• Aujourd'hui j'ai rendez-vous avec Anne-Marie, la présidente de Générations 13, pour une promenade culturelle et historique dans le 5ème arrondissement. Il fait un temps superbe : Anne-Marie fait toujours les choses au mieux !

    Le rendez-vous a été donné aux arènes de Lutèce qui se trouvent au 49 de la rue Monge.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Anne-Marie nous fait remarquer le casque romain sculpté dans la pierre au dessus du porche.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Elle nous réunit ensuite sur les gradins pour nous expliquer l'historique des arènes.
    (photo pelle Starck)

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Les arènes qui datent du Ier siècle après Jésus-Christ ont subi les dommages successifs des invasions barbares au IIIème siècle puis le ré-emploi de ses pierres sous les gallo-romains. Connues au Moyen-Age sous le nom de "Clos aux arènes", elles ont été redécouvertes en 1869 à l'ouverture de la rue Monge, sur l'emplacement d'un terrain acquis par la Compagnie Générale des Omnibus qui fut autorisée à y installer ses véhicules et ses écuries.

    Le 27 Juillet 1883, le président du conseil municipal reçut une lettre de protestation Victor Hugo.

    Monsieur le président                                                                                  Paris 27 Juillet 1883

      Il n'est pas possible que Paris la ville de l'avenir renonce à la preuve vivante qu'elle a été la ville du passé. Le passé amène l'avenir. Les arènes sont l'antique marque de la grande ville. Elles sont un monument unique. Le conseil municipal qui les détruirait se détruirait en quelque sorte lui-même. Conservez les arènes de Lutèce. Conservez-les à tout prix. Vous ferez une action utile, et, ce qui vaut mieux, vous donnerez un grand exemple. Je vous serre les mains.

          Victor Hugo

    Le président répondit rapidement à cette missive et le conseil municipal décida d'acquérir les vestiges de cet amphithéâtre gallo-romain qui furent classés à l'inventaire des monuments historiques. Un square fut établit sur le site afin de le valoriser.

    La restauration dans l'état actuel date de 1917.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Anne-Marie nous présente un plan de Lutèce datant du Bas Empire, établi au 19ème siècle, montrant les arènes : elles se trouvent en bas de l'image.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Les arènes, situées à l'est de la ville, offraient au public des spectacles de gladiateurs, de combats d'animaux ou de danse. On voit sur cette photo les deux ouvertures donnant accès aux fauves dans l'arène.

    Brrrrrrrrrrr....

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Les arènes pouvaient accueillir à l'époque jusqu'à 17.000 personnes !

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Nous prenons ensuite la direction du Square Capitan voisin,

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    non sans jeter un dernier coup d’œil sur les arènes.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Avoir Marie-France en premier plan d'une photo, c'est un vrai bonheur pour le photographe !

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Très joli, ce square : je ne le connaissais pas.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Au sortir du square Capitan, une maison Renaissance

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    La tour de Jussieu veille sur les arènes...

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Anne-Marie nous montre au loin l'emplacement de l'ancienne prison Sainte-Pélagie située dans la rue du Puits de l'Ermite. C'était à l'origine un couvent ouvert par Madame Beauharnais de Miramion qui recevait les filles débauchées pour les remettre sur une meilleure voie...

    En 1792 la Révolution ferme le couvent Sainte-Pélagie et convertit tous les bâtiments en prison recevant tous les exclus de la Révolution avec en premier les royalistes, puis les révolutionnaires et en dernier les républicains. Environ 350 hommes et femmes sont enfermés dans de petites cellules sombres , humides et malsaines de six pieds carrés éclairées par une étroite fenêtre garnie de barreaux. Une paillasse jonchée d'un matelas accompagné d'une misérable couverture en lambeaux servent de meuble.

    Elle devint prison départementale à partir de 1811.

    Parmi ses pensionnaires célèbres : Françoise de Beauharnais (belle soeur de Joséphine), la Comtesse du Barry, le peintre Hubert Robert, la maîtresse de Marat, Raspail, Proudhon, Barbès, Jules Vallès, Arago, Courbet, Armand Carrel, Auguste Blanqui, Clémenceau, Honoré Daumier, Aristide Bruant, Gérard de Nerval et Vidocq parmi tant d'autres.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Gustave Courbet, accusé d'avoir activement participé à la Commune, d'avoir usurpé des fonctions publiques en tant qu'élu au Conseil de la Commune (16 avril 1871) et de s'être rendu complice de la destruction de la colonne Vendôme, votée le 12 avril et renversée le 8 mai, Gustave Courbet (1819-1877) est arrêté le 7 juin 1871 et emprisonné le 2 septembre à Sainte-Pélagie. Il y restera 6 mois.

    Il y peindra cet autoportrait, un tableau où son foulard rouge noué en cravate revêt un éclat que l'on peut apparenter à une proclamation de l'artiste : la revendication de son engagement dans les rangs de la Commune.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13 

    En continuant notre promenade : la rue de Navarre,

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    où une jolie fleur de la Passion cherche le soleil derrière des grilles.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Nous voici revenus devant l'entrée du métro Monge (de style Art Nouveau) : bonjour les escaliers pour sortir du métro !

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Juste en face de la rue de Navarre, se trouve l'une des plus petites places de Paris, la place Benjamin Fondane (poète et philosophe roumain, naturalisé français en 1938, déporté et assassiné à Auschwitz).

    On y accède par des petits escaliers, donnant sur la rue Monge,que je n'ai malheureusement pas réussi à photographier... Mon ami internet m'a permis d'en retrouver une image vous montrant comme ils ont bien été mis en valeur grâce à des petits pots pouvant contenir diverses plantes vertes. Une jolie petite fontaine en décore le bas.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    En prenant la rue Rollin, au N°4 on trouve un porche devant lequel on pourrait passer sans en connaître l'histoire mais - heureusement - Anne-Marie est là pour nous la raconter. C'est là, au 4ème étage, qu'habita Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre de 1781 à 1786 : il y écrivit le début de "Paul et Virginie". La Mairie de Paris n'a pas jugé bon de le signaler.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Anne-Marie nous montre une photo de sa statue au Jardin des Plantes.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Le N°6 est tristement célèbre : c'est là qu'habita Benjamin Fondane et qu'il fut arrêté en 1944. Il mourra dans les chambres à gaz, victime de la barbarie nazie.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Décidément, la rue Rollin - que je ne connaissais pas - est riche d'histoire : nous voici arrêtés devant le N° 14 où habita le philosophe Descartes.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    J'ai lu récemment un livre qui m'a passionnée sur la vie de Descartes : il a été écrit par une femme, Guinevere Glasfurd et s'intitule "Des mots entre mes mains". Il traite d'une période de la vie d'une jeune servante hollandaise employée chez un libraire anglais installé en Hollande, qui a été amenée à rencontrer le philosophe René Descartes séjournant chez ce libraire pour quelques temps. Ils eurent une fille que Descartes reconnut et dont il s'occupa de l'éducation...

    Si vous voulez lire mon petit post, c'est ICI.

    Nous quittons la rue Rollin pour rejoindre la rue du Cardinal Lemoine mais avant, un coup d’œil sur ce curieux immeuble qui la termine...

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Nous marchons toujours sur les pas des écrivains avec ici Ernest Hemingway.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Dans les années 1920, Paris est l'eldorado des Américains. Le coût de la vie est moindre, le taux de change des dollars avantageux et ici pas de prohibition. Les États-Unis ne symbolisent plus la liberté alors que Paris devient la capitale de la modernité.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Un peu plus loin, une jolie devanture de café "L'Euridyce", tripot littéraire et artistique

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Au N°73 de la rue du Cardinal Lemoine se trouve l'Hôtel des Grandes Ecoles : un havre de paix en plein Paris...

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Magnificence des couleurs de l'automne

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Au N°71 voisin, deux plaques : l'une dédiée à Valéry Larbaud, poète, Romancier, essayiste et traducteur, qui habita un logement au premier étage de cette cour. L'autre à James Joyce, écrivain britannique d'origine irlandaise, auquel il prêta ce logement en 1921 et où ce dernier acheva son roman "Ulysse".

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Encore une petit cour sympa mais... un peu sombre à mon goût.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Le Collège des Ecossais, situé au 65 de la même rue, a cette particularité que son rez-de-chaussée est devenu son premier étage suite au creusement de la rue dont la pente était trop sévère. Cette transformation eut lieu en 1685 suite à la démolition des portes Saint-Marcel et Saint-Victor faisant partie de l'enceinte de Philippe Auguste ayant eu pour résultat un abaissement jusqu'à 5 mètres à certains endroits...

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Le Collège des Ecossais faisait partie de l'Université de Paris. Dans sa chapelle se trouve un mausolée où sont conservés les restes du coeur de Jacques II d'Angleterre.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Au-dessus du portail, une inscription à l'ancienne : Collège des Escossois

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Un superbe heurtoir de porte en ferme l'entrée.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Quand on parle du loup, il montre le bout de son nez !

    Anne-Marie s'arrête ici pour nous montrer les restes de l'enceinte de
    Philippe Auguste.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    En 1190, avant de partir pour la troisième croisade, Philippe Auguste demande aux habitants de contribuer à la sécurité de la ville par la construction d'une muraille d'environ 5 kms achevée vers 1210. Cette courtine, haute de dix mètres et couronnée d'un chemin de ronde crénelé est percée d'une dizaine de portes. 

