• Aujourd'hui, j'ai reçu un "gros fichier" en provenance de mon chef de chœur préféré, Sigismond, qui réunit chaque jeudi soir ceux et celles qui veulent "garder un pied" dans la chorale malgré les conditions sanitaires : nous sommes en général une quinzaine à nous retrouver via Zoom.

    Il s'agit de la vidéo du chant de révolte italien "Bella Ciao", chant des partisans italiens combattant l’alliance entre les troupes allemandes nazies et les troupes italiennes fascistes pendant la seconde guerre mondiale.

    Son origine n'est pas sûre : il se peut que les paroles aient été écrites fin 1943 sur la musique d'une chanson populaire que chantaient au début du XXème siècle dans le Piémont les mondine, ces saisonnières qui désherbaient les rizières de la plaine du Pô et repiquaient le riz le dos courbé, pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail. Elle pourrait aussi avoir une origine française alors qu'un chant du XVIème siècle aurait circulé dans le Piémont italien ou encore venir d'un chant yiddish datant de 1910 (les liens entre l’Italie et l’Autriche ayant été forts à cette période, des chansons ont pu circuler entre les deux pays).

    Elle aurait été chantée pour la première fois devant un public étranger à Berlin en 1947 et en France, on la découvre en 1963 avec Yves Montand.

    J'adore !

    Ce chant est devenu un hymne à la résistance dans le monde entier. C'est à la fois un chant révolutionnaire, antifasciste, féministe et national.

    Les paroles en sont les suivantes.

    Un matin, je me suis réveillé
    O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao,*
    Un matin, je me suis réveillé
    Et j'ai trouvé l'envahisseur.
     
    Ô Partisan, emmène-moi
    O bella ciao...*
    Ô Partisan, emmène-moi
    Car je me sens mourir
     
    Et si je meurs en partisan
    O bella ciao...*
    Et si je meurs en partisan
    Tu devras m'enterrer.
     
    Enterrez-moi là-haut dans les montagnes,
    O bella ciao...*
    Enterrez-moi là-haut dans les montagnes,
    A l'ombre d'une belle fleur.
     
    Et les gens qui passeront
    O bella ciao...*
    Et les gens qui passeront
    Me diront "Quelle belle fleur"
     
    Et c'est la fleur du partisan
    O bella ciao...*
    Morts pour la liberté
    Et c'est la fleur du partisan
    Morts pour la liberté

    Cette vidéo a cela de particulier que, chacun chez soi, nous avons enregistré notre partition, laissant le soin à Sigismond de tous nous réunir sur le même écran : une prouesse qu'il avait déjà effectuée lors du premier confinement avec une autre chanson italienne tirée du Chœur des Hébreux de l'opéra de Verdi "Nabucco" intitulée "Va pensiero". Pour la revoir, cliquez ICI.

    Et maintenant, la vidéo de Choeur Choisy !

    Nous étions 13 à participer à l'aventure, sopranos, altos, ténors et basses. Je ne connais pas encore assez les choristes pour pouvoir les identifier tous et ce n'est pas par Zoom que je vais pouvoir le faire !

    Imitant quelques copines choristes, je m'étais achetée chez Auchan un petit chapeau rigolo, histoire de faire "fête" : ne vous moquez pas...

     

    Merci Sigismond !


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  • Depuis que nous en sommes réduits à errer de la cuisine au bureau ou du bureau à la cuisine (avec parfois un passage aux toilettes qui rompt la monotonie...)

    Chorale en confinement : on s'organise !

    et que notre rendez-vous hebdomadaire du jeudi soir avec notre adorable chef de chœur, Sigismond, n'est plus possible, celui-ci nous organise des soirées chorale sur Zoom même jour même horaire.

    Chorale en confinement : on s'organise !

    Nous gardons ainsi contact les uns avec les autres (une quinzaine seulement sur quarante choristes) et essayons de continuer à chanter...

    La nouvelle chanson que Sigismond nous a proposée est une chanson malgache du groupe Voavy dont le fondateur est un certain Jean Gabin... Fanovona, né en 1948 sur l'île de Madagascar.

    Elle raconte l'histoire d'un enfant prodigue, désireux de retourner à sa terre natale, et qui adresse une supplique à ses parents.

    "Mère, me voici, je suis là et j’ai peur !
    Je voudrais rentrer car la terre natale me manque.
    Je regrette mon passé et le chemin que j’ai suivi.
    Je n’ose pas accourir vers vous.
    Il vous a été rapporté que j’ai commis des délits.
    Je ne suis pas un mauvais fils mais je jure que je ne récidiverai pas.
    Je ne veux pas être mis au banc de la société.
    Aussi, je te demande pardon, ma mère.
    Et je voudrais rentrer car j’ai la nostalgie de la terre natale.
    Viens à ma rencontre, mère. Viens à ma rencontre, j’ai peur."

