• Moins de soleil que la dernière fois pour cette randonnée-culture à Saint-Germain-en-Laye. Un froid inhabituel pour la saison a en effet envahi la France depuis quelques jours... mais, en bons randonneurs que nous sommes, nous avons prévu l'habillement adéquate : polaires, anoraks fourrés, bonnets ou capuches, écharpes, gants et pantalons longs sont de mise aujourd'hui.

    Autour de la table d'orientation

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    La vue sur Paris est dégagée depuis la terrasse.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Voici le Pavillon Henri IV : c'est là qu'est né Louis XIV.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Le lieu fût ultérieurement transformé en Hôtel Restaurant de luxe. C'est ici qu'Alexandre Dumas écrivit dans les années 1840 "Les trois mousquetaires" et "Le Comte de Monte Cristo".

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Pas désagréable la vue depuis la terrasse du restaurant... par beau temps !

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Après avoir longé sur ses presque 2 kilomètres la terrasse du château, nous voici dans la forêt.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Tiens... des amanites tue-mouche !

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Aussi belle que toxique ! (elle est hallucinogène...)

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Une petite halte au bord de ce point d'eau pour pique-niquer

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    et nous voilà repartis sous la guidance de Jacqueline et d'Yvonne.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Mais non... nous n'étions pas perdus !

    Juste un peu égarés : la preuve, nous voici revenus au château.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Un peu à l'écart du centre ville, le Musée Maurice Denis

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Voici la chapelle

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    et les sculptures d'Antoine Bourdelle dans le jardin.

    Celle-ci est guerrière...

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    et ici le centaure est mourant (d'autant plus que je lui ai coupé la tête !)

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Nous commençons notre visite par celle de la Chapelle que Maurice Denis à décorée de 1915 à 1922. Elle fait partie de l'ancien hôpital général Royal fondé par Madame de Montespan.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Dès 1915, l'artiste entreprend la réalisation du chemin de Croix .

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

    Ce n'est qu'à partir de 1919 qu'il commence la série des Béatitudes, grandes figures peintes en camaïeu bleu, qui forment avec le plafond, réalisé ultérieurement, la partie haute du décor mural.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    La réalisation des vitraux est due à Marcel Poncet qui a travaillé d'après les cartons de Maurice Denis.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Le peintre s'est représenté dans cette nativité à droite, avec la barbiche. On y voit également sa première épouse, Marthe, la seconde, Lisbeth, et ses enfants...

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

    Puis, nous continuons par la visite du musée à proprement parler.

    Ce tableau de Maurice Denis intitulé "L'échelle dans le feuillage" me rappelle Mucha. C'est vrai qu'il préfigure l'Art nouveau.

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

    Régates à Perros-Guirec vues de la jetée ouest (Maurice Denis - 1897)

    Le caractère Nabi de l'oeuvre se manifeste dans le cadrage en vue plongeante inspiré des estampes japonaises, le graphisme décoratif des vagues en arabesques, la simplification des formes colorées. Excluant la représentation réaliste, l'artiste suggère plus qu'il ne décrit. 

     La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Madame Ranson au chat (Maurice Denis - vers 1892)

    France Ranson est la femme du peintre nabi Paul Ranson, qui accueillait régulièrement ses amis dans son atelier parisien, boulevard du Montparnasse. Pour ce portrait de la maîtresse de maison, Maurice Denis fait de nombreux emprunts à l’art japonais : un format vertical étroit, l’absence de modelé qui laisse place à un traitement graphique de la ligne, ou encore les motifs ondoyants qui vont de la robe au papier peint et jusqu’au pelage du chat. La « déformation subjective » permet à l’artiste d’allonger la jupe de la jeune femme et de lui faire un tout petit pied. Avec les arabesques raffinées qui parcourent la composition, ces choix suggèrent l’élégance de la silhouette et donnent à l’œuvre un caractère très décoratif.

     La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Avila derrière les remparts (Maurice Denis - 1905)

    Un souvenir de son unique voyage en Espagne

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    La peinture mystique d'un Nabi

    Cet ensemble de sept toiles de Maurice Denis représente la légende de Saint-Hubert. Il a été commandé en 1895 à l'artiste par le Baron Denys Cochin, savant et homme politique, comme décor à son bureau.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Le panneau central représente la vision du Saint : la croix du Christ lui apparaît entre les bois d'un cerf lors d'une chasse.

