• POM POM POM POM !

    Le clip qu’ont réalisé les jeunes membres du chœur d’un Collège de Cambo-les-Bains, au Pays Basque, fait le buzz sur les réseaux sociaux. Dans cette vidéo, tournée dans le parc de la maison-musée d’Edmond Rostand, ces 185 jeunes choristes interprètent la 5Symphonie de Beethoven en « Body Tap » (percussion corporelle).

    Une performance réalisée pour commémorer le 250anniversaire de la naissance de Beethoven. Un post de Philippe Gault

    Sympa !


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  • Les podcasts sont très à la mode, pour mon plus grand plaisir. Cette fois-ci, c'est la Philharmonie qui met en ligne une série de dix podcasts qui s'intitule "Conte-moi la musique".

    Les podcasts de la Philharmonie pour les petits de 3 à 8 ans

    Une histoire courte (5-6 mn pas plus) est contée aux enfants sur fond d'extraits musicaux.

    Louis, qui est habitué aux Histoires en musique d'Elodie Fondacci sur Radio-Classique (on les écoute souvent en voiture sur la route de Courcelles), aimera-t-il celle-ci... ?

    La réponse à partir de mercredi.

    Voici le premier d'entre eux, intitulé "Le grand amour du Roi".

    Les podcasts de la Philharmonie pour les petits de 5 à 8 ans

    Cliquez ICI pour écouter...

    Il y a longtemps, très longtemps, vivait un roi puissant dans un château immense qui brillait de mille feux. Le château de Versailles.

    Ce roi s’appelait Louis XIV, on l’appelait aussi le roi soleil !

    Rien n’est trop beau pour ce roi-là. À Versailles, on trouve des jardins magnifiques aussi précis que des dessins, des murs habillés de miroirs, des fontaines et des jeux d’eau.

    Le Roi Soleil aime la musique et la danse. C’est simple : il ne peut s’en passer. Il n’y a pas un jour sans qu’on entende de la musique. Le roi se réveille, se couche en musique.

    Il est lui-même musicien, il joue lui-même de la guitare...

    Depuis quelques temps, le Roi est de mauvaise humeur. Il est amoureux mais rien ne se passe comme il voudrait.

    Parmi tous ceux qui l’entourent, des serviteurs aux seigneurs de la cour, il y a une belle dont les yeux ont encore plus d’éclat que le ciel, et dont la vue a fait battre son cœur.

    Mais la demoiselle, elle, ne n’aime pas le roi. Elle le dit, elle le répète, et elle tient tête au roi.

    Le roi est furieux, malheureux, mais il n’abandonne pas. Il cherche un moyen de lui plaire, de l’impressionner.

    Ce moyen ce sera… la musique ! Mais oui ! Chacun sait que la musique a des pouvoirs magiques.

    Tout d’abord, il faut que la belle réalise qu’il est un très grand roi.

    Et pour cela il y a la musique de la Grande écurie. Musique militaire, ou musique de plein air ! Grandes occasions ou temps de guerre !

    À la chasse ou à la guerre !

    À cheval ou bien sur terre !

    Fanfares et sonneries accompagnent toujours le Roi.

    Que les trompettes scintillent, que les timbales rugissent !

    Qu’elles rappellent à la belle que celui qui l’aime n'est pas n'importe qui, c’est LE ROI !

    Alors quoi ? La belle admire les musiciens de la Grande écurie. Mais la belle n’écoute que ce que dit son cœur et son cœur ne parle pas au roi.

    Comment ? se dit le Roi, la Grande écurie ne suffit pas ? J’ai dû lui faire peur. Il me faut une toute autre musique, qui lui dise mon amour avec plus de douceur pour qu’elle sache que même les rois ont un cœur et que parfois ils pleurent. Ce soir je ferai jouer les musiciens de la Chambre. Je mettrai ma plus jolie perruque, le parfum le plus rare. Oui, ce soir j’en suis sûr, la belle m’aimera !

    C'est le soir. Nous voici à la cour : belles coiffures, brillants bijoux, perruques poudrées, tout le monde sourie et murmure : « Le Roi est fou d’amour. Il demande à la musique de dire ses sentiments. Qui peut mieux le faire que les musiciens de la chambre du Roi ?»

    Violes et violons, flûtes à bec et bassons, instruments à cordes ou instruments à vents, voici ceux qui accompagnent le divertissement et qui chantent si bien l’amour!

    Mais tout à coup voici que s’élève un chant doux, émouvant …

    La belle soupire en entendant ce chant. Que cet air est tendre et charmant ! Elle fredonne en même temps.

    Le roi tout-à-coup comprend : la belle aime un autre que lui !

    Que peut-il faire à présent ? Se lamenter ? Se fâcher ? Gémir, trépigner ?

    Rien de tout cela se dit le roi ! L’amour reviendra.

    Et surtout… la musique sera toujours là !

    Rien ne compte plus pour moi ! Oui, la musique est le plus grand amour du roi.

    Alors Le roi s’avance. Son cœur est réparé. Il sourit à la belle : « Soyez donc mon amie, à défaut de m’aimer Accordez-moi au moins le plaisir de danser ! »

    En entendant le roi, tous ont des fourmis dans les pieds.

    Au son des flûtes et des violons, l’on danse bourrées et rigaudons, menuets et gavottes joyeuses, sarabandes majestueuses.

    Voilà le Roi-soleil, Louis XIV roi de France. À cet instant-là, le Le Roi embrasse la vie. Il danse et tous dansent avec lui. 

    Extraits musicaux :
    Clavecin : Clavecin de Ioannes Couchet, Anvers/ Belgique/ Europe, 1652 (Musée de la musique) : Louis Couperin, Suite en la mineur - 7. Prélude.  Christophe Rousset, clavecin (Harmonia Mundi 2018). Guitare seule : guitare Jean Baptiste dit Jean Voboam, Paris, 1708 (Musée de la musique). François Campion, Allemande. Gérard Rebours (Musée de la musique 2001). La Grande Écurie :  Michel Richard Delalande, Concert de trompettes (Prélude).  La Simphonie du Marais, Hugo Reyne, dir. (Harmonia Mundi 1990). MusicieAns de La Chambre :  François Couperin,  Premier concert royal. Concert enregistré à la Philharmonie de Paris le 15 décembre 2015 par  Les Arts Florissants, William Christie (dir.). Chant doux et émouvant :  Michel Lambert, "Ombre de mon amant" extrait des Airs à une, II, III et IV parties.  Concert enregistré à la Salle Pleyel le 8 septembre 2008 par  Les Arts Florissants, William Christie (dir.)  ; Anne Sofie von Otter, mezzo-soprano.  Les sarabandes : clavicorde anonyme, école germanique, XVIIIe siècle (Musée de la musique), Dietrich Buxtehude, Sarabande de la Suite n° 3. Jocelyne Cuiller, Musée de la musique, 2004.

    Conte N°2 : Les sortilèges de la claveciniste : ICI

    Conte N°3 : Au diapason ! : ICI

    Conte N° 4 : L'ogre et le musicien : ICI

    Conte N° 5 : Le musicien à l'instrument invisible : ICI

    Conte N°6 : Le singe sonneur : ICI

    Conte N°7 : Comment Issunboshi épousa la princesse : ICI

    Conte N°8 : La grenouille qui avait bu toute l'eau : ICI

    Conte N°9 : Le souffle et le vent : ICI

    Conte N°10 : Cache-cache au musée : ICI

    Quand nous étions petites, Arlette et moi, Maman nous emmenait régulièrement écouter Bernard Gavoty au Théâtre des Champs-Elysées, dans le cadre d'une émission intitulée "Les Musigrains", une association parisienne de concerts-conférences pédagogiques destinés aux scolaires. Nous aimions bien l'écouter parler de tous les instruments...

    Nostalgie, nostalgie...


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  • Ce 11 mars 2021, Astor Piazzolla aurait eu 100 ans...

    Et comme j'adore sa musique, j'ai fait un petit post sur cet événement, un mix entre la documentation de Radio-France et le podcast de Musicopolis "Trouver sa voix".

    Qualifié de Villa-Lobos argentin, Astor Piazzolla a donné ses lettres de noblesse au tango. Grâce à ses compositions, le genre s’est émancipé et a nourri un répertoire renouvelé, à la croisée du savant et du populaire.

    Centenaire de la naissance d'Astor Piazzola

    Fils d’immigrés italiens, Astor Piazzolla naît à Mar del Plata dans la province de Buenos Aires. En 1924, il n'a que de trois ans quand ses parents s’installent à New-York où Astor va passer son enfance dans le quartier animé de Little Italy. Il aime le jazz et voudrait jouer du saxophone mais son père, grand amateur de tango, lui offre un bandonéon. Il fait la rencontre de Carlos Gardel et suit les cours de piano de Bella Wilda, disciple de Serge Rachmaninov. De retour à Mar del Plata en 1937, après avoir été bandonéoniste dans le célèbre ensemble d’Aníbal Troïlo, il fonde son premier orchestre à Buenos Aires en 1946, décidé à faire évoluer la musique du tango qu'il trouve trop répétitive quand il l'entend dans les bals. Il rencontre alors des problèmes avec son orchestre car, en ces temps d'après-guerre, tous les argentins ont envie de danser et, quand il joue, personne ne peut danser... 

    En 1954, Astor Piazzolla est décidé à abandonner le bandonéon au profit de la musique dite "classique", genre Stravinsky ou Bartok. Il se tourne alors vers la composition et obtient une bourse du gouvernement français qui lui permet d’étudier à Paris avec Nadia Boulanger. Cette dernière ayant étudié ses compositions classiques et, après l'avoir écouté dans "Triunfal", ici joué pendant le premier confinement par des artistes séparés dans l'espace...

    elle l’incitera à rester fidèle à ses racines et à la musique de son pays natal, le tango. Astor est conforté dans l'idée que le tango doit évoluer, même si en Argentine on peut peut-être tout changer mais sûrement pas le tango !

    Piazzolla a trouvé son style.

    Revenu en Argentine, Piazzolla fonde un quintette avec lequel il multiplie les concerts et favorise la diffusion du tango dans le monde entier. En 1967, il compose l’opéra-tango Maria de Buenos-Aires en collaboration avec le poète Horacio Ferrer. Malgré un vif succès à l’étranger, cette œuvre sera contestée en Amérique du Sud.

    Les positions politiques d’Astor Piazzolla lui valent une haine profonde du gouvernement argentin. En 1971, il s’installe de nouveau à Paris, à la Cité des Arts. Dès lors, les demandes sont nombreuses : il compose un concerto pour violoncelle suite à une commande de l’ONU, écrit la musique de scène de Songe d’une nuit d’été pour la Comédie Française ainsi que plusieurs musiques de film qui lui vaudront diverses récompenses.

    Sensible au jazz, Astor Piazzolla incorpore des éléments de cette musique dans ses propres compositions. Inspiré également par la musique contemporaine, il a adapté le tango pour en faire un moyen d’expression singulier.

    L’art d’Astor Piazzolla s’est imposé dans notre conscience d’occidentaux à peu près au moment où Neruda, Marquez, Vargas Llosa, Borges et nombre d’autres voix saisissantes de la littérature latino-américaine commencèrent à modifier la façon dont, en tant qu’insulaires, nous considérions auparavant le monde.

    Astor Piazzolla en 6 dates

    1954 :  Séjourne à Paris et étudie la composition auprès de Nadia Boulanger.  

    1960 :  Crée le Quinteto Nuevo Tango  avec Simon Bajour (violon), Jaime Gossis (piano), Jorge Lopez Ruiz (guitare électrique) et Kicho Diaz (contrebasse).  

    1967 :  Compose Maria de Buenos Aires, le premier opéra-tango.  

    1982 :  Création du Concerto pour violoncelle  par Mtislav Rostropovitch.  

    1986 :  Reçoit le César de la meilleure musique de film pour *Tangos, l’exil de Gardel * du réalisateur Fernando E. Solanas.  

    1990 :  Réalise une série de tournées en soliste aux côtés d'orchestres classiques.

    Astor Piazzolla a donné durant plus de 30 ans des conférences sur le tango dans de nombreuses universités à travers le monde mais sa connaissance du tango n'était pas que théorique, l'Argentin le jouait aussi divinement au bandonéon.

