• Toujours avec mon amie Marie-France et sortant de la Mairie du 5ème, nous avons rejoint le jardin du Luxembourg pour aller visiter l'exposition Serge Mendjisky dont la Mairie du 5ème m'avait fait la publicité.

    C'est l'été à Paris : un parisien faitt du "bronzing" au jardin du Luxembourg près de la statue représentant "La Peinture"...

    L'exposition Serge Mendjisky à l'orangerie du Sénat

    Cette orangerie date de 1839 : elle abrite environ 180 plantes en caisse dont 60 agrumes, principalement des bigaradiers (oranges amères mais aussi palmiers-dattiers, des lauriers roses et des grenadiers). Certains arbres ont jusqu'à 250 à 300 ans !

    Les orangers et les palmiers profitent ce jour du soleil et de la chaleur.

    L'exposition Serge Mendjisky à l'orangerie du Sénat

    J'avais visité il y a quelques années le Musée Maurice Mendjisky-Ecoles de Paris consacré au père de l'artiste qui était également peintre : j'y avais vu son oeuvre mais aussi un tableau de son fils Serge : pour revoir ce post, cliquez ICI.

    L'Orangerie du Sénat présente une rétrospective complète de l'oeuvre de Serge Mendjisky en tant que peintre et photographe. On peut distinguer deux périodes dans son art : l'une avant 2000 et l'autre entre 2000 et son décès en 2017.

    La première période : c'est celle où il est "pointilliste".

    L'exposition Serge Mendjisky à l'Orangerie du Sénat

    Paris sera toujours Paris...

    L'exposition Serge Mendjisky à l'Orangerie du Sénat

    Le port de La Rochelle

    L'exposition Serge Mendjisky à l'Orangerie du Sénat

    Après 2000, le peintre, qui s'est toujours servi de la photographie pour peindre, utilise cette fois cet art mais en le désarchitecturant complètement à coup de cutter !

    Il est amusant de voir ci-dessous comment il traite le port de La Rochelle justement avec cette technique...

    L'exposition Serge Mendjisky à l'Orangerie du Sénat

    Venise...

    L'exposition Serge Mendjisky à l'Orangerie du Sénat

    Paris

    L'exposition Serge Mendjisky à l'Orangerie du Sénat 

    L'oeuvre, vue de plus près. 

    L'exposition Serge Mendjisky à l'Orangerie du Sénat

    Panoramique de la ville...

    L'exposition Serge Mendjisky à l'Orangerie du Sénat

    Une exposition qui m'a mieux fait connaître ce peintre. 


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  • Avec ma copine Marie-France, je me suis rendue hier après-midi à la Mairie du 5ème arrondissement : nous y sommes allées à pied en passant par l'avenue des Gobelins et la rue Mouffetard : une balade agréable par ce beau temps estival.

    Je reçois maintenant très régulièrement des invitations de la mairie de cet arrondissement pour diverses manifestations. Celle-ci s'intitulait "Forêt de dessins représentant Marianne" : pour une mairie, c'est de mise !

    Je ne connaissais pas cette mairie qui fait pendant à la Faculté de Droit (construite par Soufflot en 1770) formant un agréable arrondi face au Panthéon voisin.

    Sa construction est confiée en 1844 à Jean-Baptiste Guénepin, un architecte français, mais suite à une brouille avec l'administration, c'est Jacques Hittorff, l'un des plus grands architectes français de l'époque (à qui l'on doit la Gare du Nord, le Cirque d'Hiver ou encore les aménagements urbains des Champs-Elysées)  qui la termine en 1865.

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Elle est très imposante...

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    L'escalier d'Honneur est l’un des plus beaux ensembles de la mairie.

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    La sculpture en marbre Le Paradis Perdu (1883) qui représente Adam et Ève après le péché originel est sans-doute le chef-d’œuvre de Jean Gautherin (1840-1890).

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Le visage d’Ève, particulièrement expressif, en fait la réalisation la plus originale et la plus personnelle du sculpteur (qui est aussi l'auteur du monument à Denis Diderot situé sur le Boulevard Saint-Germain).

