• C'est la rentrée des "Petites promenades dans Paris", l'atelier qu'anime Anne-Marie à Générations 13. Celle-ci nous convie aujourd'hui à un promenade autour du Parc Monceau situé non loin de l'Etoile.

    La sortie s'annonce agréable car le beau temps est au rendez-vous et nous ne sommes pas trop nombreuses (comme très souvent lors de ces visites, seules les femmes arpentent le pavé !).

    Anne-Marie fait en effet en sorte de dédoubler ses sorties afin de les rendre plus agréables.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    La plaine-Monceau(x) tire son nom d'une petite butte (ou de plusieurs d'où le x) où se situait un lieu-dit tirant son nom soit de "Mons Calvus" (mont chauve, désert), soit de "Monticellum" (petit mont), soit de "Muscelli", (terrain couvert de mousse), tous noms qui formèrent "Mousseaux", "Monceaux", puis "Monceau".

    Anne-Marie nous explique que nous sommes ici sur l'ancien terrain que le duc de Chartres (Philippe Egalité après 1792) avait acheté pour s'y faire construire une folie.

    Remise des clefs au duc de Chartres par Louis Carmontelle, l'architecte et le paysagiste du domaine édifié entre 1769 et 1773.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Tout à côté, l'une des entrées du parc : la barrière de Chartres, du nom du duc.

    Il s'agit d'une rotonde construite par Claude-Nicolas Ledoux qui constituait l'un des quatre pavillons d'octroi de l'enceinte des Fermiers généraux. 

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Le mur des fermiers généraux (en bleu sur la carte) a été construit juste avant la Révolution entre 1784 et 1790. On voit bien ici la situation du Parc Monceau et la séparation entre les communes voisines de Monceau et des Batignolles matérialisée par la ligne de chemin de fer du Havre (en vert) qui conduisait à Saint-Germain-en-Laye.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Empruntant la rue Georges Berger, nous voici arrivés sur la place du Général-Catroux où se trouve un superbe hôtel particulier, l'Hôtel Gaillard, construit entre 1878 et 1882 par l'architecte Jules Février pour abriter les collections d'art du banquier Emile Gaillard.

    Le bâtiment a la forme d'un U comme le montre la photo ci-dessous.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Voici à quoi ressemblait à l'époque la salle des coffres qui se développe sur deux niveaux : protégée par des douves en eau et accessible par un pont roulant, ce lieu secret était l'un des endroits les plus singuliers de Paris.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Balcons et pinacles en dentelle de pierre, clochetons en ardoise et fonte ajourée, nous sommes ici en présence du style néo-gothique/néo-Renaissance.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    La façade fait alterner la pierre et la brique en y mêlant harmonieusement une alternance de couleurs rouge et noire.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Les fenêtres "à meneaux" sont ornées d'animaux fantastiques ou de figues humaines.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Le portail d'entrée est également décoré de deux marmousets.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Celui de gauche représente l'architecte et ses instruments,

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    tandis que celui de droite évoque le banquier avec sa bourse.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Les travaux de restauration de l'hôtel (commencés en 2015) devraient se terminer dans l'année. La Banque de France à laquelle appartient le bâtiment a pour projet d'en faire la Cité de l'économie et de la monnaie : un futur Musée pédagogique visant à à rendre la culture économique accessible à tous. C'est Yvonne qui va être contente !

    C'est Marc Strauss-Kahn, le frère de l'autre..., qui est à l'origine de ce projet.

    La statue de Sarah Bernhardt, située devant l'Hôtel, était encapuchonnée en raison des travaux.

    La voici grâce à Wikipédia : la fameuse comédienne est ici représentée en Phèdre.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

     Trois autres monuments sur la place, autrefois surnommée "la place des Trois Dumas".

    Voici celui honorant la mémoire d'Alexandre Dumas fils (le père de la Dame aux Camélias), érigé en 1906 par René de Saint-Marceaux. L'écrivain est ici, au milieu d'un superbe parterre de fleurs, entouré de muses dansantes.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Le monument au Général Alexandre Dumas (par Alphonse de Perrin de Moncel), le grand-père du précédent, ancien esclave, a disparu en 1943 (il a été fondu par les collaborateurs sous le gouvernement de Vichy).

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    En remplacement, se trouve une sculpture moderne "Fers" évoquant l'esclavage. Oeuvre de Driss Sans-Arcidet, elle représente deux fers d'esclaves de 2,6 tonnes chacun et 5 mètres de haut, dont les chaînes se sont rompues.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Enfin, un troisième monument aux Dumas a été érigé sur cette place : c'est celui rendant hommage au grand Alexandre Dumas, celui des "Trois mousquetaires".

    Tandis que l'écrivain trône en haut du monument, habillé d'une simple robe de chambre et la plume à la main, attributs traditionnels du génie littéraire en action, un groupe de lecteurs feuilletant l'un de ses livres est représenté en partie basse.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    De l'autre côté du monument se trouve D'Artagnan, l'épée hors du fourreau.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Une plaque rappelle le nom des principales oeuvres de l'auteur : Les trois mousquetaires, Vingt ans après, Le comte de Monte-Cristo, Le vicomte de Bragelone. Il s'agit de l'ultime création de Gustave Doré.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Avant de quitter la place, un coup d'oeil sur ce bel immeuble néo-gothique doté de balcons de pierre sculptés.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    A noter, sous le balcon, la présence de jolis médaillons.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

     Au 43 de l'avenue de Villiers se trouve le Musée Jean-Jacques Henner. Le musée est l'un des reres témoignages accessibles au public de l'architecture privée sous la IIIème République. Il s'agissait en effet de la demeure et de l'atelier du peintre Guilluame Dubufe (neveu de Charles Gounod) qui l'avait acheté en 1878.

    Possédant la plus importante collection d'oeuvres de Jean-Jacques Henner existante, le musée présente une sélection représentative des différentes périodes de la vie de l'artiste, de sa jeunesse en Alsace à ses dernières années en passant par son séjour à la Villa Médicis.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Sa dernière oeuvre, un Atala, est restée inachevée à son décès en 1905.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Nous avons maintenant rejoint la rue Fortuny : ici, on ne sait pas où donner de la tête tant elle constitue à elle seule un vrai musée à ciel ouvert. Prix moyen au m² d'un appartement : 10700 euros, d'une maison : 12200 euros (source Meilleurs Agents).

    La rue a été ouverte en 1876 sur des terrains appartenant au peintre animalier Louis-Godefroy Jadin, chroniqueur des scènes de chasse de Napoléon III. 

    Au N°35 un Hôtel particulier où habita Sarah Bernardt. Il a été acheté en 2012 par Dominique de Villepin : moralité, la politique, ça paye bien !

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

     Détail de la gouttière

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

     Une participante à la promenade m'a fait remarquer les petits rats qui courent le long de la façade...

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Voici la façade néo-Renaissance du N°42 : elle est très largement vitrée car c'était l'Hôtel du maître-verrier Joseph-Albert Ponsin (il pouvait y exercer son activité professionnelle et y exposer ses oeuvres) construit par Boland en 1879.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Sur le fronton du porche, les instruments de dessin du maître-verrier.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Ces cariatides encadraient à l'époque l'une des verrières de Ponsin.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Le médaillon (difficile à photographier...) situé en haut de l'Hôtel est un hommage à Bernard Palissy, grand précurseur des émaux et des faïences.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    C'est au 27 rue Fortuny qu'habitait "La belle Otero", l'une des plus célèbres courtisanes de la Belle Epoque.

    Elle possédait un véritable talent de danseuse, cultivé depuis son plus jeune âge. Caroline Otero, née d'une mère gitane et de père inconnu, vit en effet une enfance et une adolescence marquées par la misère et la violence ; pour oublier ses peines et subvenir à ses besoins, elle danse dans les rues et les auberges, puis dans les petits cabarets, en Espagne et au Portugal.

