• Je suis abonnée à un site historique très intéressant : La France pittoresque. Chaque jour ils émettent un post sur un sujet ayant eu lieu dans le passé, jour pour jour.

    Aujourd'hui 21 novembre 2018, c'est aux frères Montgolfier et à leurs "pilotes d'essai" qu'ils rendent hommage dans leur rubrique "Histoire de France et Patrimoine" avec ce premier vol humain au dessus de Paris qui, parti du château de la Muette, a atterri dans notre quartier, sur la Butte aux Cailles, au niveau de l'actuelle place Verlaine.

    Je vous copie ici leur post qui raconte l'aventure dans le détail car leur site est encombré de publicités.

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    21 novembre 1783 : premier vol habité en montgolfière non captive (D’après « Histoire des ballons et des ascensions célèbres », paru en 1876)

    Ce premier voyage aérien en ballon non captif exécuté par des hommes eut un immense retentissement, la nouvelle remuant le monde entier. En France, l’émotion fut générale et profonde, l’événement inspirant non seulement les poètes mais également la verve des caricaturistes.

    Le parc du château de la Muette, possession du roi, avait été mis à la disposition de Pilâtre de Rozier, et c’est là que se fit l’ascension. L’aérostat était celui qui avait servi déjà dans les expériences faites au faubourg Saint-Antoine. L’ascension devait avoir lieu le 20 novembre ; mais le vent et la pluie firent remettre au lendemain l’expérience qui eut lieu en effet, bien que l’état de l’atmosphère ne fût guère plus favorable.

    Faujas de Saint-Fond livre un récit de l’événement dans "Première suite de la description des expériences aérostatiques de Messieurs de Montgolfier et de celles auxquelles cette découverte a donné lieu".

    « Les mêmes accidents qui étaient arrivés dans pareille occasion ne manquèrent pas de se présenter dans celle-ci ; le vent d’une part, la force d’ascension de l’autre, et la résistance des cordes tourmentèrent si fort l’aérostate, qu’elle ne tarda pas à se déchirer et à s’abattre ensuite sur la terre, où elle se serait infailliblement brûlée sans les secours très prompts qu’on fut à portée de lui donner ; l’on vint à bout cependant de la ramener sur l’estrade où elle perdit, en peu de minutes, par les déchirures qui s’y étaient faites, le gaz, ou plutôt l’air raréfié qu’elle contenait.

    Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent, marquis d'Arlandes

    Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent, marquis d'Arlandes

    « Ce contretemps était sans doute très fâcheux dans une pareille circonstance, et c’est ici encore où l’on fut à portée de juger de l’ingratitude des gens peu instruits ; car croirait-on qu’il régna dans quelques groupes une espèce de murmure qui annonçait le mécontentement, et que quelques personnes s’empressèrent de partir sur-le-champ pour Paris, afin d’y annoncer que la machine était détruite.

    « Il faut convenir, d’un autre côté, que tout ce qu’il y avait de distingué par le rang et par les connaissances dans cette assemblée prit un intérêt vif à cet accident. L’on encouragea M. de Montgolfier, plusieurs dames offrirent de mettre la main à l’œuvre, et l’on s’empressa de réparer les déchirures. Ces détails, copiés fidèlement sur les lieux, ne doivent pas être négligés, quoique minutieux ; ils touchent de trop près à l’histoire de cette découverte, et ils apprennent en même temps la manière dont se comportent les hommes dans des circonstances pareilles, qui ne se présentent pas chaque jour.

    « Enfin, après une heure et demie environ de travail, tout étant réparé, et la machine ayant été remplie en huit minutes, elle fut promptement lestée avec les approvisionnements de paille nécessaires pour entretenir le feu pendant la route, et M. le marquis d’Arlandes d’un côté, M. de Rozier de l’autre, prirent leurs postes avec un courage et un empressement sans égal.

    « L’aérostate quitta la terre sans obstacles, et dépassa les arbres sans danger ; elle s’éleva d’abord d’une manière assez tranquille pour qu’on pût la considérer à l’aise ; mais à mesure qu’elle s’éloignait, l’on vit les voyageurs baisser leurs chapeaux et saluer les spectateurs qui étaient tous dans le silence et l’admiration, mais qui éprouvaient un sentiment d’intérêt, mêlé de regret et de crainte. »

    Le ballon monta promptement, longea la Seine jusqu’à la hauteur du Trocadéro, passa entre l’École militaire et l’Hôtel des Invalides et se dirigea, par les Missions étrangères, du côté de Saint-Sulpice. Décidés à tout faire pour que l’aérostat ne tombât point dans Paris même, les aéronautes forcèrent alors le feu : le ballon s’éleva et rencontra un courant d’air qui, le poussant au sud, le porta à la Butte-aux-Cailles, entre la barrière d’Enfer et la barrière d’Italie. C’est la que descendirent les voyageurs, c’est de là que l’aérostat, replié et placé sur une voiture, fut rapporté dans les ateliers de Réveillon.

