• Dans le cadre des Mardis Découvertes proposés par l'Office de Tourisme de Châtillon et après la très intéressante visite de la scierie Pianetti à Recey-sur-Ource (c'est ICI), nous prenons la direction d'Essarois qui n'est qu'à quelques kilomètres où nous attendent Pascal et Marie Gervasoni qui exploitent une ferme laitière très robotisée.

    C'est Pascal Gervasoni qui nous a fait découvrir son exploitation (Photo Jenry Camus).

    Visite de l'élevage laitier du GAEC Gervasoni à Essarois avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Dans la stabulation, une soixantaine de vaches laitières sont en train de manger l'ensilage (composé de maïs et de luzerne) mis à leur disposition dans l'allée centrale.

    Et je peux vous dire que ça ne sent pas la rose !

    Enfin, c'est la parisienne qui dit ça...

    Visite de l'élevage laitier du GAEC Gervasoni à Essarois avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Jusqu'ici rien de très extraordinaire si ce n'est ce robot qui rabat la nourriture en sillonnant l'allée régulièrement toutes les deux heures.

    Là où ça devient vraiment intéressant, c'est quand Pascal Gervasoni nous parle du robot de traite dont il a fait l'acquisition. Finie la traite à la main qui prenait des plombes aux fermiers : se lever à 5h du matin pour être opérationnel à 5h15 et ce jusqu'à 8h et... rebelote le soir (de 16h30 à 20h) ! Le robot fait le travail à leur place, leur laissant le loisir de s'occuper autrement dans l'exploitation et les tâches ne manquent pas à la ferme, c'est certain. Il faut juste être présent en cas de dysfonctionnement...

    Les vaches sont équipées d'un "podomètre" au niveau du cou qui détecte si la vache a besoin ou non d'être traite. Le robot est capable de traire une vache en environ 10 minutes et ceci à la demande. La vache choisit elle-même d'aller se faire traire (elle le fait en général deux à trois fois par jour) : elle y est incitée par la nourriture qu'elle reçoit simultanément.

    Visite de l'élevage laitier du GAEC Gervasoni à Essarois avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Un rayon laser reconnait les pis de la vache, ce qui permet au robot de les nettoyer avec une petite brosse (deux fois de suite) puis les trayons sont saisis un par un afin de commencer le processus de traite. Des analyses sur la qualité du lait de la vache sont faites conjointement afin d'éliminer le lait des vaches malades. L'avantage est que la vache entre et sort de l'espace robotisé en marche avant, donc très facilement.

    Un progrès "hénaurme" !

    Le lait est d'abord recueilli dans un petit réservoir transparent avant d'être acheminé vers un tank réfrigéré à 4°C qui est relevé tous les deux jours.

    Visite de l'élevage laitier du GAEC Gervasoni à Essarois avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Les soixante vaches produisent ainsi 8 à 900 litres de lait par jour : celui-ci est destiné à la fabrication du fromage d'Epoisses.

    La famille Gervasoni nous a offert un rafraîchissement avant qu'on se sépare.

    Sympa par cette chaleur !

    Visite de l'élevage laitier du GAEC Gervasoni à Essarois avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

     

    Encore un "Mardis Découvertes" qui nous aura beaucoup appris.


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  • Pour ce premier "Mardis Découvertes" de l'été, nous nous sommes rendus à Recey-sur-Ource (à une trentaine de kilomètres au sud-est de Châtillon) afin de visiter la scierie Pianetti-Milesi. C'est bien sûr Nadine qui accompagnait cette sortie estivale.

    Bertrand Pianetti, ici présent, a pris sur son temps pour nous expliquer le fonctionnement de l'entreprise héritée de son père qui emploie une quinzaine de personnes.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Le châtillonnais constitue l'un des plus grands massifs forestiers de France en région
    Bourgogne - Franche- Comté. Scierie familiale créée en 1970 par Henri et Victor Pianetti et leur beau-frères Silvio Milesi, l'entreprise exploite le bois local (le chêne en priorité mais aussi le hêtre et le charme) et le transforme notamment pour les entreprises de fabrication. 