    Elle séduisit des rois (Edouard VII, Léopold II), des aristocrates russes ou britanniques (le duc de Westminster, le grand-duc Nicolas), des financiers, des écrivains (Gabriele d'Annunzio), des ministres (Aristide Briand)...

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    La façade, très lumineuse, est composée de trois travées décorées de carreaux en céramique turquoise.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Au N°21 encore un Hôtel néo-Renaissance en brique et pierre. De jolies colonnes doriques encadrent ses fenêtres au premier étage.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    La corniche (à consoles et coquilles) sous le toit est surmontée de hautes lucarnes sculptées. On peut déplorer la présence de Velux dans la toiture mais après tout il faut bien vivre avec son temps...

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Un des plus curieux Hôtels de la rue se situe au N°9. Il est construit dans le style éclectique et fait référence aux périodes médiévale, Renaissance et XVIIIème tout en utilisant des techniques décoratives (céramique, terre cuite, briques) contemporaines.

    Une vraie merveille !

    Pour l'anecdote, j'ai lu que la Région allait revendre cet immeuble (de 1150 m²) loué à très bas prix (300 euros la semaine) depuis 2012 à la Société de production de l'acteur Albert Dupontel...

    Il n'a pas mauvais goût l'Albert !

    Anne-Marie me signale que Dupontel et la rue Fortuny, c'est une longue histoire : il y a tourné une partie du film "Neuf mois ferme" avec Sandrine Kiberlain.

    Le site abrite aujourd'hui une école professionnelle d'esthétique et de couture.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Le deuxième étage dispose d'une loggia. Une grande frise en faïence (créée par le céramiste Jules Loebnitz) forme une ligne turquoise et rouge.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    On y trouve aussi un très bel oriel dont la toiture est pourvue de décorations en fonte découpée.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Alors là, on change drastiquement de style pour cet Hôtel particulier situé au N°8 de la même rue : une maison en colombages, c'est déjà rare à Paris mais toute blanche de surcroît c'est même rare en province !

    Il s'agit ici du style Troubadour qui consiste à recréer au XIXème siècle l’atmosphère moyenâgeuse.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    La sobriété de l'immeuble n'est qu'apparente car elle recèle nombre de sculptures en pierre très délicates à commencer par l'encadrement de la porte cochère.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    La signature des architectes, Alfred Boland et Auguste Latapy , est insérée entre deux sculptures très fines.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Au N°9 de la rue Médéric voisine, l'église suédoise de Paris : il s'agit d'une église de confession protestante dont la paroisse a été fondée en 1626. L'église de construction typiquement suédoise est en briques rouges. Elle est connue pour son fameux Marché de Noël durant le week-end du 6 décembre.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Son porche d'entrée a retenu mon attention : il est fait de belles mosaïques multicolores.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Le N°85 de la rue de Courcelles présente un très bel immeuble Art Nouveau. Il est l'oeuvre de l'architecte Chesnay et date de 1908. Tout l'effort de décoration a été porté sur les 4ème et 5ème étages  : c'est en effet à ces niveaux que se situent des loggias aux colonnes recouvertes de céramique. Ces dernières sont ornées en partie basse de fines sculptures en bas-relief.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    C'est dans la rue Daru que se situe l'église russe de Paris, la Cathédrale Saint-Alexandre-Nevski. En face, un restaurant russe "A la ville de Petrograd" est à vendre... Les critiques sur le net ne sont guère élogieuses, dommage !

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Les relations entre la France et la Russie remontent au XIème siècle au temps où Anne de Kiev épouse Henri Ier, roi de France, mais il faudra attendre le décret du tsar Alexandre Ier en 1816 pour qu'existe de façon ininterrompue une église russe à Paris.

    Au XIXème siècle la population russe ne cesse d'augmenter à Paris et c'est Napoléon III qui donne l'aval final à sa construction qui a été l'affaire de tous : orthodoxes de Russie et de Paris, mais aussi protestants et catholiques, jusqu'au tsar Alexandre II qui donne, sur sa cassette personnelle, 150.000 francs or. Consacrée en 1861, cette cathédrale est destinée non seulement aux russes mais à toute la communauté orthodoxe de Paris.

    L'église est en pierres de taille blanches, dans le style russo-byzantin. Les architectes, les iconographes et les artistes du tsar qui y ont travaillé se sont inspirés des documents établis à l'occasion des grands travaux de restauration en 1847 de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, ce qui explique l'appellation "russo-byzantin" du style.

    L'église a une forme de croix grecque et est surmontée de pyramides de pierre surmontées de bulbes dorés à l'or fin. (Photo Wikimedia)

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Je n'ai trouvé qu'une photo sur le net de son intérieur (l'étage haut que nous avons pu voir mais qui est interdit aux photos). Nous ne sommes pas restées très longtemps à l'intérieur car il y avait un baptême... L'église possède aussi une crypte.

    Photo mathieulustrerie.com

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Voici à nouveau les belles grilles du parc qui se profilent : nous sommes ici dans la rue Alfred de Vigny.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Au N°10 de la rue, se trouve l'Hôtel Emile Pereire (vous savez, les frères Pereire qui furent de sacrés promoteurs immobiliers en lotissant les terrains qu'ils avaient rachetés à la ville de Paris) où s'est établie en 1975 la Fondation Simone et Cino Del Duca (mécénat dans le domaine des arts, des lettres et des sciences). Evidemment, l'autre façade donne sur le parc...

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Quant au N°8, il abrite l'Hôtel Henri Menier, une grande demeure construite dans le style néo-gothique/néo-Renaissance, pour l'un des fils d'Emile-Justin Menier, l'inventeur de la célèbre tablette de chocolat.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    L'Hôtel a été construit en 1880 par l'architecte Henri Parent.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    On aperçoit ici, depuis la Fondation Simone et Cino Del Duca, la jolie corniche de pierre sculptée qui orne la partie arrière de l'Hôtel donnant sur le N°5 de l'avenue Van Dick et les fenêtres à meneaux qu'elle encadre.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Il faut faire le tour et entrer dans le parc (attention les yeux, ça brille !),

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    pour pouvoir voir l'autre côté.

    Waoouuuh... !

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    J'ai oublié le nom de cet autre Hôtel particulier qui est son voisin mais il a aussi fière allure.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Rue Murillo : au N°19 un immeuble de briques et pierre décoré de quatre médaillons en céramique peinte représentant de gauche à droite Michel-Ange, Murillo, Raphaël et Rubens. Mais pourquoi avoir perché si haut de si jolis portraits... ?

    Heureusement qu'Anne-Marie était là pour nous les signaler.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Michel-Ange

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Murillo

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Raphaël

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Rubens

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Nous terminons cette superbe balade par un petit tour dans le Parc Monceau qui est agrémenté de statues en marbre d'écrivains et de musiciens.

    Des bancs récupérateurs pour écouter les explications d'Anne-Marie

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Voici le monument à Charles Gounod : le buste du compositeur est accompagné de statues d'héroïnes de ses oeuvres. 

