• J'ai vu un film cette semaine qui m'a beaucoup plu : Tel Aviv on fire de Sameh Moabi, un réalisateur palestinien de nationalité israélienne : il s'agit d'une comédie avec pour toile de fond le conflit israélo-palestinien - un soap opera comme on pourrait dire - qui fait penser, si on voulait le transposer en France aux "Feux de l'amour" dont bon nombre de français se délectent depuis des années (même si dans ce cas précis le côté politique est absent)...

    Sauf que c'est vraiment plus drôle !

    Salam, 30 ans, vit à Jérusalem. Il est Palestinien et stagiaire sur le tournage de la série arabe à succès Tel Aviv on Fire dont le public est friand. Tous les matins, il traverse le même check-point pour aller travailler à Ramallah. Un jour, Salam se fait arrêter par un officier israélien Assi, fan de la série, et pour s’en sortir, il prétend en être le scénariste. Pris à son propre piège, Salam va se voir imposer par Assi (dont la femme et la soeur sont absolument accros à la série) un nouveau scénario. Evidemment, rien ne se passera comme prévu...

    La bande-annonce

    Un bon moment au frais par cette chaleur estivale


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  • Malgré un temps tout à fait printanier, je suis allée m'enfermer au cinéma hier après-midi. Vingt minutes de marche à pied et j'étais à "L'Epée de bois", le cinéma de la rue Mouffetard où la place senior est à 6,90 euros et, croyez-moi, à Paris ça reste un exploit !

    J'avais fait sur Google "Que voir au cinéma" et je suis tombée sur ce film - Le vent de la liberté - sorti en avril dernier en France, d'un réalisateur allemand, Michael Herbig qui est - dixit Wikipédia - pas moins que acteur, humoriste, entrepreneur, écrivain, réalisateur et producteur. Son pseudonyme "Bully" lui vient de sa jeunesse.

    Le réalisateur est né en 1968 à Munich, en Allemagne de l'ouest : il avait donc 21 ans à la chute du mur de Berlin construit en 1961 et a donc sûrement été très marqué par l'histoire de son pays de l'après guerre.

    Il en tire un thriller qui m'a tenue en haleine pendant toute sa durée. Cette époque tristement célèbre donne lieu

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    Les familles Strelzyk et Wetzel vivent depuis la fin de la guerre en RDA et veulent quitter le pays où la Stasi toute puissante (la police politique sous influence russe) fait régner la terreur auprès des opposants.

    Au cours de l'été 1979, après deux ans d'un dur labeur pour préparer le matériel, Peter, sa femme Doris et leurs deux enfants tentent de s'enfuir avec leurs deux fils dans une montgolfière. Une nuit, les conditions météorologiques sont réunies : il y a un vent du nord. Ils décident donc de tenter l'aventure malgré les dangers encourus mais le ballon s'écrase juste avant de passer la frontière avec l'Allemagne de l'ouest...

    Les deux familles travaillent alors fiévreusement sur la fabrication d'un nouveau ballon car, entre-temps, la Stasi a commencé l’enquête et le nœud coulant se resserre de plus en plus : commence alors une course sans merci contre la montre...

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    La bande-annonce


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  • Hier, je suis allée avec ma soeur Arlette à une séance de cinéma du "Club des Cinéphiles de La Poste et d'Orange" au Studio Raspail : au programme ce soir là, Mogambo.

    Mogambo au Studio Raspail

    Grâce au débat qui a suivi la projection, nous avons appris que le tournage de ce film de John Ford sorti en 1953 et qui se passe en Afrique (Tanganyica, en Afrique-Equatoriale française, en Ouganda et au Kenya) avait été très difficile (conditions climatiques propices à la dysenterie, luttes entre tribus..., retour en Angleterre de Ava Gardner pour avorter...).

    Il s'agit d'un drame amoureux dont l'action se déroule dans la jungle du Kenya.