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Elle définit une capitale de 250 hectares qui met à l'abri le palais, le trésor et les archives, même si le roi n'y réside pas toujours.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Nous avons maintenant rejoint le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation : j'ai une pensée émue en le photographiant...

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    L'artiste C 215 (pseudonyme de Christian Guémy), que nous connaissons bien maintenant grâce à Anne-Marie, a beaucoup travaillé dans ce quartier.

    Ici, un pochoir de Victor Schoelcher, connu pour avoir agi en faveur de l'abolition de l'esclavage.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Juste en face, l'Hôtel du Duc d'Orléans, petit-fils de Louis XIV et arrière grand-père de
    Louis Philippe : autant son père était débauché, autant il était pieux...

    Cet hôtel sert maintenant de presbytère à l'église Saint-Etienne-du-Mont voisine.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    L'église Saint-Etienne-du-Mont se trouve à l'arrière de la place du Panthéon. On aperçoit à gauche un petit clocheton, vestige de son passé : autrefois s'élevait ici l'abbaye Sainte-Geneviève.

    Même si j'ai dû reprendre mes photos qui étaient mal sorties, dû sans doute à un mauvais réglage, (elles étaient toutes bleues !), sa façade ensoleillée reste une vraie merveille.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Le premier niveau de la façade est coiffé d'un fronton triangulaire orné d'une résurrection.  

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Anne-Marie nous signale à l'intérieur, en particulier, le jubé, l'orgue de tribune et le tombeau de Sainte-Geneviève.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Mais l'ensemble de l'église est un véritable chef-d'oeuvre et mériterait qu'on s'y attarde plus longtemps : ici, une vue du sommet de la nef

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    C'est vrai que le jubé (1530-1540) est particulièrement élaboré. Il est le seul à subsister à Paris. La tribune, de neuf mètres de long est soutenue par une voûte en anse de panier qui culmine à quatre mètres. On ressent un style empreint d'une influence mauresque dans la décoration.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    L'orgue de tribune date du début du 17ème siècle : c'est l'un des chefs-d'oeuvre de l'église. Sa beauté saute aux yeux quand on se retourne vers le fond de l'église.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Le Christ ressuscité sur la tourelle centrale (1631)

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Harpie soutenant la tourelle sud (1631)

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    En 451, les armées d’Attila envahissent la France. Par sa prière, Geneviève persuade les Parisiens de ne pas fuir, car les Huns ne vont pas attaquer Paris. En effet, ils se dirigent vers Orléans et seront vaincus aux Champs Catalauniques.

    Le tombeau de Sainte-Geneviève, patronne de Paris, exhumé du sous-sol de l'église après la Révolution. A droite, une phalange de la sainte... 

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Auprès du tombeau, un vitrail représente l'église Saint-Etienne-du-Mont.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    A côté de l'entrée du Lycée Henri IV,

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    un autre pochoir de C 215 représentant l'abbé Grégoire, l'une des principales figures de la Révolution française.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Non loin de là, encore un pochoir de C 215, représentant Toussaint Louverture : il joue un rôle historique de premier plan en tant que chef de la Révolution haïtienne (1791-1802) et devient l'une des grandes figures des mouvements anticolonialiste, abolitionniste et d'émancipation des Noirs.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

     Sur cet immeuble du 25 rue Descartes, une plaque indique qu'ici s'élevait le Cabaret "A l'enseigne du roi Clovis" où Bories, Goubin, Pommier et Raoulx - les quatre sergents de La Rochelle - membres de la charbonnerie, préparèrent le complot qui devait les mener à l'échafaud le 21 septembre 1822.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Les quatre sergents (âgés de 20 à 25 ans), appartenant au 45ème Régiment d'infanterie, récemment déplacé de Paris à La Rochelle à cause de son mauvais esprit, furent accusés sous la Restauration de Louis XVIII d'avoir voulu renverser la monarchie.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Les quatre sergents de La Rochelle peu avant leur exécution

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    A l'angle des rue Descartes et Clovis, une fresque de Pierre Alechinsky "L'arbre bleu" qui célèbre la puissance de l’imaginaire et la sérénité d’une nature de plus en plus rare en ville.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Cachée derrière la terrasse de ce café, une plaque commémore le décès ici de Paul Verlaine.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Ici, une autre plaque indique l'ancien emplacement de la Porte Saint-Marcel (dite Porte Bordet ou encore Porte Bordelle) de l'enceinte de Philippe Auguste.

    Elle était ainsi nommée parce qu'elle menait au Bourg Saint-Marcel, hors de l'enceinte de Paris, là où ces dames étaient priées de rester... Serais-ce l'origine du mot "bordel"... ? 

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Sur la place de la Contrescarpe...

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    On a beau effacer les traces du passé...,

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Il resurgit tout de même, grâce à internet...

    Cette enseigne publicitaire en bois peint d'un ancien magasin de café dérangeait le bon ordre moral. Elle a été supprimée du 14 de la rue Mouffetard en 2018.

    Dommage...

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    En descendant la rue Mouffetard, au N° 23 une plaque commémorative d'un ancien cabaret : le cabaret des chiffonniers rassemblait, sous l’Empire, une clientèle de traîne-ruisseaux, décrit en 1910 par Léon Daudet dans "Paris vécu".

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Je ne connaissais pas le square Marius Constant : il honore la mémoire du compositeur français décédé en 2004.

    L'occasion de se reposer un petit peu les gambettes !

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Anne-Marie nous y conte l'histoire du "Trésor de la rue Mouffetard" : c'est le nom donné à la découverte fortuite en 1938 d'un important lot de 3 210 monnaies d'or du règne de Louis XV au n°53 de la rue Mouffetard. 

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Le 24 mai 1938, des terrassiers italiens travaillent à la démolition d'un immeuble aux n°51 et 53 de la rue Mouffetard. Ils mettent à jour une cachette aménagée dans un mur, contenant de nombreux rouleaux de monnaies enveloppés dans des morceaux de toiles et accompagnés d'un testament rédigé par Louis Nivelle, « Écuyer, Conseiller, Secrétaire du Roi, Audiencier en la Chancellerie du Palais » destinant le magot à sa fille Anne-Louise-Claude Nivelle. Malheureusement, il décède subitement en 1757 avant de l'avoir prévenue (les circonstances de son décès sont obscures et son corps ne sera jamais retrouvé...).

    Alors que dans un premier temps un ouvrier qui avait ramené chez lui quelques "piécettes" qu'il croyait en cuivre et sans valeur, les avait données à son fils pour jouer aux billes, un passant se rend compte de leur valeur et en informe l'ouvrier.

    Un jugement du 2 juin 1949 en fait la répartition en trois parts entre les découvreurs, la ville de Paris - propriétaire actuel de l'immeuble - et les héritiers attestés d'Anne Nivelle, soit 82 personnes retrouvées.

    La plus grande partie du trésor a été mise en vente.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Le "Louis Mouffetard"

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    L'actuel 53 de la rue Mouffetard est occupé par une librairie "L'arbre du voyageur".

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Un petit détour par la rue Tournefort pour voir un petit immeuble où habita Prosper Mérimée.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Une plaque y est apposée.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    La Bibliothèque Mohammed Arkoun se trouve au N° de la rue Mouffetard.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Elle occupe l'emplacement de l'ancienne "Maison pour tous" détruite en 1978. Ce lieu fraternel, foyer d'action sociale et culturelle, intégra peu à peu : Université populaire, cours du soir, aide aux devoirs, bibliothèque, chorales, tables familiales, caravanes, cinéma, communauté théâtrale de l'Epée de bois, colonies de vacances, éclaireuses, éclaireurs de France, amis de la nature, sorties, sports, aide aux jeunes chômeurs (1936), aide aux familles juives (940-1945)...

    Un peu l'ancêtre de nos Maisons de la Culture, en mieux.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Mais pourquoi regarder ainsi en l'air alors que rien ne parait intéressant ici hormis les commerces de bouche qui nous chatouillent les papilles... ?

     Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Une balade à la loupe ! 

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Anne-Marie nous montre une plaque apposée sur ce petit immeuble du 103 de la rue Mouffetard (datant de 1626) indiquant qu'ici eut le 16 janvier 1871 le Siège de Paris par les armées allemandes à la suite de la capitulation de Sedan par Napoléon III.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    On ne peut pas passer ici sans remarquer ce café "Le Mouffetard" orné d'une superbe poutre de bois sculpté portant des pampres de vigne.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Ratée, la photo...

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    En bas de la rue Mouffetard, une jolie décoration d'immeuble.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Gravés dans du ciment, on y retrouve de très beaux décors représentant faune et flore. Autrefois maison de ville d'un grand charcutier Parisien (Facchetti), c'est son propriétaire qui aurait contacté Eldi Gueri, peintre italien en 1930, pour se démarquer de la concurrence.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    Juste en face s'élève l'église Saint-Médard qui date des XVème au XVII siècles.

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    A l'intérieur (très très sombre...), on peut voir une plaque mentionnant le baptême de Marin Marais, gambiste et compositeur français de la période baroque 1656-1728).

    Promenade autour de la rue Mouffetard avec Générations 13

    J'adore Marin Marais ! Ecoutez comme c'est reposant...

    Je terminerai ici cette jolie balade que je qualifierai d'historico-littéraire.