    Les aéronautes n’avaient pas ressenti durant leur voyage la plus légère des incommodités et, dès qu’ils eurent mis pied à terre, le marquis d’Arlandes sauta à cheval pour aller dire à ses amis, réunis au château de la Muette, son heureux et facile voyage. Reçu avec des transports de joie, le compagnon de Rozier raconta sa course à travers les airs, et procès-verbal fut dressé sur l’heure de l’ascension qui venait d’être faite.

    Voici ce procès-verbal :

    « Aujourd’hui 21 novembre 1783, au château de la Muette, on a procédé a une expérience de la machine aérostatique de M. de Montgolfier. Le ciel était couvert de nuages dans plusieurs parties, clair dans d’autres, le vent nord-ouest.

    « A midi huit minutes, on a tiré une boîte qui a servi de signal pour annoncer qu’on commençait à remplir la machine. En huit minutes, malgré le vent, elle a été développée dans tous les points et prête à partir, M. le marquis d Arlandes et M. Pilâtre de Rozier étant dans la galerie.

    « La première intention était de faire enlever la machine et de la retenir avec des cordes, pour la mettre a l’épreuve, étudier les poids exacts qu’elle pouvait porter, et voir si tout était convenablement disposé pour l’expérience importante qu’on allait tenter. Mais la machine poussée par le vent, loin de s’élever verticalement, s’est dirigée sur une des allées du jardin, et les cordes qui la retenaient, agissant avec trop de force, ont occasionné plusieurs déchirures, dont une de plus de six pieds de longueur. La machine, ramenée sur l’estrade, a été réparée en moins de deux heures.

    « Ayant été remplie de nouveau, elle est partie à une heure cinquante-quatre minutes, portant les mêmes personnes ; on l’a vue s’élever de la manière la plus majestueuse ; et lorsqu’elle a été parvenue à environ deux cent soixante-dix pieds de hauteur, les intrépides voyageurs, baissant leurs chapeaux, ont salué les spectateurs. On n’a pu s’empêcher d’éprouver alors un sentiment mêlé de crainte et d’admiration.

    « Bientôt les navigateurs aériens ont été perdus de vue ; mais la machine, planant sur l’horizon, et étalant la plus belle forme, a monté au moins à trois mille pieds de hauteur, où elle est toujours restée visible : elle a traversé la Seine au-dessous de la barrière de la Conférence ; et passant de là entre l’Ecole militaire et l’Hôtel des Invalides, elle a été à portée d’être vue de tout Paris.

    L'aérostat longe la Seine avec, à son bord, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes, le 21 novembre 1783

     L'aérostat longe la Seine avec, à son bord, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes,
    le 21 novembre 1783.

    « Les voyageurs satisfaits de cette expérience, et ne voulant pas faire une plus longue course, se sont concertés pour descendre ; mais s’apercevant que le vent les portait sur les maisons de la rue de Sève, faubourg Saint-Germain, ils ont conservé leur sens-froid, et augmentant le feu, ils se sont élevés de nouveau, et ont continué leur route en l’air jusqu’à ce qu’ils aient eu dépassé Paris.

    « Ils sont descendus alors tranquillement dans la campagne, au delà du nouveau boulevard, vis-à-vis le moulin de Croulebarbe, sans avoir éprouvé la plus légère incommodité, ayant encore dans leur galerie les deux tiers de leur approvisionnement ; ils pouvaient donc, s’ils l’eussent désiré, franchir un espace triple de celui qu’ils ont parcouru ; leur route a été de quatre à cinq mille toises, et le temps qu’ils y ont employé, de vingt à vingt-cinq minutes.

    « Cette machine avait soixante-dix pieds de hauteur, quarante-six pieds de diamètre ; elle contenait soixante mille pieds cubes, et le poids qu’elle a enlevé était d’environ seize à dix-sept cents livres.

    « Fait au château de la Muette, à cinq heures du soir.

    « Signé : le duc de Polignac, le duc de Guines, le comte de Polastron, le comte de Vaudreuil, d’Hunaud, Benjamin Franklin, Faujas de Saint-Fond, Delisle, Leroy, de l’Académie des sciences. »

    Dans le même temps que la caricature versait son ironie plus ou moins spirituelle sur les efforts des partisans de la nouvelle idée, on voyait des pamphlets contre les véritables travailleurs infester l’étalage des libraires.

    « Nous en avons lu, dit M. Marion, qui déclarent la découverte des ballons immorale, et cela pour plusieurs raisons : 1° parce que le bon Dieu n’ayant pas donné d’ailes à l’homme, il est impie de prétendre mieux faire que lui et d’empiéter sur ses droits (la même raison anathématise le commerce maritime international) ; 2° parce que l’honneur et la vertu sont en danger permanent s’il est permis à des aérostats de descendre à toute heure de la nuit dans les jardins et vers les fenêtres ; 3° parce que, si le chemin de l’air est ouvert à tout le monde, il n’y a plus de propriétés fermées ni de frontières aux nations ».

