• A l'occasion d'un spectacle offert par la Mairie de Paris (le Cabaret des Poilus), j'ai eu l'opportunité de me promener dans l'Hôtel de Ville et d'admirer la magnificence des lieux.

    Je vous en fais profiter ici...

    Avant d'atteindre la Salle des Fêtes, il faut monter le Grand escalier d'Honneur.

    Au pied, une statue en bronze d'un chevalier

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Des allégories de la musique sur fond de marbre blanc veiné décorent l'escalier.

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Celle-ci s'intitule "L'accompagnement" : elle est de Louis-Ernest Barrias.

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    En haut du Grand escalier, se trouve le Salon des Arcades.

    Il est composé de trois parties dédiées aux Arts (au centre), aux Sciences (à l'est) et à la Littérature (à l'ouest). De très nombreux artistes ont décoré ce salon.

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Les cheminées monumentales qui l'ornent sont décorées de divinités michelangelesques.

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Pour décorer le Salon des Arcades, il a fallu faire appel à 45 artistes dont plusieurs peintres qui ont réalisé des oeuvres destinées à décorer les piliers du salon.

    Je l'intitulerais "Jeune femme au potiron"...

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris 

    Ici, la sculptrice est mise en valeur par le peintre dans sa tenue plus que dévêtue...

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    J'ai bien aimé cette oeuvre intitulée "Le bassin de l'arsenal", assez impressionniste.

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Ainsi que celle-ci : "Le Val de Grâce"

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Les plafonds du Salon des Arcades ne sont pas oubliés...

    "La Vérité, entraînant les Sciences à sa suite" par Albert Besnard (Salon des Sciences)

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    "Le triomphe de l'Art" par Léon Bonnat (Salon des Arts)

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Le bas-côté du Salon des Arcades est agrémenté de fauteuils Louis XVI.

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Coup de projecteur sur le parquet...

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Pour accéder à la Salle des Fêtes, il faut ensuite passer par la Galerie des métiers qui est éclairée par des vitraux représentant les différentes corporations.

    J'ai adoré !

    Voici celui des lapidaires et des orfèvres, accolé à celui des maîtres Verriers et des imagiers.

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Celui des passementiers et des couteliers

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Celui des horlogers et des serruriers

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Celui-ci honore les chapeliers et les ménétriers.

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    "L'Hiver" de Puvis de Chavannes, un tableau qui se situe dans l'antichambre de la Salle des Fêtes

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    On arrive enfin dans le Saint des Saints - la Salle des Fêtes - copiée sur le modèle de la Galerie des Glaces de Versailles, où se tenait le spectacle.

    Naturellement, les lustres sont en cristal de Baccarat...

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris 

    Vue sur "La Cour du Maire"

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    L'escalier à vis est copié sur celui de Chambord.

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Visite des salons de l'Hôtel de Ville de Paris

    Pas mal non ?


    votre commentaire
  • Mon amie Michèle m'a conviée aujourd'hui à un spectacle offert par la Mairie de Paris.

    Centenaire de la première guerre oblige, c'est à un spectacle intitulé "Le Cabaret des Poilus" de la Compagnie "Sans Lézard" que nous avons assisté dans la grande salle des fêtes de l'Hôtel de Ville. Trois jolies comédiennes-chanteuses et trois musiciens alternent chansons et sketchs pour le plus grand plaisir des spectateurs.

    Le Cabaret du Poilu à la Salle des Fêtes de L'Hôtel de Ville de Paris

    Le spectacle, qui se joue depuis 2014 mêle le répertoire du café concert de l'époque à celui des tranchées et de la chanson française, redécouvrant la terrible réalité de la grande guerre : une manière pour les comédiens de rendre hommage à tous les Poilus, ainsi qu'à leurs femmes et à leurs enfants.

    La salle était pleine à craquer, les enfants des écoles ayant même été invités à venir applaudir les comédiens.

    Le Cabaret du Poilu à la Salle des Fêtes de L'Hôtel de Ville de Paris

    La première chanson entonnée, accompagnée au piano et à la contrebasse, est célèbre : "Viens Poupoule", créée en 1902 à la Scala par Mayol.

    Le samedi soir après l'turbin
    L'ouvrier parisien...

    Viens, Poupoule !, Viens, Poupoule ! viens !
    Quand j'entends des chansons
    Ça me rend tout polisson
    Ah !
    Viens, Poupoule !, Viens, Poupoule ! viens !
    Souviens-toi que c'est comme ça
    Que je suis devenu papa.

