• Lundi 2 octobre 2017 : nous sommes 13 à partir en randonnée pour la semaine.
    Hélas, Francine et Marie-France ont dû déclarer forfait...

    Direction Troyes dans un premier temps pour une visite de la ville avant notre installation au Camping "Les Sources du Lac" à Eclaron.

    Le but de cette petite escapade ?

    Arpenter les chemins de la Champagne humide du côté du Lac du Der en bonne compagnie : une idée de Paul, retenue et organisée par notre sympathique guide, Jacqueline Letourneur.

    Deux photographes, deux photos : le compte y est.

    Troyes

    Troyes

    Le rendez-vous a lieu au coin de la rue de la Soeur Rosalie et de la Place d'Italie où une "pelle Starck" rappelle le passé de la religieuse.

    Troyes

    Jeanne Marie Rendu, dite sœur Rosalie, est l'une des grandes figures charitables et courageuses du Paris populaire. Fille de la Charité, elle se met à 21 ans au service des pauvres du quartier de la rue Mouffetard où elle restera 54 ans (elle ouvre un dispensaire, une pharmacie, une école, un orphelinat, une crèche, un patronage pour les jeunes ouvrières, une maison pour les vieillards sans ressources…). En 1852, Napoléon III la nomme Chevalier de la Légion d'Honneur. Décédée en 1856 , elle est inhumée au cimetière Montparnasse.

    Elle a été béatifiée par le Pape Jean-Paul II en 2003.

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    Mais revenons à notre voyage...

    Trois voitures, trois conducteurs : Jacqueline avec à son bord Annette, Jacqueline L. et Anne, Paul avec Mary-Hélène, Michèle et Françoise. Pour ma part, je voyage avec Annie P. en compagnie d'Annie B., de Marie-Cécile et de Maryannick.

    Après deux heures de route environ, nous voici arrivés dans la capitale de la Champagne, Troyes, surnommée le "Bouchon de Champagne" à cause de la forme de son centre historique.

    Randonnée au Lac du Der, premier jour : visite de la ville de Troyes

    Garés sur le parking de la gare, nous prenons la direction du "corps" du bouchon (par opposition à la "tête"). C'est cette partie de la ville que nous allons visiter, laissant pour un autre séjour la visite de la Cathédrale...

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    La rue des chats, située entre la rue Charbonnet et la rue Champeaux, est pavée et comporte en son centