• Décidément, mes weekends sont en ce moment très musicaux : après le concert de la semaine dernière à l'église de la Rédemption à Paris, me voici à nouveau sur les bancs mais cette fois-ci sur ceux de l'église Sainte-Rosalie dans le 13ème.

    Comme je l'ai mis dans le titre, il s'agit du concert donné par le Chœur Choisy de Paris qui fêtait ses 20 ans sous la direction de son chef, Sigismond Gubanski.

    Les 20 ans du Choeur Choisy à l'église Sainte-Rosalie (Paris)

    Une quarantaine de choristes, un choeur d'enfants, un ensemble de cordes et un ensemble de flûtes : que demander de plus pour passer une excellente après-midi ?

    Pour l'occasion de cet anniversaire, le Club musical de La Poste avait fait imprimer de très beaux programmes.

    Les 20 ans du Choeur Choisy à l'église Sainte-Rosalie (Paris)

    Au programme justement, un répertoire très éclectique allant des chants classiques (Ave verum de Mozart, Laschia chio pianga de Haendel, Va pensiero du Nabucco de Verdi)

    aux répertoires traditionnels anglais (Amazing grace), cubain (Contigo en la distancia de César Portillo de la Cruz), polonais (Pije Kuba), maghrebain (Aliki mini assalam), argentin (Canten senores cantores), russe (Tibie Paiom de Dimitrje Bortnianski),africain du sud (Ahuna), juif turc (Zur Michelo), basque (Hegoak),

    sans oublier la musique contemporaine écrite par Arthur Aharonian présent dans l'église (Mon ami de Youmba et Vivre ensemble), ou Bernard Lavilliers (Les mains d'or).

    Bref, il y en avait pour tous les goûts !

    J'ai pu filmer quelques-uns des chants, ceux que nous avons nous-mêmes chantés dans la Chorale des Oranges Bleues...

    Canten Señores cantores : il s'agit d'un chant du folklore argentin chanté en canon.

    Chantez messieurs les chanteurs
    Ce que vous venez de chanter.
    Moi, comme nouveau venu
    Je hausse ma voix avec fierté
    Des orangers et des pêchers,
    Quels beaux carnavals !

    Quant à "Va pensiero", il s'agit d'un extrait du Nabucco de Verdi que j'adore : c'était Philippe Barbey-Lallia, que j'ai déjà écouté en concert (il a créé le Ciné Trio qui joue régulièrement aussi dans cette église) qui le dirigeait.

    Les 20 ans du Choeur Choisy à l'église Sainte-Rosalie (Paris)

     

    Bon anniversaire au Choeur Choisy !


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  • La semaine dernière, je suis allée avec mon amie Michèle assister au concert donné par les ensembles vocaux Impressions du Havre et System 20+ de Paris. Il mettait à l'honneur des femmes musiciennes telles que Clara Schumann, Lili Boulanger, Isabelle Aboulker, Cécilia Mc Dowall et plusieurs autres encore...

    Le concert, qui avait eu lieu la veille au Havre, avait lieu cette après-midi là en l'église de la Rédemption située dans le 9ème arrondissement, une église protestante, donc sans fioritures.

    Un superbe concert à l'église de la Rédemption à Paris ce week-end

    L'église de la Rédemption vit le mariage de Paul Gauguin en 1873 avec une jeune danoise, Mette-Sophie Gad et l'inhumation du baron Haussmann, habitué du lieu, en 1891.

    Choeur Impressions (Le Havre) et

    L'une des choristes du Havre, Ghislaine, m'avait invitée à venir l'écouter chanter car, fidèle à mon blog, elle échange parfois avec moi. La voici au premier rang, la troisième sur la droite, dans les alti si je ne me trompe. Comme vous le voyez, ici il s'agit d'un chœur très sérieux : pas de fantaisie dans les costumes, à l'instar du décor de l'église "sobrissime".

    Choeur Impressions (Le Havre) et

    J'ai enregistré de petits extraits du concert avec mon téléphone (je n'arrive pas à tenir le bras levé sur la durée...).

    Voici celui de Vorwärts de Clara Schumann (zut, j'ai loupé le début !)

    A l'issue des trois morceaux (Hymne au soleil, Pendant la tempête et Soleil de septembre) composés par Isabelle Aboulker, on nous signale que celle-ci est dans la salle : Isabelle Aboulker est en effet née en 1938. La voici recevant le bouquet offert par la chef de chœur du Havre, Emmanuelle Pascal-Falala (un nom prédestiné à la musique...).

    Isabelle Aboulker au piano

    Un superbe concert à l'église de la Rédemption à Paris ce week-end

    Un superbe concert à l'église de la Rédemption à Paris ce week-end

    Extrait de Soleil de septembre d'Isabelle Aboulker

     

    Emmanuelle Pascal-Falala, chanteuse et professeur de musique, a fait ses études musicales au Havre et à Paris, elle est aussi la responsable musicale régionale de l'Association de chant choral "A coeur joie".