    Je la trouve très belle mais en malgache, c'est plutôt coton !

    Voici l'interprétation originale du groupe Voavy


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  • Peut-être le saviez-vous déjà... ?

    Mais moi pas.

    Ce soir, en regardant "Secrets d'Histoire" consacré cette semaine à Mozart, j'ai appris que la musique de la Marseillaise avait peut-être été en partie empruntée au 25ème concerto pour piano du maestro, en hommage à son génie. Mozart venait de décéder quelques mois plus tôt.

    Le concerto date de 1786 et Rouget de l'Isle a composé la Marseillaise en 1792 avec l'aide d'Ignace Pleyel, autrichien, franc-maçon et ami de Mozart...

    En tout cas, la ressemblance est troublante comme en témoigne cette version brillamment interprétée par Rudolph Buchbinder qui dirige également l'orchestre.

    La phrase musicale en question débute à peu près à la 7ème minute. On la retrouve très souvent tout au long du morceau.

    Une bonne raison de réécouter ce superbe morceau !


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  • Pendant le temps du confinement, mon chef de chœur, Sigismond, s'est "amusé" à réunir tous les enregistrements vidéos de ce superbe air de Nabucco de Verdi que chacun avait enregistré en solo chez soi.

    Nous sommes 14 à avoir participé à cette expérience unique !

    Il y avait Martine, Bénédicte, Hélène, Françoise et Evelyne pour les sopranos, Maria, Christine, Marie-France, Nadine et moi pour les altos, Yves et Yvon pour les ténors et Jean-Mathieu et Yves pour les basses.

    Beaucoup de travail pour Sigismond car nous n'avions pas forcément tous absolument suivi le même rythme et mettre ensemble tous ces enregistrements est une vraie performance.

    En voici le résultat.

    Sympa !

    Un grand merci à Sigismond pour cet exploit qui nous laissera un souvenir impérissable d'une curieuse période qui a tout de même duré deux mois mais pendant laquelle nous nous retrouvions néanmoins en vidéo-conférence sur Skype chaque jeudi soir pour prendre des nouvelles des uns et des autres et faire un pied de nez à ce satané virus...


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  • Sigismond Gubanski, le chef de chœur de ma nouvelle chorale, a organisé dernièrement un week-end musical à Dammemarie-les-Lys, pour travailler plus en profondeur nos chants en vue du prochain concert prévu le 29 mars prochain (concert auquel je ne participerai pas pour cause de fête familiale).

    Je me suis tout de même inscrite à ce week-end car j'en avais entendu parler très positivement par mes collègues chanteurs du jeudi soir et puis, Sigismond en avait fait la promo !

    Nous étions hébergés au Centre du Bois-du-Lys qui a pour vocation d’accueillir des groupes de tous horizons (le centre est international) dans un cadre agréable : il est situé tout près de Melun et de la forêt de Fontainebleau. J'ai découvert sur cette photo prise par avion qu'il semblait même qu'il y ait une piscine pour les beaux jours...

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    La construction fait assez "Hôtel Ibis" je trouve mais les locaux sont très propres et fonctionnels.

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Mon amie Marie-France était aussi de la partie : nous avons fait chambre commune, une première mais peut-être pas une dernière...

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Notre balcon (dont nous ne profiterons pas vraiment) donne sur la campagne.

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Une fois le café pris (accompagné de petites douceurs apportées par les uns et les autres), Sigismond a commencé l'après-midi par une séance de yoga qui m'a fait beaucoup de bien : elle a tout de même duré une demie-heure... Il nous a dit que sur internet on pouvait trouver de bonnes séances de méditation (Youtube Cédric Michel : ICI).

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Voici quelques unes de mes collègues alti : Marie-France au premier plan, puis Maria, Nadine et Annie.

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Marie-France, c'est moi qui l'ai débauchée de notre ancienne chorale !

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    La grande salle où nous avons répété possédait de jolies vitres.

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Samedi après-midi, c'était boulot boulot : nous avons répété "Il bianco e dolce cigno", une chanson italienne mise en musique au XVIème siècle par Jacob Arcadelt (1505-1568). Sigismond avait la possibilité de faire répéter un pupitre tandis qu'un autre s'isolait dans une salle voisine, ce qui a permis de faire avancer le Schmilblic !

