• J'ai vu hier un très beau film porteur de plusieurs messages : "Loin du paradis". Sorti en 2002, il retrace le quotidien d'un couple d'américains modèle des années 1950, Cathy et Franck Whitaker.

    Tout est parfait chez les Whitaker, la maison, le jardin, les robes de Madame (assorties aux couleurs de l'automne que le réalisateur a filmées), le costume de Monsieur, l'éducation des enfants : bref, une famille que toute l'Amérique admire et envie...

    au point de faire la Une de la gazette locale.

    Sauf qu'un jour, Cathy Whitaker découvre que son mari a une liaison... avec un homme !

    En bonne épouse, elle encaisse le coup (cachant tant bien que mal sa détresse à ses amies) et décide son mari à "consulter" : en effet, à cette époque cette "déviance" était considérée comme une maladie. Franck se soumet d'ailleurs à cette thérapie avec beaucoup de courage (du moins essaie-t-il...).

    Parallèlement à ceci, le film parle d'un autre mal qui ronge l'humanité depuis toujours : le racisme. Celui-ci est particulièrement développé dans l'Amérique de cette époque où blancs et noirs cohabitent...

    C'est, Raymond, son jardinier noir, qui réconfortera Cathy, en tout bien tout honneur, le jour où elle craque suite à une dispute avec son mari...

    "Loin du Paradis" aux Fauvettes

    Et quand elle le rencontre lors d'une exposition de peinture à laquelle elle s'est rendue, elle est tout d'abord surprise de le découvrir dans un tel lieu fréquenté par la bourgeoisie blanche locale mais elle va cependant lui serrer la main et parler avec lui, au grand dam de toutes ses amies.

    L'église en prend un coup aussi quand, Cathy s'étant confessée au prêtre de la paroisse, celui-ci la chasse ultérieurement d'une vente de charité...

    Un film très peaufiné et très bien interprété par Julianne Moore dans le rôle de Cathy, Dennis Quaid dans celui de Franck, et Dennis Haysbert dans le rôle du jardinier.

    Le film se joue actuellement au cinéma Les Fauvettes dans une version restaurée...


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  • Hier soir nous sommes allés à l'Alliance Française assister à la projection d'un "film sans image"...

    Oui oui : je dis bien SANS IMAGE !

    J'avais été attirée par un mail me proposant d'assister à une projection sur l'histoire de Louis Braille et, comme vous ne le savez peut-être pas..., Louis Braille pour moi cela représente vraiment quelque chose.

    Non pas que je sois mal voyante, non non grâce à Dieu je n'ai pas eu à souffrir de cécité, mais j'ai été confrontée dans ma vie d'enseignante à ce handicap au travers d'un de mes petits élèves de Grande Section : un petit Louis également... et cela m'a marquée pour la vie.

    Je prête donc toujours une oreille attentive à tout ce qui touche à ce domaine.

    Nous avons été accueillis à l'entrée du théâtre par Anne-Marie David qui a réalisé le scénario du film en collaboration avec Jean Musy qui en a assuré la musique et a prêté sa voix de narrateur.

    Mon cinéma sans image...

    Anne-Marie a distribué aux spectateurs qui le désiraient un masque fabriqué par sa maman (celle-ci a ainsi cousu quelques 400 masques...) et nous avons pris place dans les fauteuils rouges, prêts à entrer, plongés dans le noir, dans l'histoire de Louis Braille.

    Sur la scène du théâtre, des enceintes sophistiquées diffusent un son parfait.

    Mon cinéma sans image...

    Louis Braille est né en 1809 à Coupvray en Seine et Marne (à une quarantaine de kilomètres à l'est de Paris), dans une famille où le père est bourrelier. Louis est très souvent dans l'atelier de son père et un jour, alors qu'il n'a que 3 ans, il se blesse gravement à l'oeil avec une serpette. Hélas, l'infection gagne le deuxième oeil et Louis devient aveugle. A la maison, son père lui confie l'exécution de petits travaux -notamment la confection de franges pour les harnais - ce qui contribuera à développer sa dextérité manuelle.

