• Sachant que Louis viendrait sur Paris au début de l'année, j'avais réservé trois places pour aller voir l'exposition "Espèces en voie d'illumination" qui se tient depuis le 16 Novembre au Jardin des Plantes et qui se termine bientôt.

    Pour la toute première fois de son histoire, le Jardin des Plantes s'est paré en effet de mille feux et propose une promenade nocturne à la lueur de monumentales structures lumineuses. Cette exposition éclaire la conscience des petits et des grands, et montre à quel point il est important de préserver notre faune et notre flore : c'est ce que j'ai essayé d'inculquer à Louis...

    Arrivés à la tombée de la nuit, nous avons dû faire quand même quelque 3/4 d'heure de queue avant d'atteindre le Graal - l'entrée de l'exposition - qui se tient sur la Place Valhubert (face à la Seine).

    Enfin nous y sommes (pas tout seuls comme vous pouvez le voir...) et là, on en prend plein les mirettes ! Une armée de dinosaures multicolores coiffe le sommet d'une sorte d'arc de triomphe sous lequel le public s'engouffre.

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    La visite commence par les animaux éteints il y a 65 millions d'années...

    et avec ce Tricératops pas trop engageant... Heureusement, il est - comme toutes les sculptures d'animaux que nous verrons - constitué d'une armature d'acier recouverte de tissu et éclairée par l'intérieur, ce qui est du plus bel effet.

    Louis, qui sait beaucoup de choses, nous a rassurés en nous disant qu'on n'était même pas nés, son Papi et moi, quand ils avaient existé...

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Le tricératops est un genre éteint célèbre de dinosaures herbivores ayant vécu au Crétacé supérieur, il y a 68 à 66 millions d'années, dans ce qui est maintenant l'Amérique du Nord.

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Guère plus rassurants ce Tyrannosaure fantaisiste et ce Vélociraptor qui tire une langue articulée !

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Puis, viennent les animaux dont l'homme est la cause de l'extinction...

    comme ce très beau Tigre à dents de sabre surmonté d'un oiseau de proie (un aigle géant).

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Grrrrrr.... !

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Mais quel est cet autre volatile... ?

    Il s'agit d'un Moa, un oiseau géant incapable de voler (ils étaient totalement dépourvus d'ailes), originaire de Nouvelle-Zélande. Ces animaux pesaient de 12 à 250 kilogrammes selon les espèces et certains mesuraient jusqu'à 3,6 m de haut. Ils ont disparu après l'arrivée des ancêtres des Maoris dans l'archipel au 13ème siècle.

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Un grand Pingouin

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Voici des Gorfous dorés (ou gorfous macaroni) : ils vivent près de l'antarctique et se distinguent par leur touffe de plumes jaunes de chaque côté de la tête appelée "aigrette".

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Ils m'ont tapé dans l'oeil !

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Passons maintenant aux animaux menacés d'extinction.

    Nous voici dans l'Antarctique avec ces Ours polaires perchés sur leur iceberg

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Dans la zone tempérée, c'est l'Ours brun

    Le voici qui arrive à grands pas !

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Mimi, l'ourson sur le dos de sa maman...

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Ouuuuaaah, ces Bisons d'Amérique sont bien imposants !

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Et cette Mygale, qui vit en zone tropicale, elle est plus vraie que nature...

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Et ne fait pas peur à Louis apparemment.

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Des perroquets... ? Oui, des Aras

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Des Tortues marines...

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Face au Museum, un immense arbre blanc, féérique

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Ce Requin géant marque la frontière entre les animaux précédents, presque éteints pour certains, et les animaux de la ménagerie du Jardin des Plantes actuel, bien vivants de nos jours (ils ont été pour la plupart mis à l'abri des flashes des visiteurs photographiant leurs sosies lumineux).

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Dans la bouche du requin !

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    L'entrée de la ménagerie avec les girafes

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

     Louis et son Papi admirent les Grues.

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

     

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Tiens ! Il y a même des fleurs...

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Plus vraies que nature, ces Girafes...

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Décidément, Louis aime les animaux dangereux !

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Les Suricates sont parfois appelés "sentinelles du désert". Ils vivent, en grands groupes familiaux au sein d'une colonie, dans le sud-ouest de l'Afrique.

     

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    On n'aimerait pas les rencontrer à la croisée des chemins...

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Plus pacifique, le Poisson clown...

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Jolies, ces lanternes dans le feuillage...

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Des Bouquetins...

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    surveillés par ce Panda roux

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Juste à côté, un panda roux en chair et en os

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Très esthétique ce mur lumineux

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Des Chameaux assurément : ils ont deux bosses... et l'air bien sympathiques !

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Trop mignons ces grands Kangourous !

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Après les pandas roux, les Pandas géants de Chine : ils sont friands de bambous.

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Superbes, ces Flamands roses !

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Des Antilopes en troupeau

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Lesquels sont les plus menaçants ?

    Ces Hippopotames... 

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes 

    ou ce Boa qui tire la langue... 

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes 

    ou encore ce Crocodile prêt à vous avaler tout cru... ?

     

    Plus pacifique, le Paon

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    La visite se termine sur un Tapir malais : comme son nom l'indique, il vit en Indonésie.

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Un peu de douceur dans ce monde de bêtes sauvages

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Une exposition extraordinaire au Jardin des Plantes

    Nous sommes tout de même restés deux bonnes heures à admirer ces belles lumières... Tout le monde était ravi.


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  • Ce vendredi, j'ai fait une visite guidée avec Delphine Lanvin, guide professionnelle, grâce à une inscription auprès de l'Université Permanente.