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Alfred de Musset est ici accompagné d'une muse. La sculpture a été commencée par Falguière et terminée par Antonin Mercié.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Un joli monument en hommage à Frédéric Chopin représenté ici au piano avec à ses pieds Jenny Lind, la soprano la plus célèbre de toute l'Europe.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Monument à Guy de Maupassant

    L'élégante accoudée au pied du monument à Guy de Maupassant incarne à la fois l'héroïne du roman "Fort comme la mort", paru en 1889, et une lectrice anonyme, pensive à l'évocation des vies gâchées et des destins brisés décrits dans les ouvrages de l'auteur.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Le bassin de la Naumachie

    Ces colonnes sont le vestige du monument funéraire qu'avait imaginé Catherine de Médicis pour son époux Henri II. Placé à l'extérieur de la Basilique de Saint Denis, l’ensemble inachevé sera démonté en 1719 avant d’être récupéré par Philippe Egalité, au fait de son délire baroque pour sa “Folie de Chartres”. A la mort de celui ci en 1793, l’endroit sera réquisitionné par l’état. Alphand choisira de préserver l’ouvrage lors de la création du parc en 1861.

    Le nom de Naumachie renvoie aux bassins accueillant des combats navals dans l’Antiquité.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    L'ancien Hôtel de ville de Paris construit sous François Ier a été incendié pendant la semaine sanglante de la Commune en 1871. Il a été reconstruit en 1882.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Voici l'une de ses arcades qui proviendrait sans doute du rez-de-chaussée de la façade principale.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Il faudrait passer plus de temps dans le parc Monceau pour le connaître à fond : ce sera pour une autre fois...

    Mine de rien nous avons fait du chemin (6 kms environ) : en voici le trajet.

    Balade architecturale autour du Parc Monceau avec Générations 13

    Merci à Anne-Marie pour la préparation qu'elle a faite de cette balade architecturale qui a enchanté, je crois, toutes les participantes. 

    Fin de cette jolie balade

     


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  • Anne-Marie, pour la visite du quartier Picpus, nous avait donné rendez-vous ce vendredi là au métro Bel-Air. Comme vous pouvez le constater, le beau temps était une nouvelle fois au rendez-vous.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Empruntant la rue Santerre, nous longeons l'Hôpital Rothschild

    Un premier hôpital est fondé au XIXe siècle par le baron James de Rothschild, au n° 76 de la rue de Picpus auquel est adjoint un hospice pour les personnes âgées. Il a pour vocation de soigner les personnes de confession juive. Entre 1912 et 1914, un nouvel hôpital est construit à l’initiative du baron Edmond de Rothschild (1845-1934) avec la même vocation.

    L'architecte en est Lucien Bechmann (1880-1968) : il travaille en collaboration avec le médecin-chef et décide ainsi d’édifier de petites unités autonomes, afin de maintenir l’isolement des malades et de limiter les risques de contagion.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    L'extension de l'hôpital a été construite en parements de briques et en pierre pour rappeler l'architecture de l'ancien hôpital. Celui-ci est devenu aujourd’hui l’hôpital parisien de référence du handicap, des besoins du grand âge et de l’odontologie.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Nous voici maintenant dans la rue de Picpus, voisine. Il y a plusieurs hypothèses sur l'origine du nom de cet ancien village dont l'orthographe varie. On trouve ainsi : Picpus, Piquepuce, Piquepus, Picpuce, Picpusse... 

    Plusieurs historiens ont donné au nom du village de Pique-Puce une étymologie qui n'est pas du tout garantie mais qui est amusante.

    Un mal épidémique se manifesta dans les environs de Paris, vers le milieu du XVIème siècle. On voyait sur les bras des enfants et des femmes de petites tumeurs rouges qui présentaient les caractères de plusieurs piqûres faites par des insectes qui s'attaquaient de préférence aux mains douces et blanches des jeunes dames. On rapporte qu'un frère du couvent de Franconville, près de Beaumont, diocèse de Beauvais, avait été envoyé à cette époque par ses supérieurs à l'effet de chercher un emplacement convenable pour établir une seconde maison de leur ordre près de la capitale. On ajoute que le frère était jeune, d'une figure très agréable, et qu'il avait même quelques connaissances médicales. Un jour il se présenta chez une jeune abbesse qui souffrait de l'épidémie, appliqua sur le bras quelques gouttes d'une liqueur parfumée ; le lendemain, la guérison était complète. On cria au miracle... Le nouveau docteur devint à la mode, se fixa dans ce village, qui prit le nom de pique-puce. puis fit venir quelques années après plusieurs religieux qui formèrent bientôt un nouvel établissement.

    Le grand chemin qui traversait le village fut nommé "rue de Picpus".

    Au N°35 se trouve l'entrée du cimetière de Picpus : sur le mur, une plaque rappelle les événements tragiques qui s'y sont déroulés.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    A la Révolution, la guillotine qui était installée initialement sur la Place de la Révolution (ancienne Place Louis XV et actuelle Place de la Concorde) a été déplacée au moment de la Grande Terreur (due aux Montagnards sous l'impulsion de Robespierre) sur la Place du Trône Renversé (actuelle Place de l'île de la Réunion près de la Place de la Nation) car les riverains se plaignaient du spectacle qu'offrait la vue des charrettes pleines de cadavres montant au cimetière des Errancis.

    A nouveau lieu, nouveau cimetière : ce fut celui de Picpus.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    La guillotine sur la Place de la Révolution : la statue de Louis XV a été déboulonnée de son piédestal...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    En entrant dans la cour où se trouve la loge du gardien du cimetière - on entre ici moyennant une obole de 2 euros quand on est un groupe -, on se trouve tout de suite face à la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix qui rend hommage aux guillotinés.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Devant la chapelle, un vieux puits : il fait, nous a dit le gardien, 30 mètres de profondeur.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    C'est la pleine époque des roses...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Passée la lourde porte en fer, on débouche sur un vaste espace joliment arboré.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    De l'autre côté du jardin, une superbe allée d'arbres pleureurs.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    C'est là qu'Anne-Marie nous explique l'histoire du cimetière.

    Il s'agit d'un cimetière privé situé sur le domaine de l'ancien couvent des chanoinesses de Saint-Augustin (installé en 1640 par Louis XIII), chanoinesses qui en avaient été chassées deux ans plus tôt par la Révolution. Trois fosses communes vont être creusées ici et les corps décapités y seront jetés : nobles, nonnes, marchands, soldats, artisans, ouvriers, aubergistes, etc... indistinctement.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13 

    Le portail d'entrée donne accès à l'espace des fosses communes.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13 

    A droite du portail, une plaque

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13 

    Dans l'espace des fosses communes, sur la plaque de verre, sont inscrits ces simples mots : "Fosse N°2 - 304 martyrs décapités Place du Trône en juin 1794 reposent ici dans l'attente de la Résurrection."

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    La tombe de Gilbert du Motier, plus connu sous le nom de Marquis de La Fayette, se trouve juste à côté du portail donnant accès aux fosses communes.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    C'était en effet son souhait d'être enterré aux côtés des ancêtres de sa femme, née Adrienne de Noailles, guillotinés en 1794.

    Son cercueil est recouvert avec la terre qu'il a ramenée de Brandywine, dans le Maryland. Un drapeau américain, qui flotte en permanence au-dessus de sa tombe, est renouvelé tous les 4 juillet, date anniversaire de l'Indépendance des États-Unis. L'ambassadeur des États-Unis vient lui rendre hommage ainsi que des représentants de la Ville de Paris, du Sénat et des communautés d'amitié du "héros des deux Mondes".

    Selon la légende, durant l'Occupation, les Allemands ont laissé le drapeau américain flotter au-dessus de sa tombe, malgré leur état de guerre avec les États-Unis...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Bien d'autres personnes sont aussi enterrées ici, descendantes des victimes de la Révolution.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Retour vers la Chapelle

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    toujours parmi les roses...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    L'intérieur de la Chapelle est très sobre.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Dans le choeur, un beau Christ en bois sculpté.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Les deux bras du transept sont réservés à la mémoire des 1306 victimes de la Terreur.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Cliquez sur l'image pour l'agrandir et voir les origines diverses des victimes,

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     tandis qu'une statue de Notre-Dame de la Paix est déposée dans un petit oratoire voisin.

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    Cette statue en bois brun foncé, haute de 33 cms, finement sculptée dans le style de la Renaissance, date du XVIème siècle (1530 plus précisément). Elle faisait partie du patrimoine de la famille de Joyeuse établie dans le Languedoc. Elle sera une des Madones les plus vénérées de Paris jusqu'à la Révolution.

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    Non loin de là, le bâtiment de l'Office national des forêts fait l'angle entre la rue de Picpus et l'avenue de Saint-Mandé.

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     Le groupe y fait une petite halte...

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    le temps pour Anne-Marie de se repérer et de nous conter la suite.

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    Dans l'avenue du Bel Air - quel beau nom ! - de jolis immeubles : celui-ci se trouve au N°13.

    Dans son Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Félix Lazare indique que l'avenue du Bel-Air porte ce nom parce que « sa position un peu élevée et découverte lui a fait donner le nom qu'elle porte ».

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    et celui-là au N°17 : l'architecte en est Jean Falp.

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    Superbe décor Art Nouveau pour cette porte cochère

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    Regardez comme les balcons en fer forgé sont joliment galbés...

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

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    On change de rue : nous voici maintenant rue Fabre d'Eglantine au sein de laquelle j'ai vécu les quinze premières années de ma vie...

    Pas vilain non plus cet immeuble (du N°7 bis), surtout avec la végétation que les habitants y ont plantée...

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    Un peu plus loin, au N°9, un immeuble construit en 1896 par l'architecte G. Lobbée en style éclectique : il possède une façade en briques et pierres rappelant le style Louis XIII, tandis que la riche décoration est nettement néogothique.

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    Le rez-de-chaussée en pierre de taille est séparé du premier étage par une étroite frise sculptée de grotesques.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Les fenêtres du deuxième au cinquième étage des deux travées centrales, en légère saillie, sont encadrées de motifs sculptés variés : les consoles sous le deuxième étage sont ornées d'animaux mythologiques, et leur linteau d'une tête de fou.

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    La porte d'entrée en bois qui possède une imposte en anse de panier, est percée de longues ouvertures rectangulaires à sommet trilobé, vitrées et protégées par des grilles en fer forgé. La porte est surmontée d'un tympan à arc en tiers-point, soutenu de part et d'autre de la porte par une colonne cylindrique à chapiteau à feuillage, et décoré d'un bas-relief.

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    Celui-ci représente un alchimiste méditant, un chien à ses pieds, devant une cornue en train de chauffer.

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    L'immeuble est inscrit sur la liste des « protections patrimoniales » du 12ème arrondissement.

    Personnellement, même si cet immeuble est "remarquable", je lui préfère de loin celui de l'Avenue du Bel-Air en style Art Nouveau.

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    Encore un immeuble construit par Jean Falp, à l'angle de la rue Dorian et de la rue de Picpus.

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    Etrange, cet étage mansardé crénelé...

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    Au N°15 de la même rue, l'architecte de l'Art Nouveau a encore frappé ! C'est un nom que je vais essayer de retenir mais... je ne promets rien.

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    Toujours rue Dorian, au N°7

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    Nous voici arrivés à l'Ecole Boule (école supérieure qui dispense des formations aux métiers de l'art, du design et des techniques industrielles) : elle crèche au 6 rue Pierre Bourdin.

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    La façade en briques du bâtiment est ornée de mosaïques portant des noms propres et je me suis renseignée grâce à mon ami internet : il s'agit des noms d'ébénistes français comme Martin Carlin, Claude-Charles Saulnier, du sculpteur et orfèvre florentin Benvenuto Cellini et de l'orfèvre parisien Claude Ballin.

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    Benvenuto Cellini est aussi un Opéra d'Hector Berlioz...

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    Anne-Marie a ensuite la bonne idée de nous conduire dans le petit jardin de la Fondation Eugène Napoléon que nous avons visitée l'an dernier, qui nous offre des bancs et un peu d'ombre.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13 

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Elle en profite pour nous donner moult informations sur le lieu : créée par Napoléon III et son épouse, Eugénie de Montijo, pour veiller à l'éducation des enfants pauvres.

    Cliquer ICI pour relire mon laïus de l'époque.

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    La voici qui nous montre "L'affiche rouge" : il s'agit d'une affiche de propagande placardée en France à plus de 15 000 exemplaires par le régime de Vichy et l'occupant allemand, dans le contexte de la condamnation à mort de 23 membres du Groupe Manouchian (Francs-Tireurs et Partisans - Main-d'Oeuvre Immigrée (FTP-MOI), résistants de la région parisienne. Ils seront fusillés le 21 février 1944.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Elle est rouge car cette couleur représente le sang et la mort.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    En effet, Marcel Rayman, l'un d'entre eux, a habité non loin d'ici, au N°1 de la rue des Immeubles Industriels.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    La dite rue donnant sur la rue du Faubourg Saint-Antoine, porte bien son nom : elle est entièrement constituée de petits immeubles de trois étages seulement, tous identiques les uns aux autres. Le rez-de-chaussée et l'entresol étaient autrefois utilisés comme ateliers par les artisans du meuble, le reste consistait en des appartements qui bénéficiaient d'un très bon confort pour l'époque : gaz, eau chaude et eau froide.

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    Une machine à vapeur de 200 chevaux située au sous-sol d'un immeuble au milieu de la rue, fournissait l'énergie, distribuée par arbres, aux 230 ateliers qui occupaient jusqu'à 2 000 personnes. Les deux côtés de la rue étaient desservis grâce à un tunnel.

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     Nous terminerons notre petite randonnée par la Place de la Nation : en son centre, une magnifique sculpture d'Eugène Dalou représentant le Triomphe de la République.

    Debout sur un char tiré par deux lions, symboles de la force populaire, et conduit par le Génie de la Liberté éclairant la route de son flambeau, la République est entourée des allégories du Travail (le forgeron, un marteau sur l'épaule), de la Justice (une femme tenant un manteau d'hermine et la main de justice), et de la Paix (dite aussi l'Abondance, répandant des fleurs).

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

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    Le Génie de la Liberté chevauchant un lion

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    L'allégorie du Travail

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    Au fond de la Place, se trouve l'ancienne barrière d'octroi de l'enceinte des Fermiers Généraux, construite en 1787 sur les plans de l'architecte Claude Nicolas Ledoux. Elle comportait deux guérites encadrant une grille d'environ 60 mètres et servant de piédestal à deux colonnes de 28 mètres de haut. Seule, la grille a disparu. Les guérites sont maintenant occupées par des logements sociaux.

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    En haut des deux colonnes, deux Rois très différents : Louis IX (plus connu sous le vocable de
    Saint-Louis) et Philippe Auguste.

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    En bas des colonnes, le blason de Paris

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    Du temps de Nicolas Ledoux, les statues des deux rois n'étaient pas présentes : elles n'ont été ajoutées qu'en 1845.

    Philippe Auguste, épée levée est un roi combattant.

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    Saint-Louis, très pieux, par contre est représenté épée baissée...

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    Notre promenade s'achève par un pot au "Dalou", une brasserie qui fait l'angle de l'avenue du Trône et de la place de la Nation. Une plaque est apposée près du bar sur laquelle on peut lire que la première bouteille de champagne a été débouchée ici même pour fêter l'arrivée de la 2ème DB en août 1944.

     

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

    Visite du quartier Picpus avec Générations 13

     

     

    Merci Anne-Marie pour cet accompagnement très instructif.


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  • Ce vendredi après-midi il faisait un soleil radieux pour la balade intitulée "Belleville la rouge" des "Petites promenades dans Paris"du vendredi.