    Mon cinéma sans image...

    Contacté par l'Abbé Palluy, le curé du village, l'instituteur du village, Antoine Bécheret, accepte tout de suite de prendre Louis à l'école et découvre un enfant avide de savoir et très intelligent : Louis est même le premier de sa classe. Une seule chose l'attriste : ne pas pouvoir apprendre à lire comme ses camarades.

    A l'âge de 10 ans, ses parents (qui savaient tous les deux lire et écrire et qui étaient conscients de l'importance de l'instruction pour leur enfant - les aveugles à l'époque étant souvent contraints à la mendicité...) l'inscrivent à l'Institution Royale des Jeunes Aveugles à Paris où il devient pensionnaire. Il s'agit d'une école fondée par Valentin Haüy. L'enfant à la santé fragile va se ressentir tragiquement des conditions de vie difficiles dans les bâtiments vétustes et humides de l'établissement (la tuberculose l'emportera d'ailleurs).

    Louis Braille est particulièrement doué pour les Sciences même s'il remporte moult prix dans tous les domaines, y compris la musique (il deviendra pianiste et même organiste). Rapidement, on lui confie certaines responsabilités d'enseignement et en 1828 il reçoit le titre de "répétiteur" qui se transforme ultérieurement en celui de "professeur".

    Il fût un aussi bon professeur qu'il avait été un bon élève.

    Deux ans après l'arrivée de Louis Braille à l'Institution, un nouveau directeur est nommé à la tête de l'établissement : il s'agit du Docteur Pignier. Ce dernier invite en 1821 le capitaine Charles Barbier de La Serre à venir exposer à l'école son système d'écriture des sons (la sonographie) utilisé par l'armée pour permettre aux militaires de communiquer la nuit. Louis Braille est très intéressé par ce procédé et propose des améliorations à Charles Barbier qui les refuse... C'est donc seul - mais encouragé par le Docteur Pignier - que Louis Braille continue ses recherches qui aboutissent en 1829 à une première édition de sa méthode de lecture : l'alphabet Braille est né.

    Il s'agit d'un système d'écriture tactile à points saillants (formé par deux colonnes de 3 points) permettant aux aveugles d'écrire et de lire. Il permet également de transcrire la ponctuation et l'écriture des partitions de musique.

    Mon cinéma sans image...

    La vie des aveugles du monde entier en a été transformée !

    Louis Braille est mort à Paris des suite de sa tuberculose le 6 janvier 1852. Inhumé à Coupvray, ses cendres seront transférées au Panthéon en 1952.

    J'ai éprouvé beaucoup d'émotion à l'écoute de ce "film sans image", grâce à la voix extrêmement radiophonique de Jean Musy, aux bruitages fort à propos (on "voit" l'atelier du père de Louis comme si on y était ainsi que la vie dans la campagne de l'époque), et grâce à la musique composée pour l'occasion par le même Jean Musy.

    Un débat a suivi, animé par Anne-Marie David.

    Interrogée par cette dernière sur mes impressions, je lui ai dit que cette écoute m'avait touchée en me faisant me souvenir des bonnes soirées passées en famille du temps de ma jeunesse (quand nous n'avions pas encore la télévision) et que nous écoutions ma sœur et moi dans le lit de mes parents "Les Maîtres du mystère", l'émission hebdomadaire de Pierre Billard, qui nous faisait trembler par son réalisme...

    Vincent Michel, le Président de la Fédération des Aveugles de France, est aussi intervenu pour rappeler que les aveugles continuent d'être exclus de la société et de subir des discriminations, notamment à l'ère du numérique...

    Une réussite !


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  • C'est mardi : le jour du cinéma à 4,50 euros chez Gaumont !

    Avec mon amie Marie-France, souvent prête à aller traîner avec moi..., nous sommes allées voir "L'Hermine", une comédie dramatique de Christian Vincent sortie déjà depuis plusieurs semaines mais que nous ne voulions pas louper.

    L'Hermine

    Le film met en scène Fabrice Lucchini, mon chouchou..., dans le rôle d'un Président de Tribunal d'une ville de province (on sait qu'il s'agit de la province à cause de l'épitoge portant l'hermine que le Président du Tribunal porte lors des audiences, ce qui ne se fait pas dans la capitale).

    Un procès d'assises s'ouvre justement ce jour là : il s'agit d'un infanticide. Un bébé de sept mois a été retrouvé mort au domicile de ses parents, un jeune couple de milieu modeste. C'est le père qui est allé déclarer "l'accident" au commissariat. Il est maintenant sur le banc des accusés...

    L'Hermine

    Le film montre avec un grand respect d'authenticité le déroulé d'un procès d'assises (tant dans le prétoire que dans les coulisses) avec tout le cérémonial qui y est lié : il doit être très impressionnant de se trouver au banc des accusés...

    Les jurés se retrouvant pour aller déjeuner : de toutes origines et classes sociales

    L'Hermine

    Michel Racine, c'est ainsi qu'il se nomme, est décrit par ses collègues avocats comme un homme implacable : il est même appelé "le Président à deux chiffres" car avec lui on en prend toujours pour dix ans minimum...

    L'intérêt du film réside dans le fait que l'un des jurés se trouve être une ancienne connaissance du Président : elle se nomme Ditte (elle est jouée par Sidse Babett Knudsen) et comme son nom l'indique elle est d'origine danoise. Médecin, elle a soigné Michel Racine quelques années auparavant et celui-ci n'a pas été insensible à ses charmes... même si la belle étrangère n'a pas répondu à l'époque à ses courriers.

    L'Hermine

    Il faut dire que Ditte est une très jolie femme chez laquelle on sent beaucoup de douceur. le Président va-t-il renouer avec le passé... et s'humaniser un peu ?

    Sans doute

     

     Un très joli film servi par d'excellents acteurs.

    Fabrice Lucchini a obtenu un prix d'interprétation à la Mostra de Venise et Sidse Babett Knudsen a remporté l'Emmy Award de la meilleure actrice internationale en 2010 pour Borgen, une femme au pouvoir, la série diffusée sur Arte.


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  •  Hier après-midi je suis allée au cinéma avec mon amie Brigitte, que j'ai connue à la chorale, pour lui faire découvrir le nouveau complexe Gaumont en travaux depuis 20 mois (ça a coûté 6,5 millions d'euros tout de même). Il s'agit du cinéma Les Fauvettes, qui reprend le nom qu'il avait à l'origine lors de la création de ce café-concert en 1894.

    La Fauvette a servi de salle au cinématographe des frères Lumière pour "Ali Baba et les 40 voleurs" et "Le voyage dans la lune" de Méliès.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    En 1937,La Fauvette fût transformée en une salle de cinéma de 1000 places avec balcon et en 1992 le cinéma devient le Gaumont Gobelins pour rappeler le nom de l'avenue sur laquelle il se trouve.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    L'originalité des Fauvettes réside en ce qu'il est dédié aux films anciens ayant subi une restauration.

    Voici un petit film qui explique toutes les étapes de la restauration.

    QUELQUES CHIFFRES

    80% des films tournés avant 1929 ont été perdus à jamais selon l'association Film Foundation.

    50% des films datant d'avant 1950 seraient perdus.

    2,5km C'est la longueur d'une copie 35mm pour un film de 90min.

    Le budget d'une restauration peut aller de quelques milliers à quelques millions d'euros. À titre d'exemples, la restauration de "Cléo de 5 à 7" d'Agnès Varda aurait coûté 70 000€, celle du film "Playtime" de Jacques Tati, plus de 800 000€ !