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

    Le Sacré-Cœur (Maurice Denis - 1930)

    Ce tableau m'a beaucoup touchée...

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Le mystère catholique (Maurice Denis - 1889)

    Il s'agit de la vision du peintre pour l'Annonciation : le prêtre prend ici la place de l'Ange Gabriel...

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

    Les portraits

    La famille était quelque chose d’important pour Maurice Denis, rappelle Laurence Rimaux, la chargée d'action culturelle au Musée. Il faut se souvenir qu’il était catholique, attaché à ses valeurs… et père de neuf enfants !"

    Triple portrait de Marthe fiancée (1892)

    Le tableau fait partie de la série de portraits multiples où il exprime en une oeuvre divers aspects d'une personne "unique".

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

    Portrait des grands-parents Denis (1899)

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    L'enfant sur la plage (il s'agit du fils de Maurice Denis)

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Le dessert dans le jardin (1897)

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

    Autoportrait devant le Prieuré

    Après la mort de son épouse Marthe en 1919, Maurice Denis se retrouve seul avec de jeunes enfants et dans un grand désarroi matériel et moral. Lorsque deux ans plus tard il rencontre Élisabeth Graterolle, il est d’abord frappé par sa ressemblance avec la défunte, puis touché par sa bonne humeur, son intelligence et sa voix de cantatrice. Il pense qu’une « telle personne dans une famille désemparée, mettrait de l’ordre, de la sérénité, de la joie » et se dit que Marthe l’aurait approuvé. Le mariage est décidé après que le peintre a présenté la jeune femme à ses enfants et s’est assuré de leur accord.

    C’est cette « histoire » qui est racontée dans l’autoportrait de l’artiste peignant dans le jardin devant sa maison. Les petits garçons jouent, les grandes filles bavardent et sur la terrasse, Marthe, aussi réelle et présente que les autres, accueille Élisabeth et lui ouvre les bras.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

    Le Musée renferme aussi d'autres œuvres des Nabis, tels que Paul Sérusier, Pierre BonnardKer Xavier Roussel, Paul Ranson... mais je me suis concentrée sur l'oeuvre de Maurice Denis cette fois-ci, à part ce portrait de Marthe Denis par Théo Van Rysselgerghe qui date de 1907.

    La forêt de Saint-Germain en l'Haye et le Musée Maurice Denis

     

    En parcourant le musée, on découvre ça et là des vitraux. Tous ne sont pas de Maurice Denis mais ils sont tous magnifiques.

     

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

     

    Jeanne d'Arc (Maurice Denis)

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

    Triptyque de la vie animale - Albert Besnard (1895)

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

    Nénuphars aux feuilles bleues - Jacques Grüber

    Randonnée en forêt de Saint-Germain en l'Haye et visite du Musée Maurice Denis

    Merci Jacqueline de nous avoir fait voir (ou revoir) ce joli musée. 


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  •  Aujourd'hui, le soleil brille pour cette journée "randonnée-culture" au nord de Paris qu'a préparée pour nous Jacqueline mais... ne vous y trompez pas, le froid est bien là !

    Brrrr....

    Heureusement, nous commençons par la visite du Musée de la Renaissance à Ecouen.

    Propriété d'un grand seigneur de la Renaissance, Anne de Montmorency, qui a grandi dans l'intimité de François Ier, puis prospéré sous la protection d'Henri II, Écouen n'est pas une demeure comme les autres : elle inscrit dans ses pierres les ambitions et les succès d'un homme puissant qui est aussi un mécène et un esthète passionné d'art. Elle incarne la vision moderne d'un seigneur qui guerroya en Italie et se promit de retrouver un jour sur ses terres l'éblouissement qu'il connut face aux palais transalpins. 

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Le Château-Musée d'Ecouen

    C'est dans cette chapelle au superbe plafond décoré aux emblèmes du Connétable et de son épouse Madeleine de Savoie, que se trouve la reproduction commandée en 1506 à Marco d'Oggiono, l'un des meilleurs élèves de Léonard de Vinci, de la fameuse Cène peinte par le Maître sur les murs de Sainte-Marie des Grâces à Milan.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Il représente l'engouement des français pour ce chef-d'oeuvre de l'art de la Renaissance italienne.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    de plus près...

