•  Comme vous le savez peut-être déjà, je chante depuis deux ans dans la chorale du Club musical de La Poste (Choeur Choisy), sous la direction d'un chef adorable, Sigismond Gubanski, excellent pianiste de surcroît, ce qui ne gâche rien.

    Dans le hall d'entrée du Club musical il y a un présentoir avec des flyers que je regarde régulièrement. L'autre jour j'y ai trouvé une publicité pour un opéra-bouffe d'Offenbach qui se jouait à l'Auditorium Saint-Germain (Maison des pratiques artistiques amateurs/Saint-Germain). Ni une ni deux, je contacte deux autres copines de la chorale pour y aller ensemble : et voilà, c'est fait !

    Il s'agit des Géorgiennes, un opéra-bouffe en trois actes de Jacques Offenbach, livret de Jules Moinaux, créé aux Variétés, salle Choiseul, le 16 mars 1864.

    Les Géorgiennes d'Offenbach à l'Auditorium Saint-Germain

    Le spectacle nous a beaucoup plu avec une mise en scène qui mettait les spectateurs en joie tout autant que les acteurs eux-mêmes. Quand nous sommes arrivés dans la salle, plusieurs d'entre eux, costumés à l'orientale il va de soi, faisaient les pitres sur scène pour proposer du gel hydro alcoolique aux spectateurs qui en désiraient.

    La scène était partagée en deux par l'orchestre de Bernard Thomas (superbement dirigé par Laurent Zaïk) installé dans un espace clos par des petites barrières.

    Les Géorgiennes d'Offenbach à l'Auditorium Saint-Germain

    Le côté gauche voyait les hommes évoluer (comme ici, occupés comme vous pouvez le constater, à faire la guerre...)

    Les Géorgiennes d'Offenbach à l'Auditorium Saint-Germain

    tandis que le côté droit était dévolu aux femmes (ici derrière les barricades qu'elles ont construit avec les lits d'hôpital de leurs maris).

    Les Géorgiennes d'Offenbach à l'Auditorium Saint-Germain

    La guerre des sexes aura-t-elle lieu... ?

    Vous l'aurez compris, ce parti-pris du metteur en scène, Renaud Boutin, de séparer dès le début l'espace des hommes de celui des femmes fait référence au sujet même de la pièce qui oppose, dans un Orient de fantaisie, ces dernières à leurs maris soi-disant partis guerroyer contre le pacha Rhododendron venu (avec ses trente-deux esclaves et ses trente-deux éléphants) renouveler son harem mais qui, en réalité, "font la vie". Leurs femmes décident alors de prendre le pouvoir, qu’elles rendront aux hommes à la fin tout de même.

    Un côté très moderne et actuel de la pièce qui date pourtant d'un siècle et demi. Egalement une belle occasion de découvrir une partition méconnue.

    Les Géorgiennes d’Offenbach n'avait jamais été monté en France depuis les représentations parisiennes du XIXe siècle (en 1864 puis 1868). L’œuvre rencontra un très grand succès lors de sa création à Paris et fut également représentée à Vienne, et même à New York !

    « Il y a beaucoup de musique dans cet opéra à spectacle, et de cette musique où le pied qui s’agite, la tête qui se balance, le sourire approbateur semblent achever une mélodie heureusement commencée. C’est le triomphe d’Offenbach ; c’est son originalité, et il ne la partage avec personne. […] Les Géorgiennes sont montées avec un grand luxe de décors, de costumes et de mise en scène. Le théâtre n’a rien épargné en vue d’un grand succès. »
    Le Figaro – Dimanche 20 mars 1864

    Il y a, à la fois de la drôlerie dans les airs chantés ou les répliques parlées ainsi que dans les décors (comme cette pancarte qui affiche le hashtag "Balance ton Rhodo" brandi lors de la révolte des femmes) mais aussi des passages très poétiques comme celui où les femmes qui se réveillent après avoir été droguées par les hommes sont comme "tirées vers le haut" par des ballons gonflés d'hélium.

    Les costumes, de Cécilia Delestre (fabriqués au lycée professionnel "La Source" de Nogent-sur-Marne), sont superbes et parfois hilarants, comme celui du pacha Rhododendron en tutu blanc, ici accompagné de son fidèle (ou infidèle ?) Boboli.