    ►◄►◄►◄►◄

    Voici la nouvelle façade du cinéma : plus d'affiches papier mais une façade numérique : Cette nouvelle technologie permet un affichage à destination de l’extérieur et laisse passer la lumière à l’intérieur.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    On entre par ce long couloir revêtu de bois (c'est le cas de tous les espaces du cinéma). A gauche des écrans lumineux présentent les films joués dans les cinq salles.

    Le slogan du cinéma annonce : Versions restaurés, émotions intactes...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    On accède alors à la partie centrale du rez-de-chaussée : à droite, le bar, au fond l'escalier d'accès aux salles obscures.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Une fois qu'on a passé commande...,

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    il ne reste plus qu'à s'installer au salon voisin du patio : on y accède par un petit couloir à gauche. Admirez l'architecture intérieure...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Dans le salon on peut, en sirotant son café, visionner les bandes annonces des différents films à l'affiche.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Voici la salle N°1 : elle a une capacité de 194 places et, cerise sur le gâteau, possède une rangée de sièges "duo" avec accoudoir rabattable. Tous les fauteuils de velours rouge sont numérotés : vous pouvez donc choisir votre place lors de l'achat de votre billet... Entre parenthèses, le prix du billet n'est pas donné : 12 euros la place. Nous sommes ici dans un cinéma de luxe...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    La programmation de cette semaine est riche : Alfred Hitchcock (Le crime était presque parfait), Jacques Tati (Jour de fête), Francis Weber (La chèvre), Matthieu Kassovitz (La haine), un film d'animation des studios Pixar (Ratatouille), Luc Besson (Le grand bleu), Francis Weber (Le dîner de cons), Rydley Scott (Alien, le huitième passager) et...

    le film que nous sommes allés voir qui date de 1964 : Cent mille dollars au soleil d'Henri Verneuil avec Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura et des apparitions de Bernard Blier fort drôles. Un trio qui ne pouvait que faire mouche, surtout avec des dialogues de Michel Audiard !

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Synopsis

    Au Maroc, dans les années soixante (c'est important de le préciser car c'est le Maroc de cette époque qui est filmé par Verneuil avec sa population en djellabas, ses animaux comme véhicules de transport, ses ruelles sans éclairage etc...), le patron d'une entreprise de transports de marchandises (Transports transsahariens) située à Blima (c'est Castagliano, dit "la betterave") confie à un chauffeur qu'il vient tout juste d'embaucher son semi-remorque flambant neuf, charge à lui de le convoyer à travers le désert jusqu'à la ville de Tagmout au sud du pays.

    Le chauffeur, c'est John Steiner : il a visiblement de faux papiers mais Castagliano, le patron (dit "la Betterave"), joué par l'excellent Gert Fröbe, s'en moque : pour ce chargement "particulier", il ne fait pas confiance à ses chauffeurs habituels qui risqueraient de le détourner...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Ceux-ci ne voient pas d'un très bon œil le choix du patron, eux qui conduisent d'habitude des camions plus ou moins pourris. Jean-Paul Belmondo joue le rôle d'un jeune gars malin et séducteur nommé Rocco, Lino Ventura celui de Marek, dit "Plouc", son ami, un gars qui mène une petite vie tranquille même s'il a le gauche facile... et Bernard Blier celui de "Mitch-Mitch", un obsédé du sexe mais toujours prêt à rendre service aux copains.

    Le soir, les quatre hommes se donnent rendez-vous chez Zézé, un bar où ils ont l'habitude de se retrouver entre deux convoyages. Inutile de vous dire qu'ils en ressortent passablement éméchés...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Le lendemain matin, le camion sort du garage à l'heure indiquée par "la betterave"...,

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    sauf qu'on s'aperçoit rapidement que ce n'est pas Steiner qui le conduit mais Rocco !