    Le Château-Musée d'Ecouen

    et maintenant, le tableau du Maître : c'est vrai que la copie d'Ecouen a été très bien restaurée mais du coup on ne voit plus les outrages du temps qui quelquefois ont aussi du charme...

    Le Château-Musée d'Ecouen

    L'orgue de tribune situé sur le côté nord de la chapelle est dû au grand facteur d'orgues français Cavaillé-Coll. Il date de 1852.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Cette salle (de la mesure du temps et de l'espace ) est presque exclusivement réservée à la nef automate dite "de Charles Quint" : il s'agit d'un bateau de laiton doré servant d'horloge. On attribue sa conception au XVIème siècle à l’horloger Hans Schlottheim tandis que l'orfèvre qui l'a exécutée reste inconnu à ce jour. 

    Le Château-Musée d'Ecouen

     

    Traditionnellement dénommé "banc d'orfèvre", le banc à tirer d'Ecouen servait à étirer des fils de métaux précieux et non précieux (la technique du tréfilage a été employée dès l'Antiquité et se pratique encore aujourd'hui dans l'industrie et la bijouterie).

    C'est un objet d'apparat mais également d'usage dont on ne peut qu'admirer l'élégance de la marqueterie.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Continuant notre visite, nous voici maintenant dans la chambre de Catherine de Médicis qui possède de belles tapisseries.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Dans la Grande Salle des appartements de la Reine, une très belle cheminée sculptée provenant d'une maison de Rouen (vers 1530). De par les sculptures de son manteau, elle reflète l'importance à cette époque du pèlerinage de Lorette en Italie.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Le Château-Musée d'Ecouen

    La "Santa Casa" (la maison où Marie reçut de l'Ange Gabriel l'annonce qu'elle allait être mère du Sauveur) est transportée par des anges dans la nuit du 10 décembre 1294 depuis Nazareth jusqu'à Loreto, dans la Province italienne des Marches pour échapper aux sarrasins...

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Dans la Salle des petites sculptures, ce coffret à bijoux "Diane et Actéon" a retenu mon attention.

    L'histoire du pauvre Actéon est bien triste...

    Par une chaude journée, Actéon, jeune chasseur, surprit la déesse Diane et ses huit nymphes se baignant au bord d'un ruisseau après une chasse. Furieuse de cette indiscrétion, la chaste Diane chassa Actéon et pour se venger, le transforma en cerf afin qu'il soit poursuivi par ses propres chiens. La colère de Diane ne fut assouvie que lorsque elle vit le corps d’Actéon déchiqueté par sa propre meute.

    Le coffret est en bois doré daté de la fin du XVème siècle

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Son décor est à rapprocher de celui du manteau de la cheminée en pierre de la Galerie de Psyché (qui provient d'un hôtel particulier de Châlons-en-Champagne détruit au XIXe siècle).

    Le Château-Musée d'Ecouen

    J'ai aussi aimé cette petite sculpture en bronze d'un "acrobate grimaçant" en forme de lampe à huile. Elle date de la première moitié du XVIème siècle.

    D'où sans doute l'expression : "avoir le feu aux fesses" !!!

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Admirez le travail de ce petit meuble dont je n'ai pas relevé le nom (peut-être un Tabernacle... ?)

    Le Château-Musée d'Ecouen

    De plus près, on distingue bien une très jolie Nativité.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Dans la Salle des Armes, une superbe cheminée dont le manteau raconte l'histoire de la rencontre entre Salomon et la Reine de Saba.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    La Reine vient éprouver la grande sagesse de Salomon par des d'énigmes. Elle arrive à Jérusalem avec un équipage apportant de l'or et des pierres précieuses...

    Une extraordinaire architecture dans un vaste paysage

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Nous sommes bien dans la Salle des Armes : une petite pensée pour cette collègue encore en activité...

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Changeons d'étage, voulez-vous ?