    Anne-Marie qui l'organisait m'a rappelé que j'avais déjà fait cette promenade précédemment et que je l'avais relatée dans mon blog à l'époque : c'est vrai qu'au fil de la promenade j'ai retrouvé des lieux connus !  La ballade s'intitulait alors "Les métallos de Belleville".

    Je fais donc un copier-coller en ajoutant quelques photos de la sortie de 2018.

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    Le rendez-vous était donné au métro Parmentier

    Belleville la rouge

    Dans la rue Jean-Pierre Timbaud où nous démarrons notre circuit se trouve une ancienne cité ouvrière , "la cité d'Angoulême". Au rez-de-chaussée les ateliers et dans les étages les habitations des ouvriers des fonderies et du travail du cuir au XIXème siècle.

    Belleville la rouge

     Au bout de la cité, on débouche, dans une cour, sur un bâtiment à l'élégante architecture : il s'agit d'une ancienne manufacture (celle des frères Dutertre, peintres et décorateurs sur porcelaine) qui abrite actuellement les ateliers de Jean Nouvel. J'ai gardé pour mémoire ma photo de la promenade précédente car je me suis aperçue que l'horloge avait été restaurée depuis notre passage...

    Belleville la rouge

    5 - Cité d'Angoulême

    Belleville la rouge

    Nous continuons notre ballade en empruntant le passage de la fonderie, un vrai havre de paix à l'heure actuelle, mais qui devait retentir du bruit assourdissant des forges et du passage des clients à l'époque.  Comme vous pouvez le constater, les habitants ne sont pas avares de végétation.

    Belleville la rouge

    Au bout du passage, la cour a été réaménagée avec des logements modernes fort élégants.

    Belleville la rouge

    10 - Passage de la Fonderie

    La curieuse fresque mi-animal mi-végétal qui fait penser à la fable du corbeau et du renard date de 1992 et a été exécutée par J. Servières. je n'ai rien trouvé sur cet artiste sur le net...

    Belleville la rouge

    Belleville la rouge

     Empruntant la rue Saint-Maur puis la rue Jean-Pierre Timbaud, nous arrivons à la Maison des métallos. Face à elle, la statue de Jules Pendariès (1925) intitulée "le répit du travailleur" a été bâillonnée : est-ce par rapport aux événements actuels... ? Cela se pourrait bien !

    A la découverte de Belleville

    Initialement manufacture mondialement connue, fabriquant des instruments de musique en cuivre, puis haut lieu du syndicalisme et actuellement Etablissement Culturel de la Ville de Paris (théâtre, cinéma, conférences, expositions, danse...), la Maison des métallos a surtout le projet d'allier exigences artistiques et préoccupations sociétales. 

    20- Maison des métallos

    Anne-Marie nous fait remarquer la lyre qui se trouve en haut de la grille en fer forgé donnant accès à la cour, rappelant l'ancienne vocation musicale du lieu.

    Belleville la rouge

     

    Belleville la rouge

    Dans la cour intérieure de l'ancienne usine, une plaque rappelle que Jean-Pierre Timbaud, métallurgiste parisien et syndicaliste CGT, a été fusillé par les nazis en 1941 en tant que communiste suite à l'attentat perpétré par la branche armée du PCF contre le Feldkommandant Karl Hotz.

    A la découverte de Belleville

     Au 98 de la rue Jean-Pierre Timbaud se trouve un immeuble de briques rouges tout à fait banal mais si on s'aventure derrière la grille qui en ferme l'entrée on découvre une succession de trois cours possédant des petits ateliers d'artistes bien sympathiques. Ici, le temps semble s'être arrêté...

    21 - 98 rue Jean-Pierre Timbaud

     tout comme au 154 de la rue Oberkampf voisine où se trouve une cité d'artistes dont les maisonnettes, prêtes à tomber, tranchent avec les constructions modernes qui les surplombent. Je ne donne pas cher de cet endroit dans un avenir pas si lointain... !

    Belleville la rouge

    Belleville la rouge

     Non loin de là l'église Notre Dame de la Croix de Ménilmontant s'élève en haut des 54 marches de l'escalier qui en permet l'accès : la rue de Ménilmontant grimpe sec en effet.

    Belleville la rouge

    Regardez le beau soleil dont nous avons bénéficié...

    Belleville la rouge

    Ici ce panneau rappelle que c'est des hauteurs de Belleville que viennent les eaux ayant alimenté les premières fontaines parisiennes à partir de la fin du XIXème siècle. 

    36 - Place des Sources du Nord

     Le chemin de fer de la Petit Ceinture servait autrefois de liaison aux voyageurs désireux de se rendre d'une gare à l'autre dans Paris. Elle faisait le tour de Paris (32 kms) à l'intérieur des boulevards des Maréchaux et ceci jusqu'en 1934. Désertée par les parisiens qui lui préfèrent ensuite le métro, elle sert alors au trafic des marchandises et est définitivement fermée dans les années 90.

     La passerelle ayant desservi l'ancienne gare de Ménilmontant, aujourd'hui disparue

    Promenade du côté de Belleville avec Générations 13

    Heureusement, il en existe encore des cartes postales...

    Belleville la rouge

    Anne-Marie, un brin nostalgique du passé (!), nous fait écouter la chanson de Charles Trénet "Ménilmontant".

     Pour franchir les côteaux de Belleville et de Charonne, deux tunnels ont été creusés.

     38---Le-chemin-de-fer-de-la-petite-ceinture.jpg

    Après avoir emprunté la rue de la Mare, nous arrivons rue des Cascades dont le nom comme celui des Savies indique une fois de plus l'existence de sources à Belleville. Au Moyen-âge, les religieux du Prieuré Saint-Martin des Champs captèrent en effet une partie de cette rivière pour s'alimenter en eau. A cette époque, l'approvisionnement de Paris était essentiellement assuré par la Seine et par quelques puits, souvent peu salubres. Les "regards", petits bâtiments destinés à protéger les sources, sont les derniers vestiges conservés de ces travaux.

    Voici le regard Saint-Martin - encore appelé "regard des petites rigoles" : il est situé au 42 de la rue des Cascades.

    Belleville la rouge

    En haut du bâtiment, une inscription en latin qu'internet a gentiment traduite :

    « Fontaine coulant d'habitude pour l'usage commun des religieux de Saint-Martin de Cluny et de leurs voisins les Templiers. Après avoir été trente ans négligée et pour ainsi dire méprisée, elle a été recherchée et revendiquée à frais communs et avec grand soin, depuis la source et les petits filets d'eau. Maintenant enfin, insistant avec force et avec l'animation que donne une telle entreprise, nous l'avons remise à neuf et ramenée plus qu'à sa première élégance et splendeur. Reprenant son ancienne destination, elle a recommencé à couler l'an du Seigneur 1633, non moins à notre honneur que pour notre commodité. Les mêmes travaux et dépenses ont été recommencés en commun, comme il est dit ci-dessus, l'an du Seigneur 1722 ».

    Un écusson est visible sur une pierre située en haut à gauche de la porte. Selon M. Louis Tesson, il représenterait un saint Martin déchirant son manteau. Il affirme également qu'un deuxième écusson était placé de l'autre côté de la porte.

    Belleville la rouge

    En continuant la rue des cascades, une très jolie maison

    Belleville la rouge

    Sur le côté, une fresque florale avec "l'homme blanc" de Jérôme Mesnager

    Belleville la rouge

    La rue des Cascades débouche sur la place Henri Krasucki, syndicaliste français membre du PCF et Secrétaire Général de la CGT.

    Belleville la rouge

    Belleville la rouge

    Par un escalier nous arrivons sur la rue des Pyrénées ainsi nommée en raison de son aspect escarpé, particulièrement du côté des Buttes-Chaumont.