    Un superbe concert à l'église de la Rédemption à Paris ce week-end 

    La voici dirigeant le chœur de chambre du Havre

    Un superbe concert à l'église de la Rédemption à Paris ce week-end

    L'Ave Maria Stella de Cécilia Mc Dowall (extrait), dirigé par Christine Morel

    Les deux chefs de chœur, Christine Morel pour l'ensemble vocal System 20+ de Paris à gauche, et Emmanuelle Pascal-Falala pour l'ensemble vocal Impressions du Havre à droite

    Un superbe concert à l'église de la Rédemption à Paris ce week-end

    Sur leur droite, Thomas Tacquet-Fabrele pianiste qui a accompagné le concert, reçoit aussi un bouquet de fleurs.

    Un superbe concert à l'église de la Rédemption à Paris ce week-end

    Un superbe concert

    Merci Ghislaine de me l'avoir conseillé


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  • Hier après-midi nous sommes allées Arlette et moi à Nanterre écouter, à la Maison de la Musique, un concert retenu depuis longtemps.

    Un super concert baroque à Nanterre avec Arlette

    La salle est spacieuse, sous forme d'amphithéâtre avec de bons fauteuils : toutes conditions réunies pour écouter de la bonne musique !

    Un super concert baroque à Nanterre avec Arlette

    J'ai ainsi découvert le B'Rock Orchestra, qui, comme son nom l'indique quand on le prononce bien..., joue de la musique baroque sur des instruments d'époque.

    Son principe est d'inviter des chefs et des solistes extérieurs.

    Cette fois-ci c'était le chef russe Dmitry Sinkovsky qui les dirigeait (quinze instrumentistes avec parité hommes-femmes s'il vous plait) dans des morceaux de Vivaldi et de Haendel. La cerise sur le gâteau, c'était la prestation de Josè Maria Lo Monaco, une fort jolie mezzo-soprano qui a enthousiasmé le public venu nombreux.

    Dmitry Sinkovsky a beaucoup de cordes à son arc : brillant violoniste depuis l'âge de 5 ans, il est aussi chef d'orchestre et contre-ténor.

    Un super concert baroque à Nanterre avec Arlette

    Le voici justement jouant un morceau que je connais par coeur mais que je n'ai pu identifier malheureusement, chantant dans un lieu magique... Ça, c'est pour faire regretter notre amie Michèle de ne pas être allée au spectacle ! (je sais qu'elle lit mon blog régulièrement...).

    Josè Maria Lo Monaco n'a rien à lui envier, ni physiquement ni côté talent car le sien est également immense.

    Un super concert baroque à Nanterre avec Arlette

    La voici ici interprétant "Gelosia spietata Aletto" de Haendel qui était au programme du concert.

     Nous avons aussi entendu, chose rare dans un concert, un Concerto de Vivaldi pour basson, joué par Benny Aghassi, soliste du B'Rock Orchestra.

    Le voici joué ici par Sergio Azzolini.

    Un moment de grâce en bonne compagnie


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  • Hier soir j'ai regardé les Victoires de la Musique classique 2019 sur France 3 et j'ai bien souri en écoutant le Quatuor Beat jouer sur une immense xylophone africain - appelé Marimba - le vol du bourdon de Rimsky Korsakoff.

    Sympa, non, quand la musique classique devient ludique ?


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  • Il a bercé ma jeunesse, ainsi qu'Yvette Horner, avec son accordéon auquel il a donné ses lettres de noblesse : Marcel Azzola est décédé hier matin dans sa gentilhommière de Villenes-sur-Seine dans les Yvelines.

    Hommage à un grand "Monsieur" de l'accordéon, Marcel Azzola

    "Chauffe Marcel, Chauffe !" lui avait lancé Jacques Brel, survolté, pendant l'enregistrement de "Vesoul" en 1968.

    La famille de Marcel Azzola est originaire de Pradalunga, un petit village d'Italie, à côté de Bergame. Son père, Giuseppe, exerce le métier de maçon et dirige, le dimanche, un orchestre d'une vingtaine de mandolines. Après la fin de la Première Guerre mondiale, celui-ci s'exile en France afin d'échapper à l'embrigadement des chemises noires mussoliniennes. Il y arrive en 1921 et fait venir son épouse Angelina six mois plus tard. Ils s'installent rue des Amandiers, à Ménilmontant. Giuseppe fait la connaissance de Joseph Colombo et se lie d'amitié avec le père de Joë Rossi qui le motive pour que son fils, Marcel, apprenne l'accordéon. A cette époque, on jouait de cet instrument, le samedi soir, dans les cafés : ainsi, il pourrait gagner sa vie.

    Marcel a dépassé les espérances de son père puisqu'en 1947 il représente la France à Lausanne pour la coupe mondiale où il arrive en finale et obtient, trois mois plus tard, le premier prix au concours international de Stradella en Italie.

    Marcel Azzola a accompagné les plus grands : Boris Vian, Edith Piaf, Tino Rossi, Yves Montand, Barbara, Juliette Greco, Jean Sablon, Francis Lemarque, Gilbert Bécaud, Jacques Brel...

    Il a aussi contribué à faire sortir l'accordéon du registre où il était cantonné précédemment, celui du bal musette, et l'a fait entrer dans le champ de la musique classique, lui donnant un nouveau souffle, en "osant le jazz".

     Le voici ici interprétant la Rhapsody in Blue de George Gershwin.


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