    Les Géorgiennes d'Offenbach à l'Auditorium Saint-Germain

    Ferosa a pris la tête de l'insurrection des femmes : elle porte pour l'occasion un bicorne comme Napoléon !

    Les Géorgiennes d'Offenbach à l'Auditorium Saint-Germain

     L'ouverture des Géorgiennes

    Deux extraits du spectacle trouvés sur le net. Bien sûr, il est interdit de filmer.

    La troupe du Groupe Lyrique est composée d'amateurs (éclairés) auxquels je rend hommage ici avec beaucoup de plaisir.

    Chapeau les artistes !


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  • Mon chef de chœur, Sigismond, nous promettait cette vidéo depuis des mois... La voici enfin : comme les précédentes depuis près d'un an et demi maintenant, elle a été réalisée en confinement, chacun chez soi, et assemblée avec humour. Que de travail pour Sigismond !

    Elle rend hommage à Anne Sylvestre décédée cette année.

    Mort de la chanteuse Anne Sylvestre à 86 ans

    Je suis contente de la poster ici.

    Bravo à Sigismond pour ses dédoublement multiples !

    Voici la chanson chantée par Anne Syvestre : quelle jolie voix elle avait...

    C'est ICI.

     


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  • Dimanche dernier, je suis allée écouter un concert à l'église Saint-Germain-des-Prés. Il va falloir que j'y retourne avec mon appareil photo car elle vient tout juste d'être rénovée et est vraiment magnifique. Grâce à ces travaux, les décors d'hippolyte Flandrin et Alexandre Denuelle, avec la voûte étoilée et ses couleurs, sont comme révélés au public.

    On a l'impression d'être dans une toute nouvelle église !

    Concert à Saint-Germain-des-Prés

    Concert à Saint-Germain-des-Prés

    Concert à Saint-Germain-des-Prés

    Concert à Saint-Germain-des-Prés

    Il s'agissait du Requiem opus 48 de Gabriel Fauré en pièce principale, œuvre à laquelle avait été ajoutées une pièce de Johannes Brahms (Vier Gesänge op 17) et une autre de Jean Cras (Dans la montagne).

    La direction de l'orchestre et des chœurs était assurée par Pierre Calmelet qui est professeur au Conservatoire à Rayonnement Régional de Boulogne-Billancourt où mon petit cousin, Vincent Vaccaro (premier violoncelle à l'Orchestre de Normandie) a fait ses études...

    Concert à Saint-Germain-des-Prés

    Le "Sanctus" du Requiem de Fauré

    Le "Pie Jesu" du Requiem de Fauré

    Une très belle après-midi en compagnie de ma sœur.

    Pour le souvenir...


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  • Arlette vient tout juste d'arriver à Courcelles pour quelques jours et ce soir nous allons au concert : un programme qui va lui plaire. Résultat d’image pour Émoticone Sourire. Taille: 110 x 104. Source: fr.depositphotos.com

    C'est en effet en ce moment le 8ème juillet musical de Laignes organisé par Patricia Leblanc qui enseigne le violon en Seine et Marne mais habite la petite ville.

    Après la soirée baroque en compagnie de Bach d'il y a quinze jours qui s'est tenue en l'église du village (Cliquez ICI), nous voici ce soir attablés au sein de la salle communale de Poinçon-lès-Larrey où les musiciens ont prévu de jouer.

    C'est le groupe de Benoît Justafré, fils de Patricia Leblanc, qui officie ce soir en compagnie de plusieurs musiciens amis et d'une chanteuse.

    Un contrebassiste, un pianiste-guitariste, un tromboniste à coulisse et un trompettiste constituent la formation.

    Huitième Festival musical de Laignes : soirée Cabaret en compagnie d'Arlette

    Au programme, essentiellement de la chanson française

    Huitième Festival musical de Laignes : soirée Cabaret en compagnie d'Arlette

    Ici, le pianiste a pris le relai de la jeune chanteuse pour nous interpréter quelques chansons d'outre-Atlantique.

    Huitième Festival musical de Laignes : soirée Cabaret en compagnie d'Arlette

    A refaire l'an prochain...


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  • Ce samedi soir, nous sommes allés à Laignes en compagnie de nos amis et voisins de Courcelles, Jean et Marguerite. J'avais vu sur le programme de l'Office de Tourisme de Châtillon qu'un festival avait lieu en juillet : ce soir là, c'était Jean-Sébastien Bach et sa musique baroque qui étaient à l'honneur.

