• Cet après-midi je suis allée au cinéma voir un film de... 3h05 : So long, my son !

    L'action se passe dans la Chine des années 1980, à l'époque de la politique de l'enfant unique. Et c'est bien là le drame pour cette famille que l'on suit sur une quarantaine d'années. Ils perdent en effet leur seul enfant, Xingxing, né le même jour que Haohao, le fils de leurs meilleurs amis. Les deux garçons s'entendent très bien, même si l'un est plus hardi que l'autre : un jour Hao hao pousse malheureusement son ami Xingxing à la baignade alors que celui-ci ne sait pas nager, et c'est l'accident.

    Même si Liyun et Yaojun ont adopté un autre enfant, celui-ci quitte la maison familiale assez rapidement, suite à un différent familial et quand Liyun apprend qu'elle est à nouveau enceinte, c'est à nouveau le drame : l'entreprise dans laquelle elle travaille avec son mari l'oblige à avorter (et c'est justement son amie qui est chargée de s'en occuper) et peu de temps après Yaojun, son mari, est licencié dans le cadre de restrictions de personnel...

    Le dénouement est heureux heureusement. Yaojun, qui avait "fauté" l'espace d'une nuit avec son apprentie, apprend qu'il est devenu père et... le fils prodigue du couple donne enfin de ses nouvelles.

    Le film est long certes mais l'image est très belle et les acteurs excellents : ils ont chacun (Yong Mei dans le rôle de Liyun et WangJing-Chun dans celui de son mari) remporté l'Ours d'Argent des meilleurs acteurs au Festival de Berlin. Par ailleurs, le film dépeint la vie quotidienne des ouvriers chinois à cette époque et c'est toujours intéressant.

    La bande-annonce

    Un très bon moment de cinéma


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  •  Ce samedi, nous sommes allés au cinéma - au Sélect à Châtillon - avec Louis voir un film  dont j'avais lu une très bonne critique : Tito et les oiseaux de Gustavo Steinberg.

    Le scénariste a imaginé une société en proie à la peur, au point que celle-ci change les plus pusillanimes en blocs de pierre. Cette terreur est entretenue par les scientifiques, les autorités, au profit de spéculateurs qui veulent diviser la population entre ceux qui ont les moyens de se réfugier dans de luxueux complexes sécurisés et le reste de l’humanité à qui ne reste que le choix entre la soumission et la pétrification.

    Il semble que le scénariste ait pris pour "modèle" le Brésil du nouveau Président Bolsonaro, élu le 1er janvier 2019 à la tête du pays, mais on pense évidemment aussi aux partis d'extrême-droite dont le fonds de commerce repose principalement sur la peur...

    Résumé

    Tito a 10 ans et vit seul avec sa mère. Lorsqu’une étrange épidémie commence à se propager dans la ville, transformant les gens en pierres chaque fois qu’ils ont peur, Tito comprend que le remède pourrait être lié aux recherches que son père, aujourd'hui introuvable, avait faites avec des oiseaux. Accompagné par ses amis, il se donne alors pour mission de sauver le monde.

    Ce qui frappe, par-dessus tout, c’est l’esthétique générale du film.

    Les images sont presque entièrement faites à la peinture à l’huile, avec quelques animations numériques : ceci donne aux décors une texture et un relief très expressionnistes, dignes de Metropolis ou du Cabinet du Docteur Caligari, et renforce la dimension fantastique du film, parfois gothique, notamment par les formes fantomatiques des oiseaux, qui semblent effrayants, mais sont la clé de l’intrigue.

    Une aventure simple à suivre, cinématographiquement innovante et pleine d’humanité.

     La bande-annonce

    Le film était plutôt destiné aux enfants à partir de 8 ans mais Louis possèdant un vocabulaire riche j'ai pensé à juste titre qu'il serait capable de l'apprécier.


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  • C'est la troisième séance de cinéma en plein air à laquelle nous nous rendons cet été. La semaine dernière nous avions vu Retour vers le futur 2 en compagnie de Ghislain et des enfants, c'était sympa. Au programme de cette soirée un beau film de 1962 (je sais... il ne date pas d'hier !) avec deux acteurs - Gabin et Belmondo - qui crèvent l'écran : un singe en hiver d'Henri Verneuil.

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    En juin 1944, Albert Quentin (Jean Gabin), ancien fusilier marin en Chine, tient, avec sa femme Suzanne (Suzanne Flon) rencontrée à La Bourboule, l'hôtel Stella dans le village de Tigreville, sur la côte normande aux environs de Deauville.