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Avant de monter à l'étage voir l'expo nous avons fait un petit tour dans le jardin de la mairie qui est très sympa. Marie-France est une grande amie parisienne : avec elle je chante, je fais de l'aquagym et autrefois je faisais même avec elle des randonnées (elle a arrêté l'an dernier pour cause de fracture de fatigue...).

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Un monument aux morts entouré de verdure...

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Mais revenons à notre exposition...

    Dans la partie en hémicycle de la cage d’escalier, cinq grandes fresques d’Henri Martin (1860-1943) représentent le jardin du Luxembourg voisin.

    Ce polyptyque réalisé à la fin de sa carrière (1935) constitue un exemple abouti du mouvement pointilliste dont Henri Martin, grand maître de la lumière, est un des représentants les plus emblématiques.

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Je les trouve vraiment très jolies. On voit encore de nos jours des enfants faire voguer les petits bateaux dans le bassin central...

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Un joli vitrail dans la montée d'escalier

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Les dessins de Liox (graphiste et peintre)

    sont présentés accrochés à la rampe de l'escalier d'Honneur. Formé à la célèbre École d'Arts Graphiques Corvisart, il a aussi intégré l'héritage pictural venant de grands artistes tels que keith Haring, Jean-Michel Basquiat et Andy Wharol.

    Mais son trait caractéristique, est au service d'un concept très précis : « J'aime un occident, ou le sacré, le sexe et la morale sont trois moteurs d'âme dissociés. Ou la femme, le handicapé, le fort, le faible, les humains, tous les humains, évoluent dans un monde qui ne les réduit ni ne les oublie » dit-il. Aussi sa peinture aborde ces trois thématiques avec une liberté absolue.

    En octobre 2007 Liox expose, à la mairie de Paris du 4e lors de la Nuit Blanche, deux mille sept dessins originaux, uniques, signés et représentant le symbole républicain : Marianne. Ces dessins sont pendus à des cordes toute la nuit et offerts à chaque visiteur, qui peut décrocher son œuvre, sa Marianne.

    Une partie d'entre eux sont exposés ici du 2 au 13 juillet.

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Quelques unes des Marianne...

    Marianne sulfureuse aux yeux comme des charbons ardents

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Marianne réenchantée : on dirait qu'elle a un peu la varicelle, non ?

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    MAMA Marianne, la poitrine bien lourde...

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème 

    Marianne expérimentée, toute couturée ! 

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Liberté Egalité Fraternité... Sexualités !

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Il y a même une Marianne Banania aux couleurs de la célèbre marque de chocolat en poudre.

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    La Marianne retraitée m'a fait beaucoup rire !

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Drôle aussi cette Marianne Mère Noël...

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Retour à mon enfance avec cette Marianne Bécassine : traditionnellement l'héroïne de la BD n'a pas de bouche... mais ici Liox l'a remplacée par une cocarde...

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Marianne Sphynx

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Je n'ai pas résisté à prendre mon amie Marie-France en photo devant ces dessins de Liox, elle dont la fille s'appelle justement Marianne !

    Une forêt de dessins de Marianne à la Mairie du 5ème

    Une expo très sympa : merci la Mairie du 5ème !


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  • Dimanche dernier, nous sommes allés à Versailles : fidèles de Radio Classique que nous écoutons régulièrement quand nous sommes dans le bureau, j'avais reçu une invitation - via la newsletter de la chaîne musicale - pour aller écouter Franck Ferrand qui délocalisait son émission quotidienne "Franck Ferrand raconte" au théâtre Montansier.

    En arrivant devant le théâtre à 16h45 (l'entrée des spectateurs étant prévue à 17h30), je prends la queue tandis que Philippe trouve une borne accueillante pour poser son popotin : cela m'a valu d'être sur la photo prise par la chaîne, soucieuse de faire sa promotion, devant le théâtre tandis que la queue s'allongeait à vue d'oeil.