    Les acteurs sont mythiques : Clark Gable est en effet entouré de deux actrices sublimes, Ava Gardner, la brune, et Grace Kelly, la blonde. Toutes deux vont succomber au charme irrésistible de ce chasseur d'animaux d'Afrique (destinés à alimenter les zoos du monde occidental) et organisateur de safaris.

    Ava Gardner est venue de son côté pour rencontrer un Maharadjah (venu en Afrique pour chasser mais qui lui fait faux bond...) et Grace Kelly est l'épouse d'un anthropologue venu étudier les gorilles.

    Au début des années 1950, les producteurs pensent que l'Afrique possède un fort potentiel cinématographique et donc commercial, offrant l'occasion d'intégrer à l'histoire principale des plans documentaires animaliers et des paysages grandioses. Et c'est le cas ici puisque les séquences de combats de gorilles ont été tournées pour réaliser un documentaire animalier et inclues dans son film par John Ford.

    Une grande originalité dans ce film : il n'y a aucune musique, on entend seulement le rythme des tambours, les cris des guerriers des tribus et ceux des animaux.

    Ava Gardner a remporté avec ce film l'Oscar de la meilleure actrice et Grace Kelly celui de la meilleure actrice dans un second rôle

    La bande-annonce n'existe qu'en VO...



    Sympa cette séance de ciné-club !

    En plus, le prix - 6 euros - est très alléchant pour du cinéma à Paris...


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  • Je suis allée au cinéma cet après-midi dans le cadre du Printemps du cinéma. Mon cinéma préféré, l'ex Gaumont-Gobelins devenu Les Fauvettes est très confortable et proche de chez nous.

    Mon choix s'est porté sur "Mon Bébé", un film où Sandrine Kiberlain, l'une de mes actrices préférées, excelle aux côtés d'une jeune actrice que je découvre avec plaisir, Thaïs Alessandrin. Cette dernière a aussi participé à l'écriture du scénario aux côtés de Lisa Azuelos, la réalisatrice, qui est aussi sa mère.

    Pour la petite histoire, je viens de lire que Lisa Azuelos n'est autre que la fille de Marie Laforêt et j'ai bien reconnu dans le rôle du fils, un descendant de Jean-Paul Belmondo, Victor Belmondo, qui n'est autre que son petit-fils : y'a pas photo !

    C'est donc délibérément un film de femmes et il m'a énormément plu.

    Même si je n'ai pas du tout le vécu de Lisa Azuelos qui a inspiré son film, je comprends parfaitement la difficulté que peut représenter pour une mère l'envol du dernier de ses enfants.

    Plutôt que de galérer à essayer de faire ma propre critique au risque qu'elle soit mauvaise..., voici celle de Télérama à laquelle j'adhère parfaitement.

    Si vous aimez voir jouer Sandrine Kiberlain, allez-y les yeux fermés, vous ne serez pas déçus.

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    La critique par Guillemette Odicino

    Sandrine Kiberlain incarne une mère bobo déboussolée par le départ imminent du dernier poussin de sa couvée. Avec un bel allant comique.

    Héloïse est la mère divorcée, moderne et complice, de trois enfants, dont Jade, 18 ans, qui s’apprête, à son tour, à quitter le nid pour faire ses études au Canada. La petite dernière. Comment coupe-t-on le cordon avec son « bébé » ? Dix ans après LOL avec Sophie Marceau, Lisa Azuelos revient sur la relation mère-fille avec le même allant et, toujours, cette réjouissante exactitude sur l’évolution des rapports parents-enfants dans la bourgeoisie bohème, décontraction verbale comprise : « Vous voulez de l’aide pour la fumette ? », balance Héloïse devant les copines de sa fille, avant de s’inquiéter qu’elles partent à une soirée techno. La connivence est montrée dès la séquence d’ouverture, matinale et hilarante : la lycéenne est en retard pour le bac blanc, mais on jurerait que sa mère le passe aussi. S’ensuit un contrôle policier pour excès de vitesse, où Héloïse trouve une solution exclusivement féminine pour se dérober à l’amende, puis une convocation chez la principale où elle ment bien mieux qu’une adolescente…