    Merci Anne-Marie pour cette excellente après-midi. 


    2 commentaires
  • En cette belle après-midi ensoleillée du mois de mai, je me suis rendue au métro Cité où Anne-Marie Guérin nous avait donné rendez-vous, dans le cadre de ses "Petites promenades dans Paris", pour une visite de l'ancien Palais de Justice.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Nous étions une quinzaine à nous y retrouver.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    En attendant les derniers inscrits, un petit tour dans le marché au fleurs voisin

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    C'est la saison des hortensias : ceux-ci, à fleurs plates, sont très originaux.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Annie nous dirait sûrement quelles sont ces fleurs qui m'ont tapé dans l’œil...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Dès le départ très intéressée par cette visite, j'ai été plus que comblée par celle que nous a proposée Bernadette Verdeil, la guide-conférencière choisie par M. Obel (de l'Association Art et Histoire) qui, extrêmement agréable, n'a pas été avare de son temps pour nous faire découvrir ce lieu chargé d'histoire.

    La voici qui rejoint le groupe au niveau de la rue de Lutèce.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Elle nous montre ici un plan de l'ensemble des bâtiments du Palais où l'on voit bien la partie récupérée par le Tribunal de Cassation depuis le déménagement de certaines des instances du Palais au sein du nouveau bâtiment construit par Renzo Piano aux Batignolles.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    La Sainte-Chapelle est actuellement encastrée dans les bâtiments du Palais de Justice qui forment un angle en retour.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Ce n'était pas le cas au XVIIème siècle comme le montre cette gravure.

    Édifiée par Saint-Louis pour servir d'écrin aux reliques rapportées des croisades par le Roi en 1239, elle est devenue un musée qu'il faut absolument visiter, quoiqu'en soit la file d'attente quotidienne, car c'est une vraie merveille.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Pour l'anecdote, Bernadette nous explique que si l'achat des reliques coûta 135.000 livres tournois (l'équivalent de 3 millions d'euros) au roi, il lui en coûta 100.000 pour faire fabriquer la châsse et seulement 40.000 pour la construction la Sainte-Chapelle...

    Nous étant approchés du Boulevard du Palais, nous voici devant les grilles dorées qui ceignent la cour du Mai (ainsi nommée parce que les Clercs du Palais y plantaient avant la Révolution, chaque année au moi de mai, un arbre de cinquante pieds de haut - d'environ 15 mètres - chargé de fleurs et d'écussons, l'occasion d'une grande fête).

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Le portail central est surmonté d'un fronton doré portant la couronne et les fleurs de lys de la Royauté tandis que, de chaque côté, des faisceaux de licteurs arborent les deux symboles des sentences appliquées autrefois aux justiciables : la hache (pour la décapitation) et les verges (pour la flagellation).

    Dans la Rome antique, les licteurs étaient chargés de protéger les magistrats ainsi que d'appliquer leurs sentences.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Bernadette nous entraîne ensuite vers la tour de l'Horloge située à l'angle du boulevard du Palais et du quai de l'Horloge. La plus ancienne horloge publique de Paris a été commandée en 1370 par Charles V à un horloger lorrain, Henri de Vic.

    Les arbres qui bordent le boulevard du Palais empêchent parfois l'été certains de la remarquer, ce qui est dommage car elle est absolument magnifique.

     Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Sur un fond de manteau royal bleu azur fleurdelisé, on remarque dans la partie haute deux angelots qui tiennent un bouclier portant deux blasons : l'un de la Couronne de France et l'autre de celle de la Pologne (Henri III était souverain de ces deux états).

    En-dessous, une inscription en latin peut être traduite ainsi : « Celui qui lui a déjà donné deux couronnes lui en donnera une troisième ».

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Le cadran doré date de 1585. Dans sa partie basse, deux statuettes : la Loi à gauche (avec sceptre, tablette et faisceau de licteur) et la Justice à droite (avec balance et épée).

    L'inscription en latin peut se traduire par : « Cette machine qui fait aux heures douze parts si justes enseigne à protéger la Justice et à défendre les lois ».

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Tournant le dos à la tour de l'Horloge et à son lanternon,

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    nous longeons maintenant le quai de l'Horloge en direction de l'entrée de la Cour de cassation. C'est par là (le clou de la visite, selon notre guide...) que nous allons commencer la visite du Palais de Justice.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Voici les tours jumelles (eh oui, nous en avons aussi !) : la tour de César (ainsi nommée parce que bâtie sur des fondations romaines) et la tour d'Argent (où était conservé le trésor de la Couronne).

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Tout au bout du Palais, la tour Bonbec (ou Bon-bec) : c'est en son sein que se tenait la "Question" obligeant les suppliciés à parler...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Bernadette possède une riche iconographie : cette image montre qu'autrefois le Palais des rois de France était ceint de murailles au pied desquelles se trouvait le Jardin du Roi.

    Le Mois de juin, calendrier des Très Riches Heures - à Paris, 1414-1416, Frères Limbourg, (Chantilly, Musée Condé)

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Voici le fronton marquant l'entrée de la Cour de cassation au numéro 5 du quai de l'Horloge.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Après contrôle (au moyen d'un portique), le groupe s'arrête au pied de l'escalier d'Honneur.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Bernadette nous fait remarquer la belle rampe en fer forgé et la tapisserie des Gobelins (d'après un carton de François Boucher).

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Adorables ces petits anges, si caractéristiques de la peinture de l'artiste...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Nous montons au premier étage...
    (Photo empruntée au site de la Cour de Cassation)

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Le couloir d'accès à la Chambre du Conseil

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Bernadette va alors nous expliquer par le menu
    le fonctionnement de la justice en France.

    Il y a trois niveaux de jugements : le Premier jugement qui juge les litiges "simples" et les crimes, l'Appel (au cas où la partie civile ou la partie adverse contestent le premier jugement) et le Pourvoi en cassation (la Cour de cassation ne rejuge pas l'affaire mais vérifie que le jugement est bien conforme à la loi).

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Au fond de la pièce, un buste d'Athéna symbolise la Justice.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Astucieux, ces petits tiroirs qui permettent de loger le matériel numérique des magistrats...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Bernadette nous montre aussi les décorations de la pièce avec, en particulier, les fresques murales représentant les différents Parlements (de Paris et des provinces). Elles ont été peintes d'après des dessins d'Albert Girard (1884).

    Il faut savoir que les Parlements ont été supprimés à la Révolution.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Le Parlement de Paris dans l'île de la Cité au XVème siècle

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    On y voit Notre-Dame et les ponts de Paris alors couverts d'habitations.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Comme je suis attachée à la Bourgogne, j'ai photographié son Parlement !

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    De plus près...
    (Photo du site de la Cour de cassation)

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    Mes racines étant normandes, voici celui de Rouen.
    (Photo du site de la Cour de cassation)

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Le plafond de cette Chambre est aussi remarquable avec, en son centre, les tables de la Loi portant les lettres JVS (Jus en latin : le droit) dans un soleil rayonnant.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Bernadette nous a aussi montré au plafond ce cartouche avec un bouclier portant un serpent en son centre (signe de la force sûrement) flanqué d'une main de Justice.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13 

    La main de Justice est un insigne du pouvoir royal en France utilisé depuis le XIIIème siècle lors du sacre. Symbole de l'autorité judiciaire, Il consiste en un sceptre terminé par une main dont les trois premiers doigts sont ouverts.

    Sceptre et main de Justice de Charles V

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Sur cet autre cartouche, un lion - autre signe de puissance - et un glaive, autre emblème de la Justice.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Nous rejoignons ensuite une autre pièce de cette prestigieuse institution qu'est la Justice, la Grande-Chambre aux dimensions impressionnantes : 23 m sur 13 m et  9 m 50 de hauteur.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Le plafond attire le regard : plus chargé que ça tu meurs !
    Quand on parle des "ors de la République"...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Au fond, une tapisserie des Gobelins dans un cadre doré intitulée "La France" sur un carton de Georges Rouget (1825)

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Au centre du plafond, une très belle peinture commandée à Paul Baudry qui travailla aussi à la décoration du Foyer de l'Opéra. Elle représente "La glorification de la loi".

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    De plus près...
    (photo du site de la Cour de cassation)

    La grande figure assise sur le piédestal à l’ombre des plis flottants de l’étendard national, représente la Loi. Au-dessus d’elle, deux figures allégoriques brandissent les attributs de la justice (main de justice, balance et glaive). A gauche du socle, l’Autorité s’appuie sur la hampe du drapeau, tandis que la jurisprudence lève un regard soumis vers la Loi qui lui intime une directive. Sur la droite, un magistrat en grand costume exprime le respect de la Cour en retirant sa toque. A ses pieds règnent la Paix et la Concorde.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Aux angles, quatre médaillons représentent les souverains qui ont marqué l'histoire du droit : ici, Charlemagne voisine avec une horloge assez remarquable.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Photo du site de la Cour de cassation

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Ici, Saint-Louis 

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Les sièges des magistrats...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Nous avons dû entrer par une autre porte ?

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Le hall de la Chambre Civile présente les portraits de différents magistrats (en retraite).

