• Hier je suis allée en compagnie de mon amie Michèle voir un film en avant-première au Centre Wallonie-Bruxelles près de Beaubourg. J'y suis invitée régulièrement et les spectacles sont toujours très intéressants et, ce qui ne gâte rien..., suivis d'un pot : une bonne bière ou un petit verre de vin !

    Les réalisateurs du film étaient présents : Jérémie et Yannick Renier. Les acteurs, si je ne me trompe, n'étaient pas dans la salle, occupés sur un tournage peut-être...

    "Carnivores" des frères Renier au CWB en avant-première...

    Carnivores, au pluriel, c'est le titre du film qui va sortir en salle le 28 mars prochain.

    L’histoire, c’est celle de Mona, interprétée par Leïla Bekhti, une jeune femme qui rêve de devenir comédienne. Alors qu’elle sort du Conservatoire, elle met tout en œuvre pour se faire une place dans le milieu du cinéma, mais c’est finalement sa petite sœur Sam, jouée par Zita Hanrot, qui devient une actrice de renom. Fatiguée et fragilisée par un tournage, Sam néglige peu à peu son travail, son mari et son fils. Elle finit par engager Mona comme assistante. Rapidement, cette dernière comprend que tout ce que sa sœur délaisse, elle veut s’en emparer. Un rapport très destructeur s’installe alors entre les deux jeunes femmes... Une relation dévastatrice portée à l’écran par Leïla Bekhti et Zita Hanrot, toutes les deux césarisées, dans une bande-annonce angoissante, intense et intrigante à la fois. Les deux jeunes femmes seront accompagnées à l’écran de l’actrice israélienne Hiam Abbass, qui incarnera leur mère.

    La mère entourée de ses deux filles

    (Hiam Abbass au centre, Leïla Bekhti à gauche et Zita Hanrot à droite)

    "Carnivores" des frères Renier au CWB en avant-première...

    La fin du film se passe en Andalousie où Sam s'est évaporée à l'issue du tournage de son film.

    "Carnivores" des frères Renier au CWB en avant-première...

    Mais pourquoi un "S" à Carnivores... ?

    La question m'a titillée à l'issue de la projection...

    Les critiques n'étant pas encore parues : c'est là un avis tout personnel que je vous soumets.

    Si le titre fait référence au rapport destructeur que les deux sœurs entretiennent entre elles, on ne peut pas rester indifférent à l'attitude du metteur en scène (magistralement joué par Johan Heldenberg) qui, pour obtenir le meilleur de son actrice, n'hésite pas à la mettre en grand danger en la harcelant sans pitié à coup de "reprends, reprends !).

    Ici, celui-ci supervise la coiffure de l'actrice dans sa loge tout en la pressant de mieux apprendre son texte, tandis que Mona, la soeur, assiste à la scène.

    "Carnivores" des frères Renier au CWB en avant-première...

    Le quotidien des acteurs peut parfois être très violent...

    La bande-annonce

    Quel plaisir de revoir Laïla Bekhti, découverte dans "Un prophète" de Jacques Audiard en compagnie de Tahar Rahim ! Je viens d'apprendre par le net qu'ils se sont rencontrés sur le tournage de ce film et qu'ils ont maintenant un petit garçon : un peu de people...

    Quant à Zita Hanrot, je ne la connaissais pas : elle a pourtant (tout comme Leïla Bekhti) reçu un César (celui du meilleur espoir féminin en 2016) pour son rôle dans "Fatima" de Philippe Faucon : un film qui mérite d'être vu d'après ce que j'en ai lu...

    Portrait de Zita Hanrot

    Merci le Centre Wallonie-Bruxelles !


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  • Un film qui ne commence pas dans la dentelle, c'est le moins qu'on puisse dire (un peu façon "Les Tuche"), mais qui réserve quelques bons moments de rires et pas mal d'émotion (vous savez que je suis un coeur d'artichaut...). La scène dans la salle de bains est excellente, à la Jacques Taty : ce n'est pas nouveau mais ça fait bien rire.

    L'hommage à Johnny Halliday par Pierre Richard : une performance de l'acteur - qui, à 84 ans chante "Allumez le feu" en ch'ti - à saluer

    Un bon moment de détente sans plus


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  •  Il s'agit du film éponyme du roman de Marguerite Duras "La douleur" paru en 1985, qui conte l'interminable attente que vit l'écrivaine depuis que son mari, résistant, a été arrêté par la Gestapo et déporté dans les camps de concentration nazis (à Dachau).

    Le cinéaste, Emmanuel Finkiel, restitue avec délicatesse les écrits de Marguerite Duras sur l’Occupation et la Libération.

    Mélanie Thierry joue avec beaucoup d'intensité le rôle de Marguerite, cette jeune femme d'une trentaine d'années rongée - presque jusqu'à la folie - par l'absence de son mari et qui tente de le sauver en acceptant une relation ambiguë avec un officier français de la Gestapo (Benoît Magimel qui excelle dans le rôle). Benjamin Biolay, lui, endosse avec sobriété à mon sens - c'est à souligner car il n'est pas vraiment habitué de la chose... - le rôle de l'amant de Marguerite Duras faisant partie du même réseau de résistance que son mari (elle l'épousera par la suite après avoir divorcé).

