• Pendant le temps du confinement, mon chef de chœur, Sigismond, s'est "amusé" à réunir tous les enregistrements vidéos de ce superbe air de Nabucco de Verdi que chacun avait enregistré en solo chez soi.

    Nous sommes 14 à avoir participé à cette expérience unique !

    Il y avait Martine, Bénédicte, Hélène, Françoise et Evelyne pour les sopranos, Maria, Christine, Marie-France, Nadine et moi pour les altos, Yves et Yvon pour les ténors et Jean-Mathieu et Yves pour les basses.

    Beaucoup de travail pour Sigismond car nous n'avions pas forcément tous absolument suivi le même rythme et mettre ensemble tous ces enregistrements est une vraie performance.

    En voici le résultat.

    Sympa !

    Un grand merci à Sigismond pour cet exploit qui nous laissera un souvenir impérissable d'une curieuse période qui a tout de même duré deux mois mais pendant laquelle nous nous retrouvions néanmoins en vidéo-conférence sur Skype chaque jeudi soir pour prendre des nouvelles des uns et des autres et faire un pied de nez à ce satané virus...


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  • Cet après-midi, nous sommes allées Arlette et moi nous promener sur les quais de la Seine donnant sur l'Île Saint-Germain, en face d'Issy-les-Moulineaux.

    Quatre kilomètres à pied (aller-retour), ça use, ça use...

    Une promenade a été aménagée en contrebas, à l'abri du bruit des voitures qui circulent sur les quais.

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    De nombreux "parisiens" y ont amarré une péniche : elle leur sert de maison.

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Une amusante fresque street-art sur le thème de la Seine orne le dessous de ce pont. Elle a été peinte à l'initiative des conseils de quartier de la ville et c'est André Santini (à 80 ans cette année, il vient de rempiler pour six ans !), le maire d'Issy-les-Moulineaux, qui l'a inaugurée le 30 septembre 2018.

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Des fleurs inconnues...

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Cette fois-ci, je sais : il s'agit d'un jasmin.

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Le nom de cette péniche m'a fait sourire : Dolly Pran !

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Cette toute petite ressemble un peu à une isba : chacun ses moyens...

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Dernière photo d'Arlette avec des lunettes : la semaine prochaine, elle passe au bistouri...

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Avouez qu'on a du mal à penser qu'on est quasi à Paris !

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Maman et Papa canards font une promenade non loin de leurs canetons.

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    La police montée fait sa ronde : pas désagréable comme métier !

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Nous voici au terme de notre balade : en vue de la Seine Musicale

    Promenade dé-confinée sur les quais de la Seine

    Sympa cette petite promenade mais rien ne vaut la vraie campagne...


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  • Coronavirus et confinement obligent, les français ont parait-il beaucoup relu le célèbre livre d'Albert Camus paru en 1947, La peste : une épidémie qui menace la ville d'Oran, en Algérie, dans les années 1940, des milliers de personnes contraintes de rester confinées chez elles pour ne pas mourir victimes de ce virus...

    J'avais l'intention de donner rendez-vous aux seniors de mon association (Générations 13) chaque semaine pour la lecture d'un passage de ce livre qui n'est pas sans nous rappeler une actualité un peu pesante : "ma Petite Bibliothèque à moi" en quelque sorte ! mais je me suis heurtée à de grandes difficultés pour mettre en ligne les vidéos prises avec mon téléphone : du coup, je n'ai réussi à enregistrer que le début du livre (voir en bas de page).

    En voici tout d'abord l'introduction (il s'agit du début du chapitre premier) sous sa forme écrite.

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    Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 194., à Oran. De l’avis général, ils n’y étaient pas à leur place, sortant un peu de l’ordinaire. À première vue, Oran est, en effet, une ville ordinaire et rien de plus qu’une préfecture française de la côte algérienne.