    Le spectacle aborde beaucoup de thèmes comme celui de la vie dans les tranchées : avec la chanson de Théodore Botrel "Ma p’tite Mimi, ma p’tite Mimi, ma mitrailleuse" sur l'air de la petite Tonkinoise.

    Evidemment, la troupe a chanté "La Madelon", une chanson destinée à rendre supportable la situation du soldat. Le public, enthousiaste, en est allé de la chansonnette...

    La vie des femmes seules à Paris : "La môme aux poilus", une chanson de Gaston Gabaroche

    On m'appelle la môme aux poilus ; quand j'en vois mon cœur est ému
    Y'a rien à faire, les militaires sont des costauds qui me collent à la peau
    J'aime les soldats, et tout ce qu'on dira, entre nous, j'm'en fous
    Je pourrais comme les honnêtes femmes, en choisir un pour l'épouser
    Mais franchement mesdames, un seul c'est vraiment pas assez
    Si j'obtenais le consentement, j'épouserais tout un régiment !

    Le travail des femmes pendant la guerre : "Nous sommes les tourneuses d'obus"...

    Abordés également les thèmes de la vie chère, des maris (ou les amants) morts, du soldat inconnu (et de sa femme !), des enfants orphelins, et enfin l'arrivée des américains...

    ◄►◄►◄►◄►

    La bande annonce du spectacle 

    Un spectacle de grande qualité (l'accompagnement musical était top et les voix des chanteuses très agréables), avec quelques longueurs tout de même. Nous l'avons bien apprécié toutes les deux.

    Dans un prochain post, la visite des salons de l'Hôtel de Ville...


    votre commentaire
  • Générations 13 fait régulièrement des expositions de peintures sur les murs de son local de la rue Vandrezanne : la dernière en date est celle sur Haïti. Elle nous a interpellées, moi et mes collègues dessinatrices du mardi après-midi.

    Exposition de peintres de Madagascar à Générations 13

    Depuis la nuit des temps la peinture a été une forme d’expression traditionnelle en Haiti : c’est de la rue qu’elle est née. Elle se caractérise à la fois par ses sources d'inspiration, populaires et spirituelles, et par un style original incarné par les artistes naïfs.

    Durant la période de l’esclavagisme, alors que les familles de colons riches importaient des tableaux d'Europe ou faisaient venir des peintres occidentaux sur place, certaines riches familles envoyaient leurs esclaves libres en France pour y apprendre la peinture de façon académique et exploiter leur talent.

    La première Académie de peinture haïtienne est créée  peu après l'indépendance (1804). En 1816, Pétion ouvre une école d’Art à Port-au-Prince : des peintres français viennent y enseigner.

    Entre 1830 et 1860, les sujets liés à l’esclavage et au culte du vaudou, constituent alors les principaux thèmes, mais la production est encore essentiellement une production de copies.

    ◄►◄►◄►◄►◄►

    J'ai sélectionné quelques uns des tableaux exposés qui m'ont particulièrement plu.

    Celui-ci est signé Franck Dautruche.

    Sur cette scène de marché, la couleur des paniers chargés de légumes ou de fruits et les foulards multicolores contrastent avec le blanc "uniforme" des costumes des femmes...

    Exposition de peintres de Madagascar à Générations 13

    Cette marine est de Joseph Frantz. Elle est bien significative de l'art naïf haïtien, je trouve. 

    Exposition de peintres de Madagascar à Générations 13 

    Plus surréaliste ce tableau d'Isemorin F. où des petits personnages se cachent dans les fruits d'un arbuste...

    Exposition de peintres de Madagascar à Générations 13 

    Exposition de peintres de Madagascar à Générations 13

    Egalement d'Isemorin F. ce joli paysage aux flamands roses, sur le même principe

    Très amusant, non ?

    Exposition de peintres de Madagascar à Générations 13

    Cette scène de marché est signée David.

    Exposition de peintres de Madagascar à Générations 13

    Il faut la voir à la loupe, elle le mérite. 

    Exposition de peintres de Madagascar à Générations 13

    Pour terminer, ce tableau dont je n'ai pu identifier l'auteur (Odilon Frantz peut-être ?) mais qui me plait beaucoup. Ces corps entrelacés forment comme un oeuf...

    Exposition de peintres de Madagascar à Générations 13

    La prochaine exposition, c'est celle de notre atelier de dessin, en janvier... 


    votre commentaire
  • Après avoir un peu épuisé les sujets proposés par Célia à mon atelier de dessin, j'ai décidé pour une fois de me lancer dans un paysage. Celui-ci m'a tapé dans l'oeil : je l'ai trouvé sur le net.

