• Hier soir, je suis allée avec mon amie Michèle à une "nuit du jazz traditionnel" organisée par la Mairie du 5ème arrondissement, une mairie dont je reçois très régulièrement des invitations pour toutes sortes d'événements (expositions, conférences, concerts...).

    Le 31ème et dernier Jazz Band Ball à la Mairie du Vème

    La chance d'habiter Paris !

    La mairie du 5ème se trouve sur la prestigieuse place du Panthéon qui, à cette époque de l'année, est superbement décorée et illuminée.

    Le 31ème et dernier Jazz Band Ball à la Mairie du Vème

    Voici la façade néo-classique de la mairie, construite dans les années 1840-1850 par Jacques-Ignace Hittorff, le successeur de Clément-Germain Soufflot qui avait initié le projet de cette place destinée à mettre en valeur l'église Sainte-Geneviève (actuel Panthéon).

    Le 31ème et dernier Jazz Band Ball à la Mairie du Vème

    En bas du grand escalier monumental qui donne accès à la Salle des fêtes, une très jolie sculpture de Jean Gautherin, "Le Paradis perdu" : on y voit Adam et Ève après le péché originel.

    Le 31ème et dernier Jazz Band Ball à la Mairie du Vème

    Les spectateurs sont arrivés en avance pour être bien placés, même si la salle est absolument immense : de nombreuses chaises y ont été installées car la mairie s'attend à ce qu'il y ait affluence...

    Le 31ème et dernier Jazz Band Ball à la Mairie du Vème

    Quelques photos en attendant le début du spectacle : l'intérieur de la Salle des fêtes est de style Art déco. Les ornements de la voûte - en berceau - sont de Gustave-Louis Jaulmes (il est également l'auteur des fresques du Grand Foyer du Trocadéro, entre autres).

    Le 31ème et dernier Jazz Band Ball à la Mairie du Vème

    J'aime beaucoup les balcons en fer forgé ornés de peinture dorée.

    Le 31ème et dernier Jazz Band Ball à la Mairie du Vème

    La fresque du fond de la salle est une allégorie des Lettres, également par Gustave-Louis Jaulmes.

    Le 31ème et dernier Jazz Band Ball à la Mairie du Vème

    Il est 20h40, le spectacle n'a qu'un tout petit peu de retard...

    Au programme de ce 31ème Jazz Band Ball (qui semble devoir être le 31ème et dernier, faute de subventions...), cinq formations "New Orleans" qui vont enchanter les oreilles des spectateurs et permettre à certains de se livrer à leur loisir favori, la danse. Les bas-côtés de la Salle des fêtes leur sont réservés.

    Le 5ème arrondissement et un haut lieu du Jazz à Paris et dans le monde : les concerts du "Petit Journal" ou du "Caveau de la Huchette" sont très réputés (on y écouta à l'époque Sydney Bechet ou Claude Luter)...

    Aujourd'hui, le premier ensemble à se produire s'appelle "Clarinet Unlimited" : deux clarinettes complices jouent avec fougue et lyrisme les chefs-d'oeuvre du jazz immortalisés par Sidney Bechet, Louis Armstrong, Benny Goodman et Duke Ellington.

    Avec

    Michel Mardiguian, clarinette et leader
    Dominique Bertrand, clarinette
    Laurent Bajata, guitare
    Jean-Pierre Rebillard, contrebasse
    et Sylvain Glevarec, batterie

    Désolée pour la qualité de l'image, nous étions un peu loin de la scène...

    Le deuxième ensemble s'appelle "Jelly Bump" : deux générations de musiciens chevronnés font bouillonner un jazz vivant, un son authentique inspiré des années 20 et 30 tout en créant la surprise.

    Avec

    Emmanuel Hussenot, sax alto, flûte à bec, vocal et direction musicale
    Philippe Audibert, clarinette et saxophone
    Félix Hunot, banjo
    Patrick Perrin, soubassophone
    Romain Ponard, percussions, washboard, claviers, vocal

    "Anthracite Jazz Band", c'est le nom du troisième ensemble : il s'agit d'une formation de jazz New Orleans créée en 1980 par Georges Martin, clarinettiste, avec pour objectif de participer à des festivals de jazz. Le groupe décroche en 1993 le Sidney d'or à Saint-Raphaël. Le groupe va évoluer sous la houlette de Lou Lauprète, emblématique pianiste, fidèle disciple du jazz des années 20 dont il est contemporain : mais oui, le groupe nous a dit qu'il allait sur ses 100 ans !

