• J'avais déjà vu en avant-première au Centre-Wallonie-Bruxelles le premier long métrage de Guillaume Senez, "Keeper" (cliquer ICI pour lire mon post de l'époque) et j'avais adoré.

    Le metteur en scène, Guillaume Senez, est belge bien sûr.

    "Nos batailles" de Guillaume Senez en avant-première au CWB

    Ce deuxième film, "Nos batailles", ne me déçoit pas : le réalisateur aime ses acteurs et leur fait donner le meilleur d'eux-mêmes en faisant la part belle à l'improvisation, ce qui donne un film très touchant.

    Au début du film, un drame humain : l'un des employés de l'usine d'achats en ligne (type Amazon) se suicide après avoir appris qu'il allait être licencié à 53 ans. On est tout de suite dans l'ambiance de ce monde du travail extrêmement dur : avant toutes choses, c'est le rendement qui compte.

    Olivier (Romain Duris) est chef d'équipe dans l'usine. Il travaille tard pour défendre les acquis sociaux des employés de son équipe, au détriment de sa vie de famille et ne voit pas arriver le mal-être de sa femme Laura (Lucie Debay) qui assure seule le quotidien de la famille (ils ont deux enfants en bas âge).

    Un jour, celle-ci s'en va du foyer... et Olivier va tout faire (maladroitement au début puis avec de plus en plus de justesse) pour empêcher la dislocation de son foyer et préserver l'équilibre dont les enfants ont besoin.

    Le film sonne juste car il est fait de tout un tas de petits détails, de moments de vie, qui mis bout à bout le rendent profondément humain.

    Les rôles dits secondaires sont en fait des rôles forts, à part entière :

    Laetitia Dosch, en particulier, qui joue la soeur d'Olivier, Betty, venue l'épauler provisoirement dans les tâches domestiques. Elle essuie dans les larmes une réplique de son frère agacé parce qu'elle parle de repartir : "toi de toutes façons tu n'as pas de travail, pas de mari, pas d'enfants !", une réplique qui m'a bien fait rire tout comme l'ensemble de la salle.

    Les enfants - n'ayant encore jamais joué - ont été triés sur le volet et leur naturel est une vraie réussite.

    La mère d'Olivier est jouée par Dominique Valadié : "une mère n'abandonne jamais ses enfants" dit-elle a son fils pour le rassurer, se référant à sa propre vie.

    Et puis il y a la syndicaliste, Claire, avec laquelle il a une aventure d'un soir, jouée par Laure Calamy, excellente.

    Un excellent moment de cinéma

    Sortie sur les écrans le 3 octobre prochain

     

     

     
     
     
     
     
     
     
     
     

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  • L'Association Panoramic Bourgogne qui organise des projections en plein air a passé pour les habitants de Châtillon le 1er août dernier "L'histoire de Manon", un ballet de l'Opéra de Paris chorégraphié par Kenneth MacMillan sur une musique de Jules Massenet, et filmé par Cédric Klapisch. Le ballet est basé sur la nouvelle "Manon Lescaut" écrite en 1731 par l'Abbé Prévost.

    Comme d'habitude, la projection se passait dans le jardin de la Mairie, près du kiosque à musique où des chaises avaient été installées.

    C'étaient aussi les adieux d'Aurélie Dupont, danseuse étoile, à la scène de l'Opéra de Paris... Un moment qu'elle évoque dans le Grand Soir 3 à la télévision.

    C'est le beau Roberto Bolle, danseur étoile à la Scala de Milan qui lui donne la réplique dans le rôle du Chevalier Des Grieux. Stéphane Bullion est Lescaut et Benjamin Pech joue le rôle de Monsieur GM.

    L'histoire

    Le Chevalier Des Grieux, un tout jeune homme de 17 ans, tombe sous le charme de Manon, une jeune fille du même âge. Les deux tourtereaux décident de partir ensemble à Paris pour éviter le couvent à Manon dont les parents craignent le goût pour le luxe et les plaisirs.

    Les voici établis à Paris, heureux de leur amour partagé...

    Lescaut, le frère de Manon, la décide cependant à épouser Monsieur GM, un homme d'âge mur et fortuné, afin d'être à l'abri du besoin. Manon est littéralement partagée entre la richesse de Monsieur GM et son amour pour Des Grieux.

    Dans l'extrait qui suit, le Chevalier Des Grieux est furieux de voir que Manon a reçu un bracelet de Monsieur GM et il le lui arrache...

    Manon est maintenant mariée à Monsieur GM. Ils sont dans un lieu de plaisirs où Lescaut, aviné, rejoint Manon qui le repousse. Le Chevalier Des Grieux reste à l'écart...