    Bon, d'accord, il faut le savoir mais tout de même...

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Mais le théâtre, me direz-vous, à quoi ressemble-t-il ?

    C'est un bâtiment très classique né sous l’impulsion de Marguerite Brunet, dite Mademoiselle Montansier, qui rachète le terrain au frère du roi, le comte de Provence (futur Louis XVIII). Il a été inauguré le 18 novembre 1777, en présence de Louis XVI et Marie-Antoinette.

    Mademoiselle Montansier était une fort jolie femme et... elle eut beaucoup d'amants !

    Mlle Montansier 1790 - Londré 1991 p186.jpg

    Jean-François Heurtier, architecte du roi, est choisi pour faire les plans du théâtre, et les travaux sont menés par Boullet, machiniste de l’Opéra royal, en moins de dix mois.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Mais l'heure tourne et les portes du théâtre s'ouvrent à nous...

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Joli, ce candélabre...

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Franck Ferrand fait salle comble : étant parmi les premiers dans la file d'attente, nous avons pu nous asseoir à l'orchestre, au quatrième rang, suffisamment près pour bien voir l'historien.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Il y a du beau monde ce soir (même François-Xavier Bellamy nous dit Franck Ferrand dont il est l'ami). La soirée est présentée par Geneviève Dichamp, co-directrice du théâtre, en présence de François Mazières, Maire de Versailles (à gauche) et de Jean-Francis Pécresse, directeur de Radio-Classique.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Si l'émission de Radio Classique animée par Franck Ferrand se passe à Versailles aujourd'hui, c'est justement parce que l'historien a choisi de nous conter l'histoire de cette ville au fil des siècles. Cinq épisodes d'une trentaine de minutes chacun qui, enregistrés en direct ici, seront diffusés sur la chaîne dans la semaine du 10 au 14 juin prochains.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    En entrant dans la salle, on est tout de suite ébloui par la magnificence du lieu : il s'agit d'un des plus anciens théâtres à l'italienne de France : il a été inauguré en 1777 en présence de Louis XVI et de Marie-Antoinette.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Le plafond est sublime.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    C'est Charles Séchan, peintre décorateur connu pour avoir travaillé à l’Opéra de Paris, la Comédie Française, l’Assemblée Nationale, et à qui l’on doit le plafond du grand salon du château de Vaux le Vicomte, qui l'a réalisé en 1851 : il y a peint un treillis de fleurs.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles 

    Vous vous demandez d'où j'ai bien pu prendre ces photos... ? C'est que pendant l'entracte, au lieu d'aller grignoter quelque chose au foyer, je suis allée me promener partout !

    Le théâtre est bleu, blanc et or, des tons très doux et reposants pour les yeux.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles 

    Encadrant la scène, deux loges décorées de jolies cariatides

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles 

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Cet escalier dessert les étages, donnant accès aux trois balcons.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Au troisième balcon, une seule rangée de sièges mais la visibilité est bonne, du moins quand on est de face.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Franck Ferrand a enregistré trois émissions avant l'entracte.

    Dans la première, il nous narre la signature du "Traité de Versailles", dont on fête cette année le centenaire : un traité de paix signé dans la Grande Galerie (la Galerie des Glaces actuelle) le 28 juin 1919 entre l'Allemagne et les Alliés et qui a mis fin à la première guerre mondiale.

    Description de cette image, également commentée ci-après

    Si vous écoutez l'émission (ci-dessous), vous verrez pourquoi Franck Ferrand fait maintenant son émission sur la chaîne musicale "Radio-Classique" : il y insère de temps à autres de courts extraits d’œuvres choisies, se rapportant généralement au sujet du jour comme ici ce morceau d'Albéric Magnard, un compositeur mort pendant les premiers jours de la guerre alors qu'il tentait lui-même de repousser avec son propre fusil les allemands de son manoir...

    La seconde émission enregistrée ce jour-là était consacrée au développement du bourg de Versailles. Le terme de "versail", daté du XI e siècle, aurait désigné à l'origine des terres labourées (retournées).