    La cité elle-même, on doit l’avouer, est laide. D’aspect tranquille, il faut quelque temps pour apercevoir ce qui la rend différente de tant d’autres villes commerçantes, sous toutes les latitudes. Comment faire imaginer, par exemple, une ville sans pigeons, sans arbres et sans jardins, où l’on ne rencontre ni battements d’ailes ni froissements de feuilles, un lieu neutre pour tout dire ? Le changement des saisons ne s’y lit que dans le ciel. Le printemps s’annonce seulement par la qualité de l’air ou par les corbeilles de fleurs que des petits vendeurs ramènent des banlieues ; c’est un printemps qu’on vend sur les marchés. Pendant l’été, le soleil incendie les maisons trop sèches et couvre les murs d’une cendre grise ; on ne peut plus vivre alors que dans l’ombre des volets clos. En automne, c’est, au contraire, un déluge de boue. Les beaux jours viennent seulement en hiver.

    Une manière commode de faire la connaissance d’une ville est de chercher comment on y travaille, comment on y aime et comment on y meurt. Dans notre petite ville, est-ce l’effet du climat, tout cela se fait ensemble, du même air frénétique et absent. C’est-à-dire qu’on s’y ennuie et qu’on s’y applique à prendre des habitudes. Nos concitoyens travaillent beaucoup, mais toujours pour s’enrichir. Ils s’intéressent surtout au commerce et ils s’occupent d’abord, selon leur expression, de faire des affaires. Naturellement ils ont du goût aussi pour les joies simples, ils aiment les femmes, le cinéma et les bains de mer. Mais, très raisonnablement, ils réservent ces plaisirs pour le samedi soir et le dimanche, essayant, les autres jours de la semaine, de gagner beaucoup d’argent. Le soir, lorsqu’ils quittent leurs bureaux, ils se réunissent à heure fixe dans les cafés, ils se promènent sur le même boulevard ou bien ils se mettent à leurs balcons. Les désirs des plus jeunes sont violents et brefs, tandis que les vices des plus âgés ne dépassent pas les associations de boulomanes, les banquets des amicales et les cercles où l’on joue gros jeu sur le hasard des cartes.

    On dira sans doute que cela n’est pas particulier à notre ville et qu’en somme tous nos contemporains sont ainsi. Sans doute, rien n’est plus naturel, aujourd’hui, que de voir des gens travailler du matin au soir et choisir ensuite de perdre aux cartes, au café, et en bavardages, le temps qui leur reste pour vivre. Mais il est des villes et des pays où les gens ont, de temps en temps, le soupçon d’autre chose. En général, cela ne change pas leur vie. Seulement, il y a eu le soupçon et c’est toujours cela de gagné. Oran, au contraire, est apparemment une ville sans soupçons, c’est-à-dire une ville tout à fait moderne. Il n’est pas nécessaire, en conséquence, de préciser la façon dont on s’aime chez nous. Les hommes et les femmes, ou bien se dévorent rapidement dans ce qu’on appelle l’acte d’amour, ou bien s’engagent dans une longue habitude à deux. Entre ces extrêmes, il n’y a pas souvent de milieu. Cela non plus n’est pas original. À Oran comme ailleurs, faute de temps et de réflexion, on est bien obligé de s’aimer sans le savoir.

    Ce qui est plus original dans notre ville est la difficulté qu’on peut y trouver à mourir. Difficulté, d’ailleurs, n’est pas le bon mot et il serait plus juste de parler d’inconfort. Ce n’est jamais agréable d’être malade, mais il y a des villes et des pays qui vous soutiennent dans la maladie, où l’on peut, en quelque sorte, se laisser aller. Un malade a besoin de douceur, il aime à s’appuyer sur quelque chose, c’est bien naturel. Mais à Oran, les excès du climat, l’importance des affaires qu’on y traite, l’insignifiance du décor, la rapidité du crépuscule et la qualité des plaisirs, tout demande la bonne santé. Un malade s’y trouve bien seul. Qu’on pense alors à celui qui va mourir, pris au piège derrière des centaines de murs crépitants de chaleur, pendant qu’à la même minute, toute une population, au téléphone ou dans les cafés, parle de traites, de connaissements et d’escompte. On comprendra ce qu’il peut y avoir d’inconfortable dans la mort, même moderne, lorsqu’elle survient ainsi dans un lieu sec