    43---Montee-vers-la-rue-des-Pyrenees.jpg

    Bien qu'elle soit très passagère, on y trouve encore des îlots de verdure...

    44---Rue-des-Pyrenees.jpg

    Comme ici, la Villa de l'Ermitage

    Belleville la rouge

    avec ses amusantes fenêtres décorées par les riverains

    Belleville la rouge

    Belleville la rouge

    et son concours d'épouvantails !

    Belleville la rouge

    La Cité Leroy un peu plus loin

     45---Cite-Leroy.jpg

     Avouez qu'on ne se croirait pas à Paris...

     48--Cite-Leroy.jpg

    49---Cite-rue-des-Pyrenees.jpg

     Donnant sur la rue de Ménilmontant, le Jardin du Carré de Baudoin avec sa "folie". Témoin authentique et unique des maisons de campagne édifiées au XVIIIème siècle pour les aristocrates et les bourgeois enrichis, cette maison fut construite en 1770, pour Nicolas Carré de Baudoin puis apartint à la famille Goncourt. A partir de 1836 les soeurs de Saint-Vincent de Paul y fondèrent dans le bâtiment adjacent un orphelinat "L'asile des petits orphelins". Racheté par la Ville de Paris, c'est aujourd'hui un espace culturel.

     Belleville la rouge

     Si vous avez le vertige, passez vite sur la photo qui suit : elle a été prise depuis le haut de la rue de Ménilmontant. Au loin, la tour Saint-Jacques et le Centre Pompidou.

     55---Vue-sur-Beaubourg-depuis-la-rue-de-Menilmontant.jpg

     Aux 19-21 de la rue Boyer, on trouve un bâtiment riche d'une histoire ancienne qui l'ancre dans la mémoire ouvrière. Il s'agit de "la Bellevilloise".

     56 - La Bellevilloise

     Wikipédia explique...

    En 1877, les ouvriers bellevillois fondent un petit dépôt d'épicerie au 10 de la rue Chevreau ouvert deux soirs par semaine. Il devient bientôt une coopérative ouvrière et celle-ci fonctionne jusqu'en 1936 (elle ferme avec la chûte de la BOP : Banque Ouvrière et Paysanne). La coopérative propose à ses adhérents des produits de consommation courante (pain, viande, charcuterie, épicerie, charbon, ameublement, habillement) à prix réduit ; les achats en grosses quantités auprès des producteurs, souvent des coopératives ouvrières de production, et la limitation des marges lui permettent de toucher une large clientèle, qu’elle associe aux bénéfices de l’entreprise : en 1912, elle compte 9 000 sociétaires, réalise 5 MF de chiffre d’affaires annuel et dispose de plusieurs dizaines de magasins de vente, ou « répartitions », dans les 19ème et 20ème arrondissements ; en 1929, elle compte 15 000 sociétaires.

     À partir de 1900, sa prospérité commerciale lui permet de financer diverses œuvres sociales très actives. Elle ajoute alors à sa vocation consumériste une mission éducatrice et sociale qui repose sur 

    1- Le patronnage laïque : il a pour mission « de soustraire les enfants, garçons et filles, aux mauvaises fréquentations de la rue, en leur créant un centre d’éducation et de distraction les dimanche, et en leur permettant de suivre divers cours existants »,

     2 - l'Université populaire de la Semaille : celle-ci met à la disposition des coopérateurs une bibliothèque particulièrement riche et éclectique, donne des conférences gratuites et des cours, organise des sorties, anime un club scientifique ouvrier… À partir de 1930, elle propose un cinéma d'art et d'essai, le Cinéma de la Bellevilloise.

     3- La musique et le théâtre : le goût pour la pratique musicale est alors très répandu dans les milieux populaires et la Bellevilloise subventionne plusieurs groupes musicaux amateurs.


    En juillet 1905, la Bellevilloise crée une société de secours mutuels, la Solidarité mutuelle des coopérateurs de la Bellevilloise, exclusivement réservée à ses adhérents. Celle-ci gère d’abord une pharmacie, puis, à partir de 1913, un puis plusieurs dispensaires.


    La "forteresse coopérative", comme on l’a appelée, a été aussi un instrument de socialisation politique, participant activement à la lutte des classes. Servant de soutien logistique, elle ouvrait largement ses salles aux manifestations des organisations ouvrières de diverses obédiences, puis, à partir des années 1920, principalement communistes : permanences, réunions internes, fêtes, meetings, congrès. La façade comporte d'ailleurs sur son fronton la faucille et le marteau...

     
    La_Bellevilloise.jpg


    En 1908-1910, la Bellevilloise édifie sa "Maison du Peuple", aux N°s 19-21 de la rue Boyer, confiée à l’architecte Emmanuel Chaine, dans l’esprit de la Maison du Peuple de Horta, à Bruxelles. Il s'agit d'un vaste ensemble en béton armé et remplissage de briques avec ornementation de mosaïques et de céramique émaillée qui abrite un grand magasin de vente au public, bureaux, café, salles de répétition, salle des fêtes de 500 m²...

    Pendant près de soixante ans, la Bellevilloise a joué un rôle déterminant dans la vie économique et sociale de l’Est parisien. Actuellement, c'est un lieu de culture multidisciplinaire : concerts, spectacles, expos, défilés mais aussi café : La Bellevilloise reste un lieu de brassage, de rencontres et d'échanges qui s'ouvre à tout public.

     C'est là que se termine notre ballade. Le métro Gambetta n'est pas très loin.

     Mine de rien, on en a fait du chemin...


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  • Ce vendredi, nous avions rendez-vous avec Anne-Marie au métro Louvre-Rivoli : c'est ici qu'a débuté notre promenade parisienne sur les traces laissées par la muraille construite à la fin du XIIème siècle (de 1190 à 1210) par le Roi Philippe Auguste (*).

    Sacre du Roi Philippe Auguste à Reims le 1er novembre 1179 (Chroniques de France - XIVème siècle)

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    (*) On voit bien sur les deux cartes qui suivent que Philippe II - Philippe Auguste pour les intimes - a considérablement accru le domaine royal, le prénom d'Auguste lui ayant été donné par le moine Rigord en référence directe aux conquêtes des empereurs romains.

    Au début de son règne, la France présente cette physionomie : autrement dit..., les anglais sont à nos portes !

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Philippe Auguste, pressentant le danger venant de l’Angleterre, initie les travaux de construction de la forteresse du Louvre, destinée à protéger la ville de Paris dont il veut faire sa capitale.

    Anne-Marie nous a dit qu'elle possède une profusion de livres sur Paris : elle nous montre ici l'un d'entre eux où l'on trouve une gravure du Louvre de Philippe Auguste.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Le donjon (appelé Grosse-Tour) est large de 15 mètres et mesure 30 mètres de haut : il est entouré par un fossé sec, lui-même ceint d'une enceinte très épaisse côté ouest (celui par où l'ennemi risque d'arriver), plus légère côté est.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Sur cette autre iconographie il est intéressant de remarquer le bateau tendant des chaînes en travers de la Seine afin d'en empêcher l'accès : Anne-Marie nous en avait parlé. 

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Après avoir précédemment parcouru lors d'une autre promenade la partie sud de l'enceinte (longue de 2600 mètres), Anne-Marie nous entraîne aujourd'hui sur sa partie nord (qui fait 2800 mètres), encore appelée "enceinte rive droite".

    L'enceinte de Philippe Auguste était constituée d'une muraille haute de 9 mètres et épaisse de 3 mètres à sa base avec des créneaux et un chemin de ronde ainsi que des tours de défense à distance régulière (60 mètres soit : 2 fois 30 mètres, portée de tir d'une arbalète) et comprenant des portes lourdement fortifiées (elles étaient munies de herses) pour garder les entrées de Paris.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    C'est à l'emplacement de cette cour - la Cour carrée - que se situait le donjon du premier Louvre : le pavage en marque l'emplacement.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Empruntant la rue de Rivoli voisine, nous longeons le Temple protestant de l'Oratoire du Louvre où se trouvait autrefois la Porte Saint-Honoré. Devant le temple, le monument à l'amiral Gaspard de Coligny assassiné lors de la Saint-Barthélémy.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Dans la cave qui se trouve sous la grande sacristie, il existe parait-il un mur arrondi fait de grosses pierres taillées, reste de ces tours de 6 mètres de diamètre qui protégeaient la muraille.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    L'enceinte se prolongeait dans la direction des cheminées ci-dessous.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Au 11 rue du Louvre se trouvent les restes d'une des tours,

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    avec, dans la partie basse, un ancien puits.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite 

    Le parcours de l'enceinte emprunte ensuite la rue du Jour où se trouve un très bel Hôtel particulier abritant la maison de couture agnès b. 

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Juste en face, une caserne de pompiers à remplacé la maison champêtre (qui comprenait un manège et des écuries) que Charles V s'y était fait construire, appelée "Le séjour du Roi". La rue prit alors le nom de rue du Séjour, puis de rue du Jour.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Au 30 de la rue Montmartre, une plaque est accolée au mur de l'immeuble : elle marque l'emplacement de l'ancienne Porte Montmartre.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Tandis qu'au 29 de la rue Etienne Marcel voisine se trouve une autre plaque rappelant l'emplacement de l'ancien théâtre de l'Hôtel de Bourgogne dont la troupe rivalisait avec celle de Molière.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Construite en 1408 par le Duc Jean-sans-Peur, cette tour (du même nom) est l'unique vestige du palais parisien des Ducs de Bourgogne. Elle est donc postérieure à la construction de l'enceinte de Philippe Auguste mais a été construite en s'appuyant dessus.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Tiens tiens, la haie est habitée par ce beau jour printanier...

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Nous voici maintenant dans la rue Tiquetonne qui joint la rue Saint-Denis à la rue Montmartre en empruntant le parcours de la muraille dont elle était le chemin de ronde extérieur. Son côté impair était presque entièrement dévolu à l'Hôtel de Bourgogne.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Un peu plus loin, une plaque apposée dans la rue Saint-Denis rappelle qu'ici se trouvait autrefois la Porte du même nom, dite aussi Porte aux peintres du fait de sa proximité avec l'impasse des Peintres voisine.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite 

    Voisin de la rue Beaubourg, le Jardin Anne Frank où nous nous reposons un petit peu tandis qu'Anne-Marie reprend ses explications.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Un peu plus loin, au 55 de la rue des Francs-Bourgeois, la cour du Crédit municipal de Paris (aussi connu sous le nom de "Mont-de-Piétée ou "chez ma tante") recèle les bases d'une des tours de l'enceinte (qui a été surmontée d'une tourelle en briques plus récente). On la nomme Tour Pierre-Alvart : je n'ai pas trouvé pourquoi...

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    On remarque au sol (devant la porte) un pavage délimitant une large bande suivant le tracé de l'ancienne enceinte.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Les aménagements du Jardin des rosiers-Joseph Migneret mettent en valeur les restes d'une autre tour.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Notre promenade touche à sa fin... Nous voici arrivés rue Charlemagne dans le 4ème.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Un charmante fontaine a retenu mon attention (elle est bien sûr totalement hors sujet !).

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Au coin de la rue des Jardins Saint-Paul et de la rue Charlemagne, une tour.

    Encore une me direz-vous !

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Elle porte le nom de tour Montgomery en vertu de la tradition qui veut que Gabriel de Montgomery y fût enfermé pour avoir provoqué involontairement la mort d'Henri II après l'avoir blessé d'un coup de lance dans l'oeil lors d'un tournoi le 30 juin 1559. Le Roi avait organisé un tournoi pour célébrer les mariages de sa fille avec le Roi d'Espagne et de sa soeur avec le Duc de Savoie. Pas de chance : dix jours d'agonie...

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Anne-Marie nous a réservé le "clou" de la balade : un pan entier de l'enceinte avec deux tours (Photos tirées d'internet : cet espace est maintenant dévolu aux jeunes qui y jouent au basket...).

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Et voilà le Quai des Célestins, terme de notre promenade

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Une pelle Stark indique qu'ici se tenait la tour Barbeau où s'achevait, pour la rive droite, l'enceinte de Philippe Auguste édifiée aux frais des bourgeois de la ville avant le départ du Roi pour la croisade. Par temps de troubles, elle était reliée à une autre tour, dite tour Loriaux, située dans l'île, elle-même reliée au Château de la Tournelle, sur la rive gauche, par des chaînes qui reposaient sur des radeaux amarrés à des pieux profondément enfoncés dans le fleuve.

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Sur le plan de Braun ci-dessous, on voit bien l'emplacement de la tour de Barbeau et le Château de la Tournelle. Vous remarquerez qu'à cette date l'île Saint-Louis actuelle est constituée de deux îles (l'île aux vaches et l'île Notre-Dame).

    L'enceinte de Philippe-Auguste : rive droite

    Merci beaucoup Anne-Marie pour ce voyage dans le temps.


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  •  Paris a mis son blanc manteau... 

    Souvenez-vous, il avait neigé sur Paris la veille (une chance, sinon la sortie aurait été annulée !). Terminée l'époque des mobylettes : place aux Gobeebikes ! l'un d'eux a été déposé au bout du Champ de Mars en toute légalité : le principe est de le laisser là où on veut...

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Cliquez sur la  pelle Starck du Champ de Mars  pour lire le texte.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Faisant écran à la tour, le  "mur pour la Paix"  (originellement inspiré du "mur des Lamentations") élevé ici par l'architecte Clara Halter en l'honneur des célébrations de l'an 2000 : originellement installé pour une période de trois ou quatre mois, il est resté malgré les controverses tant sur sa valeur artistique que sur son emplacement et la légalité de son installation.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    La  "Dame de fer"  a été "chantée" par nombre de poètes dont  Maurice Carême .

    Mais oui, je suis une girafe,
    M’a raconté la tour Eiffel,
    Et si ma tête est dans le ciel,
    C’est pour mieux brouter les nuages,
    Car ils me rendent éternelle.
    Mais j’ai quatre pieds bien assis
    Dans une courbe de la Seine.
    On ne s’ennuie pas à Paris :
    Les femmes, comme des phalènes,
    Les hommes, comme des fourmis,
    Glissent sans fin entre mes jambes
    Et les plus fous, les plus ingambes
    Montent et descendent le long
    De mon cou comme des frelons
    La nuit, je lèche les étoiles.
    Et si l’on m’aperçoit de loin,
    C’est que très souvent, j’en avale
    Une sans avoir l’air de rien.

     Anne-Marie  nous a donné rendez-vous aujourd'hui au pied de la  statue du Maréchal Joffre , vainqueur de la bataille de la Marne, faisant face à l'Ecole militaire.

    Visite guidée de l'Ecole militaire 

    C'est là que nous retrouvons notre guide habituel,  Monsieur Obel  , qui, non économe de son temps, nous gardera près de trois heures...

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire 

    Se tournant vers le monument, il nous en fait  l'historique .

    Visite guidée de l'Ecole militaire 

    L'Ecole militaire se trouve sur  l'ancienne plaine de Grenelle  dont l'essentiel des terrains appartenait à l'abbaye Saint-Geneviève depuis sa fondation par Clovis. On y construisit autrefois un château - appelé   le château de Grenelle  - dont voici une gravure datant de 1702.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Le château de Grenelle fut transformé en  manufacture de poudres  sous la Révolution et fut très endommagé le 31 août 1794 par une explosion qui fit un millier de morts parmi les employés et la population voisine, les alentours subissant également des dommages considérables.

