ériger en marquisat, mais la céda dès 1661 à Pierre Lenet, conseiller d'Etat, lequel modifia le corps de logis et une partie des communs. En 1780, nouvelle vente au prince de Condé, qui en fit don à l'hôpital de Chantilly. Le château est ensuite tombé dans l'abandon au XIXème siècle, servant d'étables, de granges et d'écuries dans le cadre d'une exploitation agricole.

    Le château surplombe le village mais reste en grande partie caché par la végétation (Photo Maude Gallimard).

    "1 2 3 P pour Poterie, Patrimoine et Pétillant" : une animation de l'OT de Châtillon

    Il s'agissait à l'époque d'une véritable forteresse militaire.

    Pendant l'interminable guerre de Cent Ans, entre deux batailles pour "bouter l'Anglais hors de France", les troupes du roi Charles VII avaient la détestable habitude de battre la campagne, armes à la main, pour s'emparer des châteaux et rançonner les populations. Leurs méfaits leur valaient le nom d'Écorcheurs, ralliés au parti des Armagnacs. Leurs rivaux dirigés par le Duc de Bourgogne, Philippe le Bon (qui avaient des intérêts convergents avec les Anglais puisqu'ils guerroyaient contre le Roi de France), étaient la cible régulière de ces pillages.

    Enluminure du XVème siècle représentant le pillage d'une ville

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Le capitaine Jacques d'Espailly, surnommé "Fortépice", malgré ses titres ronflants d'écuyer du Roi et de bailli de Melun, n'était rien d'autre qu'un de ces mercenaires. En 1430, le château fut assiégé par les Bourguignons qui le reprirent à l'ennemi.

    ◄►◄►◄►◄►

    Le château domine le village et est entouré de plusieurs niveaux de terrasses. Il est constitué d'une enceinte polygonale doublée de bâtiments d'enceintes en U. Le domaine ne fait pas moins de 10.000 mètres carrés et les bâtiments 1200...

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

     C'est par ce côté possédant encore deux belles tours reliées entre elles par une galerie en surplomb qu'on entrait à l'époque dans le château par une porte charretière précédée d'un pont-levis surplombant des douves sèches de dix mètres de profondeur. Il y avait à l'époque un chemin de ronde comme en témoignent les petites ouvertures situées sous la toiture.

    Photos Wikipédia

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

      Le bâtiment le plus ancien occupe la moitié orientale de la courtine nord. Bâti en moyen appareil, il contient au rez-de-chaussée un cellier formé de deux travées de sept voûtes d'ogives.

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    L'édifice en retour d'angle à l'est est le logis principal, plus tardif et plus remanié : on peut y voir une superbe tour Renaissance. La carte postale est ancienne et montre mal la beauté actuelle de cette "basse-cour" intérieure qui est maintenant en train d'être aménagée en jardin à la française.

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Le troisième "P" de ce mardi découvertes, c'était la dégustation de crémant de Bourgogne sur la terrasse intérieure du château : du Crémant "Cailletet", viticulteur à Bouix.

    La terrasse date du XVIIème siècle : on la voit ici de l'extérieur (photo internet).

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Nous avons eu droit à goûter le Crémant Tradition, un assemblage de Pinot Noir et de Chardonnay et l'Elixir de Léonie, un Crémant Blanc de Blanc élaboré à partir de chardonnays. Vue la chaleur qu'il faisait, je n'ai pas attendu la dégustation du Crémant Rosé.

    Il faut dire que Monsieur Bouchard nous a retenus pas loin de deux heures je crois pour la visite exhaustive de l'extérieur de sa propriété...

    Sympa !


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  • Pour ce premier "Mardis Découvertes" de l'été, Nadine nous a emmenés à la découverte du Château de Romprey, commune qui se trouve à une quarantaine de kilomètres au sud est de Courcelles, juste après Bures-les-Templiers.

    Il fait un temps magnifique comme c'est le cas depuis le début de ce mois de juillet.

    La commune est très fleurie et le château ne fait pas exception.

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    La seigneurie de ce lieu était sous la directe féodale des grands prieurs. Ce fut là, sous la protection des sires de Grancey et de leur fort-château que les Templiers se posèrent en Bourgogne.