    Ces quelques indications donnent peut-être une idée suffisante de notre cité. Au demeurant, on ne doit rien exagérer. Ce qu’il fallait souligner, c’est l’aspect banal de la ville et de la vie. Mais on passe ses journées sans difficultés aussitôt qu’on a des habitudes. Du moment que notre ville favorise justement les habitudes, on peut dire que tout est pour le mieux. Sous cet angle, sans doute, la vie n’est pas très passionnante. Du moins, on ne connaît pas chez nous le désordre. Et notre population franche, sympathique et active, a toujours provoqué chez le voyageur une estime raisonnable. Cette cité sans pittoresque, sans végétation et sans âme finit par sembler reposante, on s’y endort enfin. Mais il est juste d’ajouter qu’elle s’est greffée sur un paysage sans égal, au milieu d’un plateau nu, entouré de collines lumineuses, devant une baie au dessin parfait. On peut seulement regretter qu’elle se soit construite en tournant le dos à cette baie et que, partant, il soit impossible d’apercevoir la mer qu’il faut toujours aller chercher.

    Arrivé là, on admettra sans peine que rien ne pouvait faire espérer à nos concitoyens les incidents qui se produisirent au printemps de cette année-là et qui furent, nous le comprîmes ensuite, comme les premiers signes de la série des graves événements dont on s’est proposé de faire ici la chronique. Ces faits paraîtront bien naturels à certains et, à d’autres, invraisemblables au contraire. Mais, après tout, un chroniqueur ne peut tenir compte de ces contradictions. Sa tâche est seulement de dire : « Ceci est arrivé », lorsqu’il sait que ceci est, en effet, arrivé, que ceci a intéressé la vie de tout un peuple, et qu’il y a donc des milliers de témoins qui estimeront dans leur cœur la vérité de ce qu’il dit.

    Du reste, le narrateur, qu’on connaîtra toujours à temps, n’aurait guère de titre à faire valoir dans une temps, n’aurait guère de titre à faire valoir dans une entreprise de ce genre si le hasard ne l’avait mis à même de recueillir un certain nombre de dépositions et si la force des choses ne l’avait mêlé à tout ce qu’il prétend relater. C’est ce qui l’autorise à faire œuvre d’historien. Bien entendu, un historien, même s’il est un amateur, a toujours des documents. Le narrateur de cette histoire a donc les siens : son témoignage d’abord, celui des autres ensuite, puisque, par son rôle, il fut amené à recueillir les confidences de tous les personnages de cette chronique, et, en dernier lieu, les textes qui finirent par tomber entre ses mains. Il se propose d’y puiser quand il le jugera bon et de les utiliser comme il lui plaira. Il se propose encore… Mais il est peut-être temps de laisser les commentaires et les précautions de langage pour en venir au récit luimême. La relation des premières journées demande quelque minutie.

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    Lecture N°1ICI.

    Lecture N°2ICI.

    Comme je vous l'ai dit plus haut, j'ai failli m'arracher tous les cheveux en essayant de mettre en ligne ces vidéos... Je vous propose de lire la suite du livre en version pdf.

    Pour ce faire, cliquez sur e-pub et ouvrez le fichier qui se charge en bas de votre écran ICI.

    Bonne lecture !


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  • Cet après-midi, j'ai regardé en direct sur l'ordinateur dans le cadre du confinement une conférence que donnait gratuitement pour les internautes "Connaissance du monde".

    Le conférencier, Mario Introia, né en Italie mais français d'adoption je pense, nous a régalés de superbes images tournées en Italie du Nord, nous faisant découvrir ce beau pays depuis la région des lacs jusqu'à Venise.

    Son DVD est en vente chez "Connaissance du monde" et je vais peut-être me le procurer car il regorge de bons conseils pour de futures escapades...

    Voici la bande-annonce de sa conférence

    Le parcours

    Bien sûr, je ne peux pas vous restituer le film que le conférencier nous a passé mais j'ai recherché sur le net quelques unes des photos des endroits où il s'est arrêté.

