• J'ai énormément aimé ce film qui a, je l'ai appris depuis, été récompensé par un César en 2018. Il relate la laborieuse récupération de ce garçon de vingt ans devenu tétraplégique (incomplet) suite à un plongeon dans une piscine trop peu remplie et qui, grâce à sa ténacité, a su franchir toutes les étapes vers, non pas une guérison totale, mais une réadaptation à la vie.

    Je connaissais Grand Corps Malade (de son vrai nom Fabien Marsaud) pour ses très belles pages de poésie parlée (c'est un slameur que j'apprécie beaucoup) mais je ne savais pas qu'il était aussi réalisateur. 

    Voici la bande-annonce de son film.

    Je ne résiste pas, cerise sur le gâteau, à vous faire écouter cette très belle chanson qui met à l'honneur les femmes : elle s'intitule "Mesdames".

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    Trop top, le mec...

    Si j'étais plus jeune, je crois bien que j'en serais tombée amoureuse !


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  •  J'ai vu hier soir une vraie pépite sur Arte : il s'agissait de commémorer les 150 ans de la Commune de Paris.

    "Les damnés de la Commune" est un film d’animation réalisé par Raphaël Meyssan : sa grande  originalité est qu'il est construit à partir des gravures de l’époque et de la bande dessinée de son auteur.

    Les damnés de la Commune sur Arte

    C'est à travers le regard de Victorine, une jeune femme du peuple à laquelle Yolande Moreau prête sa voix, que l'histoire de cette période troublée nous est contée.

    En 1870, les prussiens comme on les appelle à l'époque, envahissent le nord de la France et Paris. Très vite, la population - qui meurt de faim - s'insurge contre le gouvernement qui veut pactiser avec l'ennemi : on les appelle les Fédérés ou bien les Communards.

    La Commune, c'est plus de 70 jours de combats dans Paris contre les Versaillais, soldats d’une armée de métier aux ordres du pouvoir, alors dirigé par Adolphe Thiers.

    Dans notre quartier de la Butte aux Cailles se trouve une place appelée "Place de la Commune". Elle fut le siège de violents combats entre les Communards et les Versaillais (bataille de la Butte aux Cailles - 24 et 25 mai 1871).

    Chaque année l'association des Amies et des Amis de la Commune de Paris commémore sur la Butte-aux-Cailles les évènements ayant eu lieu pendant ces deux jours-là.

    Les damnés de la Commune sur Arte

    On y entend régulièrement "Le temps des cerises", chanté ici par Yves Montand.

    Ce film m'a passionnée !

    Il est à revoir sur Arte.tv ou ICI.


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  • Du lundi au vendredi dans Culture médias, Eva Roque livre ses conseils TV pour la soirée.

    Aujourd’hui, deux séries à découvrir pour se plonger dans le fracas du monde : "En thérapie" sur la plateforme Arte.tv et "Life in a day" disponible gratuitement sur YouTube.

    Le fracas du monde.

    C’est un dialogue entre Carole Bouquet et Frédéric Pierrot dans un des épisodes de la série “En thérapie”, diffusé ce soir sur Arte, qui m’a guidée vers ce thème. Discussion entre les deux acteurs incarnant deux psys, deux êtres qui s’interrogent sur leur responsabilité auprès de leurs patients et de l’état du monde quelques jours après les attentats du 13 novembre 2015. Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de cette série qui résonne étrangement avec l’état de notre société aujourd’hui.

    Quant à moi, j'ai déjà découvert les cinq premiers épisodes de l'excellente série "En thérapie" et, si je n'avais pas répétition de chorale ce soir là, je sais que c'est à ça que je passerais la soirée des jeudis : heureusement, je connais la touche Replay parfaitement !

    Je trouve la série juste, moi qui ai connu le divan pendant de longues années..., mis à part le fait que si chacun des cinq patients résout son problème en 7 séances de 29 minutes (la durée de chacun des 35 épisodes), ils ont bien de la chance !

    En thérapie

    Je poste ici l'un des épisodes qui m'a le plus marqué à ce jour par son jeu d'acteur : celui joué, face à Frédéric Pierrot qui fait un excellent thérapeute, par Reda Kateb dans le rôle d'un flic de la BRI intervenu sur les lieux du massacre et qui craint de ne plus être au top dans l'exercice de son métier : du moins, est-ce pour cette raison qu'il vient consulter. Je ne sais pas encore ce qui se cache en réalité derrière cette demande d'aide puisque je n'ai pas encore vu tous les épisodes...