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    La Galerie Saint-Louis porte ce nom en raison d'une sculpture représentant le roi Louis IX rendant la justice au pied de son chêne.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    La galerie est de style "Troubadour" : faux-plafond à caissons, colonnes peintes etc. lui donnent un petit air moyenâgeux.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Bernadette nous explique que le 1er janvier 1975 une bombe posée (par des corses il me semble me souvenir... ?) endommagea la statue qui... perdit la tête et la main droite ! Les réparations effectuées depuis ne rendent parait-il pas bien compte de ce qu'elle était auparavant.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    De part et d'autre de la statue, deux tableaux peints par Luc Olivier Merson entre 1876 et 1877, représentent des scènes de la vie du Roi.

    Le premier représente Louis IX punissant l'un de ses sujets, Enguerrand IV de Coucy (accusé d'avoir fait pendre sans jugement trois jeunes flamands qui avaient chassé sur ses terres)

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Ah... là, c'est mieux, non ?
    (Photo empruntée au site de la Cour de cassation)

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Sur l'autre, on voit le jeune Louis IX qui - à l’occasion de son avènement (1227) - fait délivrer des prisonniers (signé et daté 1876). 

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Photo empruntée au site de la Cour de cassation...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    La galerie donne sur la Chambre criminelle voisine par de larges fenêtres, ce qui donne de jolis reflets grâce aux vitraux multicolores lui faisant face. On aperçoit, grâce à ces ouvertures, le plafond doré de l'architecte Duc.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    On retrouve ici, sur un bouclier maintenu par des angelots, les emblèmes de la Justice : la main de Justice, le glaive et le mot LOI.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Voici maintenant la Chambre criminelle de la Cour de cassation : un drôle de mot me direz-vous... C'est là que sont jugées les infractions pénales (crimes, délits, contraventions)

    Comme vous le voyez, sa taille est assez réduite.  

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Le plafond doré supporte des lustres assez sobres en fer forgé qui sont d'origine.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Il me semble avoir compris qu'en haut des lustres une décoration, également en fer forgé, simule le chapeau des magistrats.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Au plafond également, un rappel de la fonction de cette Chambre avec une Pelta (bouclier des Amazones en forme de croissant) portant une main de Justice et une torche (signifiant que la Justice permet de faire la lumière sur la vérité...).

    Cette arme défensive est le symbole de la protection que garantit au peuple le maintien de l'ordre social.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Un petit résumé en images sur la Cour de cassation...

    Nous quittons l'espace dédié à la Cour de cassation en empruntant la Galerie des Prisonniers par laquelle plus aucun prévenu ne passe plus désormais. On y voit de nombreux braseros : c'est vrai que l'hiver ces grands couloirs doivent être difficiles à chauffer !

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Et maintenant, direction la Cour d'Assises

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Voici la Chambre de la Cour d'assises que l'on voit régulièrement à la télévision lors des grands procès. Cette chambre statue en Premier jugement sur les affaires pénales les plus graves que la loi qualifie de "crimes".

    Sont qualifiés de "crimes" : le viol, le meurtre (qui consiste à donner la mort volontairement) et l'assassinat (où la notion de préméditation est retenue) mais aussi les actes de torture, le vol avec l'usage d'une arme, les actes de terrorisme, le trafic de stupéfiants...

    La photo est prise ici dans la direction de l'endroit où le Président de la Cour d'Assises et ses assesseurs siègent, entourés par les jurés.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Une vue vers le fond de la salle : au premier plan, la vitrine destinée à recevoir les pièces à conviction.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    On remarque immédiatement le décor sur le mur : on peut y voir le roi Louis XIV (?) sur un "lit de justice". On appelait lit de justice dans l’ancienne monarchie une séance solennelle du Parlement où le roi siégeait sur une pile de coussins, entouré des grands du royaume et des ducs et pairs.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Bernadette nous explique le fonctionnement d'une séance de Cour d'assises : on voit juste en face les vitres blindées derrière lesquelles se trouvent les accusés.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    L'espace pour le public, derrière la grille

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    C'est dans cette urne - que nous présente notre guide - que les magistrats tirent au sort les 6 jurés (+ 3 suppléants) parmi 36 noms inscrits sur de petite plaques. Il faut avoir plus de 23 ans et moins de 70 ans pour pouvoir participer à un jury d'assises et naturellement avoir un casier judiciaire vierge.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    L'accusé (ou son avocat) peut décider de récuser 4 jurés tirés au sort (5 en appel). L'avocat général peut lui en récuser 3 (4 en appel). Les jurés récusés ne participeront pas au jury.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

     Notre dernière salle, celle des délibérés où se trouvent entassés des cartons renfermant les dossiers des affaires en cours. Le Président de la Cour, ses deux assesseurs, et les jurés s'y enferment pendant le temps nécessaire pour obtenir un vote à l'unanimité :

    Le premier vote porte sur la culpabilité ou non de l'accusé, présumé innocent jusqu'à la sentence.

    Le deuxième vote s'attache à la peine infligée et à sa durée.

    Et cela peut prendre longtemps, du coup des assesseurs vous servent le café : la Justice chouchoute les jurés, elle en a besoin...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Nous avons eu la grande chance d'y voir passer un Président de Cour d'Assises, qui s'est rendu très disponible : nous avons pu lui poser toutes les questions qui nous venaient à l'esprit.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Trois témoignages d'anciens jurés interviewés sur France-Culture : intéressant

    Un petit résumé sur le fonctionnement de la Cour d'assises

    Nous voici maintenant dans le Vestibule de Harlay qui donne accès aux deux salles de la Cour d'assises.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Cette entrée est monumentale et doit impressionner les prévenus...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Au centre, l’Équité est entourée de deux cariatides qui représentent les magistrats. Au-dessus, l'urne dans laquelle les jurés sont tirés au sort.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    A l'autre extrémité du Palais, voici la Salle des pas perdus : sous Philippe IV le Bel (au XIIIème) siècle il s'agissait de la plus belle salle du Palais.

    Pour l'anecdote, c'est dans cette salle que fut créée la Farce de Maître Pathelin, première pièce comique du théâtre français.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Cette grande salle possédait une charpente en bois qui brûla en 1644, suite à quoi la voûte fut reconstruite en pierre. Bernadette nous en montre le dessin.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    La charpente en bois de la Salle des pas perdus

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    L'heure tourne...

    Avant de quitter la salle des pas perdus, Bernadette nous montre ce monument à l'avocat Berryer, réputé sous la Révolution pour son éloquence.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Une petite chose amusante : on voit représentée, sous le pied de l’Éloquence, la lenteur de la Justice personnifiée par... une petite tortue !

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Nous terminons cette passionnante visite par la visite de la Grand-Chambre du Parlement de Paris (devenue sous la Révolution tribunal révolutionnaire) qui se trouve entre la tour César et la tour d'Argent, dans laquelle Marie-Antoinette fut entendue le 14 octobre 1793 et condamnée à la guillotine.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Le groupe est assis sur les sièges réservés aux magistrats, faisant face aux accusés.

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Une documentation que nous montre Bernadette : Séance royale dans la Grand-Chambre du Parlement de Paris sous Philippe d'Orléans

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    En couleurs maintenant...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Marie-Antoinette sortant du Palais de Justice à l'issue de son procès : la charrette l'attend en haut des marches...

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Et justement, les marches les voilà !

    Visite de l'ancien Palais de Justice avec Générations13

    Un grand merci à Bernadette Verdeil pour sa gentillesse et sa disponibilité. J'ai vraiment adoré cette visite qui m'a beaucoup appris. 


    8 commentaires
  • Ce vendredi là le soleil illuminait de tous ses rayons notre bel arrondissement : Anne-Marie avait commandé le beau temps sans doute pour se faire pardonner le mauvais temps de la précédente balade ! Au programme, une balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème.

    Rendez-vous avait été donné au métro Olympiades où je me suis rendue à pied depuis chez nous. La marche, c'est bon pour la santé...

    La première oeuvre qu'elle nous montre se trouve au coin de la rue Baudricourt : elle s'intitule "Lettres" et a été peinte en 1988 par Jacques Villeglé, l'un des précurseurs de cet art urbain, également connu pour ses affiches lacérées.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    La dalle des Olympiades où nous allons maintenant monter a été construite à l'emplacement de l'ancienne gare des Gobelins reliée à la Petite Ceinture (reconstruite en sous-sol comme le montre cette photo).

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Le village des Olympiades a été construit entre 1968 et 1975 par l'architecte Michel Holley. L'objectif du projet "Italie 13" était de transformer en profondeur certains îlots insalubres du 13ème arrondissement en faisant entrer la lumière dans les logements, d'où l'idée de construire des tours d'habitation accompagnés de commerces.

    C'est le nom de ces tours (Mexico, Sapporo, Athènes, Cortina, Tokyo, Helsinki, Rome, Squaw Valley, Anvers, Grenoble et Londres...), toutes villes ayant accueilli les Jeux Olympiques, qui a donné au quartier ce nom d'Olympiades.

    Le 13ème arrondissement possède un quartier chinois : c'est justement ici qu'il se trouve ou du moins dans les alentours de la dalle. Les toits des boutiques - qui ont étrangement un petit air de pagodes - sont là pour le rappeler...

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13 

    Le premier immeuble vers lequel nous nous dirigeons s'appelle "Grenoble" en hommage aux Jeux Olympiques d'hiver de 1968. Il possède sur sa façade toute une série de mosaïques sur le thème des jeux.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13 

    Ici, un skieur fend la neige...