    Le rendez-vous était donné au "métro La Fourche" dans le 17ème arrondissement. Cet arrondissement est divisé en quatre quartiers : Ternes, Plaine de Monceau, Batignolles et Epinettes. La fourche en question recouvre le quartier des Epinettes :  celle-ci est formée d'une part par l'avenue de Clichy (qui conduit à Asnières) et d'autre part par l'avenue de Saint-Ouen (permettant l'accès à Saint-Denis).

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Notre guide, qui possède une documentation très fournie, nous parle d'abord de l'origine supposée du nom du quartier des Epinettes que nous allons arpenter de long en large : il pourrait venir d'un lieu-dit créé en 1693. L'origine devait être un terme de viticulture car l'épinette blanche est un cépage, aujourd'hui appelé pineau blanc, qui, comme à Montmartre, y était peut-être cultivé.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Les Épinettes ont longtemps été un hameau, partie intégrante du village des Batignolles : autrefois on y pratiquait l'agriculture et la chasse. Le quartier ne se construit fortement qu’à partir des années 1850. 

    Notre guide nous emmène d'abord dans un havre de paix, la Cour Saint-Pierre, une petite impasse pavée donnant dans l'avenue de Clichy, bordée de petits immeubles abritant habitations et ateliers d'artistes.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La nouvelle population qui y habite a bien transformé l'ancien terrain voué à l'agriculture maraîchère. Ici se trouve l'atelier "Terre de Sienne" où l'on peut apporter ses productions pour les faire cuire dans un four.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Nous prenons ensuite la direction de la Villa des Arts dont la proximité est annoncée par ce mur-peint situé au 2 rue Etienne Jodelle.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Voici l'entrée de la Villa construite en 1890 par Henri Cambon.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Joli ce petit hôtel particulier !

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Eiffel, fort en vue en cette année d’exposition universelle (1889), a laissé son empreinte dans les coursives de l'un des bâtiments situés dans la cour intérieure : un escalier monumental en décore magnifiquement le hall d'entrée.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Depuis cent trente ans, cette villa est fréquentée par des artistes.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Paul Signac y peignit le portrait de Félix Fénéon, célèbre personnalité du monde culturel progressiste du Paris de la fin du XIXème siècle.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Eugène Carrière y a peint le portrait de Verlaine.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Une plaque, dans la cour, rend hommage à Nicolas Schöffer, le père de l'Art Cybernétique.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La tour cybernétique de Liège a été remise en fonction en mai 2016.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    A l'intérieur de la cour, subsistent encore 47 ateliers d'artistes et 36 logements sociaux.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Delphine Lanvin nous fait remarquer le mur du cimetière de Montmartre tout proche.

    Y sont enterrés, parmi des inconnus, des célébrités comme : André-Marie Ampère, Michel Berger et France Gall, Hector Berlioz, Lili et Nadia Boulanger, Jean-Baptiste Charcot, Henri-Georges Clouzot, Dalida, Edgar Degas, Alexandre Dumas fils, Pierre Dux, Jean-Marie Farina, Jean-Honoré Fragonard, Alain Feydeau, Michel Galabru, Théophile Gauthier, Sacha Guitry, Eugène Labiche, Jeanne Moreau, Francis Picabia, Juliette Récamier, Siné, Sthendal, Ludmila Tchérina, François Truffaut, Pierre-Jean Vaillard, Alfred de Vigny, Emile Zola...

    Visite guidée du quartier des Epinettes 

    Ayant rejoint l'avenue de Saint-Ouen, nous voici passant devant la Cité Pilleux..., un autre havre de verdure et de paix.

    Visite guidée du quartier des Epinettes 

    Au numéro 25 de l'avenue de Saint-Ouen se trouve l'entrée du Hameau des Batignolles. Nous avons eu la chance de pouvoir y entrer...

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     A part les cris des enfants de l'école voisine, ici nul bruit de voitures...

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Les habitants ont décoré la cour avec des arbustes en pots.

    Visite guidée du quartier des Epinettes 

    Voici l'église Saint-Michel des Batignolles : on l'aperçoit ici depuis l'avenue de Saint-Ouen. La première pierre en est posée en novembre 1913 mais la première guerre interrompt le chantier...

    Visite guidée du quartier des Epinettes 

    Ce n'est qu'en 1932 que l'érection du campanile reprend.

    Visite guidée du quartier des Epinettes 

    Au sommet du clocher de briques, une statue dorée de Saint-Michel (Photo Wikipédia)

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    En s'approchant de plus près, on voit que l'intérêt de sa construction se situe réellement dans le travail de la brique ou plutôt des briques car plusieurs tons ont été choisis pour rompre la monotonie. L'architecte, n'ayant en effet pas bénéficié d'un gros budget pour réaliser son édifice, a choisi un matériau bon marché : on peut compter jusqu'à six couleurs de briques différentes, pour créer des formes, des motifs, des reliefs...

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Détail du décor du portail central (Photo architecture-art-déco.fr)

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    J'ai raté toutes mes photos d'intérieur (pas assez de temps pour régler l'appareil...). Voici celles trouvées sur le site architecture-art-deco.fr.