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  • Hier nous avons suivi l'une des visites guidées de l'association Paris-Art et Histoire, celle du Lycée Henri IV, le lycée de France le mieux coté où il faut arriver avec un 19,5/20 au bac pour entrer dans les classes préparatoires...

    Comme vous le savez sans doute, il est situé dans les beaux quartiers, juste derrière le Panthéon qui, à cette heure de l'après-midi, était éclairé par un beau soleil d'automne.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    En vue de l'église Saint-Etienne-du-Mont

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Saint-Etienne-du-Mont à gauche ◄       ► la tour Clovis du Lycée Henri IV à droite

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    On voit bien sur cette gravure du XVIIème siècle que les deux édifices étaient côte à côte.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La tour Clovis, derrière la façade du Lycée donnant sur la rue du même nom, est le seul vestige de l'abbaye Sainte-Geneviève (dédiée aux apôtres Pierre et Paul) fondée en 507 par Clovis et son épouse Clothilde. La tour, bien qu'ayant perdu la flèche de son clocher, a encore fière allure.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Devant le Lycée, une oeuvre de "street art" de C215 (Illustres autour du Panthéon) représentant l'Abbé Grégoire, député de la Convention nationale pendant la Révolution. Il était en faveur de l'abolition de l'esclavage et de l'abolition de la peine de mort. Depuis 1989, ses cendres reposent au Panthéon voisin.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    L'entrée du Lycée se trouve au 23 rue Clovis.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Sous le porche d'entrée une jolie grille en fer forgé donne accès au cloître.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Le cloître date du XVIIIème siècle, mais des fouilles récentes ont pu mettre à jour les vestiges de l'ancien cloître datant du XIIIème siècle.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La tour Clovis est romane dans sa partie basse (qui date de Philippe Auguste) et gothique dans les parties élevées (premier et deuxième étage). La balustrade flamboyant fut ajourée lors des travaux de reconstruction au XVIIème siècle. La flèche, endommagée par la foudre, fut détruite en 1764.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

     Sous les voûtes du cloître, des bas-reliefs en plâtre moulé sont des copies de marbres de Phidias (Ve siècle avant J.C)

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Il semble bien ici que des élèves soient en train de lire un parchemin : ce lieu reçoit en effet maîtres et étudiants depuis le milieu du Moyen-Age...

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Les restes du réfectoire du cloître datant du XIIIème siècle

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Notre guide nous conduit ensuite dans la Chapelle, située en bordure du cloître : elle fut installée au début du XIXe siècle dans l'ancien réfectoire de l'abbaye Sainte-Geneviève, après la suppression de celle-ci et sa transformation en lycée.

    Cinq travées, voûtées sur croisées d'ogives aux nervures élégantes, témoignent d'une architecture gothique déjà bien affirmée. Cependant, l'épaisseur des murs et l'étroitesse des baies suggèrent la réutilisation d'un édifice antérieur (un vestige du précédent réfectoire roman datant de la reconstruction du XIème siècle ?)

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La tribune située à gauche en entrant témoigne de la vocation de cette pièce : un moine y lisait chaque jour le chapitre pendant les repas de la communauté. 

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Tandis que les clefs de voûte sont toutes ornées de couronnes de feuillage, celle-ci présente, en sus, un "singe tenant des noix" nous a dit notre guide.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

     Prés du choeur, une réplique de la statue de Sainte-Geneviève conservée au Louvre, provenant du trumeau du portail central de la façade occidentale de l'ancienne église : la sainte, qui se rend la nuit à Saint-Denis tient un livre de prières dans la main droite et un cierge (manquant) dans la mains gauche. Sur son épaule gauche subsiste les pattes fourchues d'un diablotin qui tente d'en éteindre la flamme tandis qu'à droite un petit ange le rallume.

    Il faut bien avoir un guide pour pouvoir apprécier la statue à sa juste valeur !

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Notre guide nous conduit ensuite en sous-sol dans ce qui constituait les anciennes cuisines ou bien le cellier (là où les moines entreposaient les biens tirés des vastes domaines de l'abbaye) : Je n'ai pas bien compris...

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Philippe donne l'échelle...

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Nous voici maintenant dans la Cour des Externes où se trouve un bâtiment dédié à la remise des diplômes (anciennement Chapelle de la Miséricorde). Ignace de Loyola et Saint François-Xavier, étudiants au collège voisin de Montaigu, y reçurent leur maîtrise.

    Après le baccalauréat, les étudiants de l'époque obtenaient leur maîtrise puis leur doctorat tout comme de nos jours.

    Des étudiants y recevaient justement leur diplôme du bac et à cette occasion, un petit buffet avait été organisé : le Lycée soigne ses étudiants...