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Ici, j'en vois un autre qui se sert de ses bâtons.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Tandis que ce dernier fait un magnifique saut à ski.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Le ski de fond, plus "plan plan" ?

    Que nenni, il est beaucoup plus fatigant !

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    11000 habitants vivent ici sur la dalle...

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Nous voici redescendus sur le plancher des vaches avec cette fresque intitulée "Jeune femme" du 63 rue Nationale de Jorge Rodriguez-Geralda (artiste cubain élevé aux Etats-Unis) datant de 2015. Il crée principalement son travail dans des espaces urbains à grande échelle.

    Pour la petite histoire, trois projets avaient été proposés au vote des habitants du quartier (ce portrait de jeune femme, celui d'un enfant et un autre d'un homme).

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Celui qui a été retenu est le visage de la femme du peintre...

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Un peu plus loin sur la dalle, une fresque de Moussa Roumane, la louve romaine (2004) en hommage aux Jeux Olympiques de Rome sans doute.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    et le chien de la villa d'Orphée à Pompéi. L'inscription "Cave Canem" sur l'original signifie "Prenez garde au chien".

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Sur le mur d'entrée du Stadium, Anne-Marie nous montre le pochoir de C215 représentant Céline Doumerc, basketteuse.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Christian Guémy - c'est son nom - signe toujours ses oeuvres d'un cube contenant le code "C215". Le C correspond à son prénom, et 215 au numéro de la chambre dans laquelle il a décidé ce qu'il ferait de son avenir...

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Nous quittons les sommets pour redescendre dans l'avenue d'Ivry où des affiches publicitaires annoncent le prochain défilé du Nouvel An pour le lendemain.

    Cette année, c'est le cochon qui est à l'honneur, un signe heureux parait-il. La fontaine Wallace en arrière plan n'est pas trop de mon goût ainsi peinte en rouge mais ce n'est pas la seule à avoir perdu sa couleur d'origine plus discrète. Pourquoi le rouge ici ? La couleur de la Chine peut-être...

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Nous sommes ici juste en face du célèbre supermarché chinois : j'ai nommé Tang Frères.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13 

    C'est ici que fleurissent les petits vendeurs à la sauvette... que j'ai photographiés de dos. 

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13 

    On peut ici faire son marché d'herbes aromatiques... 

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13 

    Nous voici presque arrivés à la Porte d'Ivry : ici se trouve la Villa d'Este, un bien grand mot si on connait celle du lac de Côme..., mais qui cache une très belle fresque de Street Art. 

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13 

    Il s'agit de la Mona Lisa d'Okuda (de son vrai nom Oscar San Miguel Erice) réalisée en 2017. Elle mesure 50 mètres de haut par 15 mètres de large.

    Avez-vous remarqué qu'on voit ses jambes... ?

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

     

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Le jardinier du square Ulysse Trélat a fait ici un clin d'oeil aux Jeux Olympiques.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    En face du square, un immeuble en briques réhabilité après la fermeture des anciennes usines de Panhard et Levassor.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Et nous voici arrivés à la Porte d'Ivry.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Juste en face, une oeuvre de Didier Faustino, un artiste franco-portugais. Il s'agit d'un totem de 17 m de haut et de 1 m² à la base représentant un appartement pour célibataire.

    Son titre : 1SQMH pour One Square Meter House (2006)

    Il parait qu'il est plus beau de nuit quand il est éclairé !

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Ayant traversé le boulevard extérieur, nous voici rue Dieudonné Costes avec ce graffiti de Takt.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Revenant sur le boulevard Masséna, Anne-Marie nous montre la fresque du brésilien Claudio Ethos intitulée "L'Automne".

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Elle a malheureusement - c'est le lot de toutes les oeuvres de Street Art - été en partie recouverte...

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    La voici comme elle était à l'origine

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Sur l'avenue de Choisy, en vue de "Metapisica" de Pantonio (de son vrai nom Antonio Correia), un artiste portugais (2014)

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    La plus haute fresque d'Europe représente un gigantesque tourbillon de poissons. Le monde animal est celui que peint le plus souvent l'artiste.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Juste à côté, le "Héron bleuté" de Stew (2014) de la Galerie Itinerrance est la deuxième plus haute façade d'Europe jamais peinte .

    Son directeur, Medhi Ben Cheikh, œuvre pour réconcilier l’art de la rue avec celui des galeries. Il a mis en œuvre un partenariat avec Jérôme Coumet, le maire du 13ème, afin que les artistes puissent prolonger les expositions « hors les murs », et mettre des fresques au regard des passants qui souvent ne poussent jamais la porte d’un musée ou d’une galerie. 

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    En face, l'église Notre-Dame-de-Chine possède aussi des murs décorés.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Nous passons devant des vitrines alléchantes... Ça sent le canard laqué ou le petite cochon grillé !

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Je vous l'avais dit : c'est l'année du cochon.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13 

    Les étals regorgent de fruits plus ou moins exotiques. 

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13 

    "Le barbu" : un portrait au pochoir de C215 (2015)

    Magnifique, je trouve.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13 

    Dans la rue Caillaux voisine, voici Tony Estanguet (champion de canoë) par C215 également (2017) malheureusement dégradé par un tag...

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13 

    Contraste d'architectures... 

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Un peu plus loin, toujours rue Caillaux, en bas d'un mur et presque hors de portée de la vue..., des pochoirs de la célèbre Miss Tic.

    D'où vient le nom Miss Tic ? C'est le personnage de la sorcière un brin diabolique nommée Miss Tick du Journal de Mickey qui inspirera directement l'artiste.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Nous voici maintenant arrivé sur l'avenue d'Italie qui est l'objet de gros travaux (d'où de nombreuses grues) actuellement en vue de la prolongation de la ligne 14 jusqu'à l'aéroport d'Orly.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Nous n'y restons pas heureusement puisque Anne-Marie nous emmène maintenant dans le Jardin du Moulin de la Pointe voisin où se trouve une très belle fresque de Tore, graffiti-activiste sur lequel il est très difficile d'obtenir des renseignements même sur le net.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Photo de famille !

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Très expressifs les visages

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Au fond du jardin on débouche sur la Place des 44 enfants d'Izieu, tristement rendue célèbre pendant la deuxième guerre mondiale.

    On peut y admirer un beau tigre au pochoir par Mosko. Membre fondateur du collectif Mosko et associés, Gérard Laux commence son activité de peintre urbain en 1989 dans le quartier de la Moskowa (Paris 18ème) – d’où Mosko. 

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    ainsi qu'une fresque représentant les quatre saisons, d'un auteur non identifié.

    Ici le printemps et l'été...

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Un peu plus loin, l'automne et l'hiver

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

     Une plaque à côté de la plaque de rue rappelle le nom des 44 enfants déportés et assassinés par les nazis sous le seul prétexte qu'ils étaient juifs.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    En direction de la Poterne des Peupliers, un pochoir de Rost

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Passage le long de la Petite Ceinture par le Jardin de la Poterne des Peupliers

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Boulevard Kellerman : Fresque en hommage à Desty Corleone du Réservoir Dogues (rappeur)

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Il y a tellement de gens dans le monde du Street Art... C'est signé V13.

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Le Jardin Charles Trénet borde la rue Brillat-Savarin (avocat, gastronome et auteur culinaire).

    C'est là que mon chemin bifurque car je suis pratiquement arrivée chez moi !

    Balade Street Art dans le sud et l'ouest du 13ème avec Générations 13

    Merci à Anne-Marie pour son accompagnement
    à la découverte du Street Art du  13ème.


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  • Cet après-midi Anne-Marie Guérin avait réservé une visite guidée auprès de l'association Paris Art-et-Histoire et c'est Michèle Mazure, l'une de ses guides, qui nous a accompagnés pour une visite très exhaustive de l'ancienne abbaye royale du Val-de-Grâce. 

    Le rendez-vous était donné sur la place Alphonse Laveran, très joliment formée de deux arrondis donnant sur la rue Saint-Jacques.

    Visite guidée du Val de Grâce

    C'est tout près d'ici, au N°284 de la rue Saint-Jacques que Louise de La Vallière entra au Carmel le 21 avril 1674 : le quartier est en effet à l'époque truffé de couvents (Les Ursulines, Les Jacobins, des Bénédictins anglais, des Grands Carmes, des Carmélites de l'Incarnation).

    Visite guidée du Val de Grâce

    Devant le Val-de-Grâce, deux fontaines modernes décorent la place.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Les monogrammes de Louis XIII et d'Anne d'Autriche décorent les grilles en fer forgé.

    Visite guidée du Val de Grâce

    La façade est de style classique : colonnes à chapiteaux corinthiens, frontons triangulaires, tout y est. La croix que l'on aperçoit au sommet est celle du dôme. Celui-ci présente la particularité de n'être visible que lorsqu'on voit l'église de loin : plus on se rapproche, plus il disparaît...

    Visite guidée du Val de Grâce

    De part et d'autre du portail, deux statues dans des niches, ornées d'une jolie coquille

    L'une représente Sainte Thérèse-d'Avila,

    Visite guidée du Val de Grâce

    et l'autre Saint-Benoit.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Derrière la façade classique, un dôme imposant

    Visite guidée du Val de Grâce

    C'est Anne d’Autriche, reine de France, qui pose le 3 juillet 1624 la première pierre de l’abbaye destinée à accueillir des bénédictines de l’ abbaye du Val-Profond à Bièvres. Pour remercier le ciel de lui avoir accordé un enfant (qui deviendra Louis XIV) après 23 ans de mariage, elle fit de cette église un ex-voto en l'honneur de la Vierge Marie.