    Emmanuel Finkiel, le réalisateur, mêle avec de talent l'image et la voix-off, conjuguant ainsi cinéma et littérature. Parfois même, Marguerite se dédouble sur l'écran, le réalisateur nous la montrant à la fois actrice et spectatrice (par le biais de la voix-off) de son désespoir .

    Il connait bien le sujet de l'attente à travers le vécu de son père : ses parents et son frère ont été déportés sans retour, et, pourtant, toute sa vie, il les a attendus.

    Emmanuel Finkiel s'exprime à ce sujet : "On n’attend donc pas les vraies personnes quand on attend des morts, on les réinvente, on les fantasme. Ce sentiment, je peux en témoigner, se transmet aux générations suivantes".

    C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à Marguerite Duras.

    La bande-annonce

    Un très beau film, d'une force incroyable.

    J'ai beaucoup aimé, Philippe moins... (trop dans l'écriture et pas assez dans l'action pour lui !)


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  • L'Université Paris-Diderot faisait son cinéma ce mercredi : au programme deux films sur la prise de risque, le sujet d'un débat ultérieur.

    Le premier film mettait en scène un jeune étudiant de l'Université en deuxième année de licence, Benjamin. Celui-ci a décidé de devenir végétarien et compte fêter l'événement lors de son anniversaire en famille (il va avoir 20 ans) : un vrai défi pour un jeune homme qui a toujours mangé de la viande jusqu'à ce jour...

    Le deuxième film, celui pour lequel nous étions venus, était un film documentaire - mais pas que -

    de Werner Herzog, Grizzly man.

    Grizzly man de Werner Herzog

    Il s'agit d'abord d'un portrait de ce personnage hors du commun, Timothy Treadwell, décédé à seulement 46 ans en 2003, dévoré (ainsi que sa petite amie du moment) par l'un des grizzlis dont il avait l'habitude de s'approcher et auquel il aimait tant parler. Parler à un ours, cela peut paraître bizarre et pour le moins enfantin mais le film le montre en long en large et en travers.

    Un enfant sans histoire à priori - c'est ainsi que le décrivent ses parents - mais un échec au cinéma (c'est un beau gosse) et le voilà tombant dans l'alcoolisme et la drogue : voulant couper avec tout ça, il change diamétralement de style de vie en partant en Alaska étudier les grizzlis et les protéger (c'est du moins ce qu'il pense faire mais ce n'est pas toujours l'avis des écologistes).

    Timothy Treadwell a passé 13 années (les trois mois d'été) parmi les grizzlis, sans arme. On pourrait parler d'un militant de la cause animale (il a tourné une centaine d'heures de pellicule et plaidé cette cause en se produisant auprès des enfants surtout) mais ce serait réduire le personnage à quelque chose de classique alors que Timothy Treadwell est tout sauf classique.

    Grizzly Man est tout d'abord la peinture d'une forme d'écologie radicale, illuminée, détachée des exigences de la réalité. Son aventure ressemble à une fuite de la civilisation, une recherche d'un univers préservé des hommes. Et pourtant, en se mettant en scène à de très nombreuses reprises, c'est bien avec l'humanité que Timothy Treadwell veut communiquer.

    Un très étrange personnage avec un ego énorme

    Le grizzli a été tué par  l'équipe de secours dépêchée sur place peu de temps après cet accident : il avait été recensé sous le numéro 141 mais pour Timothy Treadwell il avait sûrement un nom et c'était un ami...

    Un film qui se laisse regarder mais qui tire un peu en longueur à mon avis.


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  • J'ai vu ce soir un film à la télévision qui m'a énormément touchée.

    le lien

    Il s'agit de l'histoire d'une adolescente en seconde dans un lycée de province que sa professeur de français (jouée par Marthe Keller) croit reconnaître comme étant sa petite fille, Sarah, enlevée à sa propre fille lors d'une rafle en 1944 et élevée par un milicien (joué par Jacques Spiesser) et sa femme, celle-ci ne pouvant avoir d'enfant.

    L'histoire est tragique car la grand-mère ne peut supporter de reconnaître en le père de Sylvie (c'est son nouveau prénom) le milicien qui a tué sa propre fille pour lui enlever son enfant. Après de longues hésitations, elle finit - poussée par les événements - (les parents de Sylvie se rendant compte du danger qu'elle représentait ayant préféré changer leur fille de collège pour la mettre dans un établissement catholique) par révéler la vérité à la jeune fille qui, dans un premier temps, la rejette.

    C'est un film d'une très grande sensibilité qui m'a vraiment beaucoup remuée. Marthe Keller et Jacques Spiesser sont tous les deux de grands acteurs : ils ont été récompensés, à juste titre, par des prix d'interprétation.

    Il s'appelle : le lien

    Eva (Marthe Keller) a-t-elle le droit de récupérer Sarah en bouleversant la vie de Sylvie ? Par ailleurs, peut-elle laisser sa petite-fille être élevée par les tortionnaires qui ont tué ses parents ?

    Bref, faut-il dire la vérité à tout prix ?

    Difficile de trancher...

    Dans le film, c'est la jeune fille qui le fera.


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