    L'intérieur est assez sombre.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Dans le choeur, une peinture représentant Jésus entouré de ses disciples

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    L'orgue provenant de l'Hôtel Majestic a été mis à sa place en 1937 à la suite d'une souscription.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La chaire est en bois blond, harmonieusement travaillée.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Sur le côté de l'église, un Saint-Michel terrassant le dragon

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La guide nous explique qu'on reconnaît facilement les immeubles bâtis avant 1830 à leurs façades plâtrées et à leurs volets en bois, comme ici à gauche de la photo. A droite, les autres immeubles possèdent des persiennes : ils sont donc postérieurs.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Les immeubles des années 1830 possèdent aussi tous des porches d'entrée munis de grilles comme ci-dessous.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La guide nous fait remarquer ce nouveau magasin "Bio" de l'avenue de Clichy, signe que le quartier, autrefois très populaire, est en train de se boboïser...

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Nous passons devant le Mawal, une discothèque orientale qui a remplacé l'ancien cinéma "Gloria Palace" construit en 1930, devenu obsolète avec sa salle unique.

    Les temps changent mon bon monsieur...

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Au N°17 de la rue Lacroix mon œil a été attiré par ce bel immeuble sur lequel la guide ne s'est pas arrêtée. L'utilisation de la brique en parement m'a bien plu mais j'ai surtout remarqué les médaillons situés dans les étages élevés.

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    J'en ai photographié un à la va-vite et par hasard il s'agit de la bobine de l'architecte de l'immeuble, un certain Joseph-Louis Duc, inconnu de moi... mais qui a tout de même été l'architecte de la "colonne de juillet", autrement dit la colonne de la place de la Bastille... 

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Delphine Lanvin s'arrête ensuite au numéro 37 devant l'immeuble qu'habita Adolphe-Léon Willette, peintre, illustrateur, affichiste, lithographe et caricaturiste célèbre (il réalisa l'enseigne du cabaret "Le chat noir").

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Au numéro 40 de la même rue, un immeuble d'avant 1830 dont une partie des fenêtres a été murée pour construire des salles-de-bains, inexistantes lors de la construction... 

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     Nous voici maintenant dans la rue Guy Môquet qui porte le nom de ce jeune militant communiste resté tristement dans les mémoires pour avoir été le plus jeune (seulement 17 ans) des quarante-huit otages fusillés pendant la dernière guerre suite à l'attentat contre Karl Hotz.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    La veille de son exécution, il écrivit une lettre à ses parents...

    Lettre de Guy Môquet à sa famille, Camp de Choisel, Châteaubriant, 22 octobre 1941

    Châteaubriant, Le 22 octobre 1941

    Ma petite maman chérie

    Mon tout petit frère adoré

    Mon petit papa aimé

    Je vais mourir ! Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c'est d'être très courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et René. Quant à mon véritable, je ne peux le faire, hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour.À toi, petit Papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

    Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup, qu'il étudie, qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

    17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michel. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

    Je ne peux pas en mettre davantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !

    Votre Guy qui vous aime

    Guy

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Nous nous rendons ensuite, tout à côté, dans la Villa Compoint où se trouve une librairie dénommée "Résistances". Dommage, elle était fermée ce matin là.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Un peu plus loin dans la rue, au numéro 9, se trouve un immeuble où habita Hô Chi Mihn quand il résidait à Paris (de 1921 à 1923). Pour rappel, il a été le fondateur de l'actuel Parti Communiste vietnamien et de la République démocratique du Viêt Nam.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Une plaque en commémore l'événement.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Nous empruntons ensuite la rue des moines qui tire probablement son nom des moines de Saint-Denis, par opposition à la rue des Dames de l'abbaye de Montmartre, qui en est voisine.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Des hôtels, en veux-tu en voilà...

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     Nous voici arrivés à la Cité des fleurs, une impasse privée au règlement de  copropriété strict (elle est interdite aux chiens) et qui ferme à la nuit tombée.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Elle relie l'Avenue de Clichy à la rue de la Jonquière. Le cahier des charges impliquait, dès sa création, l’alignement des façades, la limitation du nombre d’étages ou encore la hauteur des murs mitoyens, l'obligation pour les propriétaires de planter 3 arbres dans le petit jardin situé devant la maison et de mettre à l'entrée de leur clôture des vases Médicis.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Les vases Médicis

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    La cité des Fleurs a toujours été un lieu de mixité sociale. Au XIXIème siècle, elle était très influencée par l'activité ferroviaire des usines du quartier Cardinet : bon nombre d'ingénieurs ont fait construire de riches demeures dans cette cité.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    La guide est bien documentée... mais j'ai oublié ce qu'elle a dit ici !

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Au numéro 25, une plaque rappelle l'arrestation et la déportation des principaux responsables du service des faux papiers du M.L.N. (mouvement de libération nationale) pendant la deuxième guerre.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     La Villa des fleurs est une vraie petite ville en soi : elle possède une école, une crèche, et même une église, Saint-Joseph des Epinettes.

    Discrète, l'entrée de l'église : son entrée principale se fait de l'autre côté, par la rue Pouchet.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     En entrant, l'oeil est attiré par ce plafond de béton armé d'où provient l'éclairage. L'église a été construite de 1909 à 1910. Elle a été financée par les Gouïn (banquiers et industriels tourangeaux) et les Rolland-Gosselin (agents de change).

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Côté choeur

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Côté orgue

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    L'orgue est magnifique : il s'agit d'un Cavallié-Coll construit probablement en 1898 pour le salon de la comtesse Anna de Noailles.

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Voici la façade sur la rue Pouchet : elle est sobre, ayant pour seul décor les couleurs de brique contrastées.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Non loin de là, le jardin Paul Didier rappelle que ce dernier fut le seul magistrat à refuser de prêter serment au Maréchal Pétain en 1941.