    La dédicace sur le fronton du porche est facilement compréhensible : « IESU NASCENTI VIRGINIQ(UE) MATRI », c'est-à-dire « (cette église est dédiée) à Jésus naissant et à sa mère la Vierge ». On remarque l'insistance sur le fait que Jésus est honoré comme enfant attendu qui est enfin né (comme Louis XIV) et Marie comme mère (comme Anne d'Autriche).

    Sur le fronton triangulaire inférieur, les monogrammes de Louis et d'Anne entrelacés : bien que n'ayant pas choisi son mari et malgré un mariage plutôt malheureux, Anne d'Autriche a tenu à avoir ici, surmonté de la couronne royale, ce symbole de son union avec Louis XIII.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Sur le fronton supérieur, on trouve deux anges encadrant un médaillon aux armes de la reine.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Dans la cour qui précède l'église, un cadran solaire et une statue du baron Dominique-Jean Larrey, médecin et chirurgien militaire français, père de la médecine d'urgence

    Visite guidée du Val de Grâce 

    Le cadran solaire (de l'après-midi) indique les heures de 10h30 à 16h. 

    Visite guidée du Val de Grâce 

    La statue est de David d'Angers.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Nous entrons ensuite dans l'enceinte de l'ancienne abbaye et la guide nous rassemble devant la maquette du site où l'on voit à droite l'église et son cloître mais aussi l'hôpital moderne inauguré en 1979 par Valéry Giscard-d'Estaing, aujourd'hui fermé (car trop vétuste) et voué à une reconversion non encore bien définie. Ce dernier avait été construit sur les terrains de l'ancien potager de l'abbaye.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Notre premier arrêt est pour la salle capitulaire qui était probablement lambrissée et ornée de portraits de la famille d'Orléans. Restent les portraits de Louis XIII et d'Anne d'Autriche.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Ils sont l'oeuvre de Philippe de Champaigne ou de son atelier.

    Visite guidée du Val de Grâce 

    Mais ce n'est pas sur ces portraits que notre guide s'arrête mais plutôt sur la stéréotomie des voûtes d'arête du plafond.

    Visite guidée du Val de Grâce

    La tapisserie de Beauvais (XVIIIème siècle) qui décore la salle est intitulée "Tapisserie du malade imaginaire".

    Visite guidée du Val de Grâce

    Notre guide nous conduit maintenant vers le cloître qui se situe au rez-de-chaussée bien sûr, près d'un superbe escalier sur lequel je reviendrai plus tard.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Le cloître est fermé par des fenêtres de sorte que les religieuses pouvaient y déambuler au chaud...

    Visite guidée du Val de Grâce

     Les deux premiers niveaux sont très largement vitrés tandis que celui du dessus, qui était réservé aux dortoirs, possède de petites fenêtre surmontées d'un "œil-de-bœuf". Encore au-dessus, les fenêtres "à la Mansart" sont munies d'un fronton triangulaire, sauf aux angles où elles sont arrondies, le détail qui tue... !

    Visite guidée du Val de Grâce

    Notre guide nous fait remarquer les lettres A et L entrelacées sur les portes en bois donnant accès au cloître.

    Visite guidée du Val de Grâce

    La galerie occidentale du grand cloître est décorée de bustes, posés sur des piédestaux (eh oui, j'ai vérifié : un piédestal, des piédestaux !) et environnés de couronnes de chêne et de laurier, traversées de palmes.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Visite guidée du Val de Grâce

    Au registre inférieur, des plaques commémoratives, autrefois disséminées dans toutes les galeries, rappellent les noms des médecins et pharmaciens tués aux armées lors des grandes campagnes de l’Empire. Sur celle-ci, on peut voir quelle était la renommée du Dr Larrey cité précédemment.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Une jolie sculpture de caducée

    Visite guidée du Val de Grâce

    Nous voici maintenant dans le "sas" d'accès à la chapelle : c'est là que se tenaient les religieuses, le public étant de l'autre côté de cette belle grille. Notre guide nous a expliqué qu'elles recevaient la communion (seulement à l'occasion de Noël et de Pâques) à travers une petite trappe...

    Dans cette pièce, une exposition explique le travail actuel de restauration des génies et des anges qui ont été déposés du dôme car abîmés par les ans.

    Visite guidée du Val de Grâce 

    Voici un modèle grandeur nature en mousse de polyuréthane ayant servi de prototype en vue de la restauration des statues. A l'issue de la restauration des génies et de la repose des copies sur le dôme, huit génies originaux prendront place dans cette salle.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Nous voici de l'autre côté de la grille...

    Visite guidée du Val de Grâce

    et là, c'est l'extase, on ne sait pas où donner de la tête tellement il y a d'endroits à admirer ! Sculptures et peintures rivalisent entre elles pour rendre ce lieu absolument sublime.

    C'est là qu'on est bien content d'avoir pris une visite guidée !

    A droite, un majestueux baldaquin à colonnes de marbre torsadé, oeuvre de Gabriel Le Duc (un élève du Bernin) d'après les plans de François Hardouin-Mansart, abrite le maître-autel.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Anges et angelots en décorent agréablement le faîte.

    Visite guidée du Val de Grâce

    De chaque côté du baldaquin, les deux tribunes à balcons dorés ne sont là que pour l'esthétique.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Au sommet, la colombe du Saint-Sacrement en bois doré illumine l'ensemble.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Elle est accompagnée par deux anges qui tiennent une banderole sur laquelle sont écrit les mots "In terra pax hominibus bonae voluntatis" : et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

    Adorable ce petit détail...

    Visite guidée du Val de Grâce

     Regardez le travail de décoration des colonnes : le marbre vert est rehaussé de placages en bronze doré du plus bel effet.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Sur le Maître-autel, le groupe de la Nativité (de Michel Anguier - 1665) est une copie - commandée par Napoléon III - de celle conservée à l'église Saint-Roch. Notre guide nous a expliqué qu'à la Révolution les oeuvres d'art ont été mises à l'abri et qu'après on ne savait plus très bien d'où elles étaient issues...

    Visite guidée du Val de Grâce

     La guide nous parle de l'attitude de Joseph, particulièrement déférent devant ce nouveau né qui est le fils de Dieu...

    Visite guidée du Val de Grâce

    Jésus, lui, n'est pas représenté tel un nouveau né mais ceci est assez général dans la sculpture ou la peinture.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Marie est, naturellement comme toutes les mères, en admiration devant son enfant...

    Visite guidée du Val de Grâce

    Si l'on lève les yeux maintenant vers le ciel..., on peut apercevoir la célèbre fresque en coupole peinte par Pierre Mignard en seulement deux mois et regroupant quelques 200 personnages.

    Elle s'intitule "La Gloire des Bienheureux"

    Visite guidée du Val de Grâce

    Je ne me suis pas lassée de la photographier...

    Visite guidée du Val de Grâce

    Michèle Mazure nous en a expliqué chaque partie en détails.

     Voici tout en haut Dieu le Père (qui tient le globe du monde entre ses mains) avec, à main droite, Notre Seigneur Jésus-Christ lui présente les élus ; au-dessus d'eux, la colombe du Saint-Esprit.

    Qu'il est joli ce nuage supporté par des chérubins !

    Visite guidée du Val de Grâce

    En-dessous, la croix et la couronne d'épines sont portées par cinq anges.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Encore en-dessous, un grand ange tient dans ses mains le Livre scellé des sept sceaux où sont inscrits le nom des élus.

    Visite guidée du Val de Grâce 

    Enfin, tout en bas, l’Agneau immolé et le chandelier à sept branches, attirent les premiers regards.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Il y a aussi, sur la gauche, Anne d'Autriche et Louis XIII vêtus de manteaux royaux : c'est Sainte-Anne qui conduit la reine. Celle-ci, voulant remercier Dieu de lui avoir donné un enfant, tient dans ses mains une maquette du Val-de-Grâce (c'est un ex-voto) et le roi Louis XIII tient son sceptre dans la main.

    Visite guidée du Val de Grâce

     Je ne pense pas me tromper en vous disant qu'on voit ici Marie avec son manteau bleu et Marie Madeleine tenant le suaire du Christ entre ses mains...

    Visite guidée du Val de Grâce

    Vers la droite, Saint Jean-Baptiste, représenté un peu dévêtu...

    Visite guidée du Val de Grâce

    Saint-Augustin et le pape Saint-Grégoire...

    Visite guidée du Val de Grâce

    Saint-Ambroise et Saint-Jérôme

    Visite guidée du Val de Grâce

    Autour de la coupole, les quatre évangélistes

    Saint Mathieu et son ange

    Visite guidée du Val de Grâce

    Saint Marc et son lion

    Visite guidée du Val de Grâce

    Saint Luc et son taureau qui est ici représenté avec un grand tableau placé sur un chevalet (le portrait de Marie) : Luc avait en effet ajouté à sa pratique des langues, du droit et de la médecine, le talent de la peinture. Il est ainsi le saint patron des peintres et des sculpteurs.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Saint Jean et son aigle

    Visite guidée du Val de Grâce

    Sous chacun des évangélistes, d'adorables petits anges soutiennent le blason d'Anne d'Autriche et la couronne royale.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Avez-vous vu le magnifique dallage de marbre devant le maître-autel... ?

