•  Comme dans la pièce de Maxime Gorki dont la cinéaste s'inspire librement, le film de Valeria Bruni-Tedeschi est structuré en actes : trois plus exactement, suivis d'un épilogue.

    Le premier acte commence à Paris, dans un café où Anna est attablée en compagnie de son producteur et de son mari. Elle a rendez-vous avec l'équipe qui finance son prochain film (le CNC) et s'entretient parallèlement avec son mari (Riccardo Scamarcio) venu lui signifier qu'il la quittait. Autant dire que le rendez-vous professionnel s'avère compliqué...

    La suite du film se passe dans une grande et belle propriété de la Côte d'Azur (qui n'est pas sans rappeler celle de Marisa Borini, la mère de Valeria et de Carla, au Cap Nègre où la famille se réunit chaque été).

     Anna (c'est le personnage que joue la cinéaste) y arrive avec sa fille adoptive (la même que dans la vraie vie) pour quelques jours de vacances au soleil.

    L'action se situe souvent autour de la table familiale dressée sur la terrasse, près de la piscine.

    J'ai vu "Les estivants" de Valeria Bruni-Tedeschi et j'ai adoré !

    C'est là que se rencontrent deux mondes diamétralement opposés, celui du personnel de maison auquel Valeria Bruni s'intéresse tout autant qu'au reste des personnages (avec, entre autres, une Yolande Moreau plus vraie que nature), et celui des vacanciers, faisant partir le film un peu dans tous les sens, sur fond de lutte des classes.

    L'ombre du frère plane en permanence : Valeria Bruni-Tedeschi et Carla Bruni ont perdu leur frère, Valerio (décédé du sida en 2006). Il y a un côté onirique dans ce film où la cinéaste fait même parler les morts... Le film lui est d'ailleurs dédié.

    Il parle en effet beaucoup de la mort, de la solitude mais aussi de l'amour si salvateur quand il est partagé. Vous l'aurez compris : c'est en quelque sorte un film autobiographique, même s'il s'agit d'une fiction (Anna le dit à plusieurs reprises dans le film) qu'a réalisé Valeria Bruni-Tedeschi.

    Certains critiques disent que ce film serait une thérapie : je le crois aussi.

    Un film fort, qui met parfois mal à l'aise, entre rires et larmes

    Il divise... mais moi j'ai adoré !


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  • C'est la deuxième fois que nous allons à Lens mais je n'avais pas relaté notre précédent passage qui date d'il y a trois ans, à un retour de Bruxelles.

    Comme on dit "L'occasion fait le larron !"

    C'est cette fois à l'occasion de notre voyage à Arras pour les 95 ans de ma cousine Aimée que j'ai eu l'idée de retourner visiter Le Louvre de Lens qui n'est qu'à quelques vingt kilomètres au nord d'Arras.

    Nous y avons retrouvé notre petit "studio" (le Louvre Lens 2) trouvé sur Booking.com et que je recommande. C'est pratique quand on n'est pas sûr de son horaire d'arrivée : on prend les clés dans une boîte aux lettres sécurisée par un code et on les remet au même endroit le lendemain matin. Il y a tout sur place, même un coin cuisine.

    Deuxième visite au Louvre de Lens

    Deuxième visite au Louvre de Lens

    Dès dix heures le lendemain matin nous étions sur place, avec le même temps que la dernière fois, c'est à dire très brouillasseux... Pas grave, on n'avait pas l'intention de visiter la ville, déjà vue la dernière fois.

    Le Louvre de Lens, c'est un bâtiment moderne, sans grand cachet à mon sens (mon avis n'engage que moi...), avec un rez-de-chaussée unique, les réserves étant au sous-sol. Je n'ai pas pris de photo : voici celle trouvée sur le site qui est plus avantageuse que la réalité.

    Deuxième visite au Louvre de Lens

    Les oeuvres sont présentées par région d'origine et par ordre chronologique.