    Il s'agit d'un pastel de Florence de Vaumas qui représente un paysage de Toscane.

    Paysage de Toscane

    En voici ma version...

    J'ai dû le recommencer entièrement alors qu'il était presque fini pour avoir postillonné dessus par mégarde..., Philippe m'ayant fait rire. J'étais complètement dégoûtée, vous vous en doutez ! 

    Paysage de Toscane

    Ça change un peu des natures mortes...

    En tapant sur le net "paysage de Toscane", j'ai retrouvé le vrai paysage qui a inspiré Florence de Vaumas.

    Le voici

    Paysage de Toscane

    On se rend compte que l'artiste peintre a volontairement changé les couleurs et, ma foi, je trouve qu'elle a été très inspirée...

    Amusant, non ?


    votre commentaire
  • Ce vendredi, j'ai fait une visite guidée avec Delphine Lanvin, guide professionnelle, grâce à une inscription auprès de l'Université Permanente.

    Le rendez-vous était donné au "métro La Fourche" dans le 17ème arrondissement. Cet arrondissement est divisé en quatre quartiers : Ternes, Plaine de Monceau, Batignolles et Epinettes. La fourche en question recouvre le quartier des Epinettes :  celle-ci est formée d'une part par l'avenue de Clichy (qui conduit à Asnières) et d'autre part par l'avenue de Saint-Ouen (permettant l'accès à Saint-Denis).

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Notre guide, qui possède une documentation très fournie, nous parle d'abord de l'origine supposée du nom du quartier des Epinettes que nous allons arpenter de long en large : il pourrait venir d'un lieu-dit créé en 1693. L'origine devait être un terme de viticulture car l'épinette blanche est un cépage, aujourd'hui appelé pineau blanc, qui, comme à Montmartre, y était peut-être cultivé.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Les Épinettes ont longtemps été un hameau, partie intégrante du village des Batignolles : autrefois on y pratiquait l'agriculture et la chasse. Le quartier ne se construit fortement qu’à partir des années 1850. 

    Notre guide nous emmène d'abord dans un havre de paix, la Cour Saint-Pierre, une petite impasse pavée donnant dans l'avenue de Clichy, bordée de petits immeubles abritant habitations et ateliers d'artistes.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La nouvelle population qui y habite a bien transformé l'ancien terrain voué à l'agriculture maraîchère. Ici se trouve l'atelier "Terre de Sienne" où l'on peut apporter ses productions pour les faire cuire dans un four.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Nous prenons ensuite la direction de la Villa des Arts dont la proximité est annoncée par ce mur-peint situé au 2 rue Etienne Jodelle.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Voici l'entrée de la Villa construite en 1890 par Henri Cambon.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Joli ce petit hôtel particulier !

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Eiffel, fort en vue en cette année d’exposition universelle (1889), a laissé son empreinte dans les coursives de l'un des bâtiments situés dans la cour intérieure : un escalier monumental en décore magnifiquement le hall d'entrée.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Depuis cent trente ans, cette villa est fréquentée par des artistes.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Paul Signac y peignit le portrait de Félix Fénéon, célèbre personnalité du monde culturel progressiste du Paris de la fin du XIXème siècle.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Eugène Carrière y a peint le portrait de Verlaine.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Une plaque, dans la cour, rend hommage à Nicolas Schöffer, le père de l'Art Cybernétique.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La tour cybernétique de Liège a été remise en fonction en mai 2016.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    A l'intérieur de la cour, subsistent encore 47 ateliers d'artistes et 36 logements sociaux.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Delphine Lanvin nous fait remarquer le mur du cimetière de Montmartre tout proche.

    Y sont enterrés, parmi des inconnus, des célébrités comme : André-Marie Ampère, Michel Berger et France Gall, Hector Berlioz, Lili et Nadia Boulanger, Jean-Baptiste Charcot, Henri-Georges Clouzot, Dalida, Edgar Degas, Alexandre Dumas fils, Pierre Dux, Jean-Marie Farina, Jean-Honoré Fragonard, Alain Feydeau, Michel Galabru, Théophile Gauthier, Sacha Guitry, Eugène Labiche, Jeanne Moreau, Francis Picabia, Juliette Récamier, Siné, Sthendal, Ludmila Tchérina, François Truffaut, Pierre-Jean Vaillard, Alfred de Vigny, Emile Zola...

    Visite guidée du quartier des Epinettes 

    Ayant rejoint l'avenue de Saint-Ouen, nous voici passant devant la Cité Pilleux..., un autre havre de verdure et de paix.