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Des fouilles archéologiques récentes (2001-2006) effectuées dans cette pièce montrent des bases de colonnes engagées, portées par des culots, datant du XIIIème siècle.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Dans cette même Chapelle - qui servait de sépulture aux abbés et même à certains laïcs et dont le plancher peut être découvert lors des Journées du Patrimoine - se trouvent des pierres tombales très ouvragées qui rappellent le rôle funéraire du lieu.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Nous sommes maintenant dans la "Cour du Méridien" qui sert de terrain de jeux aux élèves : il s'y trouve une sphère armillaire qui comporte un cercle parallèle à l'équateur et un cercle vertical positionné dans le plan du méridien avec des repères pour les équinoxes et les solstices.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Nous allons maintenant nous rendre dans les étages supérieurs en empruntant un somptueux escalier de pierre, avec des voûtes portées par d'épaisses colonnes. Il est appelé "Escalier des Prophètes" pour les statues en marbre des prophètes de l'Ancien Testament qui en gardent l'entrée.

    C'est un chef-d'oeuvre du père Claude-Paul de Creil, qui a réussi à placer un vestibule et un escalier monumental dans un espace relativement réduit.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La première volée centrale de l'escalier, bordé d'une belle rampe à entrelacs, se divise ensuite en deux volées divergentes. Celle de droite ne conduit qu'à une petite pièce obscure aujourd'hui murée, tandis que celle de gauche qui menait aux dortoirs, se continue en un escalier excentré.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Côté vestibule

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Quatre prophètes (non identifiés) sont représentés en bas de l'escalier.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    L'escalier est aussi parfois dénommé "Escalier de la Vierge" pour la statue de la Madone à l'enfant située dans une niche au palier de l'escalier.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Le visage de la Vierge a malheureusement dû être martelé à la Révolution...

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Voici la pièce qui était l'Oratoire du Père Abbé.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Elle a gardé son décor d'origine et notamment les pilastres corinthiens, aux bases en cuivre et chapiteaux peints couleur bronze, entre lesquels s'intercalent des niches décorées d'angelots.Avant la révolution, elles abritaient des bas-reliefs en plomb, peints eux aussi couleur bronze et représentaient des prophètes et pères de l'Eglise.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Une corniche débordante, portés par des modillons, supporte un plafond à caissons d'un dessin très original.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    L'autel est surmonté d'un fronton triangulaire au centre duquel des angelots présentent un triangle, symbole de la Trinité, dans lequel et inscrit en hébreu le nom de Dieu.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Le dessin du dallage originel montre, en son milieu, une ligne d'ostensoirs qui conduisait à l'autel.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Nous montons ensuite un escalier très banal pour accéder à la coupole où se trouve la Bibliothèque. Le père-architecte avait un autre projet - celui d'un magnifique escalier à ciel ouvert sur la coupole - mais malheureusement le "vandalisme" des années 1990 en a eu raison : l'escalier a été détruit si j'ai bien compris...

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Mais que regarde donc notre guide... ?

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La coupole, qui est malheureusement protégée actuellement par un filet en attendant des travaux de restauration à venir, ce qui nous empêchera de l'admirer pleinement.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La voici, grâce au net, telle qu'elle devrait apparaître bientôt, une fois restaurée : la fresque centrale représentera l’Apothéose de Saint-Augustin enlevé par les anges et brûlant les livres des hérétiques.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Comme on le voit sur la photo précédente, le dôme est soutenu par quatre piliers en forme de palmiers dont les troncs sont décorés de guirlandes de fleurs.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Quatre ailes identiques à celle-ci forment une immense croix : deux d'entre elles servent de salles d'examens, une autre abrite la bibliothèque des lycéens et la dernière celle des classes préparatoires.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Le pavage, abîmé par sa transformation en dortoirs au XIXème siècle, a été reconstitué à l'identique. Il est vraiment très joli.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Elle possède un joli plafond.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La Bibliothèque possédait avant la Révolution un fonds de 60.000 ouvrages. Son contenu est aujourd'hui conservé à la Bibliothèque Sainte-Geneviève voisine.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Par les fenêtres, on peut voir le cloître et apercevoir l'église Saint-Etienne-du-Mont voisine.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Nous ressortons de la Bibliothèque en empruntant une porte en bois sculpté très impressionnante.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Notre guide nous en montre le décor central où des fleurs de lys ont échappé aux révolutionnaires...

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La serrure est particulièrement belle.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La porte donne sur le palier de l'Escalier des Grands Hommes côté Panthéon.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Tomettes et parquet au sol, du plus bel effet

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    J'ai lu sur le net que le vide central de l'escalier est de forme "barlongue" : deux petits côtés et deux grands... Je ne connaissais pas ce terme.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Le vestibule et le bas de l'escalier des Grands Hommes (Photo inventaire.iledefrance.fr)

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Et voilà, la boucle est bouclée !

