• Et nous avons adoré !

    Ce film d'une cinéaste pakistano-norvégienne, Iram Haq, est tiré d'une expérience personnelle vécue il y a 25 ans. Peut-être est-ce pour cette raison qu'il sonne si juste...

    Iram Haq raconte :

    “À 14 ans, mes parents m’ont kidnappé et forcé à vivre un an et demi au Pakistan. J’ai attendu d’être prête, en tant que réalisatrice et en tant que personne, avant de partager cette histoire de manière sensée et intelligente ; c’est à dire sans que la fille apparaisse seulement comme la victime et ses parents comme les coupables. Je désirais que ce film représente l’amour impossible entre deux parents et leur enfant, sans dénouement heureux, car "l’écart entre les deux cultures demeure important".

    Nous avons vu "La mauvaise réputation"

     

    Nisha a 16 ans et c'est une adolescente heureuse, qui va au lycée avec ses camarades norvégiens et se font dans la masse. Mais à la maison, la tradition reprend le dessus... Impossible de fréquenter un garçon sans que celui-ci ne demande sa main à son père.

    Le père lui pourtant, entraîne parfois sa femme à danser alors qu'ils passent une soirée entre amis et... ça ne se fait pas, lui dit son épouse, la mère de Nisha, qui n'a vu son mari que le jour de son mariage.

    Un soir, son petit ami norvégien s'introduit par effraction dans la chambre de Nisha et les deux adolescents sont surpris en train de s'embrasser par le père de la jeune fille. Après avoir roué de coups le jeune homme, le père de Nisha prend une décision : il va laver la honte qu'il ressent (et pourtant il ne s'est rien passé de sérieux) en enlevant sa fille et en la conduisant dans sa famille restée au Pakistan.

    Là, la jeune fille sera surveillée de près par sa tante. Nisha vit très mal un nouveau mode de vie auquel elle n'était pas habituée mais peu à peu elle reprend le goût à la vie, en partie grâce à son cousin, Amir, qui s'éprend d'elle. Et c'est à nouveau la honte pour la famille...

    Iram Haq, la réalisatrice

    Nous avons vu "La mauvaise réputation"

    Quelques images du film

    Le père de Nisha c'est Mirza (joué par Adil Hussain) : un père aimant qui veut un bel avenir pour sa fille (il souhaite qu'elle fasse ses études de médecine). D'ailleurs s'il a quitté le Pakistan avec sa femme, c'est pour assurer à leurs enfants un avenir meilleur.

    Nous avons vu "La mauvaise réputation"

    La mère de Nisha, Najma, souhaite elle surtout marier sa fille, à l'image de ce qu'elle a vécu. Elle est jouée par Ekavali Khanna.

    Nous avons vu "La mauvaise réputation"

    C'est Maria Mozhdah qui joue le rôle de Nisha : elle est ici lycéenne en Norvège.

    Nous avons vu "La mauvaise réputation" 

    Dans un marché au Pakistan avec sa tante (Sheeba Chaddha)

    Nous avons vu "La mauvaise réputation" 

    Avec son cousin, Amir (Rohit Saraf) 

    Nous avons vu "La mauvaise réputation"

    Nous avons vu "La mauvaise réputation" 

    Ni les services sociaux, ni les amis de lycée de Nisha ne pourront aider la jeune fille. La réalisatrice, lors d'une interview dira : "La culture pakistanaise n'est pas la culture de la parole". 

    La bande-annonce qui donne envie, à juste titre, d'aller voir le film.

    Je recommande fortement.


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  • Aujourd'hui, c'est encore un jour de grève... Le programme de la randonnée, prévue au départ de la gare du Nord, est donc adapté : Jacqueline se rabat sur la roseraie du Val-de-Marne que nous rejoignons par le bus.

    Le jardin de roses, créé par Jules Gravereaux à la fin du XIXème siècle, compte aujourd'hui plus de 11.000 rosiers et près de 2.900 espèces et variétés de roses, mises en valeur dans un jardin à la française de 1,5 hectare. La roseraie réunit l'une des plus importantes collections de roses anciennes au monde.

