• Claude Monet l'avait déjà immortalisée en son temps...

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     Cet été, la CREA (Communauté de communes de Rouen) propose un nouveau spectacle "Son et Lumières" projeté sur la façade de la cathédrale.

     Le spectacle est composé de deux créations originales.

     La première a tout naturellement pour thème l'Impressionisme. Elle s'intitule "Première impression". L'une des saynètes du "film" montre l'apparition sur fond de cathédrale fleurie d'une jeune femme portant une ombrelle, une référence à :

     La femme à l'ombrelle tournée vers la gauche de Claude Monet.

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    Canots, nymphéas, saules et reflets se dessinent ensuite sur le vaisseau de pierre.

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    La seconde, intitulée tout simplement "Jeanne" revisite le mythe de Jeanne d'Arc. Evidemment, aucune image de la donzelle... et pourtant tout est exprimé par l'imaginaire :

    Des cartes à jouer qui forment un champ de bataille,

     Une cathédrale revêtant une armure puis s'embrasant,

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     Jolie aussi la séquence sur les vitraux de la Cathédrale...

    Les images permettent à chacun de s’approprier l’idéal incarné par la Pucelle.

     Le final offre une lecture universelle du message d'une Jeanne incarnée par des visages d'ici et d'ailleurs, de femmes d'aujourd'hui filmées dans l'agglomération, et intégrées au spectacle.

     Un très beau spectacle que vous pouvez voir jusqu'au 29 septembre prochain.


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  •  Nous sommes allés ce soir au Théâtre de la Ville : une première ensemble ! Arlette nous avait pris des billets pour le spectacle du petit-fils de Charlie Chaplin, fils de Victoria Chaplin et de Jean-Baptiste Thierrée (tous deux créateurs du Cirque Bonjour) et, je vous assure, ce comédien - James Thierrée - a du génie !

    Ne pouvant rivaliser avec les critiques, toutes dithyrambiques d'ailleurs, je vous livre celle de Christophe Candoni (de Toutelaculture.com) qui a intitulé son article :
     
    Le bestiaire enchanteur de James Thierrée.
     
    James Thierrée s’est révélé en 2003 avec son spectacle « La Symphonie du hanneton ». Depuis, le petit-fils de Charlie Chaplin ne finit pas d’enchanter le public et sa dernière création « Raoul » triomphe en ce moment au Théâtre de la ville qui affiche complet jusqu’aux dernières représentations. Sans jamais avoir recours aux mots, cet artiste virtuose développe un imaginaire poétique, puissant, sombre et vertigineux.
     

    De grandes voiles blanches de bateau se lèvent sur le large plateau du Théâtre de la ville et laissent apparaître un personnage étrange, une sorte de réinvention de Robinson Crusoé, un probable rescapé de naufrage qui prend pour radeau une cabane faite de tuyaux en métal, une protection qui finit par plier face à l’extériorité menaçante et se délabrer sous la tempête. Dans sa quête identitaire, il rencontre aussi son mystérieux double : Raoul…C’est la première fois que James Thierrée se produit seul en scène. Sur une bande-son éclectique qui mêle Schubert et les sons troubles de Mathieu Chedid, il danse et se jette au sol avec rage, il escalade le décor, monte sur les perches et les cintres. Seul, dans sa perte des repères, il se débat contre l’immensité…jusqu’à fuir et s’envoler littéralement dans les airs. 

     

    Mime, acrobate, comédien et danseur, musicien (il joue du violon), James Thierrée sait utiliser ses multiples talents au service d’un voyage fascinant. On est abasourdi par la rapidité de l’exécution, la beauté et la précision du geste, l’intelligence et l’expressivité du corps. On imagine le travail acharné pour arriver à ce résultat mais on ne voit ici que la fougue rageuse, poétique d’un artiste indomptable et souverain sur le plateau.

     

    En plus d’être un merveilleux et généreux artiste, James Thierrée est un créateur génial. On note qu’il assure lui-même la mise en scène et la scénographie à la fois spectaculaire et sophistiquée. Cet univers vaste et fantasmagorique renvoie au plaisir enfantin de la fabrication. On croise de drôles de créatures chimériques (créées par sa maman Victoria Chaplin et actionnées par des danseurs et des techniciens) comme un monstre marin, une méduse, un éléphant, des insectes géants…De la même manière, il joue à détourner les objets avec cocasserie.
     
    Drôle, inventif, c’est le plus beau spectacle que l’on puisse voir en ce moment sur Paris.
     
    Voici le décor que l'on découvre en arrivant dans la salle avant le début du spectacle. Ces voiles disparaissent dès l'arrivée de l'artiste pour former un fond à la scène : une invitation à voyager !
     
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    C'est un voyage qui nous conduit sur une île où vit ce Robinson, dans une cabane toute en tuyaux métalliques, prête à s'écrouler face aux éléments...
     