    Visite guidée du Val de Grâce

    Il est bien sûr orné du monogramme d'Anne d'Autriche et de Louis XIII. Les lettres sont ceintes d'une couronne de palmes qui rejoint la couronne royale ; tout autour, des fleurs de lys...

    Visite guidée du Val de Grâce 

    Nous voici maintenant devant la chapelle Sainte-Anne : elle se trouve sur la droite du choeur.

    Visite guidée du Val de Grâce

    C'est là où ça commence à être macabre !

    C’est dans la chapelle Sainte-Anne du Val-de-Grâce que furent conservés de nombreux cœurs de princes et princesses de la famille royale de France, Bourbons et Bourbon-Orléans.

    Le premier fut celui de la fille de Louis XIV, Anne-Elisabeth de France, morte le 13 décembre 1662 âgée d’à peine quelques mois. Anne d’Autriche, grand-mère de l’enfant, porta elle-même le petit cœur à l’abbesse du Val-de-Grâce, la mère Dufour de Saint-Bernard. Elle lui dit : « Ma mère, voilà un cœur que je vous apporte pour le joindre bientôt au mien. » La reine-mère mourut en 1666.

    En 1793, lors de la profanation de la chapelle Sainte-Anne, Louis-François Petit-Radel (architecte et dessinateur français), par ordre du Comité de Salut Public, fut chargé de détruire les 45 cœurs des princes et princesses de la Maison de France, mais il donna un coup de canif au contrat...

    C'est ainsi que les cœurs de treize souverains ou personnages princiers (Anne d'Autriche, Marie-Thérèse d'Espagne, la Grande Mademoiselle,…) furent vendus ou échangés contre des tableaux, à des peintres qui recherchaient la substance issue de l'embaumement ou "mummie" (substance très rare et hors de prix, résultat d'un mélange d'une matière organique, le cœur, macérée dans de l'alcool, et d'aromates) : une fois mêlée à de l'huile, elle était réputée donner un glacis incomparable aux tableaux.

    L'un de ces cœurs entra ainsi en possession du peintre Martin Drolling qui l'aurait utilisé pour peindre son Intérieur d'une cuisine.

    La cuisine par Martin Drolling (Musée du Louvre)

    Visite guidée du Val de Grâce

    En pendant de l'autre côté du choeur, se trouve une chapelle abritant un orgue Cavaillé-Coll, installé ici en 1891, orgue qui provient de l'église Sainte Geneviève transformée en Panthéon, ayant donc perdu sa vocation d'église (Photo internet).

    Visite guidée du Val de Grâce

    On ne sait rien de l'orgue qui se trouvait au Val-de-Grâce avant la Révolution - durant laquelle il fut démonté et dispersé - sinon le nom de l'auteur du buffet, Germain Pilon. Le Val-de-Grâce étant abbaye royale, les plus éminents musiciens s'y produisirent : Lully dirigea l'office des ténèbres du vendredi Saint et Moulinié fut l'un des maîtres de chapelle.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Notre guide nous entraîne maintenant dans la nef de l'église, séparée du choeur par une élégante grille en fer forgé.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Visite guidée du Val de Grâce

     La nef possède deux bas-côtés séparés du vaisseau central par d'imposants pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens. 

    Visite guidée du Val de Grâce

     En levant les yeux, on peut admirer le superbe plafond entièrement sculpté : la voûte de la nef, en berceau, est entièrement décorée de caissons à frise d’entrelacs, sculptés d’anges porteurs de candélabres ou de phylactères.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Six grands médaillons sont décorés d’effigies de saints et de saintes : la Vierge Marie et Joseph, sainte Anne et saint Joachim, sainte Élisabeth et saint Zacharie, sortis du ciseau de Michel Anguier.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Visite guidée du Val de Grâce

    Visite guidée du Val de Grâce

    Au-dessus d'une corniche à modillons, les larges baies vitrées de l'étage laissent pénétrer la lumière naturelle. Des angelots, porteurs de couronnes et de fleurs, encadrés de feuilles d'acanthe et de rosaces, occupent les voussures des baies vitrées.

    Visite guidée du Val de Grâce

     

    L'ancienne abbaye du Val de Grâce en 100 photos avec Générations 13

    Entre chacun des pilastres, des bas-reliefs, toujours sculptés par Anguier, représentent les Vertus (La Tempérance et la Force, La Religion et la Piété, La Foi et la Charité, La Prudence et la Justice, La Bonté et la Bénignité, L'Humilité et la Virginité).

    Je ne me souviens plus de quelles Vertus il s'agit ici...

    Visite guidée du Val de Grâce 

    Ici, il s'agit de La loi et La charité.

    Visite guidée du Val de Grâce

     

    Une bien belle maternité

    L'ancienne abbaye du Val de Grâce en 100 photos avec Générations 13

    Les bas-côtés n'ont pas été oubliés par Anguier.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Au fond de la chapelle, deux tableaux de Philippe de Champaigne peints avant 1636 pour l'église du Carmel du Faubourg Saint-Jacques, et acquis en 1991 par le ministère de la Défense suite à un don de Karl Lagerfeld.

    Les photos qui suivent sont tirées d'internet car il y avait une vitre devant les tableaux qui reflétait le flash...

    L’ascension

    Visite guidée du Val de Grâce

    La Pentecôte (détail)

    Avez-vous remarqué les petites flammes de feu sur la tête des disciples et de Marie ? C'est le signe que le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres ce jour-là.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Tout près de là, deux petites portes pourvues de séraphins ou de chérubins (je ne sais plus...). Les séraphins et les chérubins sont loin, parait-il, devant les anges dans la hiérarchie céleste... 

    Visite guidée du Val de Grâce

    Visite guidée du Val de Grâce

    Visite guidée du Val de Grâce

    Dans un autre bas-côté, deux autres tableaux de Philippe de Champaigne

    Visite guidée du Val de Grâce

    L'entrée du Christ à Jérusalem à gauche et Le Christ et la Cananéenne à droite

    Visite guidée du Val de Grâce

    Voici le superbe escalier qui dessert l'étage : Michèle Mazure nous montre tout particulièrement les piliers de la balustrade : ceux-ci ont été sculptés de façon à rester verticaux malgré le rampant de l'escalier...

    Visite guidée du Val de Grâce

    Le long des "voûtes" interrompant la balustrade, les piliers ont été coupés à moitié.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Le détail qui tue !

    Avez-vous remarqué cette toute petite ébauche de pilier à droite de la photo... ?

    Visite guidée du Val de Grâce

    Nous voici en vue du premier étage : on peut y admirer encore de belles voûtes d'arêtes.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Visite guidée du Val de Grâce

    C'est là que se trouve le Musée du Service de santé des armées qui renferme la collection du docteur Debat que nous allons visiter.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Il y a surtout une apothicairerie qui est reconstituée avec, dans ses rayonnages, de superbes pots à onguents.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Visite guidée du Val de Grâce

    Ces  microscopes verticaux (XVIIIème siècle) ont attiré mon attention.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Ces superbes majoliques sont des "albarelles" (ou pots à onguents).

    Visite guidée du Val de Grâce

    Vase à deux anses en forme de dragon (médaillon représentant Saint Jean-Baptiste)

    Visite guidée du Val de Grâce 

    On y voit aussi une belle collection de mortiers,

    Visite guidée du Val de Grâce

    et ce curieux objet de la fin du XVIIIème siècle (provenance Angleterre)

    Il s'agit d'un crachoir en bois exotique en forme de dauphin supportant une coquille. Il est actionné par une tige coulissant dans le manche.

    Visite guidée du Val de Grâce

    Le soleil décline en cette fin d'après-midi d'hiver, jouant harmonieusement avec la couleur des pierres du Val-de-Grâce.

    L'abbaye du Val de Grâce en 100 photos avec Générations 13

    Une visite, comme toujours, passionnante : merci Anne-Marie de nous l'avoir proposée.


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  • Hier nous avons suivi l'une des visites guidées de l'association "Paris - Art et Histoire" à laquelle Anne-Marie Guérin s'adresse parfois, celle du Lycée Henri IV, le lycée de France le mieux coté où il faut arriver avec un 19,5/20 au bac pour entrer dans les classes préparatoires...

    Comme vous le savez sans doute, il est situé dans les beaux quartiers, juste derrière le Panthéon qui, à cette heure de l'après-midi, était éclairé par un beau soleil d'automne.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    En vue de l'église Saint-Etienne-du-Mont

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Saint-Etienne-du-Mont à gauche ◄       ► la tour Clovis du Lycée Henri IV à droite

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    On voit bien sur cette gravure du XVIIème siècle que les deux édifices étaient côte à côte.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La tour Clovis, derrière la façade du Lycée donnant sur la rue du même nom, est le seul vestige de l'abbaye Sainte-Geneviève (dédiée aux apôtres Pierre et Paul) fondée en 507 par Clovis et son épouse Clothilde. La tour, bien qu'ayant perdu la flèche de son clocher, a encore fière allure.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Devant le Lycée, une oeuvre de "street art" de C215 (Illustres autour du Panthéon) représentant l'Abbé Grégoire, député de la Convention nationale pendant la Révolution. Il était en faveur de l'abolition de l'esclavage et de l'abolition de la peine de mort. Depuis 1989, ses cendres reposent au Panthéon voisin.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    L'entrée du Lycée se trouve au 23 rue Clovis.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Sous le porche d'entrée une jolie grille en fer forgé donne accès au cloître.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Le cloître date du XVIIIème siècle, mais des fouilles récentes ont pu mettre à jour les vestiges de l'ancien cloître datant du XIIIème siècle.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La tour Clovis est romane dans sa partie basse (qui date de Philippe Auguste) et gothique dans les parties élevées (premier et deuxième étage). La balustrade flamboyant fut ajourée lors des travaux de reconstruction au XVIIème siècle. La flèche, endommagée par la foudre, fut détruite en 1764.