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Dans le Cabinet du Roi, les murs sont ornés de plaques monumentales en émail peint sur cuivre de Limoges tel ce Jupiter exécuté par Pierre Courteys en 1559.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    ou cet Hercule du même artiste

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Nous sommes ici dans la Grande Salle du Roi dotée d'une cheminée monumentale somptueusement sculptée et incrustée de marbre.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    On aime ou on n'aime pas... mais le travail est admirable.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Au sol, le pavage a été restauré.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Où se trouve ce superbe coffret flamand incrusté d'ivoire... ? Je l'ai oublié.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Tout comme ce lit à baldaquins du XVIème siècle...

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Dans une salle du Musée sont exposés des vitraux rappelant qu'à cette époque les fenêtres en étaient garnies.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Saint Paul arrêté à Jérusalem

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Saint Paul chassé du Temple (début XVIIème)

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Vierge à l'enfant (1544)

    Le Château-Musée d'Ecouen

    La fuite en Egypte (1540)

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Au sommet du Château, la Salle des céramiques turques d'Iznik (anciennement Nicée).

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Une merveille !

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Naturellement que des décors floraux ou géométriques

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Dans celle des céramiques françaises,

    un superbe triptyque en carrelages du rouennais Masseot Abaquesne sur le Déluge (1550).

    La construction de l'Arche

    Le Château-Musée d'Ecouen

    L'embarquement des animaux

    Le Château-Musée d'Ecouen

    La fin du Déluge

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Cette aiguière est de Bernard Palissy (vers 1560)

    Le Château-Musée d'Ecouen

     Impressionnant cet épi de faîtage (fin XVIème)

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Côté céramique italienne, j'ai retenu ces deux très jolies assiettes.

    L'heure tourne et... on a une randonnée à faire !

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Le Château-Musée d'Ecouen

    On ne peut tout de même pas quitter le Musée sans un coup d'oeil à ce nautile monté en coupe représentant Neptune triomphant de monstres marins.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    ainsi qu'à cette Daphné surmontée d'une immense pièce de corail, figée au moment précis de sa métamorphoses végétale.

    Le Château-Musée d'Ecouen

    Vite vite, rejoignons le groupe pour aller se restaurer avant la marche !

    On va bien avoir besoin de calories pour lutter contre le froid...


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  • Pour voir l'épisode précédent (l'Abbaye de Valloires et Mers-les-bains) cliquer ICI

     Jour 5 

    Ce matin, nous quittons Saint-Valery pour rejoindre Amiens : au programme, la visite de la Cathédrale et une promenade en barque dans les hortillonnages (ce sont de petits jardins entre-coupés de canaux situés en plein centre ville).

    La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    Peu de temps pour visiter la Cathédrale : nous voudrions essayer d'éviter les encombrements d'un retour sur la Capitale le vendredi soir.

    Au final : un mauvais plan... !

    La grande aventure de la Baie de Somme

     La grande aventure de la Baie de Somme

    La grande aventure de la Baie de Somme

    La Cathédrale d'Amiens est la plus vaste de France : on dit qu'on pourrait y faire entrer Notre-Dame de Paris, si ce n'était sa flèche...

    La grande aventure de la Baie de Somme

    La grande aventure de la Baie de Somme

    La grande aventure de la Baie de Somme

    Il faudra que j'y revienne : c'est trop beau !

    Vite vite : rejoignons le groupe : Jacqueline s'inquiète de nous voir faire cavaliers seuls... !

    Une visite guidée de 3/4 d'heure des hortillonnages ne coûte que 5,90 euros pour un particulier et nous obtiendrons 5.05 euros pour notre groupe.

    Honnête, non ?

    Hortillon en picard signifie "maraîcher" : l'origine de ces jardins flottants remonte au Moyen-Age. D'abord cultivés pour les légumes (les hortillons fournissaient la ville d'Amiens en légumes), il ne subsiste à l'heure actuelle que quelques maraîchers car les amiénois préfèrent utiliser ces parcelles comme jardin d'agrément (la terre y est particulièrement fertile) ou comme point d'attache pour la pêche.

    La grande aventure de la Baie de Somme

     Notre groupe se partage entre deux barques à cornet (barque noire à fond plat, longue de 9 à 10 mètres et large en son milieu : son bout relevé a été spécialement conçu pour pénétrer sur les aires sans en détériorer les berges). Celles-ci sont désormais équipées d'un petit moteur électrique tout à fait silencieux.