    Au début du XVIème siècle, Versailles n'est qu'un petit village de 400 habitants, situé au carrefour de voies de commerce, mais un certain Louis XIV va lui donner de l'importance dès le mois de mai 1671 en offrant aux habitants désireux d'y faire construire des maisons l'exemption de la servitude du "logement par la craie" pendant dix ans. Les fourriers des logis inscrivaient en effet un nombre d'hôtes - à la craie - sur les portes des logis, ce qui signifiait que les propriétaires de ces maisons devaient loger des courtisans quand ces derniers accompagnent le roi à Versailles, lors des grandes fêtes qui y étaient organisées.

    La construction des maisons (que l'on aperçoit autour de l'église à gauche) devait bien sûr respecter un programme architectural très strict (des briques, de la craie, des toits d'ardoise à pans coupés) à l'image du château royal.

    Le château de Versailles en 1668 par Pierre Patel

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

     Pour écouter l'épisode, cliquez ci-dessous.

    La troisième émission enregistrée au théâtre Montansier était consacrée au départ du Roi pour Paris en conséquence de la Révolution : Versailles se retrouve du jour au lendemain vidée des courtisans au train de vie fastueux avec toutes les conséquences qu'on imagine pour les commerçants qui s'y étaient installés depuis de nombreuses années.

    Pour en savoir plus, cliquez ci-dessous.

    Quant à la quatrième émission, elle est consacrée à l'occupation prussienne (1871-1879).

    Après le désastre de Sedan du 3 septembre 1870, le nouveau Maire de la ville, Charles Rameau, décide, en liaison avec le Conservateur du Louvre, d'évacuer un certain nombre d’œuvres d'art inestimables à Paris, comme le tableau d'Eugène Delacroix "L'entrée des croisés à Constantinople".

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Pendant ce temps la Galerie des Glaces (alors appelée Galerie Louis XIII) est transformée en ambulance militaire par les prussiens.

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

     

    Occupation prussienne oblige, chaque dimanche un office luthérien est célébré dans la chapelle de Louis XIV, un comble pour le signataire de la révocation de l'édit de Nantes...

    Pour Noël, les prussiens s'étant bien installés en France, importent à Versailles dans toutes les maisons qu'ils occupent le fameux "sapin de Noël"...

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    A peine la guerre finie..., Versailles devient le point de mire de tout ce que la France compte d'important : les députés, précédemment exilés à Bordeaux, ont besoin de siéger à nouveau près de Paris : c'est Versailles qu'ils choisissent. C'est seulement le 22 juillet 1879, une fois l'insurrection terminée, qu'une loi fixe le retour des Chambres à Paris.

    L'ultime enregistrement était intitulée "Versailles vue par les écrivains". Pour l'écouter, cliquez ci-dessous.

    Franck Ferrand, à l'issue de trois heures d'enregistrement, a tombé la veste... : c'est quelqu'un de très accessible qui fait volontiers, hors antenne, de petits apartés concernant sa vie. Il nous a bien fait rire en nous disant que quand il était enfant il jouait à être Louis XIV !

    Franck Ferrand - et nous ! - au théâtre Montansier de Versailles

    Une très bonne après-midi culturelle


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  • Je viens d'écouter une émission sur Chérie 25 que je ne connaissais pas : elle s'appelle "Sous les jupons de l'histoire" et est animée par Christine Bravo qui s'entoure de trois historiens pour les besoins de son émission ainsi que d'une spécialiste de la mode et d'un chef cuisinier.

    Les jupons de l'histoire : Sarah Bernhardt

    L'émission est constituée d'une série de petites séquences faisant intervenir des petites marionnettes : elle est donc très ludique. Christine Bravo était aujourd'hui absolument passionnante dans l'émission consacrée à Sarah Bernhardt.