    Libertango : un succès international aux 500 reprises, allant de la version rock à l'interprétation plus reggae...

    Ce morceau a inspiré différents artistes.

    Guy Marchand a ainsi chanté "Moi je suis tango tango" sur la musique de Libertango.

    Les sœurs Buniatishvili l'ont joué en duo au piano.

    Et moi, je suis une afficianada de mon pianiste argentin préféré, Gabriel Vallejo, que j'ai rencontré dans le cadre de ma précédente chorale "Les Oranges Bleues" (c'est lui qui nous accompagnait au piano).

    Le voici jouant au piano dans l'une de ses compositions "Tangos désaxés" qui n'est pas sans rappeler la musique de son pays si bien servie par Astor Piazzolla.

    Moi, je suis tango tango !


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  • Tout est dit...

    Superbe !


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  • Aujourd'hui, j'ai reçu un "gros fichier" en provenance de mon chef de chœur préféré, Sigismond, qui réunit chaque jeudi soir ceux et celles qui veulent "garder un pied" dans la chorale malgré les conditions sanitaires : nous sommes en général une quinzaine à nous retrouver via Zoom.

    Il s'agit de la vidéo du chant de révolte italien "Bella Ciao", chant des partisans italiens combattant l’alliance entre les troupes allemandes nazies et les troupes italiennes fascistes pendant la seconde guerre mondiale.

    Son origine n'est pas sûre : il se peut que les paroles aient été écrites fin 1943 sur la musique d'une chanson populaire que chantaient au début du XXème siècle dans le Piémont les mondine, ces saisonnières qui désherbaient les rizières de la plaine du Pô et repiquaient le riz le dos courbé, pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail. Elle pourrait aussi avoir une origine française alors qu'un chant du XVIème siècle aurait circulé dans le Piémont italien ou encore venir d'un chant yiddish datant de 1910 (les liens entre l’Italie et l’Autriche ayant été forts à cette période, des chansons ont pu circuler entre les deux pays).

    Elle aurait été chantée pour la première fois devant un public étranger à Berlin en 1947 et en France, on la découvre en 1963 avec Yves Montand.

    J'adore !

    Ce chant est devenu un hymne à la résistance dans le monde entier. C'est à la fois un chant révolutionnaire, antifasciste, féministe et national.

    Les paroles en sont les suivantes.

    Un matin, je me suis réveillé
    O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao,*
    Un matin, je me suis réveillé
    Et j'ai trouvé l'envahisseur.
     
    Ô Partisan, emmène-moi
    O bella ciao...*
    Ô Partisan, emmène-moi
    Car je me sens mourir
     
    Et si je meurs en partisan
    O bella ciao...*
    Et si je meurs en partisan
    Tu devras m'enterrer.
     
    Enterrez-moi là-haut dans les montagnes,
    O bella ciao...*
    Enterrez-moi là-haut dans les montagnes,
    A l'ombre d'une belle fleur.
     
    Et les gens qui passeront
    O bella ciao...*
    Et les gens qui passeront
    Me diront "Quelle belle fleur"
     
    Et c'est la fleur du partisan
    O bella ciao...*
    Morts pour la liberté
    Et c'est la fleur du partisan
    Morts pour la liberté

    Cette vidéo a cela de particulier que, chacun chez soi, nous avons enregistré notre partition, laissant le soin à Sigismond de tous nous réunir sur le même écran : une prouesse qu'il avait déjà effectuée lors du premier confinement avec une autre chanson italienne tirée du Chœur des Hébreux de l'opéra de Verdi "Nabucco" intitulée "Va pensiero". Pour la revoir, cliquez ICI.

    Et maintenant, la vidéo de Choeur Choisy !

    Nous étions 13 à participer à l'aventure, sopranos, altos, ténors et basses. Je ne connais pas encore assez les choristes pour pouvoir les identifier tous et ce n'est pas par Zoom que je vais pouvoir le faire !

    Imitant quelques copines choristes, je m'étais achetée chez Auchan un petit chapeau rigolo, histoire de faire "fête" : ne vous moquez pas...

     

    Merci Sigismond !


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