    Ces grumes de bois attendent d'être traitées. 

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Bertrand Pianetti répond à une de mes questions : il nous explique que quand une grume a un coeur décentré, cela signifie que l'arbre a été inégalement éclairé par le soleil.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Il nous emmène ensuite vers l'atelier où se trouvent les scies à commande numérique qui vont transformer ces troncs en planches de bois prêtes à être commercialisées auprès des fabricants de meubles ou de parquets.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Ce chariot-élévateur délivre les grumes au premier banc de scie.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    La scie coupe les grumes en planches de 27mm d'épaisseur afin de les transformer en lames de parquet.

    Les planches sont ensuite acheminées vers un banc de scie voisin où opère un autre ouvrier pour être sciées dans la longueur grâce à l'utilisation d'un rayon laser de façon à "perdre" le moins de bois possible.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Les chutes restantes sont évacuées par tapis roulant jusqu'à un camion : elles seront destinées à faire du charbon de bois.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

     Dans le bois, rien ne se perd !

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

     Les planches obtenues contiennent toutes plus ou moins des imperfections ou des nœuds : c'est dans un autre atelier qu'elles sont examinées une par une.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Les nœuds vont être éliminés grâce à l'oeil expérimenté d'un ouvrier qui y trace des traits à la craie permettant ensuite à un robot spécifique de les éliminer avec l'aide d'une caméra détectant les traits de craie.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Le robot repère les traits de craie et coupe les planches à cet endroit.

     

     Bien sûr, les chutes sont récupérées pour faire du charbon de bois...

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Les planches, qui ont toutes une taille différente suite à cette opération de "nettoyage", sont acheminées via un tapis roulant et sont stockées par taille à différents endroits de l'entrepôt (on voit à droite de la photo les bâches en caoutchouc où elles atterrissent en fonction de leur longueur).

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Les planches sont ensuite empilées par taille : l'entreprise emploie deux "empileurs" dont une femme.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Dans la cour, un nombre impressionnant de palettes chargées de planches de bois sont stockées à l'air libre : elles vont y rester parfois plus d'un an afin que le bois sèche. S'il arrive que le bois noircisse, pas de soucis : un petit rabotage et c'est reparti !

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Le bois est ensuite séché dans des séchoirs autrefois alimentés par une chaudière au fuel. L'entreprise a investi dans une chaudière à bois (on n'est jamais si bien servi que par soi-même !) et cela permet parait-il d'économiser le coût de 100.000 litres de fuel à l'année...

     Voici la sciure, issue des bancs de scie, qui sert à alimenter la chaudière.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    La combustion de la sciure est gérée par ordinateur (Photo Christal de Saint-Mars).

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Et voici l'un des séchoirs avec, au fond, le bâtiment abritant la chaudière.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    D'imposants tuyaux en inox relient les deux bâtiments.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Philippe admire les palettes de planches bien empilées dans un hangar : elles sont prêtes à être expédiées sous plastique aux clients de l'entreprise.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine 

    Nous passons maintenant dans un autre hangar, celui où l'on fabrique les crémaillères et les parquets en chêne pour les particuliers : une fabrication plutôt confidentielle nous explique Bertrand Pianetti qui ne veut pas entrer en rivalité avec la grande distribution dont les prix sont nettement supérieurs.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Voici la machine à commande numérique fabriquant les lames de parquet.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Les lames sont ici prêtes à être assemblées.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    En face de l'entreprise, le show-room : Tables et chaises "de chez nous"

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    On y trouve des meubles fabriqués par l'entreprise Pianetti mais aussi de la fabrication bulgare et roumaine (conçue et contrôlée par l'entreprise bourguignonne cependant) à des prix plus abordables.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Cette table est une fabrication de l'entreprise : elle conjugue un plateau de bois avec des pieds en acier et est assez originale.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Le show-room continue à l'étage...