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

     Sous les voûtes du cloître, des bas-reliefs en plâtre moulé sont des copies de marbres de Phidias (Ve siècle avant J.C)

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Il semble bien ici que des élèves soient en train de lire un parchemin : ce lieu reçoit en effet maîtres et étudiants depuis le milieu du Moyen-Age...

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Les restes du réfectoire du cloître datant du XIIIème siècle

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Notre guide nous conduit ensuite dans la Chapelle, située en bordure du cloître : elle fut installée au début du XIXe siècle dans l'ancien réfectoire de l'abbaye Sainte-Geneviève, après la suppression de celle-ci et sa transformation en lycée.

    Cinq travées, voûtées sur croisées d'ogives aux nervures élégantes, témoignent d'une architecture gothique déjà bien affirmée. Cependant, l'épaisseur des murs et l'étroitesse des baies suggèrent la réutilisation d'un édifice antérieur (un vestige du précédent réfectoire roman datant de la reconstruction du XIème siècle ?)

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    La tribune située à gauche en entrant témoigne de la vocation de cette pièce : un moine y lisait chaque jour le chapitre pendant les repas de la communauté. 

    Visite du Lycée Henri IV avec l'association Paris-Histoire

    Tandis que les clefs de voûte sont toutes ornées de couronnes de feuillage, celle-ci présente, en sus, un "singe tenant des noix" nous a dit notre guide.

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     Prés du choeur, une réplique de la statue de Sainte-Geneviève conservée au Louvre, provenant du trumeau du portail central de la façade occidentale de l'ancienne église : la sainte, qui se rend la nuit à Saint-Denis tient un livre de prières dans la main droite et un cierge (manquant) dans la mains gauche. Sur son épaule gauche subsistent les pattes fourchues d'un diablotin qui tente d'en éteindre la flamme tandis qu'à droite un petit ange le rallume.

    Il faut bien avoir un guide pour pouvoir apprécier la statue à sa juste valeur !

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    Notre guide nous conduit ensuite en sous-sol dans ce qui constituait les anciennes cuisines ou bien le cellier (là où les moines entreposaient les biens tirés des vastes domaines de l'abbaye) : Je n'ai pas bien compris...

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    Philippe donne l'échelle...

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    Nous voici maintenant dans la Cour des Externes où se trouve un bâtiment dédié à la remise des diplômes (anciennement Chapelle de la Miséricorde). Ignace de Loyola et Saint François-Xavier, étudiants au collège voisin de Montaigu, y reçurent leur maîtrise. Après le baccalauréat, les étudiants de l'époque obtenaient leur maîtrise puis leur doctorat tout comme de nos jours.

    Des étudiants y recevaient justement leur diplôme du bac et à cette occasion, un petit buffet avait été organisé : le Lycée soigne ses étudiants...

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    Des fouilles archéologiques récentes (2001-2006) effectuées dans cette pièce montrent des bases de colonnes engagées, portées par des culots, datant du XIIIème siècle.

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    Dans cette même Chapelle - qui servait de sépulture aux abbés et même à certains laïcs et dont le plancher peut être découvert lors des Journées du Patrimoine - se trouvent des pierres tombales très ouvragées qui rappellent le rôle funéraire du lieu.

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    Nous sommes maintenant dans la "Cour du Méridien" qui sert de terrain de jeux aux élèves : il s'y trouve une sphère armillaire qui comporte un cercle parallèle à l'équateur et un cercle vertical positionné dans le plan du méridien avec des repères pour les équinoxes et les solstices.

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    Nous allons maintenant nous rendre dans les étages supérieurs en empruntant un somptueux escalier de pierre, avec des voûtes portées par d'épaisses colonnes. Il est appelé "Escalier des Prophètes" pour les statues en marbre des prophètes de l'Ancien Testament qui en gardent l'entrée.

    C'est un chef-d'oeuvre du père Claude-Paul de Creil, qui a réussi à placer un vestibule et un escalier monumental dans un espace relativement réduit.

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    La première volée centrale de l'escalier, bordé d'une belle rampe à entrelacs, se divise ensuite en deux volées divergentes. Celle de droite ne conduit qu'à une petite pièce obscure aujourd'hui murée, tandis que celle de gauche qui menait aux dortoirs, se continue en un escalier excentré.

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    Côté vestibule

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    Quatre prophètes (non identifiés) sont représentés en bas de l'escalier.

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    L'escalier est aussi parfois dénommé "Escalier de la Vierge" pour la statue de la Madone à l'enfant située dans une niche au palier de l'escalier.

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    Le visage de la Vierge a malheureusement dû être martelé à la Révolution...

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    Voici la pièce qui était l'Oratoire du Père Abbé.

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    Elle a gardé son décor d'origine et notamment les pilastres corinthiens, aux bases en cuivre et chapiteaux peints couleur bronze, entre lesquels s'intercalent des niches décorées d'angelots.Avant la révolution, elles abritaient des bas-reliefs en plomb, peints eux aussi couleur bronze et représentaient des prophètes et pères de l'Eglise.

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    Une corniche débordante, portés par des modillons, supporte un plafond à caissons d'un dessin très original.

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    L'autel est surmonté d'un fronton triangulaire au centre duquel des angelots présentent un triangle, symbole de la Trinité, dans lequel et inscrit en hébreu le nom de Dieu.

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    Le dessin du dallage originel montre, en son milieu, une ligne d'ostensoirs qui conduisait à l'autel.

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    Nous montons ensuite un escalier très banal pour accéder à la coupole où se trouve la Bibliothèque. Le père-architecte avait un autre projet - celui d'un magnifique escalier à ciel ouvert sur la coupole - mais malheureusement le "vandalisme" des années 1990 en a eu raison : l'escalier a été détruit si j'ai bien compris...

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    Mais que regarde donc notre guide... ?

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    La coupole, qui est malheureusement protégée actuellement par un filet en attendant des travaux de restauration à venir, ce qui nous empêchera de l'admirer pleinement.

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    La voici, grâce au net, telle qu'elle devrait apparaître bientôt, une fois restaurée : la fresque centrale représentera l’Apothéose de Saint-Augustin enlevé par les anges et brûlant les livres des hérétiques.

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    Comme on le voit sur la photo précédente, le dôme est soutenu par quatre piliers en forme de palmiers dont les troncs sont décorés de guirlandes de fleurs.

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    Quatre ailes identiques à celle-ci forment une immense croix : deux d'entre elles servent de salles d'examens, une autre abrite la bibliothèque des lycéens et la dernière celle des classes préparatoires.

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    Le pavage, abîmé par sa transformation en dortoirs au XIXème siècle, a été reconstitué à l'identique. Il est vraiment très joli.

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    Elle possède un joli plafond.

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    La Bibliothèque possédait avant la Révolution un fonds de 60.000 ouvrages. Son contenu est aujourd'hui conservé à la Bibliothèque Sainte-Geneviève voisine.

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    Par les fenêtres, on peut voir le cloître et apercevoir l'église Saint-Etienne-du-Mont voisine.

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    Nous ressortons de la Bibliothèque en empruntant une porte en bois sculpté très impressionnante.

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    Notre guide nous en montre le décor central où des fleurs de lys ont échappé aux révolutionnaires...

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    La serrure est particulièrement belle.

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    La porte donne sur le palier de l'Escalier des Grands Hommes côté Panthéon.

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    Tomettes et parquet au sol, du plus bel effet

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    J'ai lu sur le net que le vide central de l'escalier est de forme "barlongue" : deux petits côtés et deux grands... Je ne connaissais pas ce terme.

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    Le vestibule et le bas de l'escalier des Grands Hommes (Photo inventaire.iledefrance.fr)

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    Et voilà, la boucle est bouclée !

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    Quelques données sur le Lycée

    Le devise du lycée est Domus Omnibus Una (« Une maison pour tous »), est celle des moines augustiniens, dont le bâtiment était le siège.

    On désigne l'établissement par la périphrase « le lycée sur la montagne » pour sa situation dominante sur la montagne Sainte-Geneviève et par l'abréviation « H4 ». Les élèves et professeurs du lycée se surnomment les « ashquatriens ».

    Les professeurs ou les élèves célèbres

    Léon Blum, André Gide, Alfred de Musset, Guy de Maupassant, Prosper Mérimée, Pierre Puvis de Chavannes, Ferdinand de Lesseps, Alfred Jarry, Emmanuel Macron, Georges Pompidou, Guy Béart, Patrick Bruel, Simone Veil, Jean d'Ormesson, André Vingt-Trois, Eric Rohmer, Agnès Jaoui etc. etc.

    Une visite d'une heure et demie qui nous a bien intéressés.


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