    Peu de temps après, celui-ci est arrêté pour vol (il est pris la main dans le sac en train de tricher aux cartes) tandis que Manon subit le même sort en tant que prostituée. Dans la bagarre qui s’ensuit, Lescaut est tué par la police. Comme beaucoup de filles de mauvaise vie de l’époque, Manon est déportée à la Nouvelle Orléans. Son fidèle Des Grieux se fait passer pour son mari et parvient à la retrouver.

    Le geôlier a remarqué la grande beauté de Manon et lui offre la liberté contre son amour, mais Des Grieux le tue et fuit avec Manon dans les marais. Lors d’un grand pas de deux, ils se disent leur amour, loin de leurs désirs d’opulence, les forces de Manon commencent à l’abandonner, elle meurt dans les bras de son chevalier.  

    Ultime pas de deux...

     

    Une pluie d'étoiles scintillantes et 25 minutes d'applaudissements pour cette grande dame de la danse, qui quitte la scène de l'Opéra dans une petite robe toute simple et avec les cheveux coupés courts, très émue visiblement de quitter la Compagnie.

    "L'histoire de Manon" au cinéma en plein air à Châtillon-sur-Seine

    "L'histoire de Manon" au cinéma en plein air à Châtillon-sur-Seine

    A l'issue de la représentation, la ministre de la Culture Fleur Pellerin a remis à la danseuse les insignes de Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres «pour rendre hommage à son immense talent, à tout ce que lui doit le ballet de l'Opéra de Paris et, au-delà, la danse d'aujourd'hui». 

    Une agréable soirée d'été à Châtillon


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  • Et nous avons adoré !

    Ce film d'une cinéaste pakistano-norvégienne, Iram Haq, est tiré d'une expérience personnelle vécue il y a 25 ans. Peut-être est-ce pour cette raison qu'il sonne si juste...

    Iram Haq raconte :

    “À 14 ans, mes parents m’ont kidnappé et forcé à vivre un an et demi au Pakistan. J’ai attendu d’être prête, en tant que réalisatrice et en tant que personne, avant de partager cette histoire de manière sensée et intelligente ; c’est à dire sans que la fille apparaisse seulement comme la victime et ses parents comme les coupables. Je désirais que ce film représente l’amour impossible entre deux parents et leur enfant, sans dénouement heureux, car "l’écart entre les deux cultures demeure important".

    Nous avons vu "La mauvaise réputation"

     

    Nisha a 16 ans et c'est une adolescente heureuse, qui va au lycée avec ses camarades norvégiens et se font dans la masse. Mais à la maison, la tradition reprend le dessus... Impossible de fréquenter un garçon sans que celui-ci ne demande sa main à son père.

    Le père lui pourtant, entraîne parfois sa femme à danser alors qu'ils passent une soirée entre amis et... ça ne se fait pas, lui dit son épouse, la mère de Nisha, qui n'a vu son mari que le jour de son mariage.

    Un soir, son petit ami norvégien s'introduit par effraction dans la chambre de Nisha et les deux adolescents sont surpris en train de s'embrasser par le père de la jeune fille. Après avoir roué de coups le jeune homme, le père de Nisha prend une décision : il va laver la honte qu'il ressent (et pourtant il ne s'est rien passé de sérieux) en enlevant sa fille et en la conduisant dans sa famille restée au Pakistan.

    Là, la jeune fille sera surveillée de près par sa tante. Nisha vit très mal un nouveau mode de vie auquel elle n'était pas habituée mais peu à peu elle reprend le goût à la vie, en partie grâce à son cousin, Amir, qui s'éprend d'elle. Et c'est à nouveau la honte pour la famille...

    Iram Haq, la réalisatrice

    Nous avons vu "La mauvaise réputation"

    Quelques images du film

    Le père de Nisha c'est Mirza (joué par Adil Hussain) : un père aimant qui veut un bel avenir pour sa fille (il souhaite qu'elle fasse ses études de médecine). D'ailleurs s'il a quitté le Pakistan avec sa femme, c'est pour assurer à leurs enfants un avenir meilleur.

    Nous avons vu "La mauvaise réputation"

    La mère de Nisha, Najma, souhaite elle surtout marier sa fille, à l'image de ce qu'elle a vécu. Elle est jouée par Ekavali Khanna.

    Nous avons vu "La mauvaise réputation"

    C'est Maria Mozhdah qui joue le rôle de Nisha : elle est ici lycéenne en Norvège.