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Un grand merci à Monsieur Pianetti pour sa disponibilité et son savoir et à l'Office de Tourisme de Châtillon pour nous avoir fait découvrir cette entreprise régionale.

    Dommage qu'on ait déjà posé le parquet dans la maison !


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  • Après la promenade dans le village de Gevrolles avec Monsieur Maîtrehenry, Nadine nous a invités à nous rendre au Château de Dinteville, à quelques kilomètres de là.

    Ce sont les propriétaires, Monsieur et Madame Henri de La Ville-Baugé, qui nous reçoivent.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    La grille du jardin est datée de 1753.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Après avoir emprunté une longue allée bordée de beaux arbres deux fois centenaires, nous arrivons en vue du château.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    La plate-forme rectangulaire entourée de douves alimentées en eau courante et les deux tours rondes cantonnant le corps de logis sont peut-être des vestiges de la construction primitive du XVIème siècle. A l'origine, comme nous l'explique la propriétaire, le château occupait donc toute l'étendue entre les douves et était sans nul doute plus massif.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Du XIIIe au XVIe siècle, le château était la propriété de la famille de Jaucourt. 
    Celle-ci était très active en Champagne sous François Ier. A la mort de Joachim de Dinteville, en 1607, le château est laissé à l’abandon. Le château Renaissance sera acheté et modifié par le chevalier Guillaume Le Brun en 1703 : une aile à droite et les frontons sont ajoutés, donnant à la façade une structure symétrique classique. Le chevalier Le Brun léguera ce château à sa descendance jusqu'au propriétaire actuel le Marquis de La Ville-Baugé.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Faisant le tour du château, nous passons devant l'entrée donnant vers le village. Les grands arbres ont été coupés récemment pour en replanter de nouveaux.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    La rivière dite de la "fontaine rouge" se déverse dans les douves par une cascade importante en hiver. Evidemment avec cette chaleur la rivière est à sec...

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Un château qui a de la gueule, non ?

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Un petit détour vers l'Orangerie qui vient d'être restaurée grâce à des aides publiques.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    La charrette à bras sert à transporter les pots craignant le gel.

    Visite guidée du Château de Dinteville

     Voici que nous abordons la façade la plus ancienne du château, celle datant du XVIème siècle où très peu d'ajouts ont été faits : c'est celle que je préfère.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Les douves du château ont trouvé des locataires dirait-on !

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Une jolie girouette en forme de sirène sur cet angle de toiture

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Le tour est joué : entendez par là que nous avons fini de faire le tour du château !

    Cette façade monumentale (édifiée au XVIIIème siècle) n'est pas celle que je préfère.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Une petite visite intérieure maintenant

    C'est dans cette pièce qui était autrefois la cuisine du château que Madame de La Ville-Baugé va nous expliquer l'histoire de son château. Elle est aidée en cela par des plans disposés sur la massive table de bois.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Un Saint-Hubert dirait-on... ?

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Ce plan m'a semblé particulièrement parlant : on y voit bien, en bleuté, les parties du château actuel et en pointillés ce qu'il était au XVIème siècle.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Dans la pièce voisine, une maquette du château

    Visite guidée du Château de Dinteville

    On y voit la chapelle, en premier plan, et le donjon au second plan. Le château actuel se situerait ici à l'emplacement de l'aile droite du château médiéval.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Cette maquette est une interprétation de ce qu'aurait pu être le château au XVIème siècle avec son puits central et ses arcades.

    J'ai oublié qui a réalisé ces maquettes : en tout cas quelqu'un qui y a passé beaucoup de temps...

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Il y a dans cette pièce un impressionnant lustre en fer forgé orné de bois de cerfs.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Dans la tourelle d'angle communiquant avec la cuisine se trouvaient une laiterie,

    Visite guidée du Château de Dinteville

    et une boucherie...

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Madame de La Ville-Baugé termine sa visite guidée en nous montrant une reproduction d'un tableau de Hans Holbein le Jeune "Les ambassadeurs" peint en 1533. Le tableau est actuellement conservé à la National Gallery de Londres.

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Visite guidée du Château de Dinteville

    Le personnage de gauche n'est autre, en effet, que son commanditaire, Jean de Dinteville, ambassadeur de François Ier en Angleterre auprès d'Henri VIII.

    Cette oeuvre reste surtout célèbre pour contenir, au premier plan, une des plus spectaculaires anamorphoses de l'Histoire de la peinture : une forme évoquant un os de seiche se révèle, depuis un point de vue oblique, être un crâne humain, caractéristique des vanités de la Renaissance.

    Cette petite vidéo vous explique tout par le détail et...

    C'est passionnant !

    NB : les anamorphoses ont été inventées au XVIème siècle par un graveur de Nuremberg, Erhard Schoen. C'était pour les contestataires la façon de s'exprimer sans s'attirer les foudres des pouvoirs spirituel et temporel.

    Une visite et des gens fort sympathiques


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  • Pour ce Mardi Découvertes, l'Office de Tourisme de Châtillon nous propose aujourd'hui la visite du village de Gevrolles en compagnie de son Maire, Monsieur Maîtrehenry.

    L'église est sous le vocable de Saint-Pierre-ès-Liens en rappel de l'enfermement du Saint dans les prisons romaines en l'an 44 par Hérode Agrippa.

    Promenade dans le village de Gevrolles 

    On entre ? 

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Monsieur Maîtrehenry nous explique que l'église, construite entre 1864 et 1866, a été entièrement rénovée récemment grâce à l'argent de la commune : le travail a été fait par l'un de ses habitants. Il nous signale aussi sa curieuse orientation Sud-Nord, contrairement à la tradition qui veut que le choeur soit à l'Est, tourné vers Jérusalem.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    L'église a été construite dans le style néo-roman : voûtes en berceau, fenêtres en arc plein-cintre. De jolis lustres en fer forgé l'éclairent et la pierre est vraiment magnifique.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Les arêtes des voûtes se terminent toutes par une sculpture surplombant un très élégant chemin de Croix.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles 

    Le balcon de pierre situé au-dessus du porche d'entrée servait autrefois aux chanteurs. Ceux-ci y accédaient par un escalier situé dans la tourelle de droite au niveau du porche d'entrée.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

     Le Chœur est très joliment décoré.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    La plupart des vitraux sont un don de la famille du Souzy propriétaire du Château de Gevrolles et amatrice de chasse à courre comme en témoigne ce Saint-Hubert habillé en Robin-des-bois.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Celui-ci représente Saint-Pierre : on le reconnaît à ses clefs.

    (Photo Christaldesaintmars)

    Promenade dans le village de Gevrolles

    En ressortant de l'église, Philippe me montre une très jolie descente de gouttière.

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Dommage que de tels ouvrages ne se fassent plus...

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Monsieur Maîtrehenry autorise les volontaires à monter à la tribune. Nous ne sommes que deux à accepter... En haut de l'échelle de meunier, deux cloches ont été installées : l'une de 1450 kg, l'autre de 800 kg. L'une d'elles a été offerte à l'église par Monsieur de Souzy, châtelain de Gevrolles, en 1913.

    Que signifie ce AAA 1890, j'ai oublié de le demander. Peut-être la date d'installation de l'une de ces cloches... ?

    Promenade dans le village de Gevrolles

    J'ai pris de la hauteur : me voici ici dans la Tribune des chanteurs !

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Par curiosité, en redescendant, je suis allée ouvrir la porte située dans la tourelle de gauche : elle ne donne très curieusement sur rien ! Sans doute a-t-elle été construite seulement pour respecter la symétrie de l'église...