    Très élégant ce portail d'entrée flanqué d'une tour.

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Le château date du début du XVIe siècle : il a été construit par Edme Régnier - seigneur de Romprey - lieutenant général du bailliage de la Montagne et est composé de quatre corps de logis dont la façade nord, presque aveugle, forme enceinte (Photo Wikipédia).

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine 

    Côté jardin...

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Nadine a fait appel au propriétaire, M. Prouvost, pour nous en dire plus sur le monument mais ma mémoire est défaillante pour vous le restituer...

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Nous sommes un bon groupe à participer à cette animation.

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine 

    Derrière nous, des vaches paissent paisiblement, à la recherche de l'ombre des arbres.

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Les ailes en U ont été modifiées au XVIIIe (bâtiment de droite) et au XIXe siècle (bâtiment de gauche), avec l'adjonction d'une toiture en ardoises au lieu de la tuile traditionnelle.

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Face au château se trouve une toute petite chapelle dédiée à Saint-Rénobert.

    Elevée en 1500, elle a été restaurée par le propriétaire du château Monsieur de Chazelle.

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    A l'intérieur de superbes peintures murales datant des XVIème et XVIIème siècles ont été découvertes sous l'enduit qui les recouvrait en 1933 et restaurées.

    Nous n'avons pas eu le droit de faire des photos mais heureusement mon ami Wikipédia m'en a fourni une : il s'agit, en haut, d'une fresque de l'Annonciation avec à gauche l'archange Gabriel et à droite la Vierge. Dieu le Père est au centre.

    Photo Wikipédia

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    En y regardant de plus près, on voit, juste en dessous de l'archange Gabriel, le donateur, Edme Régnier, agenouillé.

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    tandis qu'à droite c'est sa femme qui y est représentée agenouillée.

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    En dessous, une crucifixion (Photo Christaldesaintmars)

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Mais qui était donc ce saint dont la statue se trouve à l'intérieur de la chapelle ?

    Notre guide nous explique qu'il a vécu au VIIème siècle après Jésus Christ. Il a été le huitième'évêque de Bayeux et il s'est acquis une réputation de protection des troupeaux et des récoltes que l'on bénissait le jour de sa fête, le 24 octobre, encore aujourd'hui à Romprey.

    (Photo Christaldesaintmars)

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Notre guide nous explique aussi que c'est Edmé Régnier qui passa commande de la superbe mise au tombeau se trouvant dans l'église Saint-Vorles de Châtillon : on parle parfois pour cette raison de la mise au tombeau de Romprey...

    Allez, je vous la mets en prime ! (Photo Wikipédia)

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Avant de quitter Romprey, un coup d'oeil au joli lavoir

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Comme je vous l'ai dit, le village est très fleuri.

    Visite du Château de Romprey avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Et maintenant, en route pour Bures-les-Templiers où nous attend la visite de l'église (en travaux depuis 2011 et bientôt ré-ouverte au culte).


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  • Il y a quelques temps, Christianne Talfumières m'a contactée pour me demander si j'accepterais de "prêter" l'une de mes photos à Jérémie Brigand, le Président de la Communauté de Communes, pour illustrer le numéro d'octobre du Magazine Châtillonnais Mag'.

    Quelques jours plus tard, l'élu me téléphonait (c'est fou ce qu'il a la voix de son père !) et je lui confirmais mon accord.

    Et voici que l'une de mes photos a fait la Une de couverture !

    Je fais la Une du Châtillonnais Mag' d'octobre !

    Le magazine fait l'éloge de la ruralité de cette région de la Bourgogne et en page 13 (Tourisme), je m'aperçois que cette fois-ci nous sommes tous les deux en photo (à droite).

    Cliquez sur la photo pour lire le texte.

    Je fais la Une du Châtillonnais Mag' d'octobre !

    Jérémie Brigand m'a bien sûr remerciée pour cet emprunt et m'a joint le magazine.

    Mon premier autographe d'un élu !

    Je fais la Une du Châtillonnais Mag' d'octobre !

    Depuis que j'habite Courcelles, je n'ai jamais été aussi photographiée...

    Amusant pour une parisienne que tout destine à l'anonymat !


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