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Le jardin a été créé sur d'anciens terrains ferroviaires : la gare Saint-Lazare, qui est toute proche, est reliée ici à la petite ceinture qui faisait alors le tour de la capitale (sur 32 kms) pour acheminer les marchandises arrivant de province de gare en gare (Saint-Lazare, du Nord, de l'Est, Montparnasse etc.) à l'intérieur des fortifications édifiées en 1840.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    En souvenir, à côté des rails restants, la municipalité de Paris a mis des traverses de chemin de fer le long de ce sentier piétonnier.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Eh oui, on est bien dans Paris !

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    La preuve, cette sortie de petite ceinture rue de la Jonquière et ce pont ferroviaire

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Nous voici maintenant dans le Square Ernest Gouïn, rendant hommage à l'industriel qui fut constructeur de locomotives, d'ouvrages d'arts métalliques et d'infrastructures ferroviaires en France et à travers le monde.

    Delphine Lanvin nous montre ici une photo d'Ernest Gouïn.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Les petits immeubles au fond du square étaient à l'époque les logements des cheminots.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Nous rejoignons maintenant l'avenue de Clichy puis le parc Clichy-Batignolles encore appelé parc Martin Luther King.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

    Des rails ont été placés sur le sol pour rappeler le passé ferroviaire du quartier. Au premier plan, l'Open Book de Diane Mclean qui donne de jolis reflets.

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Notre guide nous montre le plan des constructions en cours (en voie d'achèvement).

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Derrière le bâtiment autrefois dédié à la garde des décors de l'Opéra Garnier et servant de nos jours d'annexe au théâtre de l'Odéon (l'Odéon Berthier), se profile le nouveau Palais de Justice de Paris (l'ancien 36 quai des orfèvres si célèbre a été déménagé au 36 rue du bastion).

     

    Visite guidée du quartier des Epinettes

     

    Fin de la balade : mine de rien on a fait pas loin de 6 kms...


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  • Je suis abonnée à un site historique très intéressant : La France pittoresque. Chaque jour ils émettent un post sur un sujet ayant eu lieu dans le passé, jour pour jour.

    Aujourd'hui 21 novembre 2018, c'est aux frères Montgolfier et à leurs "pilotes d'essai" qu'ils rendent hommage dans leur rubrique "Histoire de France et Patrimoine" avec ce premier vol humain au dessus de Paris qui, parti du château de la Muette, a atterri dans notre quartier, sur la Butte aux Cailles, au niveau de l'actuelle place Verlaine.

    Je vous copie ici leur post qui raconte leur aventure dans le détail car leur site est encombré de publicités.

    ◄►◄►◄►◄►

    21 novembre 1783 : premier vol habité en montgolfière non captive (D’après « Histoire des ballons et des ascensions célèbres », paru en 1876)

    Ce premier voyage aérien en ballon non captif exécuté par des hommes eut un immense retentissement, la nouvelle remuant le monde entier. En France, l’émotion fut générale et profonde, l’événement inspirant non seulement les poètes mais également la verve des caricaturistes.

    Le parc du château de la Muette, possession du roi, avait été mis à la disposition de Pilâtre de Rozier, et c’est là que se fit l’ascension. L’aérostat était celui qui avait servi déjà dans les expériences faites au faubourg Saint-Antoine. L’ascension devait avoir lieu le 20 novembre ; mais le vent et la pluie firent remettre au lendemain l’expérience qui eut lieu en effet, bien que l’état de l’atmosphère ne fût guère plus favorable.

    Faujas de Saint-Fond livre un récit de l’événement dans "Première suite de la description des expériences aérostatiques de Messieurs de Montgolfier et de celles auxquelles cette découverte a donné lieu".

    « Les mêmes accidents qui étaient arrivés dans pareille occasion ne manquèrent pas de se présenter dans celle-ci ; le vent d’une part, la force d’ascension de l’autre, et la résistance des cordes tourmentèrent si fort l’aérostate, qu’elle ne tarda pas à se déchirer et à s’abattre ensuite sur la terre, où elle se serait infailliblement brûlée sans les secours très prompts qu’on fut à portée de lui donner ; l’on vint à bout cependant de la ramener sur l’estrade où elle perdit, en peu de minutes, par les déchirures qui s’y étaient faites, le gaz, ou plutôt l’air raréfié qu’elle contenait.

    Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent, marquis d'Arlandes

    Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent, marquis d'Arlandes

    « Ce contretemps était sans doute très fâcheux dans une pareille circonstance, et c’est ici encore où l’on fut à portée de juger de l’ingratitude des gens peu instruits ; car croirait-on qu’il régna dans quelques groupes une espèce de murmure qui annonçait le mécontentement, et que quelques personnes s’empressèrent de partir sur-le-champ pour Paris, afin d’y annoncer que la machine était détruite.

    « Il faut convenir, d’un autre côté, que tout ce qu’il y avait de distingué par le rang et par les connaissances dans cette assemblée prit un intérêt vif à cet accident. L’on encouragea M. de Montgolfier, plusieurs dames offrirent de mettre la main à l’œuvre, et l’on s’empressa de réparer les déchirures. Ces détails, copiés fidèlement sur les lieux, ne doivent pas être négligés, quoique minutieux ; ils touchent de trop près à l’histoire de cette découverte, et ils apprennent en même temps la manière dont se comportent les hommes dans des circonstances pareilles, qui ne se présentent pas chaque jour.