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

     

    Quelques données sur le Lycée

    Le devise du lycée est Domus Omnibus Una (« Une maison pour tous »), est celle des moines augustiniens, dont le bâtiment était le siège.

    On désigne l'établissement par la périphrase « le lycée sur la montagne » pour sa situation dominante sur la montagne Sainte-Geneviève et par l'abréviation « H4 ». Les élèves et professeurs du lycée se surnomment les « ashquatriens ».

    Les professeurs ou les élèves célèbres

    Léon Blum, André Gide, Alfred de Musset, Guy de Maupassant, Prosper Mérimée, Pierre Puvis de Chavannes, Ferdinand de Lesseps, Alfred Jarry, Emmanuel Macron, Georges Pompidou, Guy Béart, Patrick Bruel, Simone Veil, Jean d'Ormesson, André Vingt-Trois, Eric Rohmer, Agnès Jaoui etc. etc.

    Une visite d'une heure et demie qui nous a bien intéressés.


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  • Ma soeur Arlette m'a fait profiter récemment de sa carte d'entrée au Louvre pour faire, en ma compagnie, la visite de l'exposition du moment : la Collection privée du Marquis Campana.

    Un petit Louvre dans le Louvre

    Le marquis Giampietro Campana, aristocrate italien né à Rome en 1808, était directeur du mont-de-piété à Rome, charge qu'occupèrent son père et son grand-père. Il se prit de passion pour les nombreuses découvertes archéologiques de son époque faites en Italie et réunit au XIXème siècle la plus grande collection d’œuvres d'art de toutes les époques, principalement d'objets d'art antique provenant de fouilles étrusques, romaines et grecques, mais aussi des peintures, des sculptures et des objets de la Renaissance.

    La Collection - acquise en partie en puisant dans les fonds du mont-de-piété... - fut vendue et dispersée dans différents pays d'Europe. Napoléon III en acquit une grande partie pour la France en 1861 pour l'exposer au musée Napoléon, le reste étant dispersé dans différents musées de France.

    Un vrai petit bijou !

    J'adore toujours prendre cette photo de la bouche de métro du Palais Royal en verre de Murano.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    L'affiche de l'exposition représente une allégorie du printemps.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Il y avait énormément de monde à l'exposition cet après-midi là. Je n'ai donc fait aucune photo mais par chance j'en ai trouvé un bon échantillonnage sur le site du Louvre et quelques autres ailleurs...

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    Sarcophage dit "des époux" (520-510 av. J.C.)

    Il s'agit de l'une des plus belles réalisations de l'art étrusque.

    La femme était représentée en train de verser (d'un vase aujourd'hui disparu) du parfum sur la main tendue de l'homme. A l'origine, la structure et les tissus du lit, ainsi que les vêtements des époux étaient richement peints.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Cratère en calice attique à figures rouges (7ème-6ème siècles av. J.C.)

    Chef-d'œuvre de la céramique grecque, le cratère en calice d'Euphronios, dit "Cratère d'Antée" est l'une des oeuvres les plus raffinées de la production attique de vases à figures rouges. Le rendu aussi inédit que précis des détails des muscles des corps qui luttent, et le réalisme du visage d'Antée sont des éléments tout à fait audacieux et novateurs. Le groupe monumental est de surcroît mis en valeur par la composition divergente des femmes fuyant, en arrière-plan.

    Visite de la collection Campana au Louvre

     Main en bronze doré de la statue colossale de l'Empereur Constantin (330 ap. J.C.)

    Elle est conservée au Musée du Capitole à Rome

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Collier à pendentif en or en forme d'Achéloos (vers 480 av. J.C.)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Buste d'Ariane (3ème siècle av. J.C.)

    Longtemps demeuré dans l'oubli, ce buste féminin trouvé à Faléries, à une cinquantaine de kilomètres de Rome, a été reconnu récemment comme un chef-d'oeuvre de la sculpture étrusque en terre cuite. Créé au début du IIIe siècle av. J.-C., il s'inscrit dans la tradition des sculptures grecques de l'époque classique. La jeune femme, peut-être Ariane, voilée et couronnée de pampres et de feuilles de vigne appartenait sans doute à un groupe cultuel figurant ses noces avec Dionysos.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Ce relief provient de l'Ara Pacis, l'Autel de la Paix élevé sur le Champ de Mars en l'honneur d'Auguste, entre 13 et 9 av. J.-C., pour célébrer son retour victorieux d'Espagne. L'empereur précède un cortège composé de membres de la famille impériale, de prêtres, de magistrats, de sénateurs. La procession s'inspire délibérément du classicisme grec. Par l'équilibre et le raffinement de sa composition, ce fragment témoigne des modèles choisis par Auguste pour les manifestations de l'art officiel.

    Visite de la collection Campana au Louvre

     Plaque Campana : terre cuite (vers 50 ap. J.C.)