    J'adore !

    Ce fracas du monde trouve un écho dans un film hors norme à voir absolument sur Youtube et intitulé "Life in a day".

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    Ce film est avant tout un concept.

    Depuis 10 ans, sous l’impulsion de Ridley Scott, des internautes du monde entier se filment le même jour, le 25 juillet en l’occurrence. Une scène de leur quotidien, quelques secondes de leur vie, de ce qu’ils aiment, de ce qui leur fait peur.

    Le documentaire version 2020 avait une saveur particulière évidemment avec cette pandémie mondiale, mais il débute avec des soleils levants sur les cinq continents et ces cris de bébés nés un 25 juillet en pleine nature, dans un hôpital, à domicile. Les séquences s’enchaînent. On est pris dans un tourbillon d’événements. Des moments de vie quotidienne comme les repas, des scènes d’émotion forte à l’annonce d’un décès, des instants plus cocasses comme cette mère de famille entrant dans la chambre de sa fille. Elle soulève la couette et découvre son ado endormie le portable à la main.

    La qualité du film réside évidemment dans le montage de toutes ces séquences. Avec cette impression que le monde s’arrête pour nous offrir toutes ses facettes en ce 25 juillet. Parfois une scène plus longue s’impose comme cet homme qui devant la caméra demande en mariage sa fiancée. Il est heureux, tout est mis en scène comme il le souhaitait... mais elle n’a pas dit oui. Ni non. Mais surtout pas oui. Et l’homme est reparti avec sa bague. 

    Ce film est une parenthèse enchantée, un moment suspendu plein de grâce, de larmes, de sourires, déjà vu par près de 6 millions de personnes. 85 minutes au cours desquelles vous devriez vous y retrouver un peu dans ce fracas du monde.

    Allez, je le regarde...


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  • Et j'ai eu envie d'en apprendre un peu plus sur ce peuple réputé barbare...

    Le générique d'entrée du film est magnifique : il prend pour modèle la tapisserie de Bayeux, célèbre dans le monde entier. Richard Fleischer commence fort ! Et pourtant, cette dernière relate des faits qui se sont passés 250 ans plus tôt... Hollywood ne s'arrête pas à ça et le spectateur non plus qui, comme moi, trouve cette introduction très originale.

    Hier, j'ai regardé sur Arte "Les vikings" de Richard Fleischer

    Superbe, non ? Cela donne envie de voir la suite...

    Justement, en voici un extrait

    Je viens de m'abonner au site internet Herodote.net qui a fait un article sur les vikings
    Le voici ci-dessous.

    C'est par un abus de langage que l'on désigne l'ensemble de ces peuples du nom que ceux-ci donnaient à la minorité de mauvais garçons qui choisissaient l'aventure maritime, le pillage et la guerre !

    Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ces peuples ont atteint un haut degré de civilisation. Ils pratiquent l'élevage et l'agriculture dans un réseau de villages paisibles. Ils maîtrisent très bien la métallurgie du fer et sont de bons forgerons. Ils jouissent d'une organisation sociale solide et cultivent la poésie épique en se racontant les mythes de leurs dieux et de leurs héros.

    Les Vikings pratiquent une religion polythéiste organisée autour de trois divinités principales :

    - Odin, dieu principal (équivalent de Zeus chez les Grecs et Jupiter chez les Romains),
    - Thor, son fils, dieu du tonnerre (dont on retrouve le nom dans le mot anglais thursday, le jour de Thor, ou jeudi),
    - Freyr, le dieu de la fertilité et des récoltes (que l'on retrouve dans le mot anglais friday, le jour de Freyr, ou vendredi).

    À ces divinités bienfaisantes s'oppose le mauvais génie Loki, qui provoquera la fin du monde.

    Les Vikings croient en une vie après la mort. Les guerriers morts au combat sont appelés à rejoindre le Walhalla (ou paradis), où les attendent de belles Walkyries. La gravure ci-dessous représente l'arrivée d'un guerrier au Walhalla. Il est monté sur Sleipnir, le cheval à 8 jambes du dieu Odin.

    Hier, j'ai regardé sur Arte "Les vikings" de Richard Fleischer

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    Les Vikings sont quelques poignées de mauvais garçons réfractaires à cette existence. Ils se retrouvent dans les ports et là, bénéficiant d'un savoir-faire multiséculaire dans la navigation, ils empruntent des bateaux et partent en quête d'aventures et de gloire.