    « Enfin, après une heure et demie environ de travail, tout étant réparé, et la machine ayant été remplie en huit minutes, elle fut promptement lestée avec les approvisionnements de paille nécessaires pour entretenir le feu pendant la route, et M. le marquis d’Arlandes d’un côté, M. de Rozier de l’autre, prirent leurs postes avec un courage et un empressement sans égal.

    « L’aérostate quitta la terre sans obstacles, et dépassa les arbres sans danger ; elle s’éleva d’abord d’une manière assez tranquille pour qu’on pût la considérer à l’aise ; mais à mesure qu’elle s’éloignait, l’on vit les voyageurs baisser leurs chapeaux et saluer les spectateurs qui étaient tous dans le silence et l’admiration, mais qui éprouvaient un sentiment d’intérêt, mêlé de regret et de crainte. »

    Le ballon monta promptement, longea la Seine jusqu’à la hauteur du Trocadéro, passa entre l’École militaire et l’Hôtel des Invalides et se dirigea, par les Missions étrangères, du côté de Saint-Sulpice. Décidés à tout faire pour que l’aérostat ne tombât point dans Paris même, les aéronautes forcèrent alors le feu : le ballon s’éleva et rencontra un courant d’air qui, le poussant au sud, le porta à la Butte-aux-Cailles, entre la barrière d’Enfer et la barrière d’Italie. C’est la que descendirent les voyageurs, c’est de là que l’aérostat, replié et placé sur une voiture, fut rapporté dans les ateliers de Réveillon.

    Les aéronautes n’avaient pas ressenti durant leur voyage la plus légère des incommodités et, dès qu’ils eurent mis pied à terre, le marquis d’Arlandes sauta à cheval pour aller dire à ses amis, réunis au château de la Muette, son heureux et facile voyage. Reçu avec des transports de joie, le compagnon de Rozier raconta sa course à travers les airs, et procès-verbal fut dressé sur l’heure de l’ascension qui venait d’être faite.

    Voici ce procès-verbal :

    « Aujourd’hui 21 novembre 1783, au château de la Muette, on a procédé a une expérience de la machine aérostatique de M. de Montgolfier. Le ciel était couvert de nuages dans plusieurs parties, clair dans d’autres, le vent nord-ouest.

    « A midi huit minutes, on a tiré une boîte qui a servi de signal pour annoncer qu’on commençait à remplir la machine. En huit minutes, malgré le vent, elle a été développée dans tous les points et prête à partir, M. le marquis d Arlandes et M. Pilâtre de Rozier étant dans la galerie.

    « La première intention était de faire enlever la machine et de la retenir avec des cordes, pour la mettre a l’épreuve, étudier les poids exacts qu’elle pouvait porter, et voir si tout était convenablement disposé pour l’expérience importante qu’on allait tenter. Mais la machine poussée par le vent, loin de s’élever verticalement, s’est dirigée sur une des allées du jardin, et les cordes qui la retenaient, agissant avec trop de force, ont occasionné plusieurs déchirures, dont une de plus de six pieds de longueur. La machine, ramenée sur l’estrade, a été réparée en moins de deux heures.

    « Ayant été remplie de nouveau, elle est partie à une heure cinquante-quatre minutes, portant les mêmes personnes ; on l’a vue s’élever de la manière la plus majestueuse ; et lorsqu’elle a été parvenue à environ deux cent soixante-dix pieds de hauteur, les intrépides voyageurs, baissant leurs chapeaux, ont salué les spectateurs. On n’a pu s’empêcher d’éprouver alors un sentiment mêlé de crainte et d’admiration.

    « Bientôt les navigateurs aériens ont été perdus de vue ; mais la machine, planant sur l’horizon, et étalant la plus belle forme, a monté au moins à trois mille pieds de hauteur, où elle est toujours restée visible : elle a traversé la Seine au-dessous de la barrière de la Conférence ; et passant de là entre l’Ecole militaire et l’Hôtel des Invalides, elle a été à portée d’être vue de tout Paris.

    L'aérostat longe la Seine avec, à son bord, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes, le 21 novembre 1783

     L'aérostat longe la Seine avec, à son bord, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes,
    le 21 novembre 1783.

    « Les voyageurs satisfaits de cette expérience, et ne voulant pas faire une plus longue course, se sont concertés pour descendre ; mais s’apercevant que le vent les portait sur les maisons de la rue de Sève, faubourg Saint-Germain, ils ont conservé leur sens-froid, et augmentant le feu, ils se sont élevés de nouveau, et ont continué leur route en l’air jusqu’à ce qu’ils aient eu dépassé Paris.

    « Ils sont descendus alors tranquillement dans la campagne, au delà du nouveau boulevard, vis-à-vis le moulin de Croulebarbe, sans avoir éprouvé la plus légère incommodité, ayant encore dans leur galerie les deux tiers de leur approvisionnement ; ils pouvaient donc, s’ils l’eussent désiré, franchir un espace triple de celui qu’ils ont parcouru ; leur route a été de quatre à cinq mille toises, et le temps qu’ils y ont employé, de vingt à vingt-cinq minutes.

    « Cette machine avait soixante-dix pieds de hauteur, quarante-six pieds de diamètre ; elle contenait soixante mille pieds cubes, et le poids qu’elle a enlevé était d’environ seize à dix-sept cents livres.

    « Fait au château de la Muette, à cinq heures du soir.

    « Signé : le duc de Polignac, le duc de Guines, le comte de Polastron, le comte de Vaudreuil, d’Hunaud, Benjamin Franklin, Faujas de Saint-Fond, Delisle, Leroy, de l’Académie des sciences. »

    Dans le même temps que la caricature versait son ironie plus ou moins spirituelle sur les efforts des partisans de la nouvelle idée, on voyait des pamphlets contre les véritables travailleurs infester l’étalage des libraires.