    Jules Gravereaux est né en 1844 à Vitry-sur-Seine. A l'âge de 12 ans il entre en apprentissage et deux ans plus tard il est employé chez les Boucicault qui créent le Bon Marché. Il commence dans le magasin comme simple vendeur mais grimpe vite les échelons. En 1874, il devient "intéressé" aux bénéfices. A la mort de Mme Boucicault, celle-ci étant sans héritier, lègue toutes ses parts à ses employés en fonction de leur ancienneté : c'est ainsi qu'à 44 ans Jules Gravereaux peut prendre sa retraite.

    Il achète une vaste propriété à L'Haï où il développe une collection de roses très importante. La commune prendra plus tard le nom de L'Haï-les-roses...

    Le buste de Jules Gravereaux parmi les roses

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Des roses : en veux-tu en voilà !

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Annie et Marie-Hélène tiennent compagnie à Molière.

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Les roses orangées sont assez rares.

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Les violettes aussi (photo Maryannick)

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Quelle est cette Vénus... ?

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Des tonnelles ombragées invitent le promeneur à s'asseoir...

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

     Autre cadrage : photo Maryannick

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Sans personne...

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    et avec (photo Maryannick)

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Les abeilles se régalent !

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Drôle de nom pour une fleur ! (photo Maryannick)

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Francine, une rose parmi les roses...

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    Balade à la Roseraie du Val de Marne

    J'ai appris par une brochure qu'il y avait un "théâtre de verdure" au sein de la roseraie : on y joue de la musique et on y fait du théâtre. Il faudra que je surveille ça de près...


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  • Nous étions en Normandie ce week-end pour aller écouter Vincent, mon petit cousin, qui est premier violoncelle à l'Orchestre Régional de Normandie.

    Le concert se passait à la Chapelle du Lycée Corneille, près de la place de l'Hôtel de ville.

    Le Requiem de Mozart à la Chapelle du Lycée Corneille à Rouen

    L'origine de la Chapelle est liée à l'histoire des Jésuites et de leur implantation à Rouen. Fondé par Ignace de Loyola, l'ordre des Jésuites, voué au départ à des activités missionnaires, se spécialise dans l'enseignement et la formation de la jeunesse.

    La première pierre a été posée par Marie de Médicis en 1615 mais la chapelle ne sera consacrée qu'en 1704. A la révolution elle devient magasin de fourrage et au XIXème siècle il est envisagé de la détruire pour agrandir le lycée mais suite à un mouvement d'opinion, elle sera classée au titre des monuments historiques en 1910.

    L’architecture est dite hybride car elle associe des caractéristiques propres à l’art gothique et des nouveautés issues de la Contre-Réforme.

    Le Requiem de Mozart à la Chapelle du Lycée Corneille à Rouen 

    Grâce aux vitraux en verre blanc, la chapelle jouit d'un très bon éclairage, ce qui permet d'admirer son architecture intérieure.

    Le Requiem de Mozart à la Chapelle du Lycée Corneille à Rouen 

    La grosse sphère qui pend du plafond est destinée à l'acoustique.

    Le Requiem de Mozart à la Chapelle du Lycée Corneille à Rouen 

    Une figure omniprésente dans l'ornementation : les anges

    Le Requiem de Mozart à la Chapelle du Lycée Corneille à Rouen 

    Le retable du choeur représente l'assomption de la Vierge.

    Le Requiem de Mozart à la Chapelle du Lycée Corneille à Rouen

    Les musiciens et les choristes sont là : on aperçoit Vincent et son violoncelle à droite...

    Le Requiem de Mozart à la Chapelle du Lycée Corneille à Rouen

    Le concert était dirigé par Vincent Dumestre.

    Le Requiem de Mozart à la Chapelle du Lycée Corneille à Rouen

    Au programme, le Miserere d'Allegri et le Requiem de Mozart dont le Maître, qui se sentait malade, a dit : "je crains d'avoir écrit un requiem pour moi-même"...

    Et ce fut le cas puisque l'oeuvre resta inachevée. C'est Constance, son épouse, qui - pour toucher le solde du contrat et ne pas rembourser l'accompte - en confia la finition à Franz Xaver Sussmayr, l'un de ses élèves.

    J'ai enregistré avec mon téléphone des parties du Requiem. Malheureusement, elles ne sont pas audibles... Voici donc ici une autre version du Requiem, celle d'Herbert Von Karajan dirigeant l'orchestre philharmonique de Vienne.

    C'est tellement beau !