    Avec

    Michel Maitrehenry, trompette
    Rodolphe Campomizzi, trombonne
    Patrice Lamblin, saxophone
    Pierre Cheteau, contrebasse
    Yves Dechaume, banjo
    Lou Lauprète, piano
    Michel Richard, batterie et washboard

    J'ai adoré !

    Le quatrième groupe à se produire s'appelle "Les cinqopathes" : il s'agit de musiciens originaires de Provence qui ont adapté pour leur quintet les arrangements d'orchestres de danse swing des années 20 et 30 totalement méconnus. L'originalité de leur répertoire fait qu'ils sont invités dans les grands festivals de jazz classique en Europe.

    Avec

    Jacques Boulan, cornet et vocal
    Guy Champême aux anches
    Tony Baldwin au piano
    Jean-Pierre Dubois, banjo
    Guy Mornand, contrebasse

    Ce que j'aime beaucoup dans ces groupes de jazz, c'est que les musiciens ont toujours l'air de prendre énormément de plaisir à jouer, s'accordant même des pauses "papotage" pour laisser la vedette à un collègue. En somme, je crois qu'ils n'ont jamais la sensation de travailler, en tout cas, c'est ce qu'on ressent...

    Un aperçu de l'ambiance à la Mairie ce soir là

    Nous nous sommes arrêtées là (il restait encore deux formations : "Little Fats" et "Jean-Paul Amouroux"), non pas par lassitude mais parce que l'heure tournait et qu'il ne fallait pas rater le dernier métro ! Comme vous pouvez le constater, la salle était encore bien remplie.

    Le 31ème et dernier Jazz Band Ball à la Mairie du Vème

    Une soirée épatante


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  • Cet après-midi je suis allée avec Arlette et deux amies (Michèle et Marie-France) écouter l'ensemble Choral diaphonie du Club Musical de La Poste au Studio Raspail. Cette petite salle de 220 places est souvent utilisée par le Club Musical : j'y suis déjà allée à plusieurs reprises écouter René Andréani dans ses "Moments musicaux" dédiés à tel ou tel musicien.

    Mais aujourd'hui, c'est lui le chef de choeur !

    Né à Marseille, René Andreani commence ses études musicales à l'âge de six ans dans sa ville natale, où il obtient un prix de piano. A Lille, lieu de son premier poste d'ingénieur à France Télécom, le prix d'excellence de chant lui est décerné, ainsi qu'un premier prix d'art dramatique et d'art lyrique. Il est titulaire d’une Licence de Concert de direction d’orchestre délivrée par l’École Normale de Musique de Paris.

    L'ensemble Choral diaphonie au Studio Raspail

    Entouré d'une bonne trentaine de choristes, il nous a proposé un concert très varié (en allemand avec Mendelssohn, en français avec Gabriel Fauré, Hector Berlioz, Wulfran Moreau et Jacques Offenbach, en italien avec Giacomo Puccini et même en tchèque avec Antonin Dvorak), tous musiciens du 19ème siècle.

    L'ensemble Choral diaphonie au Studio Raspail

     Vadim Sher accompagnait le choeur au piano.

    L'ensemble Choral diaphonie au Studio Raspail

    Ce pianiste que je ne connaissais pas a reçu sa formation musicale au conservatoire de Tallinn à l'époque où l'Estonie était encore sous régime soviétique et à l'Ecole Supérieure de Musique Moussorgski à Saint-Pétersbourg. Il vit en France depuis 1993. Compositeur et directeur musical de nombreux spectacles de théâtre, il est également compositeur de musiques de films, pianiste-concertiste en duo et en trio, créateur passionné de ciné-concerts...

    Bref, un beau palmarès !

    Voici le court-métrage "La grève" de Sergueï Eisenstein qu'il accompagne au piano en improvisant.

    Le concert a commencé avec des chants que je qualifierais de "sérieux" puis il s'est réveillé avec Rossini. J'ai beaucoup aimé ensuite écouter "Le corbeau et le renard" de Wulfran Moreau. Je ne connaissais pas du tout ce compositeur qui fut - Prêtre du diocèse de Poitiers (ordonné en 1852). - Professeur de rhétorique et de musique et organiste au petit séminaire de Montmorillon, Vienne (1854-1868). - Aumonier de l'hôpital des Incurables, Poitiers (1868-1874). - Compositeur et organiste.