    Le slogan du Musée est d'ailleurs "5000 ans d'Histoire d'un seul regard" : dans un espace ouvert de 3000 m², la Galerie du temps expose plus de 200 chefs d’œuvre prêtés par la maison mère. Mais la Galerie du temps n’est pas figée : chaque année, à l’occasion de l’anniversaire du Louvre-Lens, le parcours se trouve revisité à la faveur d’un renouvellement partiel de la collection (une quarantaine d’œuvres chaque année).

    On peut donc sans problème la visiter plusieurs fois, d'autant plus qu'entre temps, on oublie...

    Deuxième visite au Louvre de Lens

     

    Je me suis aidée d'un petit guide acheté à l'accueil pour sélectionner certaines des oeuvres du Musée et j'en ai choisi d'autres par goût personnel.

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    On commence naturellement la visite par l'Antiquité.

    Idole féminine nue aux bras croisés : divinité ? - Syros (île des Cyclades) - Grèce - vers 2700-2300 avant J.-C. Marbre

    Par leur position géographique centrale entre l'Anatolie et la Grèce continentale, les îles des Cyclades voient l'émergence aux 4ème et 3ème millénaires d'une civilisation singulière, qui produit notamment une sculpture de marbre, la toute première du monde grec. Cette oeuvre s'apparente bien aux représentations préhistoriques de la déesse-mère en train d'accoucher. La simplification graphique (tête en forme de lyre, angle dessiné par les épaules servant de repère pour d'autres parties de l'anatomie) est toute relative : sur d'autres exemplaires conservés, des oreilles sculptées à l'arrière de la tête et peu visibles de face, et des traces de peinture pour les yeux et la bouche indiquent que ces oeuvres n'étaient pas dépourvues de décor.

    Quelle modernité !

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    Vase en forme de tronc de cône à forme évasée - Iran du Sud-Est - vers 2600-2200 avant J.-C.

    Le maître des animaux, représenté à trois reprises, maîtrise des couples de serpents à tête de lion, personnifiant les forces de la nature, selon une iconographie qui apparaît dès le 4ème millénaire avant J.-C.

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     Femme nue tenant un enfant : déesse de la fécondité (?) - Tyr - Liban actuel - vers 1400-1200 avant J.-C. (Terre cuite)

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    Porteuse d'offrandes - Fouilles du cimetière d'Assiout (Egypte) - vers 1950 avant J.-C.
    Bois peint (Hauteur - 49,7 cm)

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    Haut-relief du socle d'un obélisque du temple de Louxor - Egypte - vers 1279-1213 avant J.-C.

    Les babouins se dressent et lèvent leurs pattes au lever du soleil. Cette attitude était interprétée par les Egyptiens comme un geste de vénération. L'obélisque qui les surmontait matérialisait un rayon solaire. 

    L'Egypte connut au deuxième millénaire son extension maximale par des conquêtes territoriales qui repoussent les frontières du pays au sud vers la Nubie et à l'est jusqu'à la Syrie. Cette période est également celle des grandes constructions : temple de Deir-el-Bahari sur la rive gauche thébaine., tombes monumentales de la Vallée des Rois, temples d'Assouan et d'Abou Simbel et agrandissement sans fin du temple d'Amon à Karnak qui par ses dimensions est le plus grand complexe culturel du monde méditerranéen.

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    Déesse armée d'une hache, d'un poignard, d'une épée et coiffée d'une tiare à cornes - Mésopotamie (Syrie actuelle) - vers 1500-1250 avant J.-C.

    Cette figurine représente une déesse juvénile dont l'attitude et l'armement évoquent les divinités masculines des régions orientales comme Baal, dieu du ciel. Elle pourrait figurer Annat, déesse protectrice et soeur de ce dernier.

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    Statue-récipient en forme de femme - Kaluraz, Iran actuel - Vers 900-600 avant J.-C.
    Hauteur 46 cm (Terre cuite)

    L'accentuation des hanches, du cou et de la tête ainsi que la disposition des mains sont caractéristiques de vases de Kaluraz. Ces derniers pourraient avoir un rôle protecteur ; après avoir été utilisés lors de libations (offrandes de liquide), ils étaient disposés dans les sépultures.

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    Sarcophage de la dame Tanetmit : enveloppe de momie, cercueils intérieurs et extérieurs
    Thébes (?) Egypte - 945-715 avant J.-C.

    C'est l'époque de la "démocratisation" de la pratique de la momification qui s'étend à de nombreux particuliers.

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    La déesse Bastet sous sa forme de chatte - Egypte - vers 650-350 avant J.-C. (Bronze, yeux en cristal de roche) - hauteur 19,4 cm

    Le chat est considéré comme l'animal sacré de Bastet, déesse égyptienne bienveillante, protectrice de l'humanité, de la joie et de l'accouchement. Son culte s'est développé surtout à partir du 10ème siècle av. J.-C. et fait l'objet d'une ferveur particulière à la Basse Epoque. Il s'accompagne d'une grande production d'ex-voto dédiés à la déesse sous forme de figurines de chats et de chattes en "bronze noir", un alliage à base de cuivre, d'or et d'argent. Ces figurines montrent l'animal assis sur son arrière-train, la queue rabattue contre ses pattes, dans la posture typique des félins.

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    Troupe de serviteurs funéraires (ouchebtis) au nom de Neferibreheb - Egypte - Memphis ?
    vers 500 avant J.-C.

    Placés dans la tombe, ces serviteurs nombreux - un par jour - remplacent le défunt pour les travaux des champs dans le monde des morts. Ils le représentent le plus souvent dans son linceul comme Osiris.

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    Fragment du décor de la salle du trône (apadana) du palais du Roi Darius Ier : sphinx ailés coiffés de tiares à trois rangs de cornes - Suze (Iran actuel) - vers 510 avant J.-C. (Briques siliceuses à glaçure)

    L'empire perse atteint son apogée sous le règne de Darius Ier. Les perses créèrent une culture raffinée mêlée d'emprunts à l'Egypte, la Grèce, l'Assyrie ou la Babylonie. Le décor du Palais du Roi Darius, dont provient ce fragment, illustre de tels emprunts.

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    Jeune homme nu (couros) : statue provenant du sanctuaire d'Asclépios, dieu de la médecine.
    Paros (île des Cyclades), Grèce - vers 540 avant J.-C. (Marbre)

    La nudité évoque l'idéal athlétique. Le sport pratiqué nu en Grèce ancienne explique la prédilection pour ces statues masculines offertes dans les sanctuaires ou placées sur les tombes.

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    Urne cinéraire à tête féminine et aux bras articulés - Chiusi, Etrurie (Italie actuelle)
    vers 550-500 avant J.-C. (Terre cuite)

    La forme de ce vase destiné à recevoir les cendres du mort évoque le corps du défunt détruit par l'incinération. Il a été produit en Etrurie, la plus importante civilisation avant Rome.

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    Hermaphrodite, fils d'Hermès et d'Aphrodite devenu un être double après son union avec la nymphe Salmacis - D'après Polyclès, actif à Alexandrie (Egypte) vers 175 avant J.-C. (Marbre)

    Jusqu'ici, rien d'extraordinaire, non ?

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    Ah voilà !

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    Jolie tête...

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    Relief représentant Mithra, dieu iranien du soleil, sacrifiant le taureau - Capitole, Rome, Italie
    100-200 après J.-C. (Marbre)

    Venu d'Iran, le culte du dieu du soleil Mithra se développe dans tout l'empire romain. Hiérarchisé en sept étapes d'initiation, ce culte à mystères comptait plusieurs rites dont le sacrifice d'un taureau. Le culte de Mithra prit fin à la fin du 4ème siècle sous l'empereur Théodose quand celui-ci entreprit d'éradiquer toutes les religions autres que le christianisme.

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    Mithra est toujours traditionnellement coiffé du bonnet phrygien.