    Nous avons vu "La mauvaise réputation" 

    Dans un marché au Pakistan avec sa tante (Sheeba Chaddha)

    Nous avons vu "La mauvaise réputation" 

    Avec son cousin, Amir (Rohit Saraf) 

    Nous avons vu "La mauvaise réputation"

    Nous avons vu "La mauvaise réputation" 

    Ni les services sociaux, ni les amis de lycée de Nisha ne pourront aider la jeune fille. La réalisatrice, lors d'une interview dira : "La culture pakistanaise n'est pas la culture de la parole". 

    La bande-annonce qui donne envie, à juste titre, d'aller voir le film.

    Je recommande fortement.


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  • Hier je suis allée en compagnie de mon amie Michèle voir un film en avant-première au Centre Wallonie-Bruxelles près de Beaubourg. J'y suis invitée régulièrement et les spectacles sont toujours très intéressants et, ce qui ne gâte rien..., suivis d'un pot : une bonne bière ou un petit verre de vin !

    Les réalisateurs du film étaient présents : Jérémie et Yannick Renier. Les acteurs, si je ne me trompe, n'étaient pas dans la salle, occupés sur un tournage peut-être...

    "Carnivores" des frères Renier au CWB en avant-première...

    Carnivores, au pluriel, c'est le titre du film qui va sortir en salle le 28 mars prochain.

    L’histoire, c’est celle de Mona, interprétée par Leïla Bekhti, une jeune femme qui rêve de devenir comédienne. Alors qu’elle sort du Conservatoire, elle met tout en œuvre pour se faire une place dans le milieu du cinéma, mais c’est finalement sa petite sœur Sam, jouée par Zita Hanrot, qui devient une actrice de renom. Fatiguée et fragilisée par un tournage, Sam néglige peu à peu son travail, son mari et son fils. Elle finit par engager Mona comme assistante. Rapidement, cette dernière comprend que tout ce que sa sœur délaisse, elle veut s’en emparer. Un rapport très destructeur s’installe alors entre les deux jeunes femmes... Une relation dévastatrice portée à l’écran par Leïla Bekhti et Zita Hanrot, toutes les deux césarisées, dans une bande-annonce angoissante, intense et intrigante à la fois. Les deux jeunes femmes seront accompagnées à l’écran de l’actrice israélienne Hiam Abbass, qui incarnera leur mère.

    La mère entourée de ses deux filles

    (Hiam Abbass au centre, Leïla Bekhti à gauche et Zita Hanrot à droite)

    "Carnivores" des frères Renier au CWB en avant-première...

    La fin du film se passe en Andalousie où Sam s'est évaporée à l'issue du tournage de son film.

    "Carnivores" des frères Renier au CWB en avant-première...

    Mais pourquoi un "S" à Carnivores... ?

    La question m'a titillée à l'issue de la projection...

    Les critiques n'étant pas encore parues : c'est là un avis tout personnel que je vous soumets.

    Si le titre fait référence au rapport destructeur que les deux sœurs entretiennent entre elles, on ne peut pas rester indifférent à l'attitude du metteur en scène (magistralement joué par Johan Heldenberg) qui, pour obtenir le meilleur de son actrice, n'hésite pas à la mettre en grand danger en la harcelant sans pitié à coup de "reprends, reprends !).

    Ici, celui-ci supervise la coiffure de l'actrice dans sa loge tout en la pressant de mieux apprendre son texte, tandis que Mona, la soeur, assiste à la scène.

    "Carnivores" des frères Renier au CWB en avant-première...

    Le quotidien des acteurs peut parfois être très violent...

    La bande-annonce

    Quel plaisir de revoir Laïla Bekhti, découverte dans "Un prophète" de Jacques Audiard en compagnie de Tahar Rahim ! Je viens d'apprendre par le net qu'ils se sont rencontrés sur le tournage de ce film et qu'ils ont maintenant un petit garçon : un peu de people...

    Quant à Zita Hanrot, je ne la connaissais pas : elle a pourtant (tout comme Leïla Bekhti) reçu un César (celui du meilleur espoir féminin en 2016) pour son rôle dans "Fatima" de Philippe Faucon : un film qui mérite d'être vu d'après ce que j'en ai lu...

    Portrait de Zita Hanrot

    Merci le Centre Wallonie-Bruxelles !


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  • Un film qui ne commence pas dans la dentelle, c'est le moins qu'on puisse dire (un peu façon "Les Tuche"), mais qui réserve quelques bons moments de rires et pas mal d'émotion (vous savez que je suis un coeur d'artichaut...). La scène dans la salle de bains est excellente, à la Jacques Taty : ce n'est pas nouveau mais ça fait bien rire.

    L'hommage à Johnny Halliday par Pierre Richard : une performance de l'acteur - qui, à 84 ans chante "Allumez le feu" en ch'ti - à saluer

    Un bon moment de détente sans plus


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