    C'est vraiment le rêve de se promener comme ça sur les rieux !

     La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    Dans cet hortillon,  la ville a installé des ficelles pour accueillir des plants de houblon.

    La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    Celle-ci est toute proche, comme nous le montre notre batelier : la barque filant trop vite à mon goût..., on ne peut qu'apercevoir les immeubles sous la passerelle !

    La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    Le moteur a été coupé pour ne pas déranger cette femelle foulque confortablement installée avec ses petits (ou ses œufs... ?) dans son nid flottant.

    La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

     La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    Tout comme à Saint-Valery (rappelez-vous les petites maisons de pêcheurs archi-fleuries), c'est à celui ou celle qui aura la plus belle parcelle : il y a d'ailleurs un concours annuel qui récompense les plus beaux jardins.

     La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    L'Association pour la Protection et la Sauvegarde du Site et de l'Environnement des Hortillonnages (qui organise ces promenades en barque) est chargée d'entretenir les rieux : draguer leur fond, nettoyer leurs berges et en particulier réparer les planches de bois qui les bordent. 

    La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

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    La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    Cet hortillon attend les encombrants : les hortillonnages font partie de la ville, je vous le rappelle.

     La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    Un des plus beaux endroits des hortillonnages selon notre batelier...

     La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

     Certains clôturent leurs propriété... Jusqu'où va la propriété privée !

    La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

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    La Madrague !

     La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    La tour Auguste Perret à l'horizon : c'est signe que la balade se termine...

     La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages 

    Un petit coin de paradis (et même pas contre un coin de parapluie !) pour clôturer ce beau séjour

     La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

    La grande aventure de la Baie de Somme : Amiens, la Cathédrale et les hortillonnages

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    A refaire l'an prochain, Jacqueline, sans conteste !


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  • Pour voir l'épisode précédent (La traversée de la Baie) : cliquer ICI

     Jour 4 

    Ce matin, nous prenons la route (merci les conducteurs) pour aller plus au nord : direction l'Abbaye de Valloires et ses jardins.

    La grande aventure de la Baie de Somme

    L'abbaye se situe dans le village d'Argoules : poussons la grille...

    La grande aventure de la Baie de Somme

    C'est une fondation cistercienne du XIIème siècle (elle est la douzième fille de l'abbaye-mère de Cîteaux). Aux XII et XIIIème sicèles, au sommet de sa prospérité, elle accueillait une centaine de moines. Décimée par les guerres de Cent ans et de Trente ans, l'abbaye fût reconstruite au XVIIIème siècle et ce sont ces bâtiments qui se visitent avec un guide.

    L'allée centrale

     La grande aventure de la Baie de Somme

     La grande aventure de la Baie de Somme

    Très joli ce mur végétalisé qui commence en façade...

     La grande aventure de la Baie de Somme

    pour se poursuivre sur le côté des bâtiments.

    La grande aventure de la Baie de Somme

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    La grande aventure de la Baie de Somme

    La grande aventure de la Baie de Somme

    On croise au passage le pigeonnier, seul témoin de l'abbaye primitive.

    La grande aventure de la Baie de Somme 

    Un peu plus loin, nous passons près du plus vieux poirier de France : il a été planté lors de la consécration de la nouvelle abbaye en 1756. La Voix du Nord, le journal régional, signale régulièrement le danger qu'il représente pour les bâtiments mais, cimenté sur une partie il ne peut être déplacé. Il faut donc attendre qu'il  meure...

    La grande aventure de la Baie de Somme : l'Abbaye de Valloires et Mers-les-bains

     Dans le cloître où se trouve un plan de l'Abbaye, notre guide nous explique ce qu'il faut connaître de la règle de Saint-Benoit, la différence entre les moines et les frères convers, bref le laïus habituel dans ce genre de lieu... 

    La grande aventure de la Baie de Somme

    Des rosiers ornementent chacun des piliers du cloître.

     La grande aventure de la Baie de Somme

    Bien joli celui-là

    La grande aventure de la Baie de Somme 

    Puis il nous ouvre la porte du Grand Salon de l'abbé commendataire où l'on peut admirer l'art du Baron Simon de Pfaffenhoffen dit "Pfaff" pour les intimes (sculpteur autrichien ayant fui son pays suite à un double homicide en 1750 pour notre plus grand bonheur...) qui en a exécuté les lambris de style rocaille, en vogue sous Louis XV. Quant aux tableaux, ils sont de Jean François Parrocel comme celui-ci qui représente l'Abbé Commendataire (sans garantie). 

    La grande aventure de la Baie de Somme

    Elle est loin l'austérité de la règle de Saint-Benoît !

    La Sacristie est à l'avenant, couverte de boiseries et de peintures.

    La grande aventure de la Baie de Somme 

    Le cloître communique naturellement avec l'église où l'on est frappé dès l'entrée par une grille monumentale en fer forgé : elle était destinée à séparer les moines des frères convers lors des huit offices journaliers.

    Les moines se tenaient du côté du choeur.

    La grande aventure de la Baie de Somme 

    En haut de la grille, une poire rappelle l'activité des moines : ils fabriquaient de la liqueur de poire (les moines ont toujours eu un petit faible pour les alcools !)

    La grande aventure de la Baie de Somme 

    Tandis que les laïcs se tenaient derrière cette grille au fond de l'église abbatiale.

     La grande aventure de la Baie de Somme

    Une curiosité dans le chœur : deux anges qui sortent du plafond... Ils sont bien sûr en papier mâché et sont également l'oeuvre de Pfaff.

    La grande aventure de la Baie de Somme 

    Les stalles sont en chêne massif et très décorées, toujours dans le style rocaille. Le guide nous rappelle que (les offices étant longs et nombreux), les moines pouvaient "tricher" grâce à un système astucieux de leurs sièges qui faisait penser qu'ils étaient debout alors qu'il n'en était rien...

    La grande aventure de la Baie de Somme 

    Au fond du chœur, la chapelle de la Vierge abrite la tombe de Thérèse Papillon décédée en 1983 à l'Abbaye. Infirmière de formation, elle décide de consacrer sa vie à lutter contre la tuberculose et fonde ainsi le préventorium de l'Abbaye de Valloires (il avait pour vocation d'accueillir des enfants souffrant d'affections pulmonaires). Elle le dirigera pendant quarante ans.

    La grande aventure de la Baie de Somme

    Au plafond de la chapelle, une morille sculptée rappelle que c'est dans un lieu gorgé de cette espèce de champignon que les moines décidèrent au XIIème siècle de fonder leur abbaye.

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    Le buffet d'orgue est très ornementé, toujours dû au ciseau de Pfaff. On y remarque en son sommet une sculpture du Roi David, le roi musicien, et la présence de huit "putti" (anges sculptés).

    Des concerts sont régulièrement donnés dans l'abbatiale.

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    Et si on faisait une pause-déjeuner avant de visiter les jardins ?

    Ces bancs sont bien hospitaliers...

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    Depuis là nous avons vue sur l'allée des cerisiers : joli, non ?

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    Jacqueline, elle, ne se détend qu'à moitié : elle doit repérer notre prochain itinéraire.

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    Les jardins sont l'oeuvre du paysagiste Gilles Clément. Ici, le "jardin régulier"

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    Derrière l'allée de cerisiers, en montant plusieurs marches on accède à d'autres jardins (le jardin  des marais, le jardin de l'évolution, le jardin des îles et le jardin des 5 sens).

    Quelques photos au hasard de notre promenade

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    Joli mélèze

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    En redescendant...

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    Un cadre enchanteur : pas étonnant que des moines s'y soient installés...

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    Et maintenant, pour la suite de la balade nous reprenons les voitures : direction Mers-les-bains (en repassant par Saint-Valery)

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     En chemin, un petit arrêt au cimetière chinois de Nolette. Il s'agit du plus grand cimetière chinois de France et même d'Europe. Y sont inhumés les travailleurs civils chinois (coolies) employés par l'armée britannique pendant la Première Guerre mondiale. Ils étaient affectés à des tâche pénibles et dangereuses comme le terrassement de tranchées, le ramassage des soldats morts sur le champ de bataille, le déminage des terrains reconquis, la blanchisserie, les services de santé auprès des malades, en particulier ceux atteints de la grippe espagnole...