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    James Thierrée occupe, à lui seul, l'espace.
    Il se déplace de long en large sur le plateau et même parfois en hauteur !
     
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    On pense au monde de Lewis Caroll... mais il y a aussi du Chaplin (et pour cause...) dans la gestuelle de ce clown, mime, danseur, acrobate et... musicien ! La nature a doué James Thierrée de dons immenses mais on imagine aussi le travail énorme que cela doit représenter pour mettre au point un tel spectacle et le jouer à la perfection.
     
    Au passage, un coup de chapeau aux machinistes, preneurs de son, éclairagistes, bref à tous ceux qui travaillent dans l'ombre, sans lesquels un tel spectacle ne pourrait exister.
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    Le Théâtre de la Ville joue à guichet fermé : nous n'avons jamais vu autant de gens chercher à acheter des places à l'entrée du théâtre. Peu de chance donc d'arriver à récupérer une place si vous n'avez pas réservé de longue date pour ce spectacle encore à l'affiche jusqu'au 10 janvier...

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  •  Une première pour nous !

    Nous ne l'avions encore jamais applaudi : voilà chose faite, ce vendredi au Zénith de Rouen. Le chanteur y faisait sa "Dernière Séance" pour mettre fin à 50 ans de scène...

    Eddy Mitchell affiche

     Un spectacle auxquels les journalistes de la presse régionale avaient été conviés

    (les veinards étaient mieux placés que nous pour faire des photos !) Voici celles de l'édition internet de dimanche du "Paris-Normandie".

     Eddy Mitchell Paris Normandie zénith

     Eddy Mitchell Paris Normandie 1

     De l'adaptation de la chanson de Chuck Berry "C'est un rocker" qu'il chante en ouverture pour donner le ton en passant par des chansons douces comme "Sur la route de Memphis" jusqu'à "Pas de Boogie Woogie" avec laquelle il termine son récital, Eddy nous régale.

     La critique du spectacle ? Un bon clic vaut mieux qu'un long discours

    (qu'en plus, je ne saurais faire...)

     Un brin trop de basses tout de même (ça faisait "toc-toc" dans la poitrine !) mais c'est parait-il le goût du public d'aujourd'hui et aucun chanteur ne peut y échapper. Dommage, ça empêche parfois de saisir les textes qui sont pourtant si originaux...

     Eddy, qui fait la première partie de son spectacle seul avec quelques musiciens dont son guitariste Basile Leroux, s'offre le luxe en deuxième partie d'être accompagné par douze cuivres dont l'excellent saxophoniste Michel Gaucher.

     Aux trois-quarts du spectacle, l'orchestre est envahi par les fans du chanteur avides de de voir de près leur idole et de lui serrer la pince... Le chanteur, qui reste proche de son public, s'exécute gentiment pour leur plus grand plaisir.

     Eddy termine son répertoire

     Merci Eddy !


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  • LA comédie musicale par excellence avec un grand C et un grand M.

    J'ai adoré !

     L'histoire se passe sur les bords du fleuve Mississipi dans les années 1900.

    Elle met en scène quatre couples et suit leur destinée pendant près de 40 ans.

     Le capitaine Andy Hawks et sa femme dirigent le "Cotton Blossom" (le Fleur de coton), un bateau-spectacle (show-boat) qui donne des spectacles de ville en ville. Il y a aussi la vedette du théâtre, Julie Laverne, qui est arrêtée par un officier de police, sur dénonciation, pour avoir épousé un blanc alors qu'elle est de sang mêlé. Quand à Magnolia, la fille du capitaine, elle rêve de monter sur les planches bien que sa mère y soit farouchement opposée. Elle aura d'ailleurs l'occasion de le faire, à la faveur du départ de Julie, aux côtés de son mari, Gaylord, un aventurier rencontré un peu par hasard et qui se fait enrôler dans la troupe pour éponger ses dettes de jeu.  Et puis, il y a ce couple de dockers noirs, Joe et Queeny, très émouvant, qui "triment" sans relâche sur les bords du fleuve : un couple emblématique de la condition des noirs dans l'amérique de cette époque.

    Show boat (sur un livret d'Oscar Hammerstein II et une musique de Jérôme Kern) a été créee en 1927 à Broadway et jouée dès sa sortie sur les plus grandes scènes internationales. Elle a remporté un très large succès qui ne se dément pas actuellement car les discriminations raciales sont encore d'actualité... La grande inovation à l'époque était d'avoir fait jouer les rôles d'esclaves par de véritables acteurs noirs, ce qui n'était pas le cas jusqu'alors : auparavant, les noirs n'étaient pas admis sur les scènes de théâtre ! Les rôles étaient tenus par des acteurs blancs maquillés pour l'occasion...

     Bon, il y a un petit progrès tout de même.