    Il a mis en musique beaucoup de fables de La Fontaine comme La cigale et la fourmi, Les animaux malades de la peste, Le lièvre et la tortue, Le loup et l'agneau, La laitière et le pot au lait et..., Le corbeau et le renard justement, dont voici un enregistrement par la Chorale du Conservatoire Gabriel Fauré de Paris 5ème (c'est une chorale d'enfants).

    Le concert s'est achevé dans la gaieté avec cinq extraits de l'Opéra "Les Brigands" d'Offenbach.

    Nous avons entendu en particulier "L'air des marmitons" dont voici un extrait.

    J'ai beaucoup aimé la direction de René Andréani, toute en nuances (c'est très difficile à obtenir des choristes, j'en sais quelque chose...).

    Une belle après-midi


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  • Ce mercredi, je suis allée à une représentation de "Madame Butterfly", l'opéra de Giacomo Puccini, à l'Opéra Bastille. Cette année, j'ai en effet pris un abonnement avec deux amies parisiennes elles aussi. C'est Brigitte (sur la photo ci-dessous) qui s'est très gentiment proposée de retenir ces places pour nous tous et je l'en remercie car c'est un travail à plein temps... Elle est venue avec son mari. Il devait aussi y avoir ma grande copine Marie-France avec laquelle je vais à la chorale le jeudi maintenant mais, enrhumée, elle a dû céder sa place à une amie... Nous avons pris un abonnement de quatre spectacles, il en reste encore trois heureusement auxquels j'espère qu'elle pourra assister ! 

    Madame Butterfly à l'Opéra Bastille

    Je ne suis allée jusqu'ici que deux fois à l'Opéra Bastille : la première fois c'était pour voir "La belle au bois dormant" avec Philippe et Arlette (nous venions juste d'emménager rue de Tolbiac, cela remonte à 1999...) et la seconde fois c'était pour voir "L'amour des trois oranges" de Prokofiev, une place qu'Arlette m'avait offert en 2012 pour mon anniversaire : un beau cadeau.

    Comme on dit : jamais deux sans trois !

    Pour écrire "Madame Chrysanthème", Pierre Loti a puisé dans les souvenirs de son propre voyage au Japon entrepris en 1885. Pour composer Madama Butterfly, Giacomo Puccini s’est inspiré, quant à lui, des mélodies populaires et des sonorités des voix nippones. Mais dans la littérature comme dans la musique, l’héroïne reste la même : Kiku‑san ou Cio-Cio‑san, une jeune geisha trahie par son mari occidental, symbole de la rencontre entre deux mondes étrangers. La mise en scène épurée de Robert Wilson épouse à merveille l’intensité dramatique et la violence sous-jacente de cette tragédie imprégnée de japonisme.

    Le rôle de Cio Cio San, l'héroïne principale, était tenu par Anna Maria Martinez. Je ne suis pas spécialisée dans le chant lyrique : c'était donc une découverte, agréable. Elle a été très applaudie.

    L'intrigue est faite pour émouvoir et la musique de Puccini absolument magnifique : on en a des frissons tellement c'est beau ! Côté décor, il était absolument minimaliste, comme on peut s'y attendre du Japon (la mise en scène était de Robert Wilson, un metteur en scène et plasticien américain ).

    Par contre, nous étions placées - avec des places à 35 euros tout de même -, l'opéra reste un luxe..., au dernier rang du deuxième et dernier balcon et de là les sous-titres sont difficilement lisibles. J'avais apporté une paire de jumelles de théâtre heureusement, ce qui nous a permis de voir d'un peu plus près les visages des artistes. Côté acoustique, c'était parfait.

    Les salutations des chanteurs à l'issue du spectacle

    Malheureusement, mon téléphone ne fait pas "jumelles" !

    Madame Butterfly à l'Opéra Bastille

    Une belle soirée tout de même : sympa de sortir entre copines !


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  • Dimanche dernier, nous sommes allés avec Louis et Bernard voir un spectacle musical donné à l'espace Kiki de Montparnasse de Châtillon. Par prudence, nous avions apporté nos petits coussins pour plus de confort car nous avions un souvenir cuisant de notre dernier spectacle dans cette salle (Un fil à la patte de Feydeau) en compagnie de Christiane et Bernard et de mes cousins de Rouen.

    Le lendemain matin, nous étions déjà dans le journal !