    Contente d'avoir entr'aperçu Vincent, toujours aussi gentil et simple. 


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  • Anne-Marie, pour la visite du quartier Picpus, nous avait donné rendez-vous ce vendredi là au métro Bel-Air. Comme vous pouvez le constater, le beau temps était une nouvelle fois au rendez-vous.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Empruntant la rue Santerre, nous longeons l'Hôpital Rothschild

    Un premier hôpital est fondé au XIXe siècle par le baron James de Rothschild, au n° 76 de la rue de Picpus auquel est adjoint un hospice pour les personnes âgées. Il a pour vocation de soigner les personnes de confession juive. Entre 1912 et 1914, un nouvel hôpital est construit à l’initiative du baron Edmond de Rothschild (1845-1934) avec la même vocation.

    L'architecte en est Lucien Bechmann (1880-1968) : il travaille en collaboration avec le médecin-chef et décide ainsi d’édifier de petites unités autonomes, afin de maintenir l’isolement des malades et de limiter les risques de contagion.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    L'extension de l'hôpital a été construite en parements de briques et en pierre pour rappeler l'architecture de l'ancien hôpital. Celui-ci est devenu aujourd’hui l’hôpital parisien de référence du handicap, des besoins du grand âge et de l’odontologie.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Nous voici maintenant dans la rue de Picpus, voisine. Il y a plusieurs hypothèses sur l'origine du nom de cet ancien village dont l'orthographe varie. On trouve ainsi : Picpus, Piquepuce, Piquepus, Picpuce, Picpusse... 

    Plusieurs historiens ont donné au nom du village de Pique-Puce une étymologie qui n'est pas du tout garantie mais qui est amusante.

    Un mal épidémique se manifesta dans les environs de Paris, vers le milieu du XVIème siècle. On voyait sur les bras des enfants et des femmes de petites tumeurs rouges qui présentaient les caractères de plusieurs piqûres faites par des insectes qui s'attaquaient de préférence aux mains douces et blanches des jeunes dames. On rapporte qu'un frère du couvent de Franconville, près de Beaumont, diocèse de Beauvais, avait été envoyé à cette époque par ses supérieurs à l'effet de chercher un emplacement convenable pour établir une seconde maison de leur ordre près de la capitale. On ajoute que le frère était jeune, d'une figure très agréable, et qu'il avait même quelques connaissances médicales. Un jour il se présenta chez une jeune abbesse qui souffrait de l'épidémie, appliqua sur le bras quelques gouttes d'une liqueur parfumée ; le lendemain, la guérison était complète. On cria au miracle... Le nouveau docteur devint à la mode, se fixa dans ce village, qui prit le nom de pique-puce. puis fit venir quelques années après plusieurs religieux qui formèrent bientôt un nouvel établissement.

    Le grand chemin qui traversait le village fut nommé "rue de Picpus".

    Au N°35 se trouve l'entrée du cimetière de Picpus : sur le mur, une plaque rappelle les événements tragiques qui s'y sont déroulés.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    A la Révolution, la guillotine qui était installée initialement sur la Place de la Révolution (ancienne Place Louis XV et actuelle Place de la Concorde) a été déplacée au moment de la Grande Terreur (due aux Montagnards sous l'impulsion de Robespierre) sur la Place du Trône Renversé (actuelle Place de l'île de la Réunion près de la Place de la Nation) car les riverains se plaignaient du spectacle qu'offrait la vue des charrettes pleines de cadavres montant au cimetière des Errancis.

    A nouveau lieu, nouveau cimetière : ce fut celui de Picpus.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    La guillotine sur la Place de la Révolution : la statue de Louis XV a été déboulonnée de son piédestal...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    En entrant dans la cour où se trouve la loge du gardien du cimetière - on entre ici moyennant une obole de 2 euros quand on est un groupe -, on se trouve tout de suite face à la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix qui rend hommage aux guillotinés.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Devant la chapelle, un vieux puits : il fait, nous a dit le gardien, 30 mètres de profondeur.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

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    C'est la pleine époque des roses...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Passée la lourde porte en fer, on débouche sur un vaste espace joliment arboré.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    De l'autre côté du jardin, une superbe allée d'arbres pleureurs.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    C'est là qu'Anne-Marie nous explique l'histoire du cimetière.