     Ce relief figure un cortège de jeunes bacchants et bacchantes célébrant le dieu Dionysos par des danses qu'ils exécutent dans l'ivresse du vin dont ils célèbrent la fête. Le style est celui des créations dites néo-attiques, oeuvres d'artistes grecs travaillant en Italie à la fin de la République et au début de l'Empire.

    La partie droite de la plaque, en plâtre coloré comme la terre cuite qui est le matériau originel de l'oeuvre, est une restauration moderne. Ces plaques sont en effet issues de moules. Un document semblable, conservé au Metropolitan Museum de New York a fourni le modèle exact du satyre qui manquait sur la plaque du Louvre et dont la présence rend la scène figurée plus explicite.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Passons à la Renaissance maintenant...

    Croix peinte de Giotto (13ème-14ème siècles)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Tryptique de Paolo Veneziano (14ème siècle) représentant au centre la Vierge et l'Enfant entourée de saints.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Vierge de miséricorde de Pietro di Domenico da Montepulciano (14ème siècle)

    La peinture du 15ème siècle a été exécutée sur bois de peuplier et possède un fond d'or. J'ai bien aimé sa robe protectrice abritant d'un côté les hommes et de l'autre les femmes.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    La Vierge et l'Enfant, de Boticelli cette fois (15ème siècle) : elle est conservée au Musée du Petit Palais d'Avignon et on ne s'en lasse pas...

    Visite de la collection Campana au Louvre

    La bataille de San Romano par Paolo di Dono dit Ucello

    Ce tableau, comme deux autres conservés à la National Gallery de Londres et à la Galerie des Offices de Florence, relate un épisode de la bataille remportée par les Florentins sur les Siennois le 1er juin 1432 à San Romano près de Lucques. Selon des découvertes récentes, le cycle n'aurait pas été commandé, comme on l'a longtemps cru, par Cosme de Médicis, mais par Lionardo Bartolini Salimbeni qui joua un rôle important dans le déclenchement des hostilités contre Sienne.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Maître des Cassoni Campana : Thésée et le minotaure (entre 1500 et 1525)

    L'oeuvre est conservée au Petit-Palais.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Coupe "Virginia Bella" (milieu du 16ème siècle)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Plat "L'enlèvement d'Hélène" : Faïence d'Urbino (Francesco Xanto Avelli - 1537)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Tympan représentant la Vierge et l'Enfant entourée de deux saints (vers 1500)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    La Vierge et l'Enfant (Madone aux candélabres) : un bas-relief en stuc peint et doré d'Antonio Rossellino (2ème moitié du 15ème siècle)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Jeune apôtre : terre cuite émaillée d'Andrea della Robbia (1490-1500)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Nous terminerons par une aquarelle datant de 1851 de la salle des terres cuites du Musée Campana au Mont-de-Piété à Rome

    Visite de la collection Campana au Louvre

     

    La collection a été réunie au Louvre pour cette exposition (7 novembre au 18 février prochain).

     

    Si seulement il n'y avait pas eu autant de monde !


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  • De retour à Paris depuis seulement hier..., je suis allée avec ma soeur Arlette voir une exposition de pastels au Louvre (elle a un pass valable pour deux personnes à certains horaires). Vous savez que je m'intéresse de près à cette technique de dessin...

    Mais quel est donc cette masse dorée au centre de la pyramide... ?

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Dans le cadre de l'exposition "Japonismes 2018 : les âmes en résonance", la pyramide du musée du Louvre accueille, de juillet 2018 à janvier 2019, une sculpture monumentale de Kohei Nawa qui représente un "trône vacant flottant". L'oeuvre, inspirée des formes et des origines des chars utilisés en Asie lors des fêtes religieuses, est une combinaison de l'art de la dorure à la feuille et des derniers systèmes de modelage 3D.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

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    Avec le château de Versailles, le musée du Louvre a la chance de conserver la collection de référence nationale de pastels européens des 17e et 18e siècles. Pour l’essentiel peintes au siècle d’or du pastel (18e siècle), ces oeuvres, d’une extrême fragilité puisque créées à l’aide d’une poudre colorée que l’on a souvent comparée à celle couvrant les ailes de papillon, permettent de mesurer tout le génie des artistes qui les ont exécutées. Les 120 pastels présentés conservent pour nombre d’entre eux encore leur encadrement d’origine et parfois leur verre ancien.

    Je ne citerai que ceux que je connais tels Maurice Quentin de la Tour, Jean-Baptiste Siméon Chardin, Jean-Marc Nattier, François Boucher, Elisabeth-Louise Vigée Le Brun mais il y a en a bien d'autres, français ou étrangers.

    Voici l'entrée de l'exposition

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    et l'affiche

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Dans l'exposition, les tableaux sont très serrés mais le peu d'affluence à cet horaire un peu tardif permettait une visite agréable.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Marie Anne Huquier tenant un petit chat (Jean-Baptiste Perronneau)

    Jean-Baptiste Perronneau est un peintre, graveur et pastelliste français, réputé pour ses portraits. C'est à partir des années 1740 qu'il commença une carrière de portraitiste en utilisant surtout l'huile sur toile et le pastel.