    Mario Introia commence son périple au Lac Majeur, nous dévoilant la beauté de l'Isola dei pescatori,

    celle de l'Isola Bella,

     

    et nous montrant le curieux emplacement, accroché à un éperon rocheux, de l'ermitage de Santa Catarina del Sasso situé dans la commune de Leggiuno dont la construction remonte au XIVème siècle.

    L'Ermitage a été fondé par Alberto Besozzi, un riche marchand local qui, après avoir échappé au naufrage suite à une violente tempête pendant la traversée du lac, a décidé de se retirer sur cette partie de côte et d'y mener une vie d'ermite.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Une étape au Lac d'Orta, mon préféré car je l'ai vu avec Loredana et Philippe sous la brume un mois de février et c'est absolument magique : sur l'îlot central, la basilique romane, San Giulio.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    La Villa Crespi est un palais mauresque commandé en 1879 par un riche marchand de coton, Cristoforo Benigno Crespi, aujourd'hui transformé en Hôtel-Restaurant de luxe.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

     Mario Introia poursuit sa conférence par un petit tour du côté du Lac de Côme où se trouve la ferme de Giovanna et Nino qui élèvent des vaches et des chèvres et qui fabriquent avec le lait du beurre et des fromages (du Taleggio), un fromage typique de la Lombardie.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Nous y voyons aussi la Cathédrale de Côme qui jouxte le Broletto (l'ancienne mairie de la ville).

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    A Côme, se trouve aussi un monument à la mémoire d'Alessandro Volta, l'inventeur de la pile du même nom qui a aussi donné son nom à l'unité de tension électrique.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Le conférencier nous parle aussi de l'arrestation de Mussolini qui eut lieu dans le village de Dongo situé sur les rives du lac de Côme. Le trésor de guerre qu'il avait dérobé à l'état italien a très mystérieusement disparu à cette occasion : une hypothèse est qu'il a servi à la reconstruction du futur état italien communiste (?)

    Benito Mussolini sera fusillé le 28 avril 1945 ; une croix en marque l'endroit.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    La visite se poursuit par des vues de la Villa Babianello, un palais Renaissance du XVIIIème siècle dont la loggia, située au sommet, offre une vue panoramique sur les Alpes et le lac.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

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    Le lac fourmille de belles villas : voici la Villa Carlotta, palais néo-classique de la fin du XVIIème siècle : elle possède un jardin à l'italienne (une évidence...) composé de plus de 500 espèces botaniques dont des camélias de grande dimension.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Elle abrite aussi un musée d'art où sont exposées en particulier des sculptures d'Antonio Canova comme ici "Psyché ranimée par le baiser de l'amour".

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Mario Introia nous emmène ensuite visiter l'atelier d'un sculpteur de masques en bois destinés au Carnaval mais je ne l'ai pas retrouvé sur le net...

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Nous traversons ensuite  le petit village de Varenna aux crépis multicolores...

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    avant de nous rendre au Col de Ghisallo, célèbre dans le monde du cyclisme pour son dénivelé de 500 mètres depuis les rives du lac.

    Au sommet, une chapelle abrite la Madonna del Ghisallo : elle est décorée avec des vélos !

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    A la Pointe de Bellaggio, Mario Introia nous parle de l'amour de Stendhal pour le lac de Côme. C'est ici que Fabrice del Dongo, l'un des héros de "La chartreuse de Parme" passe sa jeunesse.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

     

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    Suit un entracte pendant lequel les "ordi-spectateurs" peuvent poser leurs questions au conférencier.

    C'est ainsi que j'apprends la recette du fameux "risotto" lombard.

    Le bon riz est le "Carnaroli", originaire de Pavie, de Novare et de Verceil en Lombardie. Il faut mettre de l'huile d'olive dans une poêle et y faire revenir le riz. Puis, il faut ajouter du bouillon de poule et, pour rendre la préparation crémeuse, il faut simplement ajouter du beurre et du parmesan. On peut aussi ajouter des pétales de rose ! Le plat comporte aussi du vin de Prosecco qui peut, bien sûr, accompagner le plat.