    Les jupons de l'histoire : Sarah Bernhardt

    J'ai appris beaucoup de choses sur la grande comédienne, et en particulier qu'elle avait bien d'autres dons que celui de jouer la tragédie : elle faisait en outre - et avec talent - de la sculpture et de la peinture.

    Sarah Bernhardt a fait des tournées dans le monde entier et - chose incroyable - elle jouait partout "en français"...

    J'ai aussi appris qu'à l'âge de 70 ans elle s'était fait amputer d'une jambe dont le genou la faisait énormément souffrir du fait d'une tuberculose osseuse - et ceci sans anesthésie - en solidarité avec les poilus de la guerre de 14-18... Voilà pourquoi, à la fin de sa carrière, elle jouait toujours assise, ce qui lui valut le nom de "La mère la chaise" !

    C'était aussi apparemment une femme très engagée.

    Si vous voulez en savoir plus..., l'émission est ICI : j'ai réussi à la trouver en streaming sur un blog spécialisé intitulé "Mes séries streaming" dont je remercie l'auteur au passage.


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  • Je suis allée visiter au mois d'avril dernier - sur les conseils de mon amie Michèle - une exposition au Musée Maillol présentant la Collection laissée par Emil Bührle, un collectionneur allemand qui s'est intéressé à l’Impressionnisme.

    Arlette, ma soeur, m'attend devant l'entrée du Musée Maillol situé rue de Grenelle.

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

     Celle-ci jouxte l'Hôtel Bouchardon voisin et sa Fontaine des Quatre Saisons.

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    A l'intérieur du Musée, un escalier moderne a été créé dans le hall d'entrée pour desservir l'étage où se trouve l'accès à l'exposition.

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Présentée pour la première fois en France, cette collection, réunie entre 1936 et 1956 à Zurich, propose un panorama de l'art français du XIXème au début du XXème siècle.

    L'exposition (en tout une soixantaine d’œuvres) parcourt plusieurs courants de l'art moderne : les grands noms de l'impressionnisme (Manet, Monet, Pissaro, Degas, Renoir, Sisley) et du postimpressionnisme (Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Toulouse-Lautrec), les débuts du XXème siècle avec les Nabis (Bonnard, Vuillard), les Fauves et les Cubistes (Braque, Derain, Vlaminck), et l'Ecole de Paris (Modigliani), pour finir avec Picasso.

    Ça et là, quelques sculptures d'Aristide Maillol

    Méditerrannée - Bronze d'Alexis Rudier - (1902-1905)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    J'ai sélectionné les oeuvres qui m'ont le plus enthousiasmée.

    La Liseuse de Camille Corot (1845-1850)

    Dans ce tableau, Corot atteint au sublime d'un Vermeer...

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol 

    Camille Pissaro : Route d'Osny, à Pontoise - gelée blanche (1873)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Alfred Sisley - Chalands à Saint-Mammès (1885)

    Le peintre installe souvent son chevalet sur les rives du canal, sensible aux variations des couleurs du paysage et de la lumière, aux reflets de l'onde, aux scènes de la vie fluviale...

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Camille Pissaro - Route de Versailles , Louveciennes - neige (1870)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Henri Fantin-Latour - Pivoines et pêches (1873)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol 

    Henri de Toulouse-Lautrec - Messaline (1900-1901)

    La troisième femme de l'Empereur Claude se livrait, dit-on, à la prostitution dans les bas quartiers de Rome. Ayant fomenté la mort de son époux, elle fut exécutée sommairement en l'an 48.

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

     Edouard Vuillard - Le salon des Natanson, rue Saint-Florentin (1897-1898)

    J'ai aimé le côté évanescent du tableau où l'on voit l'autre côté de la pièce dans un miroir.

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol 

    Edouard Vuillard - Le numéro d'illusionniste (1895)

    Peintre des intérieurs, Vuillard tire aussi son inspiration du monde du spectacle comme ici dans ce cabaret qui pourrait être l'actuel Musée Grévin.

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

     Aristide Maillol : Torse de Printemps - Bronze d'Emile Godard (1911)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Une autre partie de l'exposition était intitulée "L'audace de la couleur".

