• Plateau télé

    En voilà une idée qu'elle est bonne : grignoter devant un bon DVD !

    Pas n'importe quel sujet... et pas n'importe quel film non plus .
    Quatre fois récompensé !

    Prix Louis-Delluc Premier Film

    Prix de la semaine internationale de la critique
    à la 65e Mostra de Venise

    Prix Spécial du Jury et
    Bayard d'or de la Meilleure Première Oeuvre
    au Festival International du Film Francophone de Namur 2008




    Un film de Samuel COLLARDEY

    Avec
    dans leur propres rôles
    Paul BARBIER, le paysan et Mathieu BULLE, l'apprenti

    Documentaire (1H
    25)

     
    Voici l'article qu'a fait paraître Jean-Luc Douin dans Le Monde
    à la sortie du film en décembre dernier
    et qui me semble le mieux rendre compte du film.


    Deux générations dans une ferme du Doubs.
    Un premier film réussi par son côté brut.


    Eléve dans un lycée agricole et apprenti dans une petite exploitation laitière,
    Matthieu, 15 ans, trouve au fil des mois un père de substitution en la personne de Paul,
    le paysan qui l'héberge. Ce José Beauvais du haut-Doubs n'emploie pas ce jeune homme pour avoir de la main-d'oeuvre mais pour construire quelquechose avec lui, l'aider à grandir : il se pose en guide. Interprêté par des acteurs non professionnels, le premier long métrage de Samuel Collardey tire sa force de son ton brut de décofrage, de sa capacité à attraper le réel comme il vient, en brouillant la frontière entre documentaire et fiction. Le film nous cueille par sa façon de contempler le choc entre l'ancien et le moderne, entre l'adulte et l'apprenti, celui qui sait nettoyer les sabots d'un âne et celui qui chate sur internet. Heurs de générations, découverte d'une complicité.

    L'apprenti est truffé de scènes discrêtement marquantes.  Celle où Matthieu braille
    (en dissonances) des rengaines de Johnny Halliday ("J'y crois comme à la terre..."),
    celle où Paul aide sa fille à travailler "Chanson d'automne" de Verlaine ( "les sanglots longs des violons bercent mon coeur d'une langueur monotone." Le père s'inquiète : "tu comprends les mots ?" "non" répond la fillette. Et Paul, scrupuleux : "monotone, c'est quand rien ne se passe...".Avec Matthieu, il se passe quelquechose.


     
    De quoi vous donner envie de recommencer des études !

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