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    Voici maintenant des oeuvres du Moyen-Age.

     Chapiteau provenant du cloître détruit de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms - Avignon, France actuelle Vers 1170 (Marbre)

    Dès la fin de l'Empire romain(476) au premier art gothique (1150), l'Eglise reste le conservatoire de la culture écrite et artistique et en devient le principal commanditaire. L'Europe occidentale se couvre d'églises et de monastères, berceaux de l'art roman (950-1200).

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    Récipient destiné au lavage des mains en forme de griffon ailé - Nuremberg, Allemagne actuelle
    Vers 1400 (Cuivre)

    Produits essentiellement dans le nord de l'Europe, les aquamaniles sont utilisés pour le lavage des mains, dans un but profane ou liturgique, et adoptent souvent la forme d'êtres hybrides ou monstrueux.

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     Reliquaire (châsse) en forme d'église : Christ en majesté et Crucifixion - Limoges, France - vers 1185-1200 (Email champlevé sur cuivre doré)

    Ces coffrets précieux renferment les restes matériels ayant appartenu à un saint. Sanctifiés à son contact, ces fragments de corps et objets ont un caractère sacré auquel les fidèles rendent un culte.

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    Elément de bâton pastoral (crosseron) à tête de gazelle - Sicile - vers 1150-1200
    Ivoire d'éléphant, traces de couleur

    La gazelle dérive des ivoires islamiques qui ont influencé les artistes de l'Italie méridionale et de la Sicile, au carrefour des routes commerciales de la Méditerranée.

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    Tryptique : scènes de la vie de la Vierge - Paris, France - Vers 1315-1335 (Ivoire d'éléphant, traces de dorure et de peinture polychrome)

    Cet objet, en trois panneaux, est décoré de cinq scènes de la vie de la Vierge. Transportable - les deux volets latéraux se repliant - il est utilisé pour la dévotion privée. La lecture des scènes s'effectue de bas en haut : on observe ainsi l'Annonciation, l'Adoration des Mages, la Nativité,

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    et au centre la Dormition de la Vierge, c'est à dire la scène de sa mort.

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    Vierge à l'Enfant provenant d'une léproserie - Nevers, Duché de Bourgogne (France)
    Vers 1350-1375 (Pierre calcaire polychrome)

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    Cette oeuvre, évoque pour la <Bourgogne de la seconde moitié du 14ème siècle la sensibilité exacerbée par la crise de la Peste noir qui, à partir de 1348, provoqua des ravages dans toute l'Europe. La Vierge et l'Enfant sont insérés dans une architecture gothique dont le décor peint a été remarquablement conservé.

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    La visite se continue par les temps modernes...

    Réception d'une délégation vénitienne à Damas - Venise, Italie - 1511 (Huile sur toile)

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    J'ai adoré ce petit détail avec le singe en laisse...

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    La Vierge et l'Enfant entourés de cinq anges - Alessandro di Mariano Filipepi dit Botticelli
    Florence, Italie - Vers 1445 (Tempera sur bois)

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    La Vierge et l'Enfant entourés d'anges musiciens - Actif à Bruxelles, Belgique - Vers 1500
    (Huile sur bois)

    Les anges jouent un air composé par Walter Frye, actif vers 1470 à la cour de Bourgogne et dont la partition est visible sur la gauche. Le Christ et la Vierge sont mis en valeur devant une tenture ornée de brocarts, dont le traitement donne son nom de convention à l'artiste ayant peint le panneau.

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    Si je devais donner le Prix d'Excellence, ce serait à ce tableau dont voici un détail.

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    Relief provenant de l'église Saint-Eustache à Paris - La Mise au tombeau du Christ - Paris, France
    Vers 1540-1560 (Marbre)

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    Le Roi Ixion trompé par Junon qu'il voulait séduire - Pierre-Paul Rubens - Vers 1615
    (Huile sur toile)

    Je ne suis pas fana de Rubens mais c'est pour le souvenir : il s'agit d'une oeuvre de jeunesse peinte après la fin du séjour italien de Rubens.

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    Plateau de table à décor floral - Florence, Italie - 1668 (Mosaïque de marbre et pierres dures)

    Au cours de la Renaissance, les arts décoratifs ont eux aussi bénéficié du renouveau des théories esthétiques et, durant les 16ème et 17ème siècles, ils atteignent un apogée inégalé. La céramique, la taille des pierres dures, les arts du meuble ou du métal connaissent un engouement sans précédent, surtout auprès des gouvernants. Un art de cour se développe alors en Europe, ces objets précieux constituant une preuve de puissance politique et devenant souvent une monnaie d'échange ou des cadeaux diplomatiques. Ils intègrent bien sûr les cabinets de curiosités princiers, ces rassemblements d’œuvres et d'objets, ayant en commun leur rareté ou leur beauté, que les monarques aiment posséder afin de prouver leur raffinement et leur opulence.

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    Joli, non ?

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    Panneau de revêtement mural : hommes au bord d'un ruisseau - Iran - Vers 1700-1800
    (Céramique à décor de lignes noires et de glaçures colorées)

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    Les détails rendent toujours bien en photographie et le raffinement de l'Orient est là aussi...

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    Bouteille à long col sinueux - Iran - Vers 1700-1800

    Quelle modernité pour cette bouteille en verre !

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    Sainte Marie-Madeleine renonçant aux vanités du monde - Charles Le Brun - 1654-1657 (Huile sur toile)

    Disposé au-dessus d'un autel, le tableau faisait face au cénotaphe du coeur du Cardinal Pierre de Bérulle qui vouait une grande dévotion pour Marie-Madeleine.

    Je ne suis pas non plus très fana des sujets religieux hormis les maternités mais les couleurs et les drapés sont beaux.

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    Le Jeune Mendiant - Bartolomé Esteban Murillo - Vers 1645-1650 (Huile sur toile)

    Oeuvre de jeunesse du peintre : le tableau est sa première représentation connue d'enfants pauvres des rues de Séville.

    J'adore !

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    Portrait présumé de Charles Le Brun, premier peintre du Roi de France Louis XIV (Marbre)

    Charles Le Brun est un peintre et décorateur français : il oeuvre pour la décoration du Château de Versailles et de la Galerie des Glaces, tout en gérant les collections royales. 

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    Table de Teschen (dite table de Breteuil) - Johann Christian Neuber - Saxe - Vers 1780 (Bois, bronze doré, pierres fines et porcelaine de Meissen)

    Le baron de Breteuil joua un rôle diplomatique important dans les négociations du traité de Teschen qui mit fin à une guerre dans laquelle étaient engagées l'Autriche, la Prusse et la Saxe. En remerciement, le prince-électeur Frédéric-Auguste III de Saxe offrit cette table conçue par l'orfèvre Johann Christian Neuber.

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     Véritable monument du néoclassicisme allemand, elle constitue une oeuvre d'orfèvrerie précieuse tout autant qu'un cabinet minéralogique des richesses géologiques de la Saxe.

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    L'Infante Marie-Marguerite de Habsbourg, fille du Roi d'Espagne Philippe IV, Impératrice du Saint-Empire germanique - Juan Bautista Martinez Del Mazo - Espagne - 1653 (Huile sur toile)

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    Ce portrait est issu d'une série de quinze effigies de membres de la famille Habsbourg qui ornait au Palais du Louvre le Cabinet des bains de la Reine Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII. Il est attribué au gendre de Diego Velasquez. 

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    Diane, déesse romaine de la chasse, accompagnée d'une biche - d'après une sculpture antique attribuée à Léocharès (actif vers 360-320 avant J.-C.) - Vers 1700-1800 - Hauteur 125 cm (Bronze)

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    Paysage maritime (marine) dit Le soir ou Le retour de pêche - Joseph Vernet - 1772 (Huile sur toile)

    Ce paysage de crépuscule fait partie de la série des Quatre parties du jour commandée en 1771 par Madame du Barry, favorite du Roi Louis XV, pour orner sa résidence de Louveciennes en région parisienne. 