    Une anecdote à propos de cet artiste et de son contemporain, Maurice Quentin de La Tour.

    Lors du Salon de 1750, La Tour avait commandé son portrait à Perronneau, qui présenta le tableau comme il se devait, sans se douter que La Tour, pour sa part, avait secrètement réalisé son Autoportrait. Une fois les deux pastels exposés côte à côte, l'œuvre de l'artiste confirmé supplanta celle du jeune Perronneau et remporta le prix. Diderot relata le fait en soupçonnant La Tour de jalousie envers ce cadet si prometteur et lui reprocha d'avoir inutilement « humilié [son] confrère ».

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Buste de jeune femme vue de trois-quarts (Jean-Marc Nattier)

    Le célèbre portraitiste se livra au pastel dans les années 1740-1750. Tout comme avec la peinture à l'huile, il sut jouer du contraste raffiné entre la touche fondue des chairs et les accents graphiques ou de couleurs pures des étoffes, de la dentelle ou des cheveux.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Voici deux pastels de François Boucher

    A gauche, la petite oiselière, et à droite, le petit dénicheur de merles

    Les deux pastels reprennent des compositions peintes à l'huile qui ont été utilisées comme modèles de tapisseries pour recouvrir des sièges. 

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Ils valent bien un agrandissement.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Louis XV (Maurice Quentin de La Tour)

    Maurice Quentin de La Tour est un portraitiste pastelliste français, né à Saint-Quentin rue de la tour.

    L'oeuvre fut exposée au Salon de 1748. Il s'agissait du second portrait peint par le peintre en présence du souverain. Le visage fut jugé d'une ressemblance si parfait qu'il devint un modèle pour les autres artistes chargés de reproduire les traits du roi.

    Un bel homme...

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    et voici celui de sa femme, Marie Leszczynska (Maurice Quentin de La Tour)

    La reine accepta de poser une dernière fois en 1748 pour Jean-Marc Nattier et Maurice Quentin de la Tour. Le portrait peint par le pastelliste fut loué pour la manière dont il réussissait à exprimer la douceur et la bonté de la souveraine tout en respectant la plus exacte ressemblance.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Jeanne Antoinette Lenormant d'Etiolles, marquise de Pompadour (Maurice Quentin de La Tour)

    Détail

    Ce pastel le plus célèbre de la Tour est entré dans les collections du Louvre en 1803. Il était à l'origine légèrement plus grand et compta parmi les oeuvres les plus ambitieuses du maître. Peint entre 1752 et 1755, année de sa présentation au Salon, il fit l'objet d'un soin tout particulier de la part de l'artiste qui peignit le visage certainement en présence du modèle sur une pièce de papier qui fut intégrée dans sa composition avant qu'elle ne soit chargée en couleurs.

    J'ai en effet eu la surprise d'apprendre en visitant cette exposition que les pastellistes associaient divers morceaux de papier pour former leur toile sans que cela se voie le moins du monde...

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Jean-Baptiste Siméon Chardin (Maurice Quentin de La Tour)

    Le pastelliste a décrit son ami Chardin dans ses fonctions de trésorier de l'Académie royale de peinture et de sculpture, chargé à partir de 1761 de l'accrochage et de la présentation des oeuvres au Salon. L'oeuvre a été offerte à l'Académie en 1764.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Autoportrait à l'oeil de boeuf ou à l'index (Maurice Quentin de La Tour)

    La Tour inventa la composition au début de l'année 1737 puis la multiplia pour ses proches ou ses amis tout au long de sa carrière. L'exemplaire du Louvre appartint ainsi à Jacques Neilson, responsable de l'atelier de basse lisse et de l'atelier des teintures à la manufacture des Gobelins.

    Un autoportrait plein de malice

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Un autre autoportrait : celui de Jean-Baptiste Siméon Chardin

    Affecté à la fin de sa vie dans sa vision après que les pigments à base de plomb et les liants utilisés pour les tableaux peints à l'huile lui eurent peu à peu brûlé les yeux, Chardin ne travailla presque plus qu'au pastel à partir du début des années 1770. Daté de 1771, l'oeuvre est le premier autoportrait qu'il peignit. 

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Jeune fille exprimant de l'effoi (Jean-Baptsite Greuze)

    Greuze travaille plus en peintre qu'en pastelliste, mouillant la matière, l'écrasant en épaisseur et l'utilisant comme s'il s'agissait de couleurs à l'huile afin de modeler des chairs qui prennent ici une teinte une peu bleuâtre.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Armand Jules de Polignac par Madame Vigée Lebrun

    Je m'attendais à voir plus d'oeuvres d'Elisabeth Vigée Lebrun mais il s'agit là uniquement de la collection du Louvre.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles" 

    La comtesse d'Artois, le duc de Berry et le duc d'Angoulême (Joseph Boze)

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles" 

    Un petit agrandissement...