    Comment garder un peu son enfant (interprétée par Thaïs Alessandrin, la propre fille de la réalisatrice) qui va s’envoler ? En la filmant ! Héloïse ne quitte plus son smartphone, engrangeant des images de vie quotidienne, pendant que d’autres surgissent en flash-back, du temps où Jade, son frère et sa sœur étaient encore petits et, donc, Héloïse encore jeune. Car Mon bébé dessine aussi le portrait d’une femme à un tournant de sa vie, guettée par la solitude, sommée de se réinventer sentimentalement. Avec, en creux, une autre angoisse de cet âge charnière où l’on devient, simultanément, le parent, inquiet, de nos parents — Patrick Chesnais, délicieux, en grand-père encore vert. Le scénario se résume à peu, mais les situations et les dialogues percutent, sans relâche, à la table du petit déjeuner ou au petit matin, après une soirée d’anniversaire. Et il y a Sandrine Kiberlain. Son incroyable sens du rythme comique. Exaltée, déboussolée, ou soliloquant sur l’ingratitude de sa progéniture, elle est drôle comme jamais.

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    Si vous aimez voir jouer Sandrine Kiberlain, allez-y les yeux fermés (enfin presque !), vous ne serez pas déçus : elle a une pêche pas possible et toujours beaucoup d'humour.


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  •  Comme dans la pièce de Maxime Gorki dont la cinéaste s'inspire librement, le film de Valeria Bruni-Tedeschi est structuré en actes : trois plus exactement, suivis d'un épilogue.

    Le premier acte commence à Paris, dans un café où Anna est attablée en compagnie de son producteur et de son mari. Elle a rendez-vous avec l'équipe qui finance son prochain film (le CNC) et s'entretient parallèlement avec son mari (Riccardo Scamarcio) venu lui signifier qu'il la quittait. Autant dire que le rendez-vous professionnel s'avère compliqué...

    La suite du film se passe dans une grande et belle propriété de la Côte d'Azur (qui n'est pas sans rappeler celle de Marisa Borini, la mère de Valeria et de Carla, au Cap Nègre où la famille se réunit chaque été).

     Anna (c'est le personnage que joue la cinéaste) y arrive avec sa fille adoptive (la même que dans la vraie vie) pour quelques jours de vacances au soleil.

    L'action se situe souvent autour de la table familiale dressée sur la terrasse, près de la piscine.

    J'ai vu "Les estivants" de Valeria Bruni-Tedeschi et j'ai adoré !

    C'est là que se rencontrent deux mondes diamétralement opposés, celui du personnel de maison auquel Valeria Bruni s'intéresse tout autant qu'au reste des personnages (avec, entre autres, une Yolande Moreau plus vraie que nature), et celui des vacanciers, faisant partir le film un peu dans tous les sens, sur fond de lutte des classes.

    L'ombre du frère plane en permanence : Valeria Bruni-Tedeschi et Carla Bruni ont perdu leur frère, Valerio (décédé du sida en 2006). Il y a un côté onirique dans ce film où la cinéaste fait même parler les morts... Le film lui est d'ailleurs dédié.

    Il parle en effet beaucoup de la mort, de la solitude mais aussi de l'amour si salvateur quand il est partagé. Vous l'aurez compris : c'est en quelque sorte un film autobiographique, même s'il s'agit d'une fiction (Anna le dit à plusieurs reprises dans le film) qu'a réalisé Valeria Bruni-Tedeschi.

    Certains critiques disent que ce film serait une thérapie : je le crois aussi.

    Un film fort, qui met parfois mal à l'aise, entre rires et larmes

    Il divise... mais moi j'ai adoré !


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