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    Portrait de Barbara Juliane Wietinghoff, baronne de Krüdener et de son fils Paul âgé de deux ans Angelika Kauffmann - 1786 (Huile sur toile)

    Le portrait a été peint à Rome, étape du "Grand Tour" que la baronne fait avec son époux, ambassadeur de Russie. Il est largement inspiré par l'art de Joshua Reynolds qu'Angelika Kauffmann a rencontré en Angleterre.

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    Vase (cratère) décoré de masques alternant avec des bâtons de Bacchus, copie d'un vase antique Giaccomo Raggi (actif au début du 19ème siècle) - 1811-1820 (Marbre)

    Longtemps considéré comme une réaction au style roccoco, animée par le désir de "rétablir d'une poigne virile" les traditions esthétiques de l'Antiquité, le néoclassicisme s'avère en fait très subtil.

     J'ai vu le même style de vase au Parc de Saint-Cloud dernièrement.

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    La panse demi-sphérique du cratère est décorée de masques tragiques et bachiques alternant avec des thyrses, bâtons attributs du dieu Bacchus, sur un fond lisse qui accentue la simplicité de sa forme. Les frises d’oves, d’entrelacs, de palmettes et de rinceaux appartiennent au répertoire des arts décoratifs (mobilier, orfèvrerie, céramique, tapisserie) de l’époque néoclassique.

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    Miroir à double battant, Turquie (Vers 1750-1800) - Ecritoire, Turquie 1804 - Aiguière, Turquie (Vers 1750-1800)

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    Le Génie de la chasse triomphant d'un cerf à dix cors - Jean-Baptiste De Bay - 1838 (Bronze)

    Le mouvement romantique développe une esthétique fondée la sensibilité et l'expression. L'homme et la nature y apparaissent comme de nouveaux thèmes créateurs. La sculpture allie ici l'étude des mouvements et torsions anatomiques à une expression violente et crédible.

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    Napoléon Bonaparte franchissant les Alpes au col du Grand-Saint-Bernard en 1800 - Paul Delaroche - 1848 (Huile sur toile)

    Après son retour d'Egypte et le coup d'état du 18 Brumaire an VIII qui le fait Premier Consul, Bonaparte prend à Lyon la tête d'une armée de réserve pour faire face à l'avancée des troupes autrichiennes dans le nord de l'Italie.

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    Portrait du compositeur Luigi Cherubini béni par la Muse de la poésie lyrique Erato - Jean-Auguste-Domique Ingres - 1840-842 (Huile sur toile)

    Le portrait est exécuté vers 1840 à Rome - où Ingres est alors directeur de l'Académie de France - avec l'aide de son élève Henri Lehmann, à qui l'on attribue la figure de la Muse. Il est retouché après le retour de l'artiste à Paris.

    Deuxième visite au Louvre de Lens

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    Et voilà, la visite est terminée : elle est loin d'être exhaustive bien sûr !


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  • Tous les ans, Célia fait un affichage à Générations 13 de nos travaux de l'année.

    Chacun doit choisir quatre de ses dessins préférés.

    Expo photos de mon atelier dessin

    La voici en train de fixer les peintures acryliques de Marie-Claude sur un carton-plume.

    Expo photos de mon atelier dessin

    Evelyne s'occupe de son côté de disposer ses quatre dessins.

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    Accrochage de mes dessins (vous les connaissez déjà...)

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    Les dessins de Margaux, d'Evelyne et de (?)

    Expo photos de mon atelier dessin

    De plus près, ceux d'Evelyne : un as du crayon à papier et des fonds. On reconnait bien son style, extrêmement précis (regardez la coiffe en dentelle qu'elle a dessinée : plus vraie que nature !).

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    Les dessins à l'encre de Margaux, très délicats aussi.

