• Dans le cadre des Mardis Découvertes de l'Office de Tourisme de Châtillon, nous sommes allés la semaine dernière à Orges, en Haute-Marne, visiter le Moulin de la Fleuristerie.

    Nous y avons effectué un véritable bond dans le passé !

    Le village d'Orges est traversé par la résurgence de la Dhuys, une rivière qui prend sa source à l'entrée du village et qui alimente depuis 1321 un moulin à huile, devenu plus tard un moulin à farine, puis foulon à draps avant d'abriter un haut-fourneau.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    En 1903, suite à la délocalisation à Orges des activités de l'entreprise Briançon sise à Levallois-Perret (entreprise spécialisée dans la production de pièces détachées de fleurs) afin de profiter de l'énergie gratuite du moulin à aube, il prend le nom de "Moulin de la Fleuristerie" et devient ainsi manufacture de pistils, pétales, feuilles et fruits artificiels pour la fabrication de fleurs en soie destinées à la Haute Couture et à la décoration.

    En 1994, un couple franco-suédois, Emmanuel et Annette Geoffroy rachète le moulin aux établissements Briançon : commence alors une grande aventure familiale.

    C'est Emmanuel Geoffroy lui-même qui nous fait cette visite guidée. Il nous réunit dans l'ancienne halle à charbon qui possède de jolis murs de pierre (dont certains sont encore noircis par l'activité précédente) et une superbe charpente pour nous retracer l'historique du moulin.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Cette jolie salle sert maintenant à l'organisation de mariages car elle est pourvue d'une cuisine et de sanitaires. Parallèlement des chambres d'hôtes ont été créées dans les bâtiments annexes du moulin qui peuvent accueillir quelques uns des invités.

    Des concerts et des expositions y sont aussi organisés.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

     

    Emmanuel Geoffroy, qui a beaucoup d'humour, nous raconte que la manufacture de 1903 employait essentiellement des femmes (une quarantaine) qui pour beaucoup n'avaient pas de vélo pour se déplacer dans la campagne. Elles étaient donc logées sur place dans un bâtiment qui prendra le nom de "Paradis" : les gars du village leur contaient souvent fleurette lors de leurs sorties dominicales dans les bois voisins...

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Le couple exploite d'abord le Moulin de la Fleuristerie avec quatre employées mais un changement d'inspectrice du travail les conduit à s'en séparer du fait de l'absence de conditions de sécurité modernes dans l'atelier resté intact depuis le début du siècle.

    Une petite vidéo datant de cette époque révolue

    Les Geoffroy sont donc actuellement les seuls à exercer cet artisanat d'art.

    Nous sortons de la halle au charbon pour aller vers l'atelier.

    Au passage, nous admirons la roue à aube.

    La roue à aubes rythme la vie des productions : elle a été rénovée en 2010 pour les 100 ans du moulin et elle tourne presque jour et nuit car les pales doivent tremper dans l'eau sous peine de sécher, d'attraper des bactéries ou des champignons.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

     

    L'atelier est dans son jus mais tout y fonctionne parfaitement : il faut imaginer en regardant cette photo le bruit des poulies qui tournent en permanence pour actionner des machines centenaires.

    On se croirait au 19ème siècle !

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    La turbine associée à la roue à aube produit l'électricité - à 110 volts - pour éclairer les ateliers qui fournissent la Haute Couture (Chanel, Jean-Paul Gaultier), les cabarets parisiens (le Moulin Rouge), les grands pâtissiers, ou encore le théâtre royal du Danemark, venant chercher ici un fait-main d'exception.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Un joli mannequin placé à l'entrée de l'atelier montre le savoir-faire de l'entreprise.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Nous sommes une bonne vingtaine à écouter religieusement les explications d'Emmanuel Geoffroy.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Pour réaliser une fleur, il faut fabriquer des tiges, des pistils et des étamines et pour cela il faut du fil de fer : voici justement les bobines prêtes à être utilisées. (Photo Christal de Saint-Mars)

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Cette machine, appelée "métier à guiper", entoure le coton - de différentes couleurs selon les besoins - autour du fil de fer. Ceci est essentiel aux étapes suivantes où l'on devra utiliser de la colle pour assembler les différentes parties de la fleur sur la tige : sans le coton, la colle ne tiendrait pas.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

     Les fils de fer garnis de coton sont ensuite tendus sur un grand cadre (on l'aperçoit accroché au mur du fond) dans le sens de la longueur et celui-ci est ensuite déposé sur la "table à découper" que l'on voit ci-dessous.

    Il s'agit maintenant de coincer les fils entre des "bois" (faits de deux parties) qui serviront de guide pour découper les petites tiges destinées à créer les pistils et les étamines et ceci... grâce à une roulette qui ressemble à un couteau à pizza !

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

     Le couteau à pizza !

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Emmanuel Geoffroy nous montre les "tiges" issues de cette étape de fabrication.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Il faut ensuite procéder à l'opération de "trempage" qui donnera aux pistils et aux étamines leur aspect final. On voit ici la chaîne qui avance très lentement permettant à l'ouvrière placée en bout (à la place d'Emmanuel Geoffroy) de tremper les tiges dans une auge.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Cette auge contient une pâte - blanche ou colorée selon les commandes - dans laquelle on peut même rajouter des paillettes si besoin est pour les besoins de la fabrication.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Tous les ingrédients sont à disposition à portée de main.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Les petits fagots (144 pistils constituant une "grosse") sont prêts à être utilisés : il faut savoir qu'ils ont été liés à la main !

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Les commandes sont parfois très colorées...

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Dans l'atelier, les grandes marques sont souvent représentées sous forme d'affiches qui montrent le côté prestigieux de cet artisanat d'art : Ici, une affiche de chez Channel.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Voici maintenant la fabrication des pétales : il s'agit d'une opération manuelle qui utilise des emporte-pièces de différentes formes. Le processus est le même pour la fabrication des feuilles.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Pétales et fleurs

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

     Il faut ensuite procéder à l'étape de gaufrage qui donnera du volume aux pétales et aux feuilles en en imitant les moindres détails. Pour cela, il existe des outils adaptés à chacune des formes désirées : ici le moule à fabriquer les feuilles possède même des nervures.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Les outils sont restés les mêmes qu'au siècle dernier...

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Dans un coin de l'atelier une affiche montre "Un ménage de fleuristes parisiens"

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    L'emporte-pièce est alors placé sous une presse qui est chauffée grâce à une résistance (autrefois, on utilisait des braises).

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Et voici le résultat !

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    L'étape ultime : celle de la fabrication de la fleur qui assemble les différents éléments

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    C'est fait !

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Quelques uns des outils et des productions de cet artisanat d'art

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Le propriétaire nous entraîne ensuite à l'étage inférieur en empruntant un escalier de meunier très authentique. Au passage, on admire une affiche de chez Pronuptia...

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    C'est là, si on peut dire, que se trouve la salle des machines : on y voit tous les engrenages - du plus petit au plus grand - mus par la roue à aube.

    La roue à aube en action

    Vidéo tournée au Moulin de la Fleuristerie où l'on voit Annette Geoffroy travailler à la confection des fleurs.

    Nous nous rendons ensuite à la boutique décorée avec beaucoup de goût.

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    L'entreprise "ARTamin" y propose naturellement des petits souvenirs au public ayant suivi la visite guidée...

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Des serre-têtes...

     Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Des petites boîtes à savon...

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

     

    Emmanuel Geoffroy devant une affiche ventant le savoir-faire de l'entreprise

     

    Visite guidée du Moulin de la Fleuristerie à Orges avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Une visite étonnante et passionnante


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  • Pour cette première séance de cinéma en plein air, la municipalité de Châtillon-sur-Seine a fait le choix comme les années précédentes de s'adresser à l'association "Panoramic" qui sillonne villes et villages de Bourgogne pour offrir à ses habitants une séance de cinéma gratuite.

    OSS 117 de Michel Hazanavicius au cinéma en plein air de Châtillon

    Ce mercredi 17 juillet, au programme le film de Michel Hazanavicius : OSS 117 "Le Caire, nid d'espions" que nous ne connaissions pas.

    OSS 117 de Michel Hazanavicius au cinéma en plein air de Châtillon

    J'ai bien aimé cette critique d'un internaute d'Allociné : elle correspond juste à ce que j'ai ressenti en regardant cette "comédie de détrounement" (c'est ainsi que le metteur en scène qualifie son film).

    Il y a des films on peut les revoir sans se lasser et OSS 117 : le Caire nid d'espions en fait partie. La réalisation a de la tronche faut le dire, Hazanavicius a vraiment poussé le délire loin : c'est kitch, le jeu des acteurs est excessif, les clichés du cinéma d'espionnage sont tournés en dérision et il y a une ambiance très volontairement ringarde et vieille série B que j'aime beaucoup. Les scènes et répliques géniales s'enchaînent, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais, et Jean Dujardin est juste parfait dans le rôle de cet agent secret beauf, raciste, patriotique, machiste et idiot. C'est drôle, tout le monde en prend pour son grade, c'est vraiment très efficace... J'aime regarder ce film !

     

    On peut seulement regretter que de la centaine de chaises installés dans le jardin de la Mairie, seules une trentaine aient été occupées...


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  • Dans le cadre des Mardis Découvertes proposés par l'Office de Tourisme de Châtillon et après la très intéressante visite de la scierie Pianetti à Recey-sur-Ource (c'est ICI), nous prenons la direction d'Essarois qui n'est qu'à quelques kilomètres où nous attendent Pascal et Marie Gervasoni qui exploitent une ferme laitière très robotisée.

    C'est Pascal Gervasoni qui nous a fait découvrir son exploitation (Photo Jenry Camus).

    Visite de l'élevage laitier du GAEC Gervasoni à Essarois avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Dans la stabulation, une soixantaine de vaches laitières sont en train de manger l'ensilage (composé de maïs et de luzerne) mis à leur disposition dans l'allée centrale.

    Et je peux vous dire que ça ne sent pas la rose !

    Enfin, c'est la parisienne qui dit ça...

    Visite de l'élevage laitier du GAEC Gervasoni à Essarois avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Jusqu'ici rien de très extraordinaire si ce n'est ce robot qui rabat la nourriture en sillonnant l'allée régulièrement toutes les deux heures.

    Là où ça devient vraiment intéressant, c'est quand Pascal Gervasoni nous parle du robot de traite dont il a fait l'acquisition. Finie la traite à la main qui prenait des plombes aux fermiers : se lever à 5h du matin pour être opérationnel à 5h15 et ce jusqu'à 8h et... rebelote le soir (de 16h30 à 20h) ! Le robot fait le travail à leur place, leur laissant le loisir de s'occuper autrement dans l'exploitation et les tâches ne manquent pas à la ferme, c'est certain. Il faut juste être présent en cas de dysfonctionnement...

    Les vaches sont équipées d'un "podomètre" au niveau du cou qui détecte si la vache a besoin ou non d'être traite. Le robot est capable de traire une vache en environ 10 minutes et ceci à la demande. La vache choisit elle-même d'aller se faire traire (elle le fait en général deux à trois fois par jour) : elle y est incitée par la nourriture qu'elle reçoit simultanément.

    Visite de l'élevage laitier du GAEC Gervasoni à Essarois avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Un rayon laser reconnait les pis de la vache, ce qui permet au robot de les nettoyer avec une petite brosse (deux fois de suite) puis les trayons sont saisis un par un afin de commencer le processus de traite. Des analyses sur la qualité du lait de la vache sont faites conjointement afin d'éliminer le lait des vaches malades. L'avantage est que la vache entre et sort de l'espace robotisé en marche avant, donc très facilement.

    Un progrès "hénaurme" !

    Le lait est d'abord recueilli dans un petit réservoir transparent avant d'être acheminé vers un tank réfrigéré à 4°C qui est relevé tous les deux jours.

    Visite de l'élevage laitier du GAEC Gervasoni à Essarois avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

    Les soixante vaches produisent ainsi 8 à 900 litres de lait par jour : celui-ci est destiné à la fabrication du fromage d'Epoisses.

    La famille Gervasoni nous a offert un rafraîchissement avant qu'on se sépare.

    Sympa par cette chaleur !

    Visite de l'élevage laitier du GAEC Gervasoni à Essarois avec l'OT de Châtillon-sur-Seine

     

    Encore un "Mardis Découvertes" qui nous aura beaucoup appris.


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  • Pour ce premier "Mardis Découvertes" de l'été, nous nous sommes rendus à Recey-sur-Ource (à une trentaine de kilomètres au sud-est de Châtillon) afin de visiter la scierie Pianetti-Milesi. C'est bien sûr Nadine qui accompagnait cette sortie estivale.

    Bertrand Pianetti, ici présent, a pris sur son temps pour nous expliquer le fonctionnement de l'entreprise héritée de son père qui emploie une quinzaine de personnes.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Le châtillonnais constitue l'un des plus grands massifs forestiers de France en région
    Bourgogne - Franche- Comté. Scierie familiale créée en 1970 par Henri et Victor Pianetti et leur beau-frères Silvio Milesi, l'entreprise exploite le bois local (le chêne en priorité mais aussi le hêtre et le charme) et le transforme notamment pour les entreprises de fabrication. 

    Ces grumes de bois attendent d'être traitées. 

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Bertrand Pianetti répond à une de mes questions : il nous explique que quand une grume a un coeur décentré, cela signifie que l'arbre a été inégalement éclairé par le soleil.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Il nous emmène ensuite vers l'atelier où se trouvent les scies à commande numérique qui vont transformer ces troncs en planches de bois prêtes à être commercialisées auprès des fabricants de meubles ou de parquets.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Ce chariot-élévateur délivre les grumes au premier banc de scie.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    La scie coupe les grumes en planches de 27mm d'épaisseur afin de les transformer en lames de parquet.

    Les planches sont ensuite acheminées vers un banc de scie voisin où opère un autre ouvrier pour être sciées dans la longueur grâce à l'utilisation d'un rayon laser de façon à "perdre" le moins de bois possible.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Les chutes restantes sont évacuées par tapis roulant jusqu'à un camion : elles seront destinées à faire du charbon de bois.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

     Dans le bois, rien ne se perd !

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

     Les planches obtenues contiennent toutes plus ou moins des imperfections ou des nœuds : c'est dans un autre atelier qu'elles sont examinées une par une.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Les nœuds vont être éliminés grâce à l'oeil expérimenté d'un ouvrier qui y trace des traits à la craie permettant ensuite à un robot spécifique de les éliminer avec l'aide d'une caméra détectant les traits de craie.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Le robot repère les traits de craie et coupe les planches à cet endroit.

     

     Bien sûr, les chutes sont récupérées pour faire du charbon de bois...

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Les planches, qui ont toutes une taille différente suite à cette opération de "nettoyage", sont acheminées via un tapis roulant et sont stockées par taille à différents endroits de l'entrepôt (on voit à droite de la photo les bâches en caoutchouc où elles atterrissent en fonction de leur longueur).

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Les planches sont ensuite empilées par taille : l'entreprise emploie deux "empileurs" dont une femme.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Dans la cour, un nombre impressionnant de palettes chargées de planches de bois sont stockées à l'air libre : elles vont y rester parfois plus d'un an afin que le bois sèche. S'il arrive que le bois noircisse, pas de soucis : un petit rabotage et c'est reparti !

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Le bois est ensuite séché dans des séchoirs autrefois alimentés par une chaudière au fuel. L'entreprise a investi dans une chaudière à bois (on n'est jamais si bien servi que par soi-même !) et cela permet parait-il d'économiser le coût de 100.000 litres de fuel à l'année...

     Voici la sciure, issue des bancs de scie, qui sert à alimenter la chaudière.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    La combustion de la sciure est gérée par ordinateur (Photo Christal de Saint-Mars).

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Et voici l'un des séchoirs avec, au fond, le bâtiment abritant la chaudière.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    D'imposants tuyaux en inox relient les deux bâtiments.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Philippe admire les palettes de planches bien empilées dans un hangar : elles sont prêtes à être expédiées sous plastique aux clients de l'entreprise.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine 

    Nous passons maintenant dans un autre hangar, celui où l'on fabrique les crémaillères et les parquets en chêne pour les particuliers : une fabrication plutôt confidentielle nous explique Bertrand Pianetti qui ne veut pas entrer en rivalité avec la grande distribution dont les prix sont nettement supérieurs.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Voici la machine à commande numérique fabriquant les lames de parquet.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Les lames sont ici prêtes à être assemblées.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    En face de l'entreprise, le show-room : Tables et chaises "de chez nous"

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    On y trouve des meubles fabriqués par l'entreprise Pianetti mais aussi de la fabrication bulgare et roumaine (conçue et contrôlée par l'entreprise bourguignonne cependant) à des prix plus abordables.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Cette table est une fabrication de l'entreprise : elle conjugue un plateau de bois avec des pieds en acier et est assez originale.

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Le show-room continue à l'étage...

    Visite de la scierie Pianetti avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine

    Un grand merci à Monsieur Pianetti pour sa disponibilité et son savoir et à l'Office de Tourisme de Châtillon pour nous avoir fait découvrir cette entreprise régionale.

    Dommage qu'on ait déjà posé le parquet dans la maison !


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  • L'animation "Un jour, Une église" fait toujours partie du programme d'été de l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine. En ce début de vacances à la campagne, nous sommes allés visiter celle de Massingy, petit village de 155 habitants à la tradition viticole, voisin de Courcelles.

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    C'est Brigitte Dewaele, une habitante de ce village faisant partie du conseil municipal, qui guide la visite : elle nous donne les hypothèses - incertaines - du nom du village. Est-ce "maison sur l'eau" ou "maison incendiée"... ?

    Elle nous explique aussi qu'au début du XXème siècle Massingy comptait alors 260 habitants parmi lesquels on recensait 33 vignerons, 3 bouilleurs de cru, 3 tonneliers, 14 cultivateurs et... un marchand de champignons.

    Nous avons aussi appris grâce à elle qu'une légende locale raconte que ses fameux "Jumeaux" ne seraient que les mottes de terre tombées des bottes de Gargantua...

    Le Jumeau de Massingy (307 m) voisine le Jumeau de Chassaigne '300 m) : entre les deux, passe la voie romaine de Châtillon à Langres.

    Visite de l'église de Massingy

    Elle nous parle aussi du surnom des habitants du village, les "Sorciers de Massingy" : on trouve en effet dans les textes l'existence de cérémonies de "Sabbat" (assemblées nocturnes de sorcières au XVIème siècle) sur ces célèbres collines.

    Le blason du village rappelle l'existence des collines jumelles et la vocation viticole du village.

    Visite de l'église de Massingy 

    Le Domaine Brigand, viticulteur local, fait face à l'église.

    Visite de l'église de Massingy

    En grande partie refaite aux XV-XVIe, l'église des XII-XIIIe était celle d'un prieuré-cure dépendant de l'abbaye Notre-Dame de Châtillon-sur-Seine. Elle fut à nouveau modifiée au XIXe, époque où fut dressé le clocher dominé par une flèche octogonale couverte d'ardoises.

    Visite de l'église de Massingy

    Visite de l'église de Massingy

    Le portail est sobre mais élégant.

    Visite de l'église de Massingy

    A l'entrée de l'église, les fonds baptismaux sont recouverts d'un linge blanc.

    Visite de l'église de Massingy

    L'église est très bien entretenue, hormis le confessionnal, nous dit Brigitte Dewaere, qui mériterait une restauration : c'est vrai que l'église ne sert guère maintenant que pour les mariages et les enterrements...

    Visite de l'église de Massingy

    Nous allons en faire le tour en commençant par le côté nord où l'on trouve une statue de Sainte Thérèse de Lisieux résolument XIXème siècle. La Sainte est représentée portant un crucifix qu'elle couvre de roses. La rose joue un rôle important dans l'iconographie consacrée à Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus : elles signifient son don total à Dieu.

    Visite de l'église de Massingy

    Un peu plus loin, un ensemble de trois statues dont seule celle du bas mérite de s'y arrêter.

    Visite de l'église de Massingy

    Il s'agit d'une Pietà mais je n'ai pas retenu de quelle époque elle est (les Pietàs sont souvent du XVème siècle...).

    Visite de l'église de Massingy

    Pas de transept dans cette église : la séparation entre le choeur et la nef est marquée par deux autels qui encadrent l'ouverture donnant sur le choeur.

    Visite de l'église de Massingy

    Voici à gauche, dédié à à Saint-Vincent, le patron de l'église

    Visite de l'église de Massingy

    Le dessous de l'autel est très joliment décoré de grappes de raisin.

    Visite de l'église de Massingy

    Saint-Edme tout de blanc vêtu

    Visite de l'église de Massingy

    De l'autre côté de la nef, un autel où trône un Saint dont j'ai oublié le nom...

    Visite de l'église de Massingy

    Le Saint, revêtu d'une chasuble cousue de fils d'or, porte un crucifix dans la main gauche.

    Visite de l'église de Massingy

    On trouve aussi une Vierge à l'enfant en bois doré : la statue doit être ancienne vue la taille de la tête de l'enfant Jésus (bénissant de la main droite et présentant le globe terrestre dans sa main gauche, signe de son pouvoir sur le monde).

    Visite de l'église de Massingy

    Les voûtes du choeur sont en berceau brisé si je ne me trompe...

    Visite de l'église de Massingy

    Le seul vitrail ancien se trouve dans le choeur.

     Visite de l'église de Massingy

    Sur le côté sud, un tableau représente Saint-Vincent, le patron de l'église. Nous avons eu du mal à identifier ses attributs... Saint-Vincent est le patron des vignerons.

    Visite de l'église de Massingy

    Il semble qu'un corbeau soit perché en bas à droite du tableau sur un cep de vigne... ?

    Visite de l'église de Massingy

    On trouve ensuite une curieuse croix à double face : il s'agit vraisemblablement d'une croix de chemin, symbole religieux très répandu du XVIème siècle à nos jours. 

    Visite de l'église de Massingy 

    D'un côté un Christ en croix, de l'autre une Vierge très mutilée

    Visite de l'église de Massingy

    Visite de l'église de Massingy

    Elle date de 1676 comme le montre l'inscription gravée sur son socle.

    Visite de l'église de Massingy

    Brigitte Dewaere nous entraîne ensuite dans le cimetière attenant à l'église.

    Visite de l'église de Massingy 

    Une croix en pierre et fer forgé présente dans sa partie basse une sculpture de Saint-Edme.

    Visite de l'église de Massingy

    Saint-Edme, né en Angleterre à Cantorbery, a passé les dernières années de sa vie en Bourgogne. 

    Visite de l'église de Massingy

    Dans le cimetière des tombes assez originales où sont gravées sur la pierre les qualités des morts qu'elles commémorent comme celle-ci par exemple.

    Visite de l'église de Massingy

    On peut y lire cette épitaphe.

    Ici repose Pierre Lucien Boncompain né le 4 avril 1856 et décédé le 10 septembre 1874 dans sa 19ème année. Bon et sensible fils, tendre et respectueux, il était l'espoir de ses parents inconsolables. Priez pour lui !

    Visite de l'église de Massingy

    Ici, il s'agit nous a dit Brigitte Dewaere de la tombe d'un prêtre à cause de la croix et du calice entrelacés.

    Visite de l'église de Massingy

    Je ne regarderai plus cette église de la même façon quand je passerai à côté...


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