    Maurice de Vlaminck : Nature morte aux oranges (1907-1908)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Paul Gauguin : Nature morte au couteau (1901)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Paul Gauguin : Tournesols sur un fauteuil (1901)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Maurice de Vlaminck : Chaland sur la Seine au Pecq (1906)

    Vlaminck tout comme Derain découvrent Van Gogh à la Galerie Bernheim dix ans après la mort de l'artiste. Leur voix est tracée...

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Van Gogh - Tête de paysanne (1885)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Van Gogh : Les ponts d'Asnières (1887)

    Van Gogh est à Paris depuis un an quand il peint cette toile.

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Van Gogh : Le semeur, soleil couchant (1888)

    Le paysan est couronné d'une auréole : un hommage à Jean-François Millet...

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Van Gogh : Branche de marronnier en fleurs (1890)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Paul Cézanne : Le garçon au gilet rouge (1888-1890)

    Ici, le peintre ne s'attache pas aux proportions de son sujet (le bras et l'oreille sont disproportionnés) mais plutôt à traduire la disposition d'esprit profonde du personnage.

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Paul Cézanne : Le jardinier Vallier (1904-1906)

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Paul Cézanne : Autoportrait à la palette (1886-1887)

    Par contre, dans cet autoportrait, aucune dimension psychologique : est-ce une manière de se protéger de l'extérieur... ?

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    L'atelier d'Aristide Maillol a été reconstitué ici.

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol 

    André Derain : Scène d'intérieur (vers 1904)

    Le peintre a été influencé par Van Gogh et par Gauguin. L'emploi massif du rouge relie ce tableau au Fauvisme. 

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol 

    Amedeo Modigliani : Nu couché (1916)

    Modigliani commence sa carrière comme sculpteur mais une santé affaiblie par les maladies et les excès le contraint à abandonner le maillet pour le pinceau. 

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    La fin de l'expo avec ce tableau de Picasso : L'Italienne (1917)

    D'abord circonspect par rapport à Picasso, Emil Bührle change d'avis en visitant une exposition à Milan : il fait alors l'acquisition de l'Italienne.

    J'ai visité la Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Une vidéo qui vous en dit plus sur Emil Bührle et sa collection

    En sortant du musée, Arlette m'a emmenée voir un joli passage voisin d'ailleurs dénommé le "Beaupassage" qui permet à la rue de Grenelle et à la rue du Bac de communiquer avec le boulevard Raspail. L'une de ses entrées se trouve tout à côté de l'Hôtel Bouchardon.

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Il s'agit d'une galerie gourmande à ciel ouvert où plusieurs chefs renommés officient (Anne-Sophie Pic ou Thierry Marx) et elle fait la part belle à l'art contemporain et au végétal.

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Le double chêne tricentenaire de Frabrice Hyber (une réminiscence de la vallée vendéenne de son enfance)

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Nous avons pris un petit café ici...

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Les immeubles sont très jolis et proprets.

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    La fresque Grans Bwa de Romain Bernini, conçue à la manière d'un paysage hallucinatoire avec une forêt luxuriante aux couleurs psychédéliques, envahit les murs de l'entrée côté rue du Bac.

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Les mangoustes de Beauvais (Stefan Rinck)

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Comme vous le voyez, ce passage est très arboré et d'un calme olympien en plein Paris !

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Et quand les arbres ne sont pas présents, ils sont remplacés par des sculptures (ici, l'arbre neuronal de Marc Vellay) ...

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Le "clou" du passage : la sculpture d'Eva Jospin intitulée "La Traversée" (eh oui, c'est la fille du ministre !) Il s'agit d'un corridor long de 28 mètres et haut de 5.30 mètres : une forêt de carton formant un immense haut-relief...

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Impressionnant...

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Arlette devant une très jolie boutique de fleurs donnant sur le boulevard Raspail

    La Collection Emile Bührle au Musée Maillol

    Une agréable après-midi

     

     


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