    Nous ne connaissions pas l'église Saint-Didier qui est consacrée à un saint évêque de Langres : de style roman, elle date du début du XIIIème siècle pour la nef centrale et ses collatéraux et de la fin du XVème siècle pour la partie haute avec un chœur polygonal et un double transept gothique avec baies. La tour du clocher, bâtie sur la croisée, est surmontée d'un toit en pavillon et d'une flèche.

    J'aime bien sa petite tourelle en façade.

    Ici, à l'entracte, Philippe et Jean prennent le frais.

    8ème juillet musical de Laignes : soirée baroque avec Bach

    Le chœur possède de très jolis vitraux.

    8ème juillet musical de Laignes : soirée baroque avec Bach

    En faisant le tour de l'église, j'ai cru reconnaître un Saint Jean-Baptiste (?)

    8ème juillet musical de Laignes : soirée baroque avec Bach

    et une Sainte Catherine d'Alexandrie portant sa roue et la palme des martyres.

    8ème juillet musical de Laignes : soirée baroque avec Bach

    Dans le transept nord se trouve un très bel autel en pierre sculptée.

    8ème juillet musical de Laignes : soirée baroque avec Bach

    Mais revenons à notre concert : les musiciens ont pris place dans le chœur. Ils sont au nombre de quatre : deux flutistes, une claveciniste et une violoniste. Cette dernière, Patricia Leblanc, est l'organisatrice de ce 8ème juillet musical de Laignes. Ayant fait ses études de musique à Dijon et à Saint-Maur, elle se perfectionne au Conservatoire national de musique de Paris et travaille pendant 25 ans au sein des orchestres de Radio-France. Elle participe activement à la vie musicale parisienne, française et même étrangère (Russie, Algérie, Italie...). Elle a enseigné le violon au CLEM de Laignes, village dans lequel elle crée en 2014 le premier juillet musical.

    8ème juillet musical de Laignes : soirée baroque avec Bach

    Le programme débute par une suite en si mineur (BWV 1067) pour flûte, violon et clavecin. Au début du XVIIIème siècle, le terme "suite" désigne une succession de danses précédées d'une ouverture. La terminologie étant fluctuante à l'époque, le mot "ouverture" désigne aussi, parfois, la suite dans son entier. Bach travaille ce genre à quatre reprises. Dans cette suite, il instrumente dans le goût du temps, en introduisant la flûte, très en vogue à l'époque, dans l'orchestre à cordes.

    En voici un extrait

    Le flutiste s'appelle Philippe Legrand. Il a commencé la flûte au conservatoire de Vincennes. Il joue en soliste avec différents orchestres à travers la France mais aussi dans de nombreux pays étrangers (Allemagne, Danemark, Egypte, Espagne, Italie, Pologne, Portugal, Suède...).

    Vous avez vu qu'il avait eu pendant le Menuet un problème avec sa flûte ?

    Quel farceur, c'était pour mieux ménager la surprise que voici !

    Extrait de la Badinerie joué à deux sur une même flûte...

    Après un entracte, le concert a repris avec cette fois le 4ème Concerto Brandebourgeois BWV 1049 pour 2 flûtes, violon et clavecin.

    Au clavecin, Corinne Leblanc-Guérin : pianiste et chanteuse, elle fait de brillantes études en Bourgogne puis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Son expérience et son talent l'ont amenée à travailler avec de nombreux artistes dans un répertoire allant de Bach à nos jours en passant par Mozart, Chopin, Offenbach et la musique du XXème siècle.

    Marie-Estelle Hassaneen est flûtiste dans l'ensemble Jeux de Quatre depuis 2015. Ses études musicales l'ont emmenée à Dijon puis à Bruxelles en passant par Leipzig - ville de Bach, Schumann, Mendelssohn et tant d'autres. Passionnée par la musique sous toutes ses formes, elle intervient dans les écoles maternelles et élémentaires pour sensibiliser et faire des créations avec les enfants.

    Voici l'Allegro

    Les musiciens ont été très applaudis et ont gentiment fait un "bis" en nous interprétant la Cantate "Jésus que ma joie demeure" de Bach bien sûr.

    Une super soirée !


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