    Expo photos de mon atelier dessin

    Chacune de nous a son style, correspondant le plus souvent à sa personnalité.

    Voici deux pastels et un crayon de Simone qui est une "instinctive"... Parfois, elle ne termine pas ses dessins, leur donnant plus de force : c'est d'ailleurs un conseil de Célia que je n'ai pas encore réussi à suivre...

    Expo photos de mon atelier dessin

     

    Expo photos de mon atelier dessin

    Les peintures acryliques de Marie-Claude

    J'ai bien aimé celui où l'on voit les grilles de la fenêtre de l'association.

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    Qui a fait ces dessins et avec quel outil ?

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  • Cette semaine a été riche en cinéma pour moi, grâce à mon amie Michèle d'une part qui m'a offert un Pass Télérama pour le Festival organisé par le média et grâce à l'Université Paris-Diderot à laquelle je suis fidèle (à son ciné-club) d'autre part.

    Le premier film, je l'ai vu dans un cinéma que je ne connaissais pas mais au final très facile d'accès à partir de chez nous, le Cinéma du Panthéon, l'une des plus anciennes salles en activité de Paris puisqu'il a ouvert en février 1907...

    Le cinéma se trouve en sous-sol d'un joli salon qui peut être réservé pour des événements privés et la salle est confortable : à retenir...

     

    J'y ai vu un film superbe, Cold War de Pawel Pawlikowski, un cinéaste polonais : le film a remporté le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.

    Le film est en noir et blanc et en 4/3, un choix délibéré du réalisateur qui a appelé ses héros des prénoms de ses parents pour leur rendre un hommage : Zula (diminutif de Zuzanna) et Wiktor.

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    Pendant les années 1950 et 1960, Zula, une jeune chanteuse polonaise, vit avec Wiktor, musicien, des amours compliquées entre Est et Ouest, sur fond de guerre froide.

    Au début du film, Wiktor (pianiste et chef d'orchestre) parcourt la campagne polonaise à la recherche de chanteurs et de danseurs authentiques (dans les campagnes, les gens dansent au son des cordes et de l'accordéon) dans le but de monter une troupe folklorique professionnelle. C'est dans un de ces villages qu'il remarque Zula, une jeune chanteuse, qu'il embauche pour sa voix, ses bases de danse et son caractère affirmé.

    Tous deux tombent rapidement follement amoureux et jurent de ne plus se quitter.

    Wiktor profite d'un déplacement de la troupe à Berlin-Est pour passer à l'Ouest et rejoindre Paris, mais Zula refuse de le suivre.

    Zula épousera quelques années plus tard un Italien afin de pouvoir quitter légalement la Pologne et rejoindre Wiktor à Paris. Là, ils vivent quelque temps ensemble des amours compliquées, lui pianiste et compositeur pour le club de jazz L'Éclipse, et elle chanteuse de jazz. Mais Zula, sombre dans la mélancolie alcoolique et ne supporte pas le milieu artistique parisien. Elle décide alors de repartir en Pologne.

    Wiktor rentre dans son pays pour la revoir, mais se retrouve incarcéré dans un camp de travail polonais pour trahison à la Pologne communiste et franchissement illégal de frontières. Mutilé à une main, la carrière musicale brisée, il est libéré au bout de cinq années avec l'appui de l'administrateur du groupe folklorique, devenu le mari de Zula, et dont elle a eu un enfant.

    Wiktor et Zula décident de revenir sur les lieux de leur rencontre pour s'y "marier" et se suicider ensemble dans une chapelle orthodoxe en ruine et forger définitivement leur amour impossible.

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     La première partie se passe donc en Pologne et c'est un vrai régal de voir danser les robes des filles au son de jolis chants traditionnels inspirés de la nature. Peu à peu cependant le répertoire change à la demande du directeur de la troupe qui désire l'orienter plus vers une glorification du pouvoir communiste...

    La musique de la deuxième partie change radicalement puisque c'est du jazz que l'on écoute dans les clubs parisiens.

