• Françoise Bourdon est née en 1953 à Mézières dans les Ardennes. Elle a eu le  goût de l'écriture très tôt et rédige même son premier roman à l'âge de dix ans... Après avoir enseigné pendant 17 ans l'économie, elle décide de se consacrer entièrement à l'écriture et au journalisme.

    Le Maître ardoisier de Françoise Bourdon

    Le Maître ardoisier est un roman régional fort agréable à lire : il s'agit d'une saga familiale qui regroupe deux familles ardennaises, celle d'Eugène Warlet qui dirige une ardoisière, les Ecaillères, et celle d'André Lefort qui y travaille en tant qu'écaillon.

    Le Maître ardoisier de Françoise Bourdon

    Eugène Warlet est un patron exigeant mais aimé de ses ouvriers, les "écaillons" comme on les appelle dans la région, car il partage avec eux le goût du travail bien fait. Son fils, Louis, par contre ne s'intéresse pas à l'exploitation familiale : c'est un rêveur qui préfère les beaux-Arts et la peinture en particulier. C"est donc sa sœur, Benjamine (elle accompagne son père dans les mines depuis son plus jeune âge) qui, à la mort d'Eugène Warlet, reprend tout naturellement la direction de l'entreprise.

    Une mésailliance au sein de la famille Warlet (Pauline, la fille d'André Lefort réussit à se faire épouser par Louis Warlet) conduit Bertrand Warlet, né de cette union, à prendre les rênes de l'entreprise quand Benjamine ne s'en sent plus le courage, marquée par un accident au sein de la mine.

    Celui-ci va être un mauvais patron pour les ardoisières Warlet et les écaillons verront par la suite d'un bon oeil le retour de Benjamine aux commandes. Mais la guerre 14-18 arrivant, va tout faire basculer...

    Qui pourra ensuite reprendre en main les Ecaillères ? Les hasards de la vie réservent parfois quelques surprises...

    J'ai adoré ce livre.


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  • Encore un livre choisi par les bibliothécaires de la Bibliothèque Glacière, ma bibliothèque préférée, et pour cause, elle est à deux pas de chez nous !

    "Le tabac Tresniek" de Robert Seethaler

    L'auteur, Robert Seethaler, est un autrichien né en 1966, également acteur et scénariste.

    "Le tabac Tresniek" de Robert Seethaler

    L'intrigue se passe à Vienne où le héros du livre, Franz Huchel, un jeune campagnard de 17 ans, est venu embaucher chez un ancien ami de sa mère, buraliste de son métier, Otto Tresniek. Franz quitte donc la riante nature du lac Attersee où se trouve son village (dans les montagnes de la Haute-Autriche) pour rejoindre la grande ville où il n'est jamais allé.

    "Le tabac Tresniek" de Robert Seethaler

    Au Tabac Tresniek, il vend la presse, du tabac et des cigares aux classes populaires et à la bourgeoisie juive de la Vienne des années trente. Mais en 1937, date à laquelle le récit commence, c'est la montée du national-socialisme : la lecture de la presse font rapidement son éducation politique.

     Il rencontre aussi Anezka, une jeune artiste de cabaret dont il tombe fou amoureux sans forcément en avoir de retour sincère : pour essayer de comprendre quelque chose à ce mal qu'il n'a jamais connu, il fréquente le Docteur Freud, le docteur des fous comme on l'appelle. Celui-ci habite à deux pas, est client du tabac et fumeur de havanes. Il quittera par la suite Vienne pour s'exiler en Angleterre afin de fuir la Gestapo qui arrête les juifs en masse.

    Otto Tresniek, lui, est arrêté par celle-ci pour avoir vendu des "revues galantes" à des juifs...

    Qu'adviendra-t-il à Franz après l'arrestation du buraliste... ?

    Un livre sans chapitres, qui se dévore d'une traite

    Un nouveau livre de cet auteur, son deuxième, vient de sortir : une vie entière.
    Je pense que je le lirais aussi...


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  • J'ai lu dernièrement un livre qui m'a beaucoup plu : je l'ai choisi à la bibliothèque de mon quartier, la Bibliothèque Glacière, dans la rubrique "Nous aimons". Il s'agit du premier roman d'un jeune écrivain, Tendai Huchu, "Le meilleur coiffeur de Harare".

    L'auteur est né en 1982 au Zimbabwe et vit aujourd'hui à Edimbourg en Ecosse.

    Le meilleur coiffeur de Harare de Tendai Huchu

    Vimbai travaille dans un salon de coiffure à Harare, capitale du Zimbabwe. Elle se débrouille seule pour élever sa fille, et lutte quotidiennement pour survivre dans un pays où sévissent toujours pénurie et corruption. Dumi, un nouveau collègue, va peu à peu devenir son rival, bouleverser sa vie et ses certitudes, la faisant évoluer vers plus de tolérance.

    Le meilleur coiffeur de Harare ne se contente pas d’une romance aigre-douce et des cancans d’un salon de coiffure. Outre la dénonciation de l’homophobie, il propose une peinture légère, mais implacable de la vie quotidienne et politique au Zimbabwe (l'ancienne Rhodésie).

    Vous pouvez écouter ici la critique d'Hortense Volle "La chronique enjaillée de la nièce". Je viens par hasard de découvrir cette émission qui passe sur France-Inter le dimanche de 17h53 à 17h58.

    Peut-être remarquerez-vous que j'inaugure ce jour une nouvelle catégorie de mon blog : Lectures... J'ai décidé de garder une trace des livres qui m'ont emballés.


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  • "Ceci est mon livre et je l'écris de ma propre main".

    Ainsi débute ce premier livre d'une romancière anglaise, Nell Leyshon. "La couleur du lait" est le récit de Mary, une jeune campagnarde de quinze ans vivant dans le Dorset en 1831 en compagnie de ses trois sœurs, toutes filles de ferme.

    La couleur du lait, un roman de Nell Leyshon

    Comme Mary souffre d'une infirmité congénitale qui la fait boiter, son père la sacrifie un jour en l'envoyant travailler dans la maison du pasteur Graham dont la femme est malade. Ainsi, il n'aura plus à la nourrir et elle lui rapportera même de l'argent. Sa mère, elle, est dure et surtout indifférente à son sort...

    Mary quitte donc un jour sa famille le cœur gros : son seul réconfort à la ferme est un grand-père malicieux qu'elle adore et auquel elle rend visite régulièrement dans la grange où il s'est réfugié.

    Dans la maison du pasteur, Mary découvre une femme fragile et pleine de bonté qui accueille à bras ouverts cette jeune paysanne au franc parler.

    Le roman comporte quatre chapitres : la vie de Mary au rythme des saisons.

    S'il n'y a pas de majuscules et une ponctuation hasardeuse dans le récit de Mary, c'est que Nelle Leyshon lui donne la plume : on découvre ainsi l'écriture hésitante d'une jeune fille qui vient tout juste d'apprendre à lire et à écrire. Et ceci, c'est au Pasteur qu'elle le doit.

    En échange de quoi... ?

    C'est un mystère que le lecteur découvre assez vite en lisant ce roman très attachant.

    Moi, j'ai adoré ! 


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