    Gravure du XIXème siècle

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Pendant plus de dix ans, le château servit de bureau d'étude à  l'architecte de l'École Militaire Ange-Jacques Gabriel  (les Gabriel étaient maîtres maçons, entrepreneurs et architectes de père en fils au point qu'on les distinguait souvent par un numéro : on appelait ainsi son père Jacques V Gabriel !)

    L'Ecole militaire vue du Champ de Mars

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Malheureusement des travaux de ravalement nous empêchent aujourd'hui d'admirer la façade dans son intégralité mais, grâce aux moyens modernes, l'échafaudage a été personnalisé, nous permettant d'en imaginer la façade.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    La voici d'ailleurs, trouvée sur le net.

    Après l'échec de la guerre de succession d'Autriche et le choix de Madame de Pompadour - roturière née Jeanne Antoinette Poisson - pour maîtresse,  Louis XV a besoin de redorer son blason  : c'est ainsi qu'il confie à Jacques Ange Gabriel la construction d'une Ecole royale militaire destinée à former 500 jeunes gentilshommes à "toutes les sciences convenables et nécessaires à faire de bons officiers". Les travaux commencent en 1753 et il faudra plus de vingt ans à l’architecte pour les achever au cours desquels les problèmes de financement bouleversent le projet initial.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Le fronton est accompagné par  quatre statues La Victoire sous les traits de Louis XV (à gauche) appartient à un ensemble de quatre statues de marbre qui l'encadrent deux à deux. Les trois autres figures représentent La FranceLa Paix et La Force sous la figure d’Hercule. On attribue ces quatre allégories à Louis-Philippe Mouchy ou à Jean-Baptiste Cyprien Dhuez. Les statues originales, très ruinées, ont été remplacées par des copies.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

      L'horloge de Lepaute , horloger du Roi, est flanquée de deux génies (le Temps et l'Astronomie) : une sculpture de Jean-Philippe Mouchy - vers 1780 - portant les armes de Louis XV.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Voici la façade intérieure du  "Château" .

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Plan de l'Ecole Royale militaire  : nous nous dirigeons maintenant vers  la Rotonde Gabriel  (tout à fait à gauche du plan).

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Celle-ci abrite le Cercle mixte de la garnison de Paris.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     

     Elégance du plafond... 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Notre guide nous fait remarquer la très grande finesse de l'architecture intérieure.

     Multiplicité des moulures... 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Chapiteaux ioniques  accompagnés de guirlandes...

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Nous sommes autorisés à "jeter un coup d'oeil" dans  un salon privé  (qui attend visiblement trois invités pour le dîner...) dont le plafond vaut vraiment la peine d'être vu. Vous n'en verrez pas plus...

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    La visite se poursuit par celle des  écuries  : l'Ecole militaire est réputée pour sa cavalerie.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Trouvez la Tour Eiffel !

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Les écuries 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Nous entrons ensuite dans  la sellerie  où sont présentées plusieurs selles ayant une particularité.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Celle-ci, nous dit notre guide, a appartenu au Maréchal Juin , l'un des grands chefs de l'armée de libération en 1943-1944.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Cette autre est une selle d'amazone , réservée aux dames...

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    On reconnait celle-ci grâce à sa couleur :  elle a été chevauchée par un Spahi  (*).

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Cette autre est  une selle du Cadre noir de Saumur  (*).

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Nous voici revenus près du Champ de Mars.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     La Tour Eiffel, toujours la Tour Eiffel ! 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Une très belle colonnade d'ordre dorique 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Coup de projecteur sur la neige...

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    A l'intérieur de la colonnade

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire 

    Notre guide nous montre  la statue de Louis XV  qui s'y trouve.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire 

    Le nez des Bourbon, on ne le renie pas !

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Soleil couchant à l'intérieur de la colonnade 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Au fond de la cour,  le bâtiment de l'Unesco 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Nous nous dirigeons maintenant vers  la Chapelle de l'Ecole  qui est  consacrée à Saint-Louis , le saint patron des armées. Saccagée sous la Révolution, elle est transformée en cantine puis en dépôt de fourrage et d'armes. Son mobilier est alors dispersé. A l'occasion des funérailles du maréchal Joffre en 1931, la chapelle est définitivement libérée de tout ce qui l'encombrait. Elle récupère son mobilier dans les années 30 avant d'être ré-ouverte au culte catholique en 1951.

    Ici les colonnes ont été mises à l'intérieur contrairement à certaines églises (La Madeleine par exemple) où elles encadrent l'édifice.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Ce sont  des colonnes aux chapiteaux corinthiens  très ouvragés.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Au-dessus de l'autel,  un superbe tympan  représentant l'agneau pascal.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Le choeur 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Dans le choeur, un tableau de Hallé (1773) représentant  Saint-Louis transportant la couronne d'épines à la Saint-Chapelle 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    La chapelle est en effet décorée de  neuf toiles , illustrant des épisodes de la vie de Saint Louis (représenté sous les traits de Louis XV...).

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    La plus connue est celle qui surplombe le maître-autel :  La Dernière Communion de Saint Louis , par Gabriel-François Doyen.

    Superbe, non ?

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Cet autre représente  La remise de la Régence du Royaume par Saint-Louis à sa mère . Il a été peint par Joseph-Marie Vien en 1773.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Le voici de face

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     La porte d'entrée de la Chapelle  est richement décorée.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Les serrures sont ornées, nous montre notre guide, de  l'aigle impérial  : l'Ecole a formé le jeune  Napoléon Bonaparte . Entré à l'École Militaire en octobre 1784, il en sort en octobre 1785, peu après avoir reçu la Confirmation dans la chapelle de l'institution.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    En face de l'entrée de la Chapelle se trouve  l'escalier d'honneur  : nous ne pourrons pas y accéder mais seulement y jeter un coup d'oeil à travers la porte vitrée...

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Superbe rampe en fer forgé 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Internet, c'est magique !

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Et maintenant, direction  La Bibliothèque  : au passage, lumière du soir sur l'arrière de l'Ecole donnant sur la Place de Fontenoy

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     La Bibliothèque  est  située dans le "Château" et est constituée d'une enfilade d'anciens salons de réception. C'est, je trouve,  une vraie merveille . Initialement aux Invalides, elle s’est installée ici en 1878, en même temps que l’École Supérieure de Guerre.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Le fonds de la Bibliothèque de l'Ecole militaire est très riche : il compte actuellement près de 100.000 volumes, dont 140 manuscrits, 400 périodiques français et étrangers, 3.000 cartes et plans ainsi qu’une importante documentation spécialisée. 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Zoom sur  un autographe de Bonaparte... 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Dans l'un des salons, une jolie cheminée en marbre possédant  une plaque en fonte intéressante  : elle montre un jeune gentilhomme destiné à la carrière militaire (un cadet).

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Une photo de Patrick Manglier 

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Dans le dernier salon, on peut voir  un miroir impacté par une balle  le 25 août 1944 lors de la libération de Paris par la Deuxième DB et les FFI.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    A côté, un livre également touché...

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Le groupe en train de regarder  le plan perspectif de l'Ecole royale militaire et du Champ de Mars par Louis Nicolas de Lespinasse  que nous montre Monsieur Obel.

    Visite guidée de l'Ecole militaire

    Pas de Tour Eiffel ni de Trocadéro : des champs, quelques maisons, point de voitures et des mouvements de troupes sur le Champs de Mars !

    Visite guidée de l'Ecole militaire

     Fin de cette visite guidée 

    Merci à  Anne-Marie  de l'avoir organisée.


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