    Je ne sais pas si Loredana, la grande spécialiste du risotto, sera d'accord avec cette recette : il me semblait qu'il y avait aussi des oignons... ?

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    Mario Introia nous a aussi donné la recette de la sauce tomate réalisée par sa mère.

    Il faut prendre des tomates romaines allongées, bien juteuses et le plat doit cuire entre 3 et 4 heures... Pour extirper l'acidité, il suffit de mettre avec la pointe d'un couteau un peu de bicarbonate de soude dans le premier quart d'heure. Après avoir couvert, il faut tourner régulièrement et ajouter éventuellement de l'eau pour fluidifier...

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

     

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    La séance reprend ensuite avec un peu d'histoire de l'Italie et en particulier celle de la bataille de Solférino remportée le 24 juin 1859 par les franco-piémontais sur l'Autriche : elle débouchera sur l'indépendance de la Lombardie mais laissa sur le champ de bataille, sans soins, de nombreux blessés des deux camps (près de 40 000 corps gisent sur le champ de bataille).

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Napoléon III visitant le champ de bataille de Solférino

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    C'est à cette occasion qu'Henri Dunant, chrétien et homme d'affaires suisse en voyage près de Solférino, est horrifié par ce qu'il voit : il  improvise alors des secours avec le concours de la population civile et décide d’aider tous les soldats, peu importe le camp auxquels ils appartiennent.

    Cette initiative marque ce qui deviendra l’élément fondateur du mouvement qui devait aboutir à la création de la Croix-Rouge en 1864 : la neutralisation des services sanitaires militaires sur le champ de bataille.

    Henri Dunant en 1855

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Peu après la bataille, de nombreux cadavres furent enterrés directement sur place. Ce n'est que 10 ans plus tard (en raison d'une loi) qu'une sépulture décente fut donnée aux combattants. Un comité fut alors formé et Henri Dunant acheta toutes les terres aux alentours de Solférino. Les corps furent déterrés et mis dans divers ossuaires à travers la région.

    Plusieurs milliers d'ossements se trouvent ainsi exposés sur les murs de la chapelle San Pietro de Solférino.

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    Mario Introia continue sa promenade par la plaine du Po, grande productrice de riz. A cette occasion, il nous montre le plus ancien moulin hydraulique qui décortique les grains de riz (qui seront ensuite tamisés) : c'est le moulin de Gabriele et Luigi, introuvables sur le net, dommage car nous l'avons vu tourner...

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    Le film se poursuit par la visite de Crémone et de sa Cathédrale du XIIème siècle, appelée aussi "Duomo" comme à Milan. A côté, se trouve un beau baptistère de la même époque.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Mais Crémone, patrie d'Antonio Stradivari, est aussi connue dans le monde entier pour être la capitale de la lutherie : on y trouve pas moins de 168 luthiers !

    Le Stradivarius qui s'est vendu le plus cher à Londres a coûté 15 millions d'euros à son acheteur !

    J'apprends en effet à l'occasion que pour faire un violon il faut compter deux mois de travail et qu'un violon se fabrique en alternance avec d'autres violons tant les couches de vernis (quarante !) sont longues à appliquer. Un violon se fabrique avec deux espèces d'arbres : l'épicéa qui pousse dans les Dolomites et l'érable qui est importé des Balkans.

    L'âme du violon est fabriquée en épicéa : c'est ce petit morceau de bois vertical sur la photo qui est enserré avec un instrument spécial à l'intérieur du violon quasi terminé.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Un musée du violon se trouve à Crémone,

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    ainsi qu'un très bel auditorium.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Le dernier lac que nous fait visiter notre conférencier est le Lac de Garde, le plus à l'est.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    J'ai appris qu'il y a à Garde la meilleure pizzeria d'Italie, tenue par Sandro : Bella Venezia... Je ne sais pas si Loredana la connait ?

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Passant par l'adorable village de Peschiera del Garda et ses maisons aux crépis colorés,

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    nous rejoignons Sirmione, une importante station balnéaire située sur la péninsule du même nom (qui ne fait que 100 mètres de large...). En arrière plan des barques, le château Scaliger construit par la famille Scaligero au XIIIème siècle.