     La partition originale de Show Boat

     Partition show boat

     La mise en scène de Janice Honeyman est très réussie : on assiste à du vrai théâtre avec de superbes costumes et de nombreux changements de décors : un régal pour les yeux et les oreilles car l'interprétation de cette troupe sud-africaine de l'Opéra de Cape Town dirigée par Albert Horne (avec la complicité de l'orchestre des Concerts Pasdeloup) est de très grande qualité.

     Voici la vue que nous avions depuis nos places au théâtre du Châtelet. Pas mal, non ? Quand le spectacle a commencé, la salle était pleine à craquer et apparemment...

    c'est ainsi tous les soirs.

      La salle depuis notre place

    Un petit aperçu du spectacle qui permet d'entendre les chansons qui ont "fait un tabac" comme "Cotton Blossom", "Make Believe", "Bill", "Can't Help Loving Dat Man" et le très célèbre "Ol' Man River".

     

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    La chanson "Ol' Man River" est très mélancolique : elle traduit bien le désespoir de ces hommes exploités par les colons blancs qui n'ont d'autre espoir que le Jugement Dernier...  Elle a été interprêtée par de très nombreux artistes tels que Fanck Sinatra, John William, Louis Armstrong ou même Claude Bolling et est interprêtée ici en français par Armand Mestral sous le titre de "Mississipi".
     
    Hélas, trois fois hélas : Deezer ne le permet plus...
    qf
     fdqmTout le long, le long du Mississipi Nous travaillons le jour et la nuitEt il nous faudra toujours travaillerJusqu'au jour du Jugement Dernier.Sans jamais être distraitsNous nous tuons pour nos patrons.Pauvre noir, fais ton devoirSubis ton sort jusqu'à la mort.Je voudrais quitter le MississipiM'évader de ce travail mauditM'endormir sans souci du lendemainSur les bords embaumés du Jourdain.Fleuve éternel roulant sous le cielSi tu nous disais tout ce que tu saisNous en saurions trop,Tu roules, sans dire un mot !Et les pauvres gens, les bons, les méchantsLes arbres, les fleurs, les rires, les pleursTout meurt tour à tourMais toi, tu roules toujours.Vous et moi je sais pourquoiNous peinons, nous luttons, nous souffronsSans espoir et sans savoirSi ce labeur cruel nous vaudra le ciel !
    Mississipi, vieux MississipiToi tu le sais bienMais tu n'en dis rienSous le firmament, tu roules éternellement...

     Un très beau spectacle donc qu'offrait ici le Châtelet. Un bémol toutefois : la traduction simultanée de la comédie musicale en version originale se fait sur un bandeau situé en haut de la scène et oblige le spectateur à des mouvements d'yeux incessants un peu fatigants...


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  • Après-midi parisien ce dimanche :
    les grands boulevards plus précisemment, pour aller applaudir
    "les étoiles de Saint-Pétersbourg" au Grand Rex.



    Sur le panneau historique de la Ville de Paris de la rue Poissonnière,
    on apprend que le nom de la rue provient de ce que
    la marée des ports du Pas-de-Calais passait par ici.



    L'enceinte du Charles V puis de Louis XIII s'ouvrait par la porte Sainte-Anne
    (ou de la Poissonnerie) et, en 1726, une inscription signalait ici la limite de la Ville.

    Haut lieu des plaisirs et des spectacles, le boulevard Poissonnière
    fut choisi en 1932 pour édifier le cinéma Rex, un des plus grands d'Europe.

    Conçu par l'architecte décorateur Auguste Bluysen
    en collaboration avec l'ingénieur John Eberson,
    sa façade est l'oeuvre du sculpteur Henri-Edouard Navarre,
    et la décoration de la salle ( de 3300 places à l'origine et de 2800 actuellement),
    qui marie l'Antiquité à l'Art Déco, est due à Maurice Dufrène.


     


    L'ensemble " Highlights de Saint-Petersbourg " crée en 1995
    est composé d
    e 12 chanteurs, 11 musiciens et 12 danseurs.


    Leur nouveau spectacle « Kalinka » propose de faire vivre au public,
    à l'aide de tableaux vivants, dans la grande tradition des spectacles "à la russe",
    300 ans de la vie de Saint-Petersbourg, LA capitale des Tsars de l’Ancienne Russie.


    Sur scène sont évoquées les fêtes fastueuses, les danses de séduction, les mariages,
    la vie quotidienne et beaucoup d’autres moments intenses de la tradition slave.


    Les Étoiles de Saint-Petersbourg scintillent dans leurs costumes
    de tradition ukrainienne, juive, tzigane, cosaque…


    Le ballet évolue sur des musiques traditionnelles
    et des chants du grand repertoire russe.


    La compagnie se produit dans les grandes villes
    de Russie mais aussi dans la plupart des métropoles européennes.
     


    A la Russe !



    Petit clin d'oeil à la France


    Le manège des rubans



    Chouettos, non ?

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