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    "La betterave" confie immédiatement à "Plouc", en qui il a confiance, la charge de rattraper Rocco, moyennant un forte prime.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Une course poursuite effrénée commence dans le désert...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    La suite, vous pourrez la lire sur Wikipédia si ça vous chante.

    La bande-annonce vous donnera peut-être l'envie d'aller visiter ce nouveau cinéma...

    Une très bonne après-midi en compagnie de mon amie Brigitte.


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  • Je ne sais pas si c'est un hasard... mais curieusement le cinéma Les Fauvettes, le dernier né de la firme Gaumont, présentait à l'heure de la Cop 21 un film de Science Fiction traitant du problème de la surpopulation et de l'alimentation qui en découle : il s'agit de Soleil Vert de Richard Fleischer. Sorti en 1973 et primé en 1974 au Festival du film fantastique d'Avoriaz, ce film (dont le héros est joué par Charlton Heston) nous a emballés.

    Synopsis selon Télérama

    A New York, en 2022, les ressources naturelles sont épuisées. La situation est d'autant plus dramatique que la surpopulation, dans la métropole, est impossible à endiguer. Partout règnent la misère et la famine. Les quarante millions de New-Yorkais subsistent principalement grâce aux nourritures synthétiques fabriquées par la compagnie Soylent. L'inspecteur Thorn, encore privilégié, partage un minuscule appartement avec Sol Roth, un vieillard. Il enquête sur le meurtre de William Simonson, un ancien directeur de Soylent. Thorn découvre au fil de ses recherches que cette affaire est loin de se résumer à un simple crime sordide. Il reçoit des menaces, mais refuse d'abandonner l'enquête...

    Quelques images du film...

    Un écran d'avant-garde : le film a été tournée en 1973...

    Soleil vert

    Thorn et le "mobilier"...

    Soleil vert

    La découverte du cadavre de William Simonson, l'ancien Directeur de l'usine

    Soleil vert

    La cage d'escalier de Thorn surpeuplée

    Soleil vert

    La mardi, c'est jour de distribution du Soleynt green et de l'eau...

    Soleil vert

    Sol Roth (joué par l'excellent Edward G. Robinson, au centre) au ravitaillement

    Soleil vert

    "Attention, attention : il n'y a plus de Soleynt green !"

    Soleil vert

    Dès cette annonce faite, les pelleteuses entrent en action...

    Soleil vert

    Thorn contient la foule déchaînée.

    Soleil vert

    Le tueur à la recherche de Thorn 

    Soleil vert 

    Le "foyer" d'accueil de Sol Roth qui désire en finir avec la vie. On y visionne sur un air de Beethoven des images d'un passé révolu...

    Soleil vert

    La découverte de l'usine de fabrication du Soleynt green par Thorn

    Soleil vert

    La critique de Pierre Murat

    Curieux film au rythme lent, mais qui reste passionnant par son ambiance mor­tifère. Le vrai héros n'est pas Charlton Heston, c'est Edward G. Robinson, dans un de ses derniers rôles, un bon vieil humaniste à l'ancienne. Le voir, dans cet univers à la Orwell, cuisiner un ragoût de boeuf pour son copain Heston, qui, trop jeune, ignore tout de ces joies culinaires, est une séquence réjouissante et émouvante.

    On pourra évidemment sourire de la naïveté avec laquelle on nous présente, à la fin, la beauté du monde des années 1990 : couchers de soleil rougeoyants, rivières clairettes et moutons paissant... Mais le film a une vraie noirceur. Et la dernière partie, la course-poursuite de Charlton Heston pour découvrir la vérité sur le soleil vert, est menée par Richard Fleischer avec le professionnalisme qu'on lui connaît. Bref, un film futuriste, légèrement démodé, qui reste, paradoxalement, prophétique.

    Marie-Claire : il faut louer le DVD !

    La garantie d'une excellente soirée devant vos tisanes...


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