    Le 8 juin 793, des hommes venus du nord sur de longs bateaux pillent le monastère de l'île anglaise de Lindisfarne. En quelques heures, ils remplissent leurs bateaux d'un riche butin : objets d'art, métaux précieux, esclaves...

    C'est, dans le film aussi, le lieu de l'assaut final et du combat entre Eric (Tony Curtis) et Einar (Kirk Douglas)

    Hier, j'ai regardé sur Arte "Les vikings" de Richard Fleischer

    Leur brève incursion suscite l'épouvante jusqu'à la cour du roi des Francs, le futur Charlemagne. Il est vrai qu'ils ne font pas les choses à moitié.

    Peu nombreux, ils tombent sur leur proie par surprise puis pillent et tuent avec des raffinements de cruauté. En mutilant horriblement leurs victimes, en incendiant tout sur leur passage, ils entretiennent autour d'eux une réputation de violence qui enlève à quiconque l'envie de leur résister autrement que par la fuite.

    Ces guerriers d'un genre nouveau sont désignés par leurs contemporains comme les hommes du nord (Nortmanni ou Normands dans les langues germaniques de l'époque). Eux-mêmes s'appellent Vikings, ce qui signifie « guerriers de la mer » dans leur langue, le norrois (le radical vik signifiant port comme dans Reikjavik). Ils appartiennent à des peuples apparentés aux Germains qui habitent la Scandinavie (aujourd'hui, Danemark, Suède et Norvège).

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    Les bateaux des Vikings sont connus sous leur nom norrois de knörr (on écrit aussi knarr). Ils ont une apparence fragile. Non pontés, à fond plat, dotés d'une grande voile carrée, ils n'en sont pas moins capables d'affronter les océans et de remonter les fleuves. Leur proue représente une figure d'animal (bélier, bison, grue....) qui donne son nom au navire.

    Les plus allongés de ces bateaux (une vingtaine de mètres de long sur cinq de large) sont appelés Langskip. Ils transportent une vingtaine d'hommes et éventuellement des chevaux.

    Selon l'historien Régis Boyer, le mot drakkar par lequel les Français désignent les bateaux vikings aurait été inventé à l'époque romantique, par allusion au dragon de la proue et avec deux k pour faire plus exotique !!!

    Bateau viking représenté sur la tapisserie de Bayeux (XIème siècle)

    Hier, j'ai regardé sur Arte "Les vikings" de Richard Fleischer

    Si vous voulez en connaître plus sur les Vikings, cliquez ICI: c'est le site d'Herodote.net

    La fin du film est sublime avec les funérailles d'Einar (Kirk Douglas) sur la mer à la lueur des flambeaux.

    Un film magnifique !


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  • Cela fait un bout de temps que nous n'étions pas allés au cinéma : pas évident en ce moment de trouver une période où ceux-ci ne sont pas fermés...

    Le choix s'est tout de suite imposé : nous voulions voir une comédie qui puisse nous changer les idées et justement "Antoinette dans les Cévennes" venait de sortir. Ne faisant ni une ni deux, nous optons donc pour l'UGC Gobelins où le film se joue. En prenant la carte 5 places, la séance revient à 6,40 euros. C'est honnête et pour la cinquième place, je me ferai une joie d'y aller en solo !

    Nous avons vu "Antoinette dans les Cévennes" : un film qui fait du bien.

    Le film nous a enchantés tous les deux : l'histoire est rafraîchissante et nous avons beaucoup apprécié la prestation de Laure Calamy, une artiste que nous découvrons à l'occasion de ce film.

     Des mois qu’Antoinette attend l’été et la promesse d’une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir. Alors quand celui-ci annule leurs vacances pour partir marcher dans les Cévennes avec sa femme et sa fille, Antoinette ne réfléchit pas longtemps : elle part sur ses traces ! Mais à son arrivée, point de Vladimir - seulement Patrick, un âne récalcitrant qui va l'accompagner dans son singulier périple…

    On s'amuse avec elle, on s'émeut avec elle, au milieu de paysages sublimes et de personnages attachants et drôles, sans compter "Patrick", rien qu'à l'annonce de son nom on sourit..., un âne particulièrement buté comme tout bon âne qui se respecte.

    Une belle réussite de Caroline Vignal dont ce n'est que le deuxième long métrage en vingt ans...


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