    Il se laisse souvent aller à trop boire, ce qui le porte à la nostalgie de sa jeunesse militaire vécue sur le Yang-Tsé-Kiang. Lors d'un bombardement en juin 1944, il promet à Suzanne de ne plus boire si l'hôtel échappe à la destruction : promesse tenue.

    Un soir, quinze ans plus tard, débarque Gabriel Fouquet (Jean-Paul Belmondo), homme jeune et remuant, publicitaire de son état. Fouquet boit pour effacer l'échec de sa vie sentimentale avec Claire qui vit à Madrid, « voyager » en Espagne grâce à l'alcool, et rêver de tauromachie. Il vient voir sa fille Marie pensionnaire à Tigreville, dans une pension dont Mme Victoria, la directrice qui, pourtant française, ne parle qu'anglais.

    Les deux hommes, qui n'ont pas « le vin petit ni la cuite mesquine », vont connaître deux jours d'évasion grâce à l'ivresse, l'un en Espagne et l'autre en Chine. Ce sera l'occasion d'un duo a capella sur la fameuse chanson Nuits de Chine. L'apothéose de cette soûlographie est atteinte avec un feu d'artifice « dantesque » sur la plage.

    Le lendemain, la vie sépare les deux amis en gare de Lisieux : Gabriel part avec sa fille, qu'il a sortie de sa pension, alors qu'Albert se dirige vers l'hiver de sa vie.

    La bande-annonce

    Un bon moment de cinéma


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  • Pour cette première séance de cinéma en plein air, la municipalité de Châtillon-sur-Seine a fait le choix comme les années précédentes de s'adresser à l'association "Panoramic" qui sillonne villes et villages de Bourgogne pour offrir à ses habitants une séance de cinéma gratuite.

    OSS 117 de Michel Hazanavicius au cinéma en plein air de Châtillon

    Ce mercredi 17 juillet, au programme le film de Michel Hazanavicius : OSS 117 "Le Caire, nid d'espions" que nous ne connaissions pas.

    OSS 117 de Michel Hazanavicius au cinéma en plein air de Châtillon

    J'ai bien aimé cette critique d'un internaute d'Allociné : elle correspond juste à ce que j'ai ressenti en regardant cette "comédie de détrounement" (c'est ainsi que le metteur en scène qualifie son film).

    Il y a des films on peut les revoir sans se lasser et OSS 117 : le Caire nid d'espions en fait partie. La réalisation a de la tronche faut le dire, Hazanavicius a vraiment poussé le délire loin : c'est kitch, le jeu des acteurs est excessif, les clichés du cinéma d'espionnage sont tournés en dérision et il y a une ambiance très volontairement ringarde et vieille série B que j'aime beaucoup. Les scènes et répliques géniales s'enchaînent, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais, et Jean Dujardin est juste parfait dans le rôle de cet agent secret beauf, raciste, patriotique, machiste et idiot. C'est drôle, tout le monde en prend pour son grade, c'est vraiment très efficace... J'aime regarder ce film !

     

    On peut seulement regretter que de la centaine de chaises installés dans le jardin de la Mairie, seules une trentaine aient été occupées...


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  • J'ai vu un film cette semaine qui m'a beaucoup plu : Tel Aviv on fire de Sameh Moabi, un réalisateur palestinien de nationalité israélienne : il s'agit d'une comédie avec pour toile de fond le conflit israélo-palestinien - un soap opera comme on pourrait dire - qui fait penser, si on voulait le transposer en France aux "Feux de l'amour" dont bon nombre de français se délectent depuis des années (même si dans ce cas précis le côté politique est absent)...

    Sauf que c'est vraiment plus drôle !

    Salam, 30 ans, vit à Jérusalem. Il est Palestinien et stagiaire sur le tournage de la série arabe à succès Tel Aviv on Fire dont le public est friand. Tous les matins, il traverse le même check-point pour aller travailler à Ramallah. Un jour, Salam se fait arrêter par un officier israélien Assi, fan de la série, et pour s’en sortir, il prétend en être le scénariste. Pris à son propre piège, Salam va se voir imposer par Assi (dont la femme et la soeur sont absolument accros à la série) un nouveau scénario. Evidemment, rien ne se passera comme prévu...

    La bande-annonce

    Un bon moment au frais par cette chaleur estivale


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