    Visite guidée du quartier des Epinettes 

    Au numéro 25 de l'avenue de Saint-Ouen se trouve l'entrée du Hameau des Batignolles. Nous avons eu la chance de pouvoir y entrer...

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     A part les cris des enfants de l'école voisine, ici nul bruit de voitures...

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Les habitants ont décoré la cour avec des arbustes en pots.

    Visite guidée du quartier des Epinettes 

    Voici l'église Saint-Michel des Batignolles : on l'aperçoit ici depuis l'avenue de Saint-Ouen. La première pierre en est posée en novembre 1913 mais la première guerre interrompt le chantier...

    Visite guidée du quartier des Epinettes 

    Ce n'est qu'en 1932 que l'érection du campanile reprend.

    Visite guidée du quartier des Epinettes 

    Au sommet du clocher de briques, une statue dorée de Saint-Michel (Photo Wikipédia)

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    En s'approchant de plus près, on voit que l'intérêt de sa construction se situe réellement dans le travail de la brique ou plutôt des briques car plusieurs tons ont été choisis pour rompre la monotonie. L'architecte, n'ayant en effet pas bénéficié d'un gros budget pour réaliser son édifice, a choisi un matériau bon marché : on peut compter jusqu'à six couleurs de briques différentes, pour créer des formes, des motifs, des reliefs...

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Détail du décor du portail central (Photo architecture-art-déco.fr)

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    J'ai raté toutes mes photos d'intérieur (pas assez de temps pour régler l'appareil...). Voici celles trouvées sur le site architecture-art-deco.fr.

    L'intérieur est assez sombre.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Dans le choeur, une peinture représentant Jésus entouré de ses disciples

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    L'orgue provenant de l'Hôtel Majestic a été mis à sa place en 1937 à la suite d'une souscription.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La chaire est en bois blond, harmonieusement travaillée.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Sur le côté de l'église, un Saint-Michel terrassant le dragon

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La guide nous explique qu'on reconnaît facilement les immeubles bâtis avant 1830 à leurs façades plâtrées et à leurs volets en bois, comme ici à gauche de la photo. A droite, les autres immeubles possèdent des persiennes : ils sont donc postérieurs.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Les immeubles des années 1830 possèdent aussi tous des porches d'entrée munis de grilles comme ci-dessous.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La guide nous fait remarquer ce nouveau magasin "Bio" de l'avenue de Clichy, signe que le quartier, autrefois très populaire, est en train de se boboïser...

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Nous passons devant le Mawal, une discothèque orientale qui a remplacé l'ancien cinéma "Gloria Palace" construit en 1930, devenu obsolète avec sa salle unique.

    Les temps changent mon bon monsieur...

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Au N°17 de la rue Lacroix mon œil a été attiré par ce bel immeuble sur lequel la guide ne s'est pas arrêtée. L'utilisation de la brique en parement m'a bien plu mais j'ai surtout remarqué les médaillons situés dans les étages élevés.

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    J'en ai photographié un à la va-vite et par hasard il s'agit de la bobine de l'architecte de l'immeuble, un certain Joseph-Louis Duc, inconnu de moi... mais qui a tout de même été l'architecte de la "colonne de juillet", autrement dit la colonne de la place de la Bastille... 

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Delphine Lanvin s'arrête ensuite au numéro 37 devant l'immeuble qu'habita Adolphe-Léon Willette, peintre, illustrateur, affichiste, lithographe et caricaturiste célèbre (il réalisa l'enseigne du cabaret "Le chat noir").

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Au numéro 40 de la même rue, un immeuble d'avant 1830 dont une partie des fenêtres a été murée pour construire des salles-de-bains, inexistantes lors de la construction... 

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     Nous voici maintenant dans la rue Guy Môquet qui porte le nom de ce jeune militant communiste resté tristement dans les mémoires pour avoir été le plus jeune (seulement 17 ans) des quarante-huit otages fusillés pendant la dernière guerre suite à l'attentat contre Karl Hotz.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La veille de son exécution, il écrivit une lettre à ses parents...

    Lettre de Guy Môquet à sa famille, Camp de Choisel, Châteaubriant, 22 octobre 1941

    Châteaubriant, Le 22 octobre 1941

    Ma petite maman chérie

    Mon tout petit frère adoré

    Mon petit papa aimé

    Je vais mourir ! Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c'est d'être très courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et René. Quant à mon véritable, je ne peux le faire, hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour.À toi, petit Papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

    Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup, qu'il étudie, qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

    17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michel. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

    Je ne peux pas en mettre davantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !

    Votre Guy qui vous aime

    Guy

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Nous nous rendons ensuite, tout à côté, dans la Villa Compoint où se trouve une librairie dénommée "Résistances". Dommage, elle était fermée ce matin là.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Un peu plus loin dans la rue, au numéro 9, se trouve un immeuble où habita Hô Chi Mihn quand il résidait à Paris (de 1921 à 1923). Pour rappel, il a été le fondateur de l'actuel Parti Communiste vietnamien et de la République démocratique du Viêt Nam.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Une plaque en commémore l'événement.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Nous empruntons ensuite la rue des moines qui tire probablement son nom des moines de Saint-Denis, par opposition à la rue des Dames de l'abbaye de Montmartre, qui en est voisine.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Des hôtels, en veux-tu en voilà...

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     Nous voici arrivés à la Cité des fleurs, une impasse privée au règlement de  copropriété strict (elle est interdite aux chiens) et qui ferme à la nuit tombée.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Elle relie l'Avenue de Clichy à la rue de la Jonquière. Le cahier des charges impliquait, dès sa création, l’alignement des façades, la limitation du nombre d’étages ou encore la hauteur des murs mitoyens, l'obligation pour les propriétaires de planter 3 arbres dans le petit jardin situé devant la maison et de mettre à l'entrée de leur clôture des vases Médicis.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Les vases Médicis

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    La cité des Fleurs a toujours été un lieu de mixité sociale. Au XIXIème siècle, elle était très influencée par l'activité ferroviaire des usines du quartier Cardinet : bon nombre d'ingénieurs ont fait construire de riches demeures dans cette cité.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    La guide est bien documentée... mais j'ai oublié ce qu'elle a dit ici !

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Au numéro 25, une plaque rappelle l'arrestation et la déportation des principaux responsables du service des faux papiers du M.L.N. (mouvement de libération nationale) pendant la deuxième guerre.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     La Villa des fleurs est une vraie petite ville en soi : elle possède une école, une crèche, et même une église, Saint-Joseph des Epinettes.

    Discrète, l'entrée de l'église : son entrée principale se fait de l'autre côté, par la rue Pouchet.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     En entrant, l'oeil est attiré par ce plafond de béton armé d'où provient l'éclairage. L'église a été construite de 1909 à 1910. Elle a été financée par les Gouïn (banquiers et industriels tourangeaux) et les Rolland-Gosselin (agents de change).

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Côté choeur

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Côté orgue

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    L'orgue est magnifique : il s'agit d'un Cavallié-Coll construit probablement en 1898 pour le salon de la comtesse Anna de Noailles.

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Voici la façade sur la rue Pouchet : elle est sobre, ayant pour seul décor les couleurs de brique contrastées.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Non loin de là, le jardin Paul Didier rappelle que ce dernier fut le seul magistrat à refuser de prêter serment au Maréchal Pétain en 1941.

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Le jardin a été créé sur d'anciens terrains ferroviaires : la gare Saint-Lazare, qui est toute proche, est reliée ici à la petite ceinture qui faisait alors le tour de la capitale (sur 32 kms) pour acheminer les marchandises arrivant de province de gare en gare (Saint-Lazare, du Nord, de l'Est, Montparnasse etc.) à l'intérieur des fortifications édifiées en 1840.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    En souvenir, à côté des rails restants, la municipalité de Paris a mis des traverses de chemin de fer le long de ce sentier piétonnier.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Eh oui, on est bien dans Paris !

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    La preuve, cette sortie de petite ceinture rue de la Jonquière et ce pont ferroviaire

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Nous voici maintenant dans le Square Ernest Gouïn, rendant hommage à l'industriel qui fut constructeur de locomotives, d'ouvrages d'arts métalliques et d'infrastructures ferroviaires en France et à travers le monde.

    Delphine Lanvin nous montre ici une photo d'Ernest Gouïn.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Les petits immeubles au fond du square étaient à l'époque les logements des cheminots.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Nous rejoignons maintenant l'avenue de Clichy puis le parc Clichy-Batignolles encore appelé parc Martin Luther King.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Des rails ont été placés sur le sol pour rappeler le passé ferroviaire du quartier. Au premier plan, l'Open Book de Diane Mclean qui donne de jolis reflets.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Notre guide nous montre le plan des constructions en cours (en voie d'achèvement).

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Derrière le bâtiment autrefois dédié à la garde des décors de l'Opéra Garnier et servant de nos jours d'annexe au théâtre de l'Odéon (l'Odéon Berthier), se profile le nouveau Palais de Justice de Paris (l'ancien 36 quai des orfèvres si célèbre a été déménagé au 36 rue du bastion).

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Fin de la balade : mine de rien on a fait pas loin de 6 kms...


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires