• Aussitôt Loredana arrivée à Orly, nous avons pris la route avec Arlette ce jeudi 20 juin pour aller rejoindre la Bourgogne car mon amie italienne ne connaissait pas encore notre maison...

    Le séjour de Loredana en Bourgogne

    Il fait beau : un apéritif en terrasse s'impose.

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    Le lendemain : au programme, la visite de la ville de Langres qui n'est qu'à une heure un quart à l'est de Courcelles. Perchée sur son éperon rocheux à 475 m d’altitude, Langres fut successivement oppidum gaulois, capitale du peuple Lingon, siège de l’évêché et place forte royale.

    Elle a été fortifiée par Vauban entre 1642 et 1647 et en garde un très joli cachet.

    Voici la Porte des Moulins qui donne accès à la ville : elle doit son nom aux anciens moulins qui se trouvaient à l'extérieur des fortifications afin de profiter du vent (le "bel'air" a donné son nom à la place voisine sur laquelle nous nous sommes garés).

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    Le décor guerrier évoque le dénouement victorieux qui s'annonçait alors pour la France, engagée dans la guerre de Trente Ans face à l'Espagne. Trophées d'armes, casques empanachés et ennemis enchaînés font de cette porte un monument à la gloire des victoires de la royauté, une sorte de porte triomphale évoquant les lointains arcs de triomphe romains.

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    Martelées à la Révolution, les armoiries du souverain étaient d'ailleurs placées au centre du fronton.

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    Nous voici à l'intérieur de la ville, prêts à l'arpenter : le soleil est toujours au rendez-vous !

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     Une curieuse peinture sur l'un des murs de la ville

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    Un petit tour sur les remparts...

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    La vue depuis les remparts est très belle : d'ici, on peut apercevoir l'un des quatre grands lacs qui cernent la ville.

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    Pour accéder à la ville haute depuis les parkings hors la ville, on peut prendre un petit ascenseur... 

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    La végétation d'été s'accroche aux murs de pierre sèche.

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    A l'angle avec la rue Denis Diderot - la rue principale de la ville - se trouve l'ancien Collège des Jésuites. C'est en 1621 que les jésuites sont appelés à Langres par l'évêque. Ils implantent leur collège au bord de la rue principale au milieu du 17ème siècle dans un but de prières et d'études. Le Collège pouvait accueillir 200 jeunes notables de la région.

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    D'étranges sculptures de pierre ont été mises là en guise de décoration...

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    La façade de la chapelle est conçue comme un retable de pierre, de style baroque. La porte, comme la grande baie au-dessus, est en plein cintre. De part et d'autre, des pilastres et 2 niches abritant des statues en bois fortement dégradées. Le fronton est richement décoré de nuées et de rayons où apparaissent des têtes d'angelots. Le tout couronné de pots à feux.

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    A la gauche de la chapelle, le collège Diderot

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    Nous voici d'ailleurs arrivés sur la place voisine, la place Denis Diderot, où se trouve une statue du philosophe : Denis Diderot, (1713-1784) écrivain, philosophe et encyclopédiste français des Lumières, est en effet natif de cette ville et fit ses premières études dans l'ancien Collège des Jésuites.

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     Un banc sur la place permet aux visiteurs de poser à côté d'une petite sculpture rappelant le philosophe... Evidemment, nous l'avons essayé.

    Il n'y a qu'Arlette qui ne s'est pas prêtée à cette petite mise en scène : trop sérieuse ma soeur !

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    La Poste est un bâtiment ancien qui jouxte la Cathédrale Saint-Mammès dont on aperçoit les deux tours au loin.

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    Bien jolie cette maison...

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    Voici la Cathédrale de Langres : elle fait partie des grandes cathédrales de France. L'évêque de Langres, duc et pair du royaume, était un personnage puissant, une puissance à la mesure de la vaste étendue de son évêché : Champagne méridionale, marches nord-est de la Bourgogne, auxquelles il faut rajouter des bouts de la Lorraine et de la Franche-Comté.

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    Ll'édifice actuel, dédié à saint Mammès, martyr de Cappadoce, a été construit dans la seconde moitié du XIIe siècle et le début du XIIIe, en deux phases distinctes. D'abord le chœur, le déambulatoire et la partie basse du transept, puis, à partir de 1170, la partie haute du transept et la nef.

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    Si on contourne l'église par le nord, on trouve tout d'abord la chapelle Sainte-Croix, dite chapelle d'Amoncourt.

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    Celle-ci possède une belle voûte en berceau plein cintre Renaissance ornée de 66 caissons que l'on peut apercevoir à travers des grilles en fer forgé qui la ferment (elle est interdite au public).

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    Sur la droite, une statue de Notre-Dame la Blanche en albâtre par Evrard d'Orléans (1341) : à ses pieds, Guy Baudet en prière, son donateur, qui était évêque de Langres.

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    Puis on arrive dans le transept nord où - malheureusement ce jour-là - la tapisserie des Gobelins (sur un carton de Jean Cousin - 1544) qui l'orne était recouverte d'un drapé...

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    Google aidant, la voici dévoilée... : elle représente Saint-Mammès prêchant l'évangile aux bêtes sauvages. Il faut être saint pour avoir des idées pareilles, non ? Chacun voit midi à sa porte...

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    Devant les superbes boiseries du XVIIIème siècle du transept nord, un monument funéraire en l'honneur de Monseigneur Guerrin, évêque de Langres (1852-1877)

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    Détails des boiseries : admirez la finesse des sculptures...

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    L'oiseau donnant à manger à ses petits dans le nid est vraiment touchant.

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    Me voici arrivée dans le déambulatoire que je trouve vraiment très beau avec ses vues sur la voûte du choeur et ses chapiteaux corinthiens dont le dessin des feuilles d'acanthes varie selon le chapiteau...

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     Dans l'une des chapelles rayonnantes se trouve un bas-relief en pierre polychrome du XVIème siècle qui provient peut-être d'un retable de l'abbaye de Clairvaux (Aube).

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    Il représente la résurrection de Lazare.

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    Dans une autre chapelle rayonnante, un beau Christ au tombeau de Claus de Werve (début XVème), sculpteur officiel des ducs de Bourgogne) : ce serait l'un des premiers sculpté en France...

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    Dans le déambulatoire sud se trouve le monument illustrant la translation des reliques de Saint-Mammès (bas-relief daté de 1570).

    Le bas-relief explique comment la cathédrale, auparavant dédiée à saint Jean l'Evangéliste, a pris le nom de Saint-Mammès. La légende raconte qu'au VIIIème sièce, un pèlerin rentrait de Constantinople avec une relique du saint. Au bas de Langres, il suspendit son sac à un arbre ; le sac refusa ensuite de se décrocher. L'évêque descendit pour constater le prodige. C'est alors qu'un vieillard déclara que saint Jean ne serait pas fâché si la cathédrale prenait le nom de Saint-Mammès. L'évêque accepta et le sac tomba miraculeusement de l'arbre. Il fut remonté en ville en procession.

    Le vieil homme serait une apparition de saint Jean...

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    Dans la partie basse, est représentée la ville de Langres avec les moulins extra-muros.

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    En face se trouve le choeur entouré de jolies grilles en fer forgé (1717).

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    Le Maître-autel est constitué d'un autel-tombeau "à la romaine" et d'un tabernacle traité en "tempietto".

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    Avant de quitter l'église, un coup d'oeil sur l'orgue de tribune qui date du XVIIIème siècle : il provient de l'ancienne abbaye de Morimond et compte 50 jeux, soit 4071 tuyaux...

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    Nous quittons cette magnifique cathédrale pour continuer notre visite de la ville.

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    Sur la place Jeanne Mance où se trouve la cathédrale, une statue de la cofondatrice de Montréal, née à Langres en 1606. Pendant ses années langroises, elle se dévoue à ses compatriotes pour faire face à la guerre de Trente ans, à la peste et à la misère.

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    Jeanne Mance ne songe pas à se marier ni à entrer au couvent mais au contact des Jésuites de la cité et des nouvelles des premiers missionnaires français en Amérique, elle part de sa ville natale en 1640, pour répondre à un appel à la mission.

    Après quelques mois à Paris, elle embarque à la Rochelle en mai 1641 avec une cinquantaine de compagnons. Finalement, l'expédition débarque sur une île déserte du Saint-Laurent, Montréal, le 17 mai 1642 : Ville-Marie - premier nom de la cité devenue Montréal - est fondée.

    Soignante et intendante, bras droit du gouverneur Paul Chomedey de Maisonneuve, elle déploie ses talents au service des Français et des Amérindiens, sans distinction. Elle décède à l'Hôtel-Dieu de Montréal en 1673 où elle est enterrée.

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    A l'arrière de la statue de Jeanne Mance, on peut apercevoir une très jolie maison.

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    A 3 minutes à pied de la cathédrale se trouve une maison Renaissance magnifique. Jehan Roussin, Echevin et Conseiller du roi, y reçut Henri IV en 1595.

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    Une jolie balustrade ajourée en pierre cerne une cour surbaissée permettant d'éclairer le premier niveau de caves par de petites fenêtres situées au niveau du sol. Elle accueille la margelle d'une citerne en forme de "tempietto" italien.

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    La façade comporte deux niveaux de colonnes ioniques et corinthiennes qui se superposent. Elle est, par son décor, directement héritière de l'antiquité : frises avec motifs de draperies reliées par des anneaux et des bucranes.

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    Un bucrane est un ornement gravé en forme d'animal : ici, un crâne de bœuf dont les cornes sont enguirlandées de feuillage (Photo Jean-François Feutriez). 

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    Depuis la courette de la maison Renaissance, on peut apercevoir la Cathédrale Saint-Mammès.

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    Retour sur la place Jeanne Mance où se prépare la fête de la musique : nous sommes aujourd'hui le 21 juin... 

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    Un kiosque qui va certainement être investi ce soir par les amoureux de la musique !

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    Une rue du centre décorée avec des abats-jour !

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    La rue conduit à cette placette où un manège à l'ancienne a pris position.

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    Retour dans la rue Denis Diderot : Langres est une petite ville... (mais nous n'avons - loin de là - pas fini de la découvrir).

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    Voici le restaurant où nous avons déjeuné le midi : l'Hôtel de l'Europe

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    Et voici le plat que nous avons goûté : l'Ouyette de Langres, un plat médiéval...

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    Il s'agit d'un chausson feuilleté contenant du confit de canard et des pommes, le tout accompagné d'une sauce à l’échalote et au vin blanc de Bourgogne... Le plat est servi avec un accompagnement de pommes gaufrettes, de salade et de fromage.

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    Tandis que nous déjeunions en terrasse, nous avons été frappés par le calme qui règne dans cette ville charmante : rien à voir avec l’agitation qui règne dans Châtillon traversée à longueur de journée par une circulation intense, en particulier de gros poids-lourds...

    L'estomac bien rempli, nous pouvons continuer la balade.

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    Sur les façades des maisons, on voit très fréquemment de petites niches contenant une Vierge. Celle-ci date tout de même de 1605...

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    Et cette autre de 1653.

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    Cela m'a rappelé notre séjour chez Christelle à Aix il y a quelques années où nous avions visité la ville de fond en comble et où j'avais remarqué de telles petites statues décorant agréablement les angles de murs : une façon sans doute de se mettre sous la protection de la sainte femme...

    Vue sur la ville depuis un rempart

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     Je n'ai pas retenu ce qu'était ce joli pilier : peut-être les restes de l'ancien arc gallo-romain ?

    Le séjour de Loredana en Bourgogne

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    La Porte de l'Hôtel de Ville ou du Marché (modifiée au XVIèmes siècle et en 1854)

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    Il faut se dépêcher de cliquer quand passe le petit train touristique faisant le tour des remparts !

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    Retour à l'intérieur de la ville avec cette très jolie porte cochère

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    Nous approchons de la Maison des Lumières : il s'agit du Musée Denis Diderot qui présente le philosophe mais aussi ses précurseurs, le Mouvement des Lumières auquel il a participé au XVIIIème siècle, et ses successeurs.

    Une élégante tourelle en orne l'arrière.

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     La ville entreprend de 2009 à 2013 une importante campagne de restauration de l'immeuble (1.320.500 € de travaux, cofinancés entre autres par la Ville de Langres, la DRAC, à hauteur de 408.200 €, et le mécénat), avec pour objectif d'y installer le musée qu'il abrite aujourd'hui.

    Le séjour de Loredana en Bourgogne

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    Installée dans un hôtel particulier, l'Hôtel du Breuil de Saint-Germain, la scénographie moderne présente des éditions originales de l’Encyclopédie et des principaux textes du philosophe natif de la ville. Des instruments et des cartes anciennes montrent le progrès des sciences au siècle des Lumières.

    Le séjour de Loredana en Bourgogne

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    Quelle finesse dans ces sculptures de fleurs !

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    On ne sait pas où donner de la tête tellement tout a bien été restauré et mis en valeur...

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    Le jardin, lui aussi, est remarquable.

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    La visite de la Maison des Lumières...

    Ce sera pour une autre virée à Langres !


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  • Ce lundi 17 juin, tandis que les lycéens planchaient sur les épreuves de français du baccalauréat, quatre classes de CM1-CM2 et quatre-vingt-dix seniors avaient été réunis dans la grande salle des fêtes de la Mairie du 13ème par Jérôme Coumet, son Maire.

    L'objectif : une dictée intergénérationnelle.

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    La salle des fêtes de notre mairie possède un très joli plafond.

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    Est-ce une tapisserie des Gobelins... ? La réponse ne se trouve par sur le net.

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    Notre Présidente, Anne-Marie Guérin, pose ici pour la photo-souvenir à côté de Jérôme Coumet et des organisatrices de la manifestation.

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    Le thème abordé était tout à fait d'actualité puisqu'il s'agissait d'un extrait de Notre-Dame de Paris de Victor Hugo décrivant un incendie à Notre-Dame... Le romancier voulait apparemment attirer l'attention sur l'état de l'édifice et réhabiliter le monument tombé en décrépitude au XIXème siècle.

    "Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure."

    Les seniors, arrivés les premiers, ont été invités à s'asseoir à des tables de 6, à raison de 2-3 par table. Les élèves ont ensuite rempli les "trous", les filles choisissant souvent de se regrouper entre elles et les garçons de même. Vous ne verrez pas de photos des jeunes adolescents car elles ont été interdites par le Ministère...

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    Notre ancien Président, Henri Poucet, ravi de participer à cette manifestation, a pris place à une table avec deux autres adhérents.

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    Après le discours du Maire,

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    une institutrice a lu la dictée dans un silence absolu (nous avons tous souri quand elle a insisté sur le mot "relâche", pour faire comprendre aux ados que le mot portait un accent circonflexe...) et les copies ont été ramassées non sans qu'il ait été demandé aux seniors d'aider les jeunes dans leur relecture.

    La consigne était de noter son nom et son numéro de table (il y en avait environ 35).

    Puis, pendant que les corrections étaient effectuées par des bénévoles, un goûter a été servi aux participants suivi d'un petit concert donné par le Conservatoire de musique du 13ème (dont je n'ai pas été autorisée à prendre des photos).

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    Derrière des paravents, un exemplaire de la dictée attend chacun des correcteurs bénévoles.

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    Chacun se concentre sur ses copies : pour certains, c'est le retour au métier qu'ils ont exercé !

    Une dictée intergénérationnelle à la Mairie du 13ème

    A la fin des corrections, les copies ont été rendues table par table à tous les participants. La dictée avait été préparée en classe le matin même et certains adolescents ont "cartonné" tandis que d'autres montraient des lacunes certaines en orthographe...

    Parmi les seniors, les disparités étaient identiques.

    Pour la petite histoire, les trois jeunes ados de l'école de la Providence que nous avions à notre table, Anne-Marie Guérin, Guy Perronet et moi, nous ont demandé dans quelle maison de retraite nous étions, anticipant un peu sur l'avenir... !

    Un moment d'échange intergénérationnel fort sympathique


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  • Le samedi 15 juin a eu lieu le premier concert de cette année 2019 de ma chorale - Les Oranges Bleues - dans la salle du Totem gratuitement mise à la disposition de notre association par la Mairie du 13ème. Le deuxième concert aura lieu le 29 juin mais... je serai prise pour cause d'anniversaire !

    C'est Philippe qui est à la caméra : voici les Alti dont je fais partie et Claire, la jeune pianiste qui nous accompagne.

    Concert de fin d'année des Oranges Bleues au Totem

    Nous avions, comme toujours, un programme très varié

     Des Chansons d'Amour (Besame Mucho, la Tendresse , Fich'le Camp Jack), des Mélodies Jazzy (Dream a Little Dream of Me, Sympathique, Chanson d'Amour), des Airs Classiques (Piu Non Si Trovano, Libiamo), un peu de Folklore avec la Tarentelle d'Yves Duteil, des Chansons de Lutte (Les Mains d'Or, Face à la Mer, Human), et une chanson classée "Ovni" (J'cours Tout Seul).

    "La Tarentelle" chantée par Yves Duteil à la fin des années 1970

    La chanson nous a donné du fil à retordre et en l'écoutant je trouve qu'elle ne rend pas si bien que ça : on entend trop l'accompagnement...

    Sympathique - Pink Martini

    C'est une chanson en français du groupe américain Pink Martini, inspirée d’un court poème de Guillaume Apollinaire écrit en 1913. Elle était chantée par la chanteuse du groupe, China Forbes.

    Par Pink Martini

    Par notre chorale...

    Malgré tout (notre chef de choeur, Anne Barbé, nous a fait la guerre toute l'année pour qu'on apprenne les textes par coeur, puis voyant que les choristes allaient bouder le concert, elle est revenue sur sa décision !), j'ai passé une bonne année en chansons.


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  • Dimanche dernier, nous sommes allés à Versailles : fidèles de Radio Classique que nous écoutons régulièrement quand nous sommes dans le bureau, j'avais reçu une invitation - via la newsletter de la chaîne musicale - pour aller écouter Franck Ferrand qui délocalisait son émission quotidienne "Franck Ferrand raconte" au théâtre Montansier.

    En arrivant devant le théâtre à 16h45 (l'entrée des spectateurs étant prévue à 17h30), je prends la queue tandis que Philippe trouve une borne accueillante pour poser son popotin : cela m'a valu d'être sur la photo prise par la chaîne, soucieuse de faire sa promotion, devant le théâtre tandis que la queue s'allongeait à vue d'oeil.

    Bon, d'accord, il faut le savoir mais tout de même...

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Mais le théâtre, me direz-vous, à quoi ressemble-t-il ?

    C'est un bâtiment très classique né sous l’impulsion de Marguerite Brunet, dite Mademoiselle Montansier, qui rachète le terrain au frère du roi, le comte de Provence (futur Louis XVIII). Il a été inauguré le 18 novembre 1777, en présence de Louis XVI et Marie-Antoinette.

    Mademoiselle Montansier était une fort jolie femme et... elle eut beaucoup d'amants !

    Mlle Montansier 1790 - Londré 1991 p186.jpg

    Jean-François Heurtier, architecte du roi, est choisi pour faire les plans du théâtre, et les travaux sont menés par Boullet, machiniste de l’Opéra royal, en moins de dix mois.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Mais l'heure tourne et les portes du théâtre s'ouvrent à nous...

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Joli, ce candélabre...

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Franck Ferrand fait salle comble : étant parmi les premiers dans la file d'attente, nous avons pu nous asseoir à l'orchestre, au quatrième rang, suffisamment près pour bien voir l'historien.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Il y a du beau monde ce soir (même François-Xavier Bellamy nous dit Franck Ferrand dont il est l'ami). La soirée est présentée par Geneviève Dichamp, co-directrice du théâtre, en présence de François Mazières, Maire de Versailles (à gauche) et de Jean-Francis Pécresse, directeur de Radio-Classique.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Si l'émission de Radio Classique animée par Franck Ferrand se passe à Versailles aujourd'hui, c'est justement parce que l'historien a choisi de nous conter l'histoire de cette ville au fil des siècles. Cinq épisodes d'une trentaine de minutes chacun qui, enregistrés en direct ici, seront diffusés sur la chaîne dans la semaine du 10 au 14 juin prochains.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    En entrant dans la salle, on est tout de suite ébloui par la magnificence du lieu : il s'agit d'un des plus anciens théâtres à l'italienne de France : il a été inauguré en 1777 en présence de Louis XVI et de Marie-Antoinette.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Le plafond est sublime.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    C'est Charles Séchan, peintre décorateur connu pour avoir travaillé à l’Opéra de Paris, la Comédie Française, l’Assemblée Nationale, et à qui l’on doit le plafond du grand salon du château de Vaux le Vicomte, qui l'a réalisé en 1851 : il y a peint un treillis de fleurs.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles 

    Vous vous demandez d'où j'ai bien pu prendre ces photos... ? C'est que pendant l'entracte, au lieu d'aller grignoter quelque chose au foyer, je suis allée me promener partout !

    Le théâtre est bleu, blanc et or, des tons très doux et reposants pour les yeux.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles 

    Encadrant la scène, deux loges décorées de jolies cariatides

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles 

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Cet escalier dessert les étages, donnant accès aux trois balcons.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Au troisième balcon, une seule rangée de sièges mais la visibilité est bonne, du moins quand on est de face.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Franck Ferrand a enregistré trois émissions avant l'entracte.

    Dans la première, il nous narre la signature du "Traité de Versailles", dont on fête cette année le centenaire : un traité de paix signé dans la Grande Galerie (la Galerie des Glaces actuelle) le 28 juin 1919 entre l'Allemagne et les Alliés et qui a mis fin à la première guerre mondiale.

    Description de cette image, également commentée ci-après

    Si vous écoutez l'émission (ci-dessous), vous verrez pourquoi Franck Ferrand fait maintenant son émission sur la chaîne musicale "Radio-Classique" : il y insère de temps à autres de courts extraits d’œuvres choisies, se rapportant généralement au sujet du jour comme ici ce morceau d'Albéric Magnard, un compositeur mort pendant les premiers jours de la guerre alors qu'il tentait lui-même de repousser avec son propre fusil les allemands de son manoir...

    La seconde émission enregistrée ce jour-là était consacrée au développement du bourg de Versailles. Le terme de "versail", daté du XI e siècle, aurait désigné à l'origine des terres labourées (retournées).

    Au début du XVIème siècle, Versailles n'est qu'un petit village de 400 habitants, situé au carrefour de voies de commerce, mais un certain Louis XIV va lui donner de l'importance dès le mois de mai 1671 en offrant aux habitants désireux d'y faire construire des maisons l'exemption de la servitude du "logement par la craie" pendant dix ans. Les fourriers des logis inscrivaient en effet un nombre d'hôtes - à la craie - sur les portes des logis, ce qui signifiait que les propriétaires de ces maisons devaient loger des courtisans quand ces derniers accompagnent le roi à Versailles, lors des grandes fêtes qui y étaient organisées.

    La construction des maisons (que l'on aperçoit autour de l'église à gauche) devait bien sûr respecter un programme architectural très strict (des briques, de la craie, des toits d'ardoise à pans coupés) à l'image du château royal.

    Le château de Versailles en 1668 par Pierre Patel

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

     Pour écouter l'épisode, cliquez ci-dessous.

    La troisième émission enregistrée au théâtre Montansier était consacrée au départ du Roi pour Paris en conséquence de la Révolution : Versailles se retrouve du jour au lendemain vidée des courtisans au train de vie fastueux avec toutes les conséquences qu'on imagine pour les commerçants qui s'y étaient installés depuis de nombreuses années.

    Pour en savoir plus, cliquez ci-dessous.

    Quant à la quatrième émission, elle est consacrée à l'occupation prussienne (1871-1879).

    Après le désastre de Sedan du 3 septembre 1870, le nouveau Maire de la ville, Charles Rameau, décide, en liaison avec le Conservateur du Louvre, d'évacuer un certain nombre d’œuvres d'art inestimables à Paris, comme le tableau d'Eugène Delacroix "L'entrée des croisés à Constantinople".

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Pendant ce temps la Galerie des Glaces (alors appelée Galerie Louis XIII) est transformée en ambulance militaire par les prussiens.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

     

    Occupation prussienne oblige, chaque dimanche un office luthérien est célébré dans la chapelle de Louis XIV, un comble pour le signataire de la révocation de l'édit de Nantes...

    Pour Noël, les prussiens s'étant bien installés en France, importent à Versailles dans toutes les maisons qu'ils occupent le fameux "sapin de Noël"...

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    A peine la guerre finie..., Versailles devient le point de mire de tout ce que la France compte d'important : les députés, précédemment exilés à Bordeaux, ont besoin de siéger à nouveau près de Paris : c'est Versailles qu'ils choisissent. C'est seulement le 22 juillet 1879, une fois l'insurrection terminée, qu'une loi fixe le retour des Chambres à Paris.

    L'ultime enregistrement était intitulée "Versailles vue par les écrivains". Pour l'écouter, cliquez ci-dessous.

    Franck Ferrand, à l'issue de trois heures d'enregistrement, a tombé la veste... : c'est quelqu'un de très accessible qui fait volontiers, hors antenne, de petits apartés concernant sa vie. Il nous a bien fait rire en nous disant que quand il était enfant il jouait à être Louis XIV !

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Une très bonne après-midi culturelle


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  • Malgré un temps tout à fait printanier, je suis allée m'enfermer au cinéma hier après-midi. Vingt minutes de marche à pied et j'étais à "L'Epée de bois", le cinéma de la rue Mouffetard où la place senior est à 6,90 euros et, croyez-moi, à Paris ça reste un exploit !

    J'avais fait sur Google "Que voir au cinéma" et je suis tombée sur ce film - Le vent de la liberté - sorti en avril dernier en France, d'un réalisateur allemand, Michael Herbig qui est - dixit Wikipédia - pas moins que acteur, humoriste, entrepreneur, écrivain, réalisateur et producteur. Son pseudonyme "Bully" lui vient de sa jeunesse.

    Le réalisateur est né en 1968 à Munich, en Allemagne de l'ouest : il avait donc 21 ans à la chute du mur de Berlin construit en 1961 et a donc sûrement été très marqué par l'histoire de son pays de l'après guerre.

    Il en tire un thriller qui m'a tenue en haleine pendant toute sa durée. Cette époque tristement célèbre donne lieu

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    Les familles Strelzyk et Wetzel vivent depuis la fin de la guerre en RDA et veulent quitter le pays où la Stasi toute puissante (la police politique sous influence russe) fait régner la terreur auprès des opposants.

    Au cours de l'été 1979, après deux ans d'un dur labeur pour préparer le matériel, Peter, sa femme Doris et leurs deux enfants tentent de s'enfuir avec leurs deux fils dans une montgolfière. Une nuit, les conditions météorologiques sont réunies : il y a un vent du nord. Ils décident donc de tenter l'aventure malgré les dangers encourus mais le ballon s'écrase juste avant de passer la frontière avec l'Allemagne de l'ouest...

    Les deux familles travaillent alors fiévreusement sur la fabrication d'un nouveau ballon car, entre-temps, la Stasi a commencé l’enquête et le nœud coulant se resserre de plus en plus : commence alors une course sans merci contre la montre...

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    La bande-annonce


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