    En arrivant, j'ai eu un peu peur je l'avoue en voyant que Louis était quasiment le seul enfant (il y avait plutôt des têtes argentées...) mais au final j'ai eu raison de choisir d'y aller avec lui car il a découvert quelque chose qu'il ne connaissait pas et l'a apprécié. (Photo Le Bien Public)

    Le voyage à Châtillon par les Fous Lyriques avec Louis

    Le spectacle s'intitulait "Le voyage à Châtillon" : une opérette moderne et ferroviaire en trois tableaux imaginée par la Compagnie des Fous Lyriques, sur un pot pourri des airs les plus célèbres d'Offenbach et autres grands noms de l'opérette.

    Il s'agissait d'un spectacle proposé conjointement par la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais (Musée du Pays Châtillonnais – Trésor de Vix) et par la Société des Amis du Musée pour célébrer le 10ème anniversaire de l’installation du musée dans les bâtiments de l’ancienne Abbaye Notre-Dame.

    Le voyage à Châtillon par les Fous Lyriques avec Louis

    Argument

    Rabastens et Bobinet, militaires en permission à Paris, cherchent désespérément l'adresse d'une grande fête. Bientôt rejoints par Gardefeu, lui aussi muni d'une mauvaise adresse, ils finissent inopinément chez Gabrielle de la Crête, belle veuve éplorée, que son amie, Sidonie du Vallon, tente de convaincre de se remettre sur le marché de la séduction...

    L'arrivée inopinée de Mme Gardefeu, de la nouvelle bonne, et du chauffeur ange-gardien emmènera tout ce beau monde à la campagne, où, à la faveur d'une grève perlée de la SNCF puis d'une exotique curiosité locale, chacun pourra trouver chaussure à son pied !...
     
    ◄►◄►◄►◄►
     
    Ici, devant le décor du prologue, le Président de la "Société des Amis du Musée" présente le spectacle, expliquant au public que l'une des actrices a dû être remplacée au pied levé... Son discours n'en finissant pas, j'ai dû expliquer à Louis qu'il était en train de "meubler" en attendant que le spectacle commence... (Photo Le Bien Public)
     
    Le voyage à Châtillon par les Fous Lyriques avec Louis
     
    Gabrielle, la veuve du colonel, au centre de la troupe réunie sur scène pendant le premier tableau qui se situe au N°23 quai Malaquais dans un appartement cossu (l'objet d'une chanson).
     
    Nous avons pu entendre pendant ce tableau l'air de Gabrielle "Je suis veuve d'un colonel" (La Vie Parisienne), "Bonjour Monsieur, je suis la bonne" (Pomme d'Api), "La belle de Cadix" transformé pour l'occasion en "La belle dame de Vix"...
     
    Trop drôle !!!
     
    La "doublure" de l'actrice malade, à droite en tenue civile. Elle a assuré ! (Photo Le Bien Public)
     

    Le voyage à Châtillon par les Fous Lyriques avec Louis

    Le deuxième tableau se passait dans un train : les voyageurs sont endormis...

    Le voyage à Châtillon par les Fous Lyriques avec Louis

    Pendant ce tableau nous avons entendu "Ah, que j'aime les militaires" (La Grande Duchesse de Gerolstein), "Dindons moutons" (La Mascotte), "Tous les chemins mènent à l'amour" (Denise et Dédé).

    Le troisième tableau se situait dans la propriété de Gabrielle de la Crête à Châtillon.
     
    Pendant cet acte, nous avons pu entendre "Par le trou" (Pas sur la bouche), "Votre habit a craqué dans le dos" (La Vie Parisienne), et "Barcarolle (Les Contes d'Hoffmann).
     
    Chanson "Par le trou" par Madame Gardefeu (Photo Le Bien Public)

    Le voyage à Châtillon par les Fous Lyriques avec Louis

    Le final avec "Barcarolle"

    Belle nuit, ô nuit d'amour
    Souris à nos ivresses...
    Nuit plus douce que le jour
    Ô belle nuit d'amour !

    Le voyage à Châtillon par les Fous Lyriques avec Louis

    Une agréable après-midi avec Louis 

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  • Pour commémorer les 50 ans de la disparition de Joseph Kosma et sa longue collaboration avec Jacques Prévert dont il a été le musicien privilégié pendant une quinzaine d'années, Daniel Michard, animateur au Club Musical de La Poste, a choisi pour cette 55ème Rencontre Musicale de nous convier à un florilège de chansons de Jacques Prévert mises en musique par Joseph Kosma.