    Un film où la musique tient un rôle primordial en tout cas.

    Tout comme Télérama, j'ai beaucoup aimé le film.

    Le deuxième film, je l'ai vu à l'Université Paris-Diderot, et c'est un film de science-fiction qui n'a rien à voir avec celui-ci... Il s'appelle "Seven sisters" et est de Tommy Wirkola, un réalisateur norvégien.

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    Le thème traite - pour faire simple - de la surpopulation mondiale.

    Le jour où la fille de Terence Settman accouche de sept filles et décède suite à l'accouchement, ce dernier décide de tromper l'administration de la Fédération européenne qui applique la politique de l'enfant unique en "cryogénisant" les enfants surnuméraires (en attendant d'être réveillés quand le monde pourra les accueillir décemment) et donne à ses sept petites-filles les prénoms des jours de la semaine et l'identité unique (celle de leur mère) de Karen Settman.

    La règle est la suivante : Lundi sortira le lundi, Mardi le mardi, Mercredi le mercredi etc. Jusqu'au jour où - trente ans plus tard, en 2073 - Lundi disparaît...

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    Le film est pour le moins violent, il faut le savoir, mais c'est tellement gros qu'on en sourit très souvent.

    Le réalisateur a réussi un véritable exploit technique lié à la duplicité (par sept !) de Karen Settman et des effets spéciaux liés à la science-fiction (simulacre de reconnaissance rétinienne ou inclue dans la main).

    Comme toujours à l'Université Paris-Diderot, il y a un débat mais celui-ci m'est un peu passé au dessus de la tête, en tout cas je suis incapable de vous le restituer... sauf que la film traite à la fois de la surpopulation du globe, du risque (vrai ou faux) de manque de nourriture sur la planète, et de l'identité.

    A voir... une fois


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  • Il a bercé ma jeunesse, ainsi qu'Yvette Horner, avec son accordéon auquel il a donné ses lettres de noblesse : Marcel Azzola est décédé hier matin dans sa gentilhommière de Villenes-sur-Seine dans les Yvelines.

    Hommage à un grand "Monsieur" de l'accordéon, Marcel Azzola

    "Chauffe Marcel, Chauffe !" lui avait lancé Jacques Brel, survolté, pendant l'enregistrement de "Vesoul" en 1968.

    La famille de Marcel Azzola est originaire de Pradalunga, un petit village d'Italie, à côté de Bergame. Son père, Giuseppe, exerce le métier de maçon et dirige, le dimanche, un orchestre d'une vingtaine de mandolines. Après la fin de la Première Guerre mondiale, celui-ci s'exile en France afin d'échapper à l'embrigadement des chemises noires mussoliniennes. Il y arrive en 1921 et fait venir son épouse Angelina six mois plus tard. Ils s'installent rue des Amandiers, à Ménilmontant. Giuseppe fait la connaissance de Joseph Colombo et se lie d'amitié avec le père de Joë Rossi qui le motive pour que son fils, Marcel, apprenne l'accordéon. A cette époque, on jouait de cet instrument, le samedi soir, dans les cafés : ainsi, il pourrait gagner sa vie.

    Marcel a dépassé les espérances de son père puisqu'en 1947 il représente la France à Lausanne pour la coupe mondiale où il arrive en finale et obtient, trois mois plus tard, le premier prix au concours international de Stradella en Italie.

    Marcel Azzola a accompagné les plus grands : Boris Vian, Edith Piaf, Tino Rossi, Yves Montand, Barbara, Juliette Greco, Jean Sablon, Francis Lemarque, Gilbert Bécaud, Jacques Brel...

    Il a aussi contribué à faire sortir l'accordéon du registre où il était cantonné précédemment, celui du bal musette, et l'a fait entrer dans le champ de la musique classique, lui donnant un nouveau souffle, en "osant le jazz".

     Le voici ici interprétant la Rhapsody in Blue de George Gershwin.


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