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Monsieur le Maire nous a ensuite emmenés voir la roue à aube située dans la Bergerie impériale située en face de l'église. Celle-ci a été construite en 1846 sous la Monarchie de Juillet pour élever des moutons mérinos à laine soyeuse. Elle comportait jusqu'à 800 bêtes (200 mères et 50 béliers). Faute de rentabilité, elle ferma ses portes en 1869.

    Un siècle plus tard, René et Thérèse Massart la rachetèrent et firent la pari de la restaurer pour qu'elle retrouve son cachet d'antan.

    Promenade dans le village de Gevrolles

     A l'entrée de la propriété, des poteaux surmontés... de moutons bien sûr !

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Nous sommes, comme toujours, assez nombreux à assister aux animations du mardi.

    Promenade dans le village de Gevrolles 

    La roue à aube alimentait les machines de la Bergerie. 

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Un joli monument aux morts

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Un petit tour au lavoir... 

    Promenade dans le village de Gevrolles

    Promenade dans le village de Gevrolles

     

    Cette visite du village a été improvisée, du fait de l'annulation de la visite de l'EARL des Crêts (élevage de poulets) de Montigny-sur-Aube.

    Bravo à Nadine pour ce changement de programme efficace !


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  • "Les Mardis découvertes" de l'Office de Tourisme de Châtillon proposent aujourd'hui un programme très appétissant : "1 2 3 P, pour Poterie, Patrimoine et Pétillant" !

    La première visite se passe à la ferme du Bel Air à Bouix, où Gerke Grashuis, une hollandaise établie dans le Châtillonnais, a installé son atelier de poterie tandis que son mari y élève des moutons.

    Très bucolique tout ça...

    Il faut monter sur les hauteurs par la route qui sort du village pour trouver, comme son nom l'indique, la ferme du Bel Air : de là, on domine toute la plaine de Châtillon.

    Visite guidée du château de Larrey

    La chaleur du jour (39°C tout de même) n'a pas empêché les gens (ni moi toute seule, Philippe préférant rester au frais - relatif - de la maison) de s'inscrire à l'animation. Nous sommes 73 à y participer : un record absolu pour Nadine qui organise ces sorties.

    Visite guidée du château de Larrey

    L'artiste nous accueille dans sa salle d'exposition et nous donne quelques explications.

    Visite guidée du château de Larrey

    Voici quelques unes de ses productions

    "1 2 3 P pour Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Visite guidée du château de Larrey

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Gerke nous a réservé un très bon accueil.

    Elle avait préparé des petites douceurs hollandaises et... surtout de l'eau pour ses visiteurs.

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

     Nous avons ensuite assisté à la fabrication de plusieurs objets, Gerke nous faisant des commentaires sur sa façon de travailler la terre. Celle-ci vient de la région de Sancerre.

    Gerke nous a expliqué que son "truc" c'était la fabrication d'objets usuels...

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Il faut ensuite cuire l'argile dans un four : voici la réserve de bois.

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Photo internet

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Les moutons du mari de Gerke

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Il y a toujours des déchets quand on travaille l'argile : Gerke les appelle avec humour "ses petits chagrins". Ils sont en vente sur une table à part à des prix défiant toute concurrence : certains sont un peu craquelés, d'autres pas parfaitement arrondis...

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Notre après-midi s'est poursuivie par la visite du château de Larrey, distant de seulement quelques kilomètres, par Monsieur Bouchard, son propriétaire. Je ne peux hélas pas vous en montrer des photos, celles-ci étant interdites : le château est une propriété privée. M. Bouchard nous a expliqué que du fait de l'inscription du château à l'inventaire des monuments historiques depuis 1972, il avait eu le choix quand il en a fait l'acquisition en 1981, soit de recevoir des subventions (mais alors il fallait le faire visiter) ou bien de se débrouiller seul (et du coup ne pas le faire visiter).

    Cette visite (des extérieurs) était tout à fait exceptionnelle.