    La grande aventure de la Baie de Somme

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    Presque toutes les tombes indiquent un décès au début de l'année 1919 : ces hommes sont, pour la plupart morts de la grippe espagnole (tout comme ma grand-mère paternelle...).

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    Vous les avez vues les falaises d'Ault ? Tant mieux car vous ne les verrez plus jamais tout à fait pareil dans l'avenir : elles ont reculé de 70 m au XXème siècle...

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    Ault, c'est le village qui prétend (nous a dit avec fierté le patron du bar) à devenir le plus beau village de France : à mon avis, ce n'est pas gagné, à part les falaises je n'ai rien vu de sensationnel mais les journalistes de télévision ont l'art et la manière d'enjoliver bien des choses, alors on ne sait jamais...)

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    Direction Mers maintenant et sa plage de galets (seulement à marée haute paraît-il : à marée basse il y aurait du sable). Dommage pour nos pieds, on est tombés sur la marée haute !

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    ses falaises de craie, mais surtout son front de mer bordé de maisons Art Déco et Art Nouveau.

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    Mers n'était à l'origine qu'un petit village de pêcheurs mais la création en 1872 de la ligne de chemin de fer Paris-Le Tréport en fait une station de bains de mer très prisée par les parisiens aisés (c'est l'Impératrice Eugénie qui a lancé la mode des bains de mer à Biarritz).

    Quelque 600 villas aux façades colorées témoignent du charme de cette époque qu'on dit "Belle" : c'est un vrai festival de balcons ouvragés, de bow-windows, de loggias, de céramiques et de mosaïques...

    Ces trois maisons (Tourbillon, Clair de Lune, Crépuscule) appartenaient au même propriétaire : il occupait celle de l'angle et louait les deux autres. Elles se ressemblent mais ne sont pas tout à fait les mêmes : il ne fallait pas que les locataires aient l'air d'habiter une maison identique à leur propriétaire !

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     Cette villa Art Nouveau appartenait au propriétaire du Champagne Pommery.

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     De la couleur... En veux-tu en voilà ! (presque trop à mon goût ici)

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     La ville de Mers est encore en Picardie alors que Le Tréport, sa voisine, est déjà en Normandie.

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    Après un bon dîner au Restaurant "Les Mouettes" (toujours recommandé par le Routard)

    où j'ai mangé une excellente raie au beurre noir...

    La grande aventure de la Baie de Somme

    Un dernier coup d’œil sur le front de mer que le soleil couchant éclaire admirablement.

    La grande aventure de la Baie de Somme

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    Ça sent le roussi... Nous venons de vivre notre 4ème jour en Baie de Somme.

    Pour voir l'épisode suivant (la Cathédrale et les hortillonnages d'Amiens) : cliquer ICI (en construction)


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  • Pour voir l'épisode précédent (la sortie "Phoques") : cliquer ICI

     JOUR 3 

    Autre jour, autre balade : nous sommes déjà mercredi... et Jacqueline a prévu de nous faire traverser la Baie de Somme sous la conduite d'un guide.

    Le rendez-vous est donnée à la gare de Saint-Valery. Le vent semble s'être calmé et de toutes façons la météo annonce aujourd'hui une nette hausse des températures : cool !

    La grande aventure de la Baie de Somme

     Après avoir longé le port de plaisance (il n'y a plus de port de pêche à Saint-Valery : j'ai oublié de vous dire que les phoques mettent en danger le métier de pêcheur...), nous traversons la Somme pour nous rendre sur l'autre rive depuis laquelle va se faire la traversée.

    La grande aventure de la Baie de Somme

    La grande aventure de la Baie de Somme

     

    En face, la ville de Saint-Valery (joliment photographiée par Françoise H.)

    La grande aventure de la Baie de Somme : la traversée "Saint-Valery - Le Crotoy"

    On attaque dès le départ par une petite descente dans la vase...

    La grande aventure de la Baie de Somme

    Et maintenant, c'est le bain de pieds : le guide nous avait prévenus !

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     Derrière nous la ville s'éloigne peu à peu.