    « Nous en avons lu, dit M. Marion, qui déclarent la découverte des ballons immorale, et cela pour plusieurs raisons : 1° parce que le bon Dieu n’ayant pas donné d’ailes à l’homme, il est impie de prétendre mieux faire que lui et d’empiéter sur ses droits (la même raison anathématise le commerce maritime international) ; 2° parce que l’honneur et la vertu sont en danger permanent s’il est permis à des aérostats de descendre à toute heure de la nuit dans les jardins et vers les fenêtres ; 3° parce que, si le chemin de l’air est ouvert à tout le monde, il n’y a plus de propriétés fermées ni de frontières aux nations ».

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  • Ma soeur Arlette m'a fait profiter récemment de sa carte d'entrée au Louvre pour faire, en ma compagnie, la visite de l'exposition du moment : la Collection privée du Marquis Campana.

    Un petit Louvre dans le Louvre

    Le marquis Giampietro Campana, aristocrate italien né à Rome en 1808, était directeur du mont-de-piété à Rome, charge qu'occupèrent son père et son grand-père. Il se prit de passion pour les nombreuses découvertes archéologiques de son époque faites en Italie et réunit au XIXème siècle la plus grande collection d’œuvres d'art de toutes les époques, principalement d'objets d'art antique provenant de fouilles étrusques, romaines et grecques, mais aussi des peintures, des sculptures et des objets de la Renaissance.

    La Collection - acquise en partie en puisant dans les fonds du mont-de-piété... - fut vendue et dispersée dans différents pays d'Europe. Napoléon III en acquit une grande partie pour la France en 1861 pour l'exposer au musée Napoléon, le reste étant dispersé dans différents musées de France.

    Un vrai petit bijou !

    J'adore toujours prendre cette photo de la bouche de métro du Palais Royal en verre de Murano.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    L'affiche de l'exposition représente une allégorie du printemps.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Il y avait énormément de monde à l'exposition cet après-midi là. Je n'ai donc fait aucune photo mais par chance j'en ai trouvé un bon échantillonnage sur le site du Louvre et quelques autres ailleurs...

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    Sarcophage dit "des époux" (520-510 av. J.C.)

    Il s'agit de l'une des plus belles réalisations de l'art étrusque.

    La femme était représentée en train de verser (d'un vase aujourd'hui disparu) du parfum sur la main tendue de l'homme. A l'origine, la structure et les tissus du lit, ainsi que les vêtements des époux étaient richement peints.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Cratère en calice attique à figures rouges (7ème-6ème siècles av. J.C.)

    Chef-d'œuvre de la céramique grecque, le cratère en calice d'Euphronios, dit "Cratère d'Antée" est l'une des oeuvres les plus raffinées de la production attique de vases à figures rouges. Le rendu aussi inédit que précis des détails des muscles des corps qui luttent, et le réalisme du visage d'Antée sont des éléments tout à fait audacieux et novateurs. Le groupe monumental est de surcroît mis en valeur par la composition divergente des femmes fuyant, en arrière-plan.

    Visite de la collection Campana au Louvre

     Main en bronze doré de la statue colossale de l'Empereur Constantin (330 ap. J.C.)

    Elle est conservée au Musée du Capitole à Rome

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Collier à pendentif en or en forme d'Achéloos (vers 480 av. J.C.)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Buste d'Ariane (3ème siècle av. J.C.)

    Longtemps demeuré dans l'oubli, ce buste féminin trouvé à Faléries, à une cinquantaine de kilomètres de Rome, a été reconnu récemment comme un chef-d'oeuvre de la sculpture étrusque en terre cuite. Créé au début du IIIe siècle av. J.-C., il s'inscrit dans la tradition des sculptures grecques de l'époque classique. La jeune femme, peut-être Ariane, voilée et couronnée de pampres et de feuilles de vigne appartenait sans doute à un groupe cultuel figurant ses noces avec Dionysos.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Ce relief provient de l'Ara Pacis, l'Autel de la Paix élevé sur le Champ de Mars en l'honneur d'Auguste, entre 13 et 9 av. J.-C., pour célébrer son retour victorieux d'Espagne. L'empereur précède un cortège composé de membres de la famille impériale, de prêtres, de magistrats, de sénateurs. La procession s'inspire délibérément du classicisme grec. Par l'équilibre et le raffinement de sa composition, ce fragment témoigne des modèles choisis par Auguste pour les manifestations de l'art officiel.

    Visite de la collection Campana au Louvre

     Plaque Campana : terre cuite (vers 50 ap. J.C.)

     Ce relief figure un cortège de jeunes bacchants et bacchantes célébrant le dieu Dionysos par des danses qu'ils exécutent dans l'ivresse du vin dont ils célèbrent la fête. Le style est celui des créations dites néo-attiques, oeuvres d'artistes grecs travaillant en Italie à la fin de la République et au début de l'Empire.

    La partie droite de la plaque, en plâtre coloré comme la terre cuite qui est le matériau originel de l'oeuvre, est une restauration moderne. Ces plaques sont en effet issues de moules. Un document semblable, conservé au Metropolitan Museum de New York a fourni le modèle exact du satyre qui manquait sur la plaque du Louvre et dont la présence rend la scène figurée plus explicite.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Passons à la Renaissance maintenant...