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    Le rendez-vous est dans la salle du Club Musical où je répète maintenant chaque jeudi soir en compagnie de Sigismond Gubanski dont j'ai récemment rejoint la chorale.

    Daniel Michard fait d'abord une assez longue introduction, suite à quoi il nous fait écouter - et voir grâce à une projection sur un écran - quelques 25 chansons.

    Cliquez sur la photo pour la voir en grand.

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    Pour commencer cette soirée, il nous fait écouter un extrait de la chanson de Gainsbourg "La chanson de Prévert et Kosma" (1962) qui a permis aux deux auteurs réunis de traverser les âges.

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    Puis, nous écoutons "Le cauchemar du chauffeur de taxi", chanté par Germaine Montero. la chanson est courte mais drôle : la voici chantée par les Frères Jacques.

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    "L'orgue de barbarie" a été chanté par Agnès Capri.

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    Je ne connaissais pas cette chanson qui est amusante : en voici les paroles.

    Moi je joue du piano, disait l'un
    moi je joue du violon, disait l'autre
    moi de la harpe, moi du banjo
    moi du violoncelle,
    moi du biniou...moi de la flûte,
    et moi de la crécelle !
    Et les uns les autres parlaient parlaient
    parlaient de ce qu'ils jouaient.
    On n'entendait plus la musique
    tout le monde parlait, parlait, parlait.
    personne ne jouait
    mais dans un coin un homme se taisait :
    "et de quel instrument jouez-vous monsieur
    qui vous taisez et qui ne dites rien?"
    lui demandèrent les musiciens.
    "Moi je joue de l'orgue de Barbarie
    et je joue du couteau aussi"
    dit l'homme qui jusqu'ici
    n'avait absolument rien dit
    et puis il s'avança le couteau à la main
    et il tua tous les musiciens
    et il joua de l'orgue de Barbarie
    et sa musique était si vraie
    si vivante et si jolie
    que la petite fille du maître de la maison
    sortit de dessous le piano
    où elle était couchée endormie par ennui
    et elle dit:
    "Moi je jouais au cerceau
    à la balle au chasseur
    je jouais à la marelle
    je jouais avec un seau
    je jouais avec une pelle
    je jouais au papa et à la maman
    je jouais à chat perché
    je jouais avec mes poupées
    je jouais avec une ombrelle
    je jouais avec mon petit frère
    avec ma petite sur
    je jouais au gendarme
    et au voleur
    mais c'est fini fini fini
    je veux jouer à l'assassin
    je veux jouer de l'orgue de Barbarie."
    Et l'homme prit la petite fille para la main
    et ils s'en allèrent dans les villes
    dans les maisons dams les jardins
    et puis ils tuèrent le plus de monde possible
    après quoi ils se marièrent
    et ils eurent beaucoup d'enfants.
    Mais
    l'aîné apprit le piano
    le second le violon
    le troisième la harpe
    le quatrième la crécelle
    le cinquième le violoncelle
    et puis ils se mirent à parler parler
    parler parler parler
    on n'entendit plus la musique
    et tout fut à recommencer!

    "Le désespoir est assis sur un banc", par Germaine Montero m'a beaucoup touchée.

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    "Chanson pour les enfants l'hiver", par les Frères Jacques : les enfants de ma classe de Grande Section aimaient beaucoup la réciter. Il faut dire qu'elle est drôle !

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    "Déjeuner du matin" a été interprété par Marlène Dietrich : un vrai bonheur...

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    Mouloudji a aussi chanté Prévert, sur une musique de Kosma : "L'enfance"

    Lys Gauty a été la première (1940) à chanter Prévert avec "Deux escargots s'en vont à l'enterrement", un poème bien connu de tous.

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    "Chasse à l'enfant", chanté par Marianne Oswald : une chanson réaliste

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    "Et la fête continue" par Serge Reggiani : une histoire de plombier zingueur...

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    Une jolie chanson interprétée par Yves Montand : "Le jardin"

    "Le gardien de phare aime trop les oiseaux" : Les Frères Jacques

    Une jolie chanson qui se termine mal...

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    "Tournesol", un petit extrait du film de Christian Jaque "Souvenirs perdus" avec une chanson interprétée par Yves Montand : j'ai bien aimé aussi écouter les chansons au sein d'un film.

    J'ai beaucoup aimé cette chanson réaliste très bien interprétée par Marianne Oswald. Son titre est tout simple : "La grasse matinée".