    La grande aventure de la Baie de Somme

    Mais quelles sont ces traces dans le sable... ? Je crois bien que ce sont les empreintes d'un hominidé qui a déjà fait valser ses chaussures...

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     Avez-vous remarqué qu'aujourd'hui nous avons tous retrouvé le sourire ?

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     Pas pour longtemps cependant...

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     Mais que diable allions-nous faire dans cette galère !

    La grande aventure de la Baie de Somme

    Eh oui... Françoise n'a pas pu résister à la tentation du bain de boue !

    La grande aventure de la Baie de Somme : la traversée "Saint-Valery - Le Crotoy"

     La grande aventure de la Baie de Somme

     De loin en loin, on aperçoit un troupeau : ce peut être un autre groupe qui traverse la Baie...

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     ou des agneaux de pré-salé (plus une chèvre...) conduits par un berger.

    Bon, je l'avoue : ce n'est pas exactement le troupeau qu'on a vu mais c'est son sosie.

    La grande aventure de la Baie de Somme

    Notre guide, nous montre lui aussi la flore de la Baie. Ici, il s'agit sans doute d'absinthe maritime (si je ne me trompe). La plante est vermifuge et tonique.

     La grande aventure de la Baie de Somme

     Tiens tiens, encore une capsule d’œufs de bulots et de l'obione...

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     Quand faut y aller, faut y aller !

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    C'est pas le tout de descendre : il faut remonter... 

    La grande aventure de la Baie de Somme

    Cet abri appelé gabion est un vrai paradis pour les chasseurs de volatiles : il monte avec la marée et est équipé de tout le confort à l'intérieur... 

    La grande aventure de la Baie de Somme

     Le guide nous montre les appeaux (ou leurres) que les chasseurs placent sur l'étendue d'eau créée par la marée montante.

     La grande aventure de la Baie de Somme

    Les appeaux sont repeints tous les ans en noir.

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     Voici ce que ça donne quand l'eau a monté.

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     En vue du Crotoy : jolie lumière, non ?

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     L'autre groupe nous a doublés... Les voici déjà en vue de l'Hôtel des Tourelles.

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     Un petit bain de pieds bienvenu : désolée pour les postérieurs, j'étais à l'arrière ! Jacqueline a réservé une table au restaurant de l'Hôtel : il faut qu'on soit présentables...

    Je plaisante bien sûr !

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    La ville du Crotoy honore Alfred Manessier (1911 - 1993), né dans la Somme, mais qui est venu très jeune passer des vacances au Crotoy avec sa famille : la lumière de la Baie a été pour lui une grande source d'inspiration.

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    Voici un petit film très bien fait sur le peintre (je sais, je sais : je dévie de mon compte-rendu sur la randonnée mais je ne peux m'en empêcher...)

    Après avoir mangé des moules-frites dans un petit restaurant dégoté par Paul (merci le Routard), nous embarquons dans le petit train à vapeur qui fait la liaison entre Le Crotoy et Cayeux-sur-mer (le Réseau des Bains de Mer a été créé en 1887).

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    Notre loco (construite en Belgique aux ateliers de Haine Saint-Pierre) fêtera ses 100 ans en 2020... Elle fût en service dans l'Oise de 1922 à 1961 puis, après 20 ans d'arrêt au cours desquels elle fût entièrement restaurée, elle fût remise en service sur la ligne de la Baie de Somme en 1998.

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    En voiture (wagon réservé pour le groupe, s'il vous plait...)

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    C'est en gare de Noyelles que les trains se croisent car, partout ailleurs, c'est une voie unique.

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     Trois-quarts d'heure après, nous arrivons à Saint-Valery : sympa, ce petit trajet en train !

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     Au Crotoy, nous sommes passés devant une boulangerie artisanale : ce soir au menu, c'est gigot d'agneau accompagné de pain à la salicorne : quand on se dépayse, on se dépayse !

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    Délicieux, ce pain aux algues

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    Savez-vous que nous ne sommes en Baie de Somme que depuis trois jours ? Et pourtant, on a déjà l'impression d'être des autochtones...

    Pour voir le prochain épisode (l'Abbaye de Valloires et Mers-les-bains) : cliquer ICI


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