    C'est à Sirmione que Georges Sand situe certaines de ses chroniques.

    Nous avons vu tout ceci il y a tellement longtemps avec Philippe que je pense qu'une piqûre de rappel ne serait pas superflue !

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    C'est au lac de Garde qu'existait autrefois une importante culture de citronniers, aujourd'hui presque totalement disparue. Mario Introia a néanmoins rencontré un certain Giuseppe qui fait perdurer la tradition et fabrique le célèbre Limoncello.

    Là encore, je ferai appel à l'esprit critique de Loredana pour me dire si la recette qu'il en a donné est la même que celle qu'elle emploie pour fabriquer ce nectar !

    Eplucher à l'épluche-légumes 2 citrons pas trop mûrs pour en conserver les zestes que l'on fera macérer pendant 12 heures dans un demi-litre d'alcool à 95°C (il parait qu'il n'est pas utile de continuer la macération plus longtemps comme cela se fait souvent...).

    Par ailleurs, faire bouillir 800 grammes d'eau auxquels on ajoutera 600 grammes de sucre en poudre dès que l'eau commence à bouillir.

    Il suffit ensuite de mélanger l'eau sucrée avec les zestes de citron ayant macéré dans l'alcool et de bien fermer le récipient.

    Et c'est tout !

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    L'étape suivante fait rêver : il s'agit de Vérone que Shakespeare a mis à l'honneur dans sa tragédie "Roméo et Juliette"...

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Voici justement le fameux balcon de Juliette

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    A vérone, il y a aussi des arènes qui datent du premier siècle après J.-C.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    La colonne de San Marco sur la Piazza del Erbe marque (avec son lion) la fidélité de la ville à Venise.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Dante, le plus grand auteur italien, y a sa statue.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Quant au Castelvecchio, c'est le monument en briques rouges le plus important de l'architecture civile du Moyen-Age dans la ville.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Nous approchons de Venise... mais faisons un arrêt au préalable à Padoue pour y admirer la Basilique Saint-Antoine possédant une façade romane, des coupoles byzantino-vénitiennes, une tour conique et des clochers et intérieurs gothiques.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Nombreux sont les Palais à Padoue : Mario Introia nous a montré des images du Palazzo de la Raggiona, ancien siège de l'administration et des tribunaux de la ville. Il a été construit en 1218 puis surélevé en 1306 par un toit en forme de carène de bateau.

     Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    et aussi du Palazzo Zacco, datant du XVIème siècle.

    Voyage virtuel en Lombardie avec "Connaissance du monde"

    Cette conférence de "Connaissance du monde" se terminait par une brève visite de Venise dont il est inutile de vanter la beauté...

    Je trouve que cette visite virtuelle donnerait bien envie de voyager "pour de vrai"...

    Mais il faut attendre que le Coronavirus soit mort de sa belle mort !


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  •  Si vous avez raté cette pièce de théâtre programmée en dernière minute sur France 5, vous avez raté un excellent moment de rigolade.

    L'Hôtel du libre-échange s'est joué en 2017 à la Comédie Française s'il vous plait avec une mise en scène d'Isabelle Nanty et des costumes de Christian Lacroix. Elle est servie par d'excellents acteurs tels Michel Vuillermoz et Anne Kessler qui jouent ci-dessous l'une des dernières scènes.

    J'ai vu "L'hôtel du libre échange" de Feydeau sur la 5 : un vrai petit bijou

    L'histoire est fort banale : une femme se plaint que son mari la délaisse et un ami du couple se propose de lui rendre service en passant la nuit avec elle... L'hôtel a été choisi au hasard d'une publicité trouvée dans la boîte aux lettres : il s'agit - son nom est très évocateur - de l'hôtel du libre échange, un hôtel de passes dans lequel le couple va se retrouver pour une nuit très agitée en compagnie de plusieurs de leurs connaissances.

    La pièce est disponible dans son intégralité sur France 5 jusqu'au 29 juin 2020.

    Cliquez ICI pour la regarder.


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