    Il s'agit d'un cimetière privé situé sur le domaine de l'ancien couvent des chanoinesses de Saint-Augustin (installé en 1640 par Louis XIII), chanoinesses qui en avaient été chassées deux ans plus tôt par la Révolution. Trois fosses communes vont être creusées ici et les corps décapités y seront jetés : nobles, nonnes, marchands, soldats, artisans, ouvriers, aubergistes, etc... indistinctement.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13 

    Le portail d'entrée donne accès à l'espace des fosses communes.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13 

    A droite du portail, une plaque

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13 

    Dans l'espace des fosses communes, sur la plaque de verre, sont inscrits ces simples mots : "Fosse N°2 - 304 martyrs décapités Place du Trône en juin 1794 reposent ici dans l'attente de la Résurrection."

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    La tombe de Gilbert du Motier, plus connu sous le nom de Marquis de La Fayette, se trouve juste à côté du portail donnant accès aux fosses communes.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    C'était en effet son souhait d'être enterré aux côtés des ancêtres de sa femme, née Adrienne de Noailles, guillotinés en 1794.

    Son cercueil est recouvert avec la terre qu'il a ramenée de Brandywine, dans le Maryland. Un drapeau américain, qui flotte en permanence au-dessus de sa tombe, est renouvelé tous les 4 juillet, date anniversaire de l'Indépendance des États-Unis. L'ambassadeur des États-Unis vient lui rendre hommage ainsi que des représentants de la Ville de Paris, du Sénat et des communautés d'amitié du "héros des deux Mondes".

    Selon la légende, durant l'Occupation, les Allemands ont laissé le drapeau américain flotter au-dessus de sa tombe, malgré leur état de guerre avec les États-Unis...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Bien d'autres personnes sont aussi enterrées ici, descendantes des victimes de la Révolution.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Retour vers la Chapelle

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    toujours parmi les roses...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

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    L'intérieur de la Chapelle est très sobre.

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    Dans le choeur, un beau Christ en bois sculpté.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

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    Les deux bras du transept sont réservés à la mémoire des 1306 victimes de la Terreur.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Cliquez sur l'image pour l'agrandir et voir les origines diverses des victimes,

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

     tandis qu'une statue de Notre-Dame de la Paix est déposée dans un petit oratoire voisin.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

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    Cette statue en bois brun foncé, haute de 33 cms, finement sculptée dans le style de la Renaissance, date du XVIème siècle (1530 plus précisément). Elle faisait partie du patrimoine de la famille de Joyeuse établie dans le Languedoc. Elle sera une des Madones les plus vénérées de Paris jusqu'à la Révolution.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Non loin de là, le bâtiment de l'Office national des forêts fait l'angle entre la rue de Picpus et l'avenue de Saint-Mandé.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

     Le groupe y fait une petite halte...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    le temps pour Anne-Marie de se repérer et de nous conter la suite.

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    Dans l'avenue du Bel Air - quel beau nom ! - de jolis immeubles : celui-ci se trouve au N°13.

    Dans son Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Félix Lazare indique que l'avenue du Bel-Air porte ce nom parce que « sa position un peu élevée et découverte lui a fait donner le nom qu'elle porte ».

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    et celui-là au N°17 : l'architecte en est Jean Falp.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

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    Superbe décor Art Nouveau pour cette porte cochère

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

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    Regardez comme les balcons en fer forgé sont joliment galbés...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

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    On change de rue : nous voici maintenant rue Fabre d'Eglantine au sein de laquelle j'ai vécu les quinze premières années de ma vie...

    Pas vilain non plus cet immeuble (du N°7 bis), surtout avec la végétation que les habitants y ont plantée...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Un peu plus loin, au N°9, un immeuble construit en 1896 par l'architecte G. Lobbée en style éclectique : il possède une façade en briques et pierres rappelant le style Louis XIII, tandis que la riche décoration est nettement néogothique.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Le rez-de-chaussée en pierre de taille est séparé du premier étage par une étroite frise sculptée de grotesques.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Les fenêtres du deuxième au cinquième étage des deux travées centrales, en légère saillie, sont encadrées de motifs sculptés variés : les consoles sous le deuxième étage sont ornées d'animaux mythologiques, et leur linteau d'une tête de fou.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    La porte d'entrée en bois qui possède une imposte en anse de panier, est percée de longues ouvertures rectangulaires à sommet trilobé, vitrées et protégées par des grilles en fer forgé. La porte est surmontée d'un tympan à arc en tiers-point, soutenu de part et d'autre de la porte par une colonne cylindrique à chapiteau à feuillage, et décoré d'un bas-relief.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Celui-ci représente un alchimiste méditant, un chien à ses pieds, devant une cornue en train de chauffer.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    L'immeuble est inscrit sur la liste des « protections patrimoniales » du 12ème arrondissement.

    Personnellement, même si cet immeuble est "remarquable", je lui préfère de loin celui de l'Avenue du Bel-Air en style Art Nouveau.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Encore un immeuble construit par Jean Falp, à l'angle de la rue Dorian et de la rue de Picpus.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Etrange, cet étage mansardé crénelé...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Au N°15 de la même rue, l'architecte de l'Art Nouveau a encore frappé ! C'est un nom que je vais essayer de retenir mais... je ne promets rien.

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    Toujours rue Dorian, au N°7

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Nous voici arrivés à l'Ecole Boule (école supérieure qui dispense des formations aux métiers de l'art, du design et des techniques industrielles) : elle crèche au 6 rue Pierre Bourdin.

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    La façade en briques du bâtiment est ornée de mosaïques portant des noms propres et je me suis renseignée grâce à mon ami internet : il s'agit des noms d'ébénistes français comme Martin Carlin, Claude-Charles Saulnier, du sculpteur et orfèvre florentin Benvenuto Cellini et de l'orfèvre parisien Claude Ballin.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Benvenuto Cellini est aussi un Opéra d'Hector Berlioz...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Anne-Marie a ensuite la bonne idée de nous conduire dans le petit jardin de la Fondation Eugène Napoléon que nous avons visitée l'an dernier, qui nous offre des bancs et un peu d'ombre.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13 

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Elle en profite pour nous donner moult informations sur le lieu : créée par Napoléon III et son épouse, Eugénie de Montijo, pour veiller à l'éducation des enfants pauvres.

    Cliquer ICI pour relire mon laïus de l'époque.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    La voici qui nous montre "L'affiche rouge" : il s'agit d'une affiche de propagande placardée en France à plus de 15 000 exemplaires par le régime de Vichy et l'occupant allemand, dans le contexte de la condamnation à mort de 23 membres du Groupe Manouchian (Francs-Tireurs et Partisans - Main-d'Oeuvre Immigrée (FTP-MOI), résistants de la région parisienne. Ils seront fusillés le 21 février 1944.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Elle est rouge car cette couleur représente le sang et la mort.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    En effet, Marcel Rayman, l'un d'entre eux, a habité non loin d'ici, au N°1 de la rue des Immeubles Industriels.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    La dite rue donnant sur la rue du Faubourg Saint-Antoine, porte bien son nom : elle est entièrement constituée de petits immeubles de trois étages seulement, tous identiques les uns aux autres. Le rez-de-chaussée et l'entresol étaient autrefois utilisés comme ateliers par les artisans du meuble, le reste consistait en des appartements qui bénéficiaient d'un très bon confort pour l'époque : gaz, eau chaude et eau froide.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Une machine à vapeur de 200 chevaux située au sous-sol d'un immeuble au milieu de la rue, fournissait l'énergie, distribuée par arbres, aux 230 ateliers qui occupaient jusqu'à 2 000 personnes. Les deux côtés de la rue étaient desservis grâce à un tunnel.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

     Nous terminerons notre petite randonnée par la Place de la Nation : en son centre, une magnifique sculpture d'Eugène Dalou représentant le Triomphe de la République.

    Debout sur un char tiré par deux lions, symboles de la force populaire, et conduit par le Génie de la Liberté éclairant la route de son flambeau, la République est entourée des allégories du Travail (le forgeron, un marteau sur l'épaule), de la Justice (une femme tenant un manteau d'hermine et la main de justice), et de la Paix (dite aussi l'Abondance, répandant des fleurs).

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Le Génie de la Liberté chevauchant un lion

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    L'allégorie du Travail

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Au fond de la Place, se trouve l'ancienne barrière d'octroi de l'enceinte des Fermiers Généraux, construite en 1787 sur les plans de l'architecte Claude Nicolas Ledoux. Elle comportait deux guérites encadrant une grille d'environ 60 mètres et servant de piédestal à deux colonnes de 28 mètres de haut. Seule, la grille a disparu. Les guérites sont maintenant occupées par des logements sociaux.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    En haut des deux colonnes, deux Rois très différents : Louis IX (plus connu sous le vocable de
    Saint-Louis) et Philippe Auguste.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

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    En bas des colonnes, le blason de Paris

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Du temps de Nicolas Ledoux, les statues des deux rois n'étaient pas présentes : elles n'ont été ajoutées qu'en 1845.

    Philippe Auguste, épée levée est un roi combattant.

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    Saint-Louis, très pieux, par contre est représenté épée baissée...

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    Notre promenade s'achève par un pot au "Dalou", une brasserie qui fait l'angle de l'avenue du Trône et de la place de la Nation. Une plaque est apposée près du bar sur laquelle on peut lire que la première bouteille de champagne a été débouchée ici même pour fêter l'arrivée de la 2ème DB en août 1944.

     

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    Merci Anne-Marie pour cet accompagnement très instructif.


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  •  Nous voici dans la rue principale de Saint-Jean-de-Luz. On reconnait la région à l'aspect de ses maisons aux façades couleur "rouge basque".

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     Mais il y a aussi d'autres jolies maisons dans la ville, moins typées.

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     Voici le clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste Louis XIV se maria (pour le bien du Royaume et sous la pression du Cardinal Mazarin) avec l'infante d'Espagne, Marie-Thérèse, le 9 juin 1660.

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    Les raisons du mariage de Louis XIV sont bien sûr politiques.

    Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

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    Cette toile de Jacques Laumosnier représente le mariage ; il existe aussi une tapisserie d'après Charles Le Brun qui est conservée aux Gobelins.

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    Sur le mur côté rue principale, on trouve une plaque commémorant l'événement : la porte par laquelle le Roi et sa future épouse sont entrés pour se marier a été murée après la cérémonie...

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

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    Une petite vidéo pour en apprendre plus sur le mariage du Roi

     

    J'ai craqué pour ces jolis pois lupins.

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    L'église est sublime avec ses galeries en bois et son choeur richement décoré.

    Vacances à Biarritz : Brève visite de Saint-Jean-de-Luz

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    Ce bateau ex-voto rappelle la situation maritime de Saint-Jean-de-Luz.

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    On est très croyant dans le midi: voici un joli calvaire.

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    Le chemin de croix est intéressant aussi.

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    Le retable "Gloria" du choeur est monumental : en bois doré sculpté, il occupe toute la hauteur du mur du fond de l'abside.

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    Et maintenant, direction le bord de mer !

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    Beaucoup de très belles villas sur la promenade

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    Sur le bas-côté, les rues qui mènent à la mer sont animées : on y trouve des restaurants.

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    Certaines maisons possèdent des petites passerelles pour accéder au premier étage : la mer peut être très violente ici et la municipalité a dû construire une digue pour protéger les rez-de-chaussée.

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    Beaucoup de volets sont fermés à cette époque de l'année : ce sont des résidences secondaires ou bien ces villas attendent-elles un locataire pour l'été ?

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    Et puis, il y a la mer...

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    Au bout de la promenade, le part de Saint-Jean-de-Luz

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    En nous dirigeant vers le centre-ville, nous aperçevons de belles maisons : celle de droite est la maison de l'Infante.

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     Cette photo prise de l'autre côté du port - tirée de Wikimédia - la met mieux en valeur. Elle a été construite en 1640 et en 1660 l'Infante Marie-Thérèse y séjourna dans l'attente de son mariage avec Louis XIV.

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    Nous voici maintenant sur la Place Louis XIV qui est le coeur historique de la ville : elle tire son nom du fait que le Roi séjourna dans l'une de ses maisons lors de son mariage avec l'Infante d'Espagne.

    Elle est fréquentée par les peintres locaux.

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    La maison Lohobiaguenea ou maison Louis XIV : cliquer sur l'image pour l'agrandir.

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    L'élégante tourelle d'angle de la maison Louis XIV

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    L'Hôtel de ville borde la place sur l'un de ses côtés.

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    Ce jour-là il s'y passait justement un mariage et deux jeunes gens participaient au côté folklorique de la cérémonie, accompagnés de quelques musiciens... 

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    Fin de ces belles vacances basques...


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