    Le château a été construit en 1230 par Eudes III de Grancey, l'un des plus puissants seigneurs du nord de la Bourgogne, qui avait reçu le fief de Larrey de son épouse, Constance de Larrey. Les Grancey gardèrent cette terre jusqu'à la fin du XVème siècle ou elle passa à Marie de Grancey marié à Claude Toulongeon qui rebâtirent en partie le château. Elle fut finalement vendue en 1650 à Abraham de Fabert qui la fit ériger en marquisat, mais la céda dès 1661 à Pierre Lenet, conseiller d'Etat, lequel modifia le corps de logis et une partie des communs. En 1780, nouvelle vente au prince de Condé, qui en fit don à l'hôpital de Chantilly. Le château est ensuite tombé dans l'abandon au XIXème siècle, servant d'étables, de granges et d'écuries dans le cadre d'une exploitation agricole.

    Le château surplombe le village mais reste en grande partie caché par la végétation (Photo Maude Gallimard).

    "1 2 3 P pour Poterie, Patrimoine et Pétillant" : une animation de l'OT de Châtillon

    Il s'agissait à l'époque d'une véritable forteresse militaire.

    Pendant l'interminable guerre de Cent Ans, entre deux batailles pour "bouter l'Anglais hors de France", les troupes du roi Charles VII avaient la détestable habitude de battre la campagne, armes à la main, pour s'emparer des châteaux et rançonner les populations. Leurs méfaits leur valaient le nom d'Écorcheurs, ralliés au parti des Armagnacs. Leurs rivaux dirigés par le Duc de Bourgogne, Philippe le Bon (qui avaient des intérêts convergents avec les Anglais puisqu'ils guerroyaient contre le Roi de France), étaient la cible régulière de ces pillages.

    Enluminure du XVème siècle représentant le pillage d'une ville

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Le capitaine Jacques d'Espailly, surnommé "Fortépice", malgré ses titres ronflants d'écuyer du Roi et de bailli de Melun, n'était rien d'autre qu'un de ces mercenaires. En 1430, le château fut assiégé par les Bourguignons qui le reprirent à l'ennemi.

    ◄►◄►◄►◄►

    Le château domine le village et est entouré de plusieurs niveaux de terrasses. Il est constitué d'une enceinte polygonale doublée de bâtiments d'enceintes en U. Le domaine ne fait pas moins de 10.000 mètres carrés et les bâtiments 1200...

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

     C'est par ce côté possédant encore deux belles tours reliées entre elles par une galerie en surplomb qu'on entrait à l'époque dans le château par une porte charretière précédée d'un pont-levis surplombant des douves sèches de dix mètres de profondeur. Il y avait à l'époque un chemin de ronde comme en témoignent les petites ouvertures situées sous la toiture.

    Photos Wikipédia

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

      Le bâtiment le plus ancien occupe la moitié orientale de la courtine nord. Bâti en moyen appareil, il contient au rez-de-chaussée un cellier formé de deux travées de sept voûtes d'ogives.

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    L'édifice en retour d'angle à l'est est le logis principal, plus tardif et plus remanié : on peut y voir une superbe tour Renaissance. La carte postale est ancienne et montre mal la beauté actuelle de cette "basse-cour" intérieure qui est maintenant en train d'être aménagée en jardin à la française.

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Le troisième "P" de ce mardi découvertes, c'était la dégustation de crémant de Bourgogne sur la terrasse intérieure du château : du Crémant "Cailletet", viticulteur à Bouix.

    La terrasse date du XVIIème siècle : on la voit ici de l'extérieur (photo internet).

    "1 2 3 P pour : Poterie, Patrimoine et Pétillant"

    Nous avons eu droit à goûter le Crémant Tradition, un assemblage de Pinot Noir et de Chardonnay et l'Elixir de Léonie, un Crémant Blanc de Blanc élaboré à partir de chardonnays. Vue la chaleur qu'il faisait, je n'ai pas attendu la dégustation du Crémant Rosé.

    Il faut dire que Monsieur Bouchard nous a retenus pas loin de deux heures je crois pour la visite exhaustive de l'extérieur de sa propriété...

    Sympa !


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