    Voici un petit bout de la répétition des basses montrant que chacun s'occupe pendant ce temps-là, les uns reprenant un petit café, les autres consultant leur téléphone : bref, c'est la liberté comme nous l'a signifié notre chef de chœur !

    A suivi un très bon dîner (la cuisine du centre est excellente avec au menu, une soupe maison suivie d'un morceau de porc fondant aux lentilles, de fromages et d'un dessert). Le Centre nous ayant offert un petit apéritif, tout le monde a trinqué à la chorale...

    Photos de Jacques

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Quand les choristes ont entamé "Pije Kuba", une chanson à boire polonaise, je n'ai pas eu le réflexe de l'enregistrer : en voici une version donnée par Youtube.

    La serveuse, émue d'entendre sa langue natale, s'est rapprochée de Sigismond, lui aussi d'origine polonaise, et Jacques en a profité pour faire une belle photo.

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    la soirée a continué : elle était réservée aux choristes.

    Certains ont chanté en solo ou en duo, parfois accompagnés par Sigismond, d'autres ont joué d'un instrument, d'autres encore se sont exprimés en interprétant un extrait d'une pièce de théâtre ou encore en disant un texte personnel.

    C'est Marie-Jeanne qui a entamé la soirée musicale en chantant et s'accompagnant au piano.

    Ghislaine a ensuite chanté une très jolie chanson de Céline Dion : "S'il suffisait d'aimer". J'ai découvert ainsi qu'elle avait une très jolie voix, ce qui ne s'entend pas forcément au sein d'une chorale.

    Quel courage de chanter ainsi en solo !

     

    Maria et Hélène ont interprété une cantate de Vivaldi "Vieni, vieni o mio diletto".

    Vieni, vieni, o mio diletto
    Che il mio core tutto affetto
    Gia t'aspetta e ogn'or ti chiama...

    Un beau duo : sympa de s'être concertées ainsi en amont !

    La voix de Jean-Mathieu (je l'avais repérée au Club Musical) nous a enchantés avec une chanson sicilienne, "Silenziu d'amuri" dont voici la traduction.

    Je t’ai aimée dès le berceau,
    Je t’ai donné de la douceur miette après miette.
    Silence d’amour qui coule dans les veines,
    Il m’est impossible de te quitter.
    Ne pleurez pas, vous, les oliviers :
    L’amour et la tendresse viennent de loin.
    Ma joie bien aimée, souffle de mon âme,
    Donne-moi ton cœur, je te donne ma vie.
    Ma pensée est vide et sans couleur
    Et ce n’est que quand une mère oubliera son enfant
    Que j’oublierai mon amour pour toi.
    Je t’aime, ma petite…
    Hirondelles, envolez-vous vers ma bien-aimée
    Et chantez pour elle dans la vie et la mort.
    Semblable au monde entier est la campagne,
    Tu es la reine et moi le roi d’Espagne.

     

    Nadine a fait un tabac avec sa "Complainte de l'alto", une production maison fort drôle.

     

    Jacques a interprété "Le faiseur de paniers", une chanson normande très répétitive et amusante à laquelle il nous a fait participer.

     

    Marie-Jeanne et Evelyne ont joué un extrait de la pièce de Christophe Duturon et Pierre Palmade, "Les fugueuses".

    Trop drôle !

     

    La soirée s'est continuée par une série de danses folkloriques, sous la direction de Sigismond. Je n'ai participé qu'à la première, loupant les danses Renaissance...

    Une vidéo tournée par Maria

    Cette soirée très réussie m'a permis, en tant que nouvelles choriste, de mieux connaître la personnalité de certains et de certaines de mes collègues. Le lendemain, après une nuit très courte pour certains..., nous nous sommes installés en cercle pour continuer les répétitions.

     Les ténors-basses (évidemment je ne peux pas filmer et chanter en même temps...) ont répété un motet composé en 1869 par Anton Bruckner pour la dédicace de la chapelle votive de la nouvelle cathédrale de Linz. Il est en latin et s'intitule "Locus iste".

    Ensuite, ce fut au tour des sopranos de plancher sur "Nabucco" de Verdi, bien aidées par Sigismond (eh oui, il peut prendre toutes les voix, même celle des sopranos !).

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    A la fin, l'ensemble des choristes a entamé "Siyahamba", un hymne sud-africain. Il faudra que je l'apprenne pour le prochain concert...,

    sauf que celui-ci est annulé pour cause de...

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

     

    Les deux photos de groupe prises par Jacques

    Cliquez dessus pour les agrandir.

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Week-end chorale à Dammemarie-les-Lys

    Un weekend fort sympathique : à refaire l'an prochain !


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