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Le sculpteur Jean-Baptiste Pigalle en habit de chevalier de l'ordre de Saint-Michel
    (Marie Suzanne Roslin)

    Le portrait constitua le morceau de réception de Madame Roslin à l'Académie royale de peinture et de sculpture (1770). Diderot en loua la couleur belle et vigoureuse.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Un anglais maintenant : John Russell

    Mary Hall, future épouse de Joseph Paice Vickery

    Il fut l'un des pastellistes britanniques les plus prolifiques de la seconde moitié du XVIIIème siècle.

    Un tableau plein de fraîcheur où une petite fille pas vraiment coiffée et aux yeux pleins de malice tient un panier de cerises dont elle extrait deux fruits qu'elle tend au spectateur.

    Charmant !

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Marie Philippe Claude Dupont-Walbonne par Aleksandre Kucharski

    Né en Pologne et formé à Paris, le peintre s'illustre par ses portraits féminins à l'expression un peu mélancolique. Telle n'est pas le cas de l'épouse de l'élève de David, Jacques-Luc Barbier, qui ne dissimule ne rien sa joie de vivre.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Etude pour "l'Innoncence préférant l'amour à la richesse" par Pierre Paul Prud'hon

    Pierre Paul Prud'hon est une peintre et dessinateur préromantique.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles" 

    L'exposition se clôt par quelques pastels "confisqués" à leurs propriétaires pendant la seconde guerre mondiale (à des familles juives en particulier) et récupérés par la suite.

    Jeune fille brodant (comme de Jean-Etienne Liotart)

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Portrait de femme dite la marquise de Bomron (comme de Charles Antoine Coypel) 

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    J'ai beaucoup regardé ces tableaux pour essayer d'en prendre de la graine...

    Je plaisante bien sûr !


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  • En ce 17 août il fait encore une chaleur terrible et nous sommes obligés de nous claquemurer dans la maison qui garde heureusement un peu de fraîcheur. Je suis allée allée tout de même aujourd'hui récupérer la clé de la Chapelle Sainte-Anne de Courcelles auprès de Madame Bernard qui en est la gardienne (la maison juste en face) pour la faire visiter à notre amie Régine.

    Petite visite privée de la Chapelle Saint-Anne à Courcelles

     De jolies gerbes d'or décorent les murs de l'église.

    Petite visite privée de la Chapelle Saint-Anne à Courcelles

    L'église date sans doute de 1645 comme en témoignent les voûtes en plein cintre du choeur. La nef est plafonnée de bois.

    Petite visite privée de la Chapelle Saint-Anne à Courcelles

    Au fond de l'église, un retable du XVIIIème siècle est orné de deux sculptures : à gauche, l'éducation de la Vierge par Sainte-Anne et à droite, la Vierge et l'enfant Jésus.

    Petite visite privée de la Chapelle Saint-Anne à Courcelles

    Dans sa partie haute, un soleil et six chérubins

    Petite visite privée de la Chapelle Saint-Anne à Courcelles

    Au centre, le fameux tableau de Jean Tassel (peintre langrois ayant vécu au XVIIème siècle) restauré à Dijon en 2017 pour la somme de 10.000 euros collectés grâce à l'intervention des étudiants de Sciences-Po Dijon.

    Jean Tassel est un peintre né en 1608 et mort en 1667. Il fit partie de l’atelier familial des Tassel, et son travail fut longtemps confondu avec celui de son père, Richard. Les Tassel avaient une forte empreinte régionale, et, si leur atelier se trouvait à Langres, cité religieuse et militaire d’importance, leur travail rayonna sur tout le territoire du diocèse. 

    Le sujet du tableau est "La présentation de la croix à l'enfant Jésus" : difficile de la photographier en entier car l'autel est juste devant...

    Pour moi, la restauration n'est pas criante mais elle satisfait les spécialistes.

    Petite visite privée de la Chapelle Saint-Anne à Courcelles

    Dans le choeur, deux statues en pierre polychrome : l'une est une éducation de la Vierge du XVIIème siècle : pas particulièrement réussie je trouve...

    Petite visite privée de la Chapelle Saint-Anne à Courcelles

    Et l'autre représente une Pietà, datant apparemment de 1640. Les experts disent qu'elle aurait été commandée par le même donateur que le tableau de Jean Tassel.

    Petite visite privée de la Chapelle Saint-Anne à Courcelles

    Avant de ressortir, un coup d'oeil au Christ surmontant le portail

    Petite visite privée de la Chapelle Saint-Anne à Courcelles

     Nous avons malheureusement loupé la visite officielle de la chapelle dans le cadre de l'animation "Un jour, une église" car ce jour-là nous reconduisions notre petit Louis chez son Papa.

    Espérons que nous pourrons la faire l'an prochain pour en apprendre plus !


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