• Je suis allée à l'UGC Gobelins cet après-midi pour utiliser la dernière place de ma carte et j'ai choisi d'aller voir un film d'un cinéaste que je connais peu même s'il a été immensément récompensé par la critique depuis de longues années.

    Tre piani, de Nanni Moretti, c'est l'histoire d'un immeuble romain où habitent trois familles italiennes à priori sans histoire. Sauf qu'un soir, le fils d'un couple percute alors qu'il est ivre une femme dans la rue avant d'encastrer la voiture dans le rez-de-chaussée de l'immeuble en question. Evidemment, tout le monde sort pour voir l'accident et c'est ainsi qu'on fait connaissance des deux autres familles.

    Trois familles, trois destins que le spectateur va suivre pendant les deux heures que dure ce film, deux heures qui passent comme une lettre à la poste tant les personnages sont attachants.

    J'ai énormément aimé le rôle de Monica joué par la lumineuse Alba Rohrwacher, cette femme qui, ayant accouché seule et élevant seule sa petite fille (son mari est pris par ses obligations professionnelles), finit par développer une vraie névrose.

    Ah..., le cinéma italien tout de même, c'est quelque chose !

    La bande annonce

    J'ai adoré !


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  • Nous sommes allés tous les deux au cinéma voir "Illusions perdues" de Xavier Giannoli. Onze novembre oblige, la salle était pleine à craquer : nous n'étions pas les seuls à vouloir voir ce film encensé par la critique à juste titre.

    J'y ai découvert un très jeune acteur, Benjamin Voisin : celui-ci tient avec brio le rôle de Lucien de Rubempré, ce petit provincial épris de littérature qui va monter à Paris, chaperonné par la baronne de Bergeton (Cécile de France), pour tenter d'y percer. Un Paris des années 1820 qui permet au réalisateur de nous faire rêver grâce à une reconstitution très fidèle des rues de la capitale : on y voit moult calèches tirées par des chevaux véhiculant toute la haute société habillée de costumes tous plus extraordinaires les uns que les autres (je pense surtout aux couvre-chefs des dames). Tout se beau monde va au théâtre, un lieu que Lucien va découvrir avec toute la naïveté due à sa jeunesse et à son inexpérience de la capitale, un théâtre où la clique est favorable à celui qui a été le plus généreux : il en fera plus tard la triste expérience. 

    Pour percer à Paris, il faut d'abord se faire un nom et pour se faire un nom il n'y a pas trente-six façons : le Paris de l'époque est pourri par les "fake-news" qui font vendre, que des journalistes (ceux des "petits journaux", hostiles au régime de Louis XVIII) tous plus véreux les uns que les autres colportent grâce à leur plume, des journaux en partie subventionnés par la publicité (une nouveauté pour l'époque).

    Lucien qui s'était tout d'abord vu rejeter par une société aristocratique très fermée va ainsi parvenir à y entrer, pour un temps. Ce sera pour lui une revanche mais celle-ci sera de courte durée...

    Le film met aussi en scène Salomé Dewaels, une jeune actrice belge au talent prometteur qui tient le rôle de Coralie, cette petite actrice et courtisane dont Lucien va tomber amoureux. Des noms plus que reconnus aussi tels que Vincent LacosteXavier Nolan et même Gérard Depardieu.

     Pour lire la critique de "Sens critique", cliquez ICI.

    Nous n'avions ni l'un ni l'autre, je l'avoue, lu le roman de Balzac.

    Un agréable rattrapage !


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  • Je suis allée au cinéma ce samedi et je n'ai pas regretté mon choix : Stillwater. un film de Tom McCarthy avec Matt Damon et Camille Cotin dans les deux rôles principaux mais aussi l'excellente Abigail Breslin.

    On peut dire, je crois, que c'est une comédie dramatique sur fond de polar et la rencontre de deux individus issus d'une culture différente.

    Un foreur de pétrole débarque à Marseille du fin fond de l’Oklahoma, pour soutenir sa fille qu’il connaît à peine mais qui purge une peine de prison, accusée d’un crime qu’elle nie avoir commis. Confronté au barrage de la langue, aux différences culturelles et à un système juridique complexe, Bill met un point d’honneur à innocenter sa fille. Au cours de ce cheminement intime, il va se lier d’amitié avec une jeune femme du coin et sa petite fille tout en développant une conscience élargie de son appartenance au monde.

    Pour regardez ce face-à-face de Télérama, cliquez ICI.

    Pour voir la bande-annonce...

    Une bonne après-midi


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  • Ce jeudi 9 septembre, le président Emmanuel Macron a rendu hommage aux Invalides à Jean-Paul Belmondo. La carrière de l'acteur avait été marqué par le film "Le Professionnel" et sa bande originale, composée par Ennio Morricone.

    Je viens de visionner cette vidéo Youtube qui m'a beaucoup émue.

    Salut l'artiste ! On ne t'oubliera pas...


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  • Je viens, sur les conseils de Sandrine, la fille de Bernard, de me faire en quelques jours les trois saisons de la série "Mum" qui passe en replay sur Arte.tv.

    Voici la critique qu'en a fait Télérama et à laquelle j'adhère complètement.

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    C’est un petit miracle, un bijou d’écriture, un sommet de bienveillance dépourvu de mièvrerie. Dans “Mum”, Stefan Golaszewski réussit cet équilibre entre rires et larmes, en traquant dans leur quotidien, avec un farouche souci de vérité, les émotions de ses personnages, une veuve lumineuse et son entourage un peu paumé. À voir absolument sur Arte.tv.

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    Tout commence par un enterrement. Dans le premier épisode de cette série créée par Stefan Golaszewski, l’auteur de la très réussie Him and Her (toujours inédite en France), Cathy (Lesley Manville, éblouissante) se prépare en effet à dire adieu à son mari Dave, à l’orée de la soixantaine. Après plusieurs décennies d’un mariage apparemment heureux, elle se retrouve seule. Enfin, pas tout à fait. Ce jour funeste est l’occasion de voir défiler tout le petit monde qui va graviter autour d’elle le temps de trois saisons. Il y a son fils Jason, grand dadais en apparence inoffensif en partance pour l’Australie, flanqué de sa petite amie Kelly, bécasse attendrissante ; son frère Derek, loser invétéré tyrannisé par Pauline, sa dernière conquête ultra snob obligée d’adopter un train de vie plus modeste depuis que son riche mari l’a quittée ; sans oublier ses beaux-parents acariâtres hilarants, Maureen et Reg. Et enfin Michael (Peter Mullan, en mode tendre nounours), l’ami d’enfance du couple qui va voir ses sentiments pour Cathy se réveiller après une parenthèse de près de quarante ans…

    Leslie Manville et Peter Mullan

    La série "Mum" sur Arte.tv en replay : une pépite !

    L'excellente Lisa McGrillis dans le rôle de Kelly

    La série "Mum" sur Arte.tv en replay : une pépite !

    Regarder le premier épisode (après 30 secondes de pub...) : il dure 26 minutes.

    Je qualifierais cette série de comédie "douce-amère" et si c'est ça l'humour anglais, alors j'adore !


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