    Croix peinte de Giotto (13ème-14ème siècles)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Tryptique de Paolo Veneziano (14ème siècle) représentant au centre la Vierge et l'Enfant entourée de saints.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Vierge de miséricorde de Pietro di Domenico da Montepulciano (14ème siècle)

    La peinture du 15ème siècle a été exécutée sur bois de peuplier et possède un fond d'or. J'ai bien aimé sa robe protectrice abritant d'un côté les hommes et de l'autre les femmes.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    La Vierge et l'Enfant, de Boticelli cette fois (15ème siècle) : elle est conservée au Musée du Petit Palais d'Avignon et on ne s'en lasse pas...

    Visite de la collection Campana au Louvre

    La bataille de San Romano par Paolo di Dono dit Ucello

    Ce tableau, comme deux autres conservés à la National Gallery de Londres et à la Galerie des Offices de Florence, relate un épisode de la bataille remportée par les Florentins sur les Siennois le 1er juin 1432 à San Romano près de Lucques. Selon des découvertes récentes, le cycle n'aurait pas été commandé, comme on l'a longtemps cru, par Cosme de Médicis, mais par Lionardo Bartolini Salimbeni qui joua un rôle important dans le déclenchement des hostilités contre Sienne.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Maître des Cassoni Campana : Thésée et le minotaure (entre 1500 et 1525)

    L'oeuvre est conservée au Petit-Palais.

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Coupe "Virginia Bella" (milieu du 16ème siècle)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Plat "L'enlèvement d'Hélène" : Faïence d'Urbino (Francesco Xanto Avelli - 1537)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Tympan représentant la Vierge et l'Enfant entourée de deux saints (vers 1500)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    La Vierge et l'Enfant (Madone aux candélabres) : un bas-relief en stuc peint et doré d'Antonio Rossellino (2ème moitié du 15ème siècle)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Jeune apôtre : terre cuite émaillée d'Andrea della Robbia (1490-1500)

    Visite de la collection Campana au Louvre

    Nous terminerons par une aquarelle datant de 1851 de la salle des terres cuites du Musée Campana au Mont-de-Piété à Rome

    Visite de la collection Campana au Louvre

     

    La collection a été réunie au Louvre pour cette exposition (7 novembre au 18 février prochain).

     

    Si seulement il n'y avait pas eu autant de monde !


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  • De retour à Paris depuis seulement hier..., je suis allée avec ma soeur Arlette voir une exposition de pastels au Louvre (elle a un pass valable pour deux personnes à certains horaires). Vous savez que je m'intéresse de près à cette technique de dessin...

    Mais quel est donc cette masse dorée au centre de la pyramide... ?

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Dans le cadre de l'exposition "Japonismes 2018 : les âmes en résonance", la pyramide du musée du Louvre accueille, de juillet 2018 à janvier 2019, une sculpture monumentale de Kohei Nawa qui représente un "trône vacant flottant". L'oeuvre, inspirée des formes et des origines des chars utilisés en Asie lors des fêtes religieuses, est une combinaison de l'art de la dorure à la feuille et des derniers systèmes de modelage 3D.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

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    Avec le château de Versailles, le musée du Louvre a la chance de conserver la collection de référence nationale de pastels européens des 17e et 18e siècles. Pour l’essentiel peintes au siècle d’or du pastel (18e siècle), ces oeuvres, d’une extrême fragilité puisque créées à l’aide d’une poudre colorée que l’on a souvent comparée à celle couvrant les ailes de papillon, permettent de mesurer tout le génie des artistes qui les ont exécutées. Les 120 pastels présentés conservent pour nombre d’entre eux encore leur encadrement d’origine et parfois leur verre ancien.

    Je ne citerai que ceux que je connais tels Maurice Quentin de la Tour, Jean-Baptiste Siméon Chardin, Jean-Marc Nattier, François Boucher, Elisabeth-Louise Vigée Le Brun mais il y a en a bien d'autres, français ou étrangers.

    Voici l'entrée de l'exposition

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    et l'affiche

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Dans l'exposition, les tableaux sont très serrés mais le peu d'affluence à cet horaire un peu tardif permettait une visite agréable.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Marie Anne Huquier tenant un petit chat (Jean-Baptiste Perronneau)

    Jean-Baptiste Perronneau est un peintre, graveur et pastelliste français, réputé pour ses portraits. C'est à partir des années 1740 qu'il commença une carrière de portraitiste en utilisant surtout l'huile sur toile et le pastel.

    Une anecdote à propos de cet artiste et de son contemporain, Maurice Quentin de La Tour.

    Lors du Salon de 1750, La Tour avait commandé son portrait à Perronneau, qui présenta le tableau comme il se devait, sans se douter que La Tour, pour sa part, avait secrètement réalisé son Autoportrait. Une fois les deux pastels exposés côte à côte, l'œuvre de l'artiste confirmé supplanta celle du jeune Perronneau et remporta le prix. Diderot relata le fait en soupçonnant La Tour de jalousie envers ce cadet si prometteur et lui reprocha d'avoir inutilement « humilié [son] confrère ».

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Buste de jeune femme vue de trois-quarts (Jean-Marc Nattier)

    Le célèbre portraitiste se livra au pastel dans les années 1740-1750. Tout comme avec la peinture à l'huile, il sut jouer du contraste raffiné entre la touche fondue des chairs et les accents graphiques ou de couleurs pures des étoffes, de la dentelle ou des cheveux.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Voici deux pastels de François Boucher

    A gauche, la petite oiselière, et à droite, le petit dénicheur de merles

    Les deux pastels reprennent des compositions peintes à l'huile qui ont été utilisées comme modèles de tapisseries pour recouvrir des sièges. 

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Ils valent bien un agrandissement.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Louis XV (Maurice Quentin de La Tour)

    Maurice Quentin de La Tour est un portraitiste pastelliste français, né à Saint-Quentin rue de la tour.

    L'oeuvre fut exposée au Salon de 1748. Il s'agissait du second portrait peint par le peintre en présence du souverain. Le visage fut jugé d'une ressemblance si parfait qu'il devint un modèle pour les autres artistes chargés de reproduire les traits du roi.

    Un bel homme...

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    et voici celui de sa femme, Marie Leszczynska (Maurice Quentin de La Tour)

    La reine accepta de poser une dernière fois en 1748 pour Jean-Marc Nattier et Maurice Quentin de la Tour. Le portrait peint par le pastelliste fut loué pour la manière dont il réussissait à exprimer la douceur et la bonté de la souveraine tout en respectant la plus exacte ressemblance.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Jeanne Antoinette Lenormant d'Etiolles, marquise de Pompadour (Maurice Quentin de La Tour)

    Détail

    Ce pastel le plus célèbre de la Tour est entré dans les collections du Louvre en 1803. Il était à l'origine légèrement plus grand et compta parmi les oeuvres les plus ambitieuses du maître. Peint entre 1752 et 1755, année de sa présentation au Salon, il fit l'objet d'un soin tout particulier de la part de l'artiste qui peignit le visage certainement en présence du modèle sur une pièce de papier qui fut intégrée dans sa composition avant qu'elle ne soit chargée en couleurs.

    J'ai en effet eu la surprise d'apprendre en visitant cette exposition que les pastellistes associaient divers morceaux de papier pour former leur toile sans que cela se voie le moins du monde...

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Jean-Baptiste Siméon Chardin (Maurice Quentin de La Tour)

    Le pastelliste a décrit son ami Chardin dans ses fonctions de trésorier de l'Académie royale de peinture et de sculpture, chargé à partir de 1761 de l'accrochage et de la présentation des oeuvres au Salon. L'oeuvre a été offerte à l'Académie en 1764.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Autoportrait à l'oeil de boeuf ou à l'index (Maurice Quentin de La Tour)

    La Tour inventa la composition au début de l'année 1737 puis la multiplia pour ses proches ou ses amis tout au long de sa carrière. L'exemplaire du Louvre appartint ainsi à Jacques Neilson, responsable de l'atelier de basse lisse et de l'atelier des teintures à la manufacture des Gobelins.

    Un autoportrait plein de malice

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Un autre autoportrait : celui de Jean-Baptiste Siméon Chardin

    Affecté à la fin de sa vie dans sa vision après que les pigments à base de plomb et les liants utilisés pour les tableaux peints à l'huile lui eurent peu à peu brûlé les yeux, Chardin ne travailla presque plus qu'au pastel à partir du début des années 1770. Daté de 1771, l'oeuvre est le premier autoportrait qu'il peignit. 

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Jeune fille exprimant de l'effoi (Jean-Baptsite Greuze)

    Greuze travaille plus en peintre qu'en pastelliste, mouillant la matière, l'écrasant en épaisseur et l'utilisant comme s'il s'agissait de couleurs à l'huile afin de modeler des chairs qui prennent ici une teinte une peu bleuâtre.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Armand Jules de Polignac par Madame Vigée Lebrun

    Je m'attendais à voir plus d'oeuvres d'Elisabeth Vigée Lebrun mais il s'agit là uniquement de la collection du Louvre.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles" 

    La comtesse d'Artois, le duc de Berry et le duc d'Angoulême (Joseph Boze)

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles" 

    Un petit agrandissement...

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Le sculpteur Jean-Baptiste Pigalle en habit de chevalier de l'ordre de Saint-Michel
    (Marie Suzanne Roslin)

    Le portrait constitua le morceau de réception de Madame Roslin à l'Académie royale de peinture et de sculpture (1770). Diderot en loua la couleur belle et vigoureuse.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Un anglais maintenant : John Russell

    Mary Hall, future épouse de Joseph Paice Vickery

    Il fut l'un des pastellistes britanniques les plus prolifiques de la seconde moitié du XVIIIème siècle.

    Un tableau plein de fraîcheur où une petite fille pas vraiment coiffée et aux yeux pleins de malice tient un panier de cerises dont elle extrait deux fruits qu'elle tend au spectateur.

    Charmant !

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Marie Philippe Claude Dupont-Walbonne par Aleksandre Kucharski

    Né en Pologne et formé à Paris, le peintre s'illustre par ses portraits féminins à l'expression un peu mélancolique. Telle n'est pas le cas de l'épouse de l'élève de David, Jacques-Luc Barbier, qui ne dissimule ne rien sa joie de vivre.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Etude pour "l'Innoncence préférant l'amour à la richesse" par Pierre Paul Prud'hon

    Pierre Paul Prud'hon est une peintre et dessinateur préromantique.

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles" 

    L'exposition se clôt par quelques pastels "confisqués" à leurs propriétaires pendant la seconde guerre mondiale (à des familles juives en particulier) et récupérés par la suite.

    Jeune fille brodant (comme de Jean-Etienne Liotart)

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    Portrait de femme dite la marquise de Bomron (comme de Charles Antoine Coypel) 

    Visite de l'exposition "En société - Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles"

    J'ai beaucoup regardé ces tableaux pour essayer d'en prendre de la graine...

    Je plaisante bien sûr !


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