    "Chanson du geôlier", par Cora Vaucaire

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    "Les enfants qui s'aiment" : c'est Fabien Loris qui l'interprète dans le film de Marcel Carné "Les Portes de la nuit".

    Daniel Michard nous a ensuite passé une interview sur RCJ (une radio juive) de Françoise Miran qui vient d'écrire une biographie de Joseph Kosma : le livre s'appelle "Une chanson".

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    On apprend - pour ceux qui ne connaissaient Joseph Kosma que de nom (on le confond souvent avec Vladimir Cosma...) - que Joseph Kosma, né à Budapest en 1905, est un compositeur français, juif hongrois d'origine, naturalisé français en 1949. Il est décédé brutalement en 1969 à seulement 63 ans.

    Il a émigré en Allemagne en 1929 : là, il rencontre Bertolt Brecht et Hanns Eisler, deux artistes engagés dans la politique au travers de leurs oeuvres tout comme lui (il est anarchiste), puis il fuit l'Allemagne d'Hitler en 1933 pour venir s'installer en France et là, il rencontre Jacques Prévert. S'ensuit une collaboration qui durera une quinzaine d'années jusqu'à la fâcherie définitive de Prévert avec le producteur du film "La bergère et le ramoneur" de Paul Grimaud, Kosma n'ayant pas suivi son ami dans cette voie...

    Par la suite, il ne fera plus de chansons mais des quatuors et des opéras.

    Par ailleurs, toute sa famille a été exterminée dans les camps : lui, a été sauvé par Prévert.

    L'interview de Françoise Miran est au début de la vidéo.

    Suite à quoi, Françoise Miran, qui est interprète, nous chante (accompagnée au piano par Karl Baraquin, professeur de piano au Club Musical de La Poste) trois chansons de Prévert.

    "A la belle étoile", une chanson extraite du film "Le crime de Monsieur Lange", chantée par Juliette Gréco.

    Boulevard de la Chapelle
    Où passe le métro aérien
    Il y a des filles très belles
    Et beaucoup de vauriens.

    Des clochards affamés
    S'endorment sur les bancs
    Et de vieilles poupées
    Font encore le tapin.

    À soixante-cinq ans
    Au jour le jour
    À la nuit la nuit
    À la belle étoile
    C'est comme ça que je vis.

    Où est-elle, l'étoile?
    Moi, je ne l'ai jamais vue
    Elle doit être trop belle
    Pour le premier venu.

    Au jour le jour
    À la nuit la nuit
    À la belle étoile
    C'est comme ça que je vis.

    C'est une drôle d'étoile
    C'est une triste vie.

    Sa deuxième chanson : "Et puis après (Je suis comme je suis)"

    Voici la version de Juliette Gréco car j'ai malheureusement raté mon enregistrement...

    La troisième chanson que Françoise Miran a chantée est très amusante : "La pêche à la baleine". Voici la version des Frères Jacques.

    Puis, c'est un autre interprète qui a pris le relais : Wolfgang Pissors, accompagné au piano par Isabelle Serrand, pianiste compositeure (ils se produisent au Théâtre de l'Essaïon dans un spectacle intitulé Berlin en Seine).

    Les deux artistes interprètent des chansons issues de leur répertoire.

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma 

    "Yukali" de Kurt Weill

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    Une autre chanson qui a été un "tube" à l'époque : "Barbara" chantée ici par Yves Montand.

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

     Enfin, une chanson intitulée "Familiale"

    55ème Rencontre Musicale du Club Musical de La Poste : Prévert et Kosma

     A la fin de la soirée, les deux artistes ont chanté "Les Feuilles mortes", accompagnés par le public de la salle venu nombreux.

    Le texte de cette belle chanson qui est - parait-il - la chanson la plus chantée au monde...

    Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes
    Des jours heureux où nous étions amis.
    En ce temps-là la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.
    Tu vois, je n'ai pas oublié...
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi

    Et le vent du nord les emporte
    Dans la nuit froide de l'oubli.
    Tu vois, je n'ai pas oublié
    La chanson que tu me chantais.

    C'est une chanson qui nous ressemble.
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Nous vivions tous les deux ensemble,
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment.
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.
    La, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment.
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

    Yves Montand la chante magnifiquement.

    Je suis déçue d'avoir raté tous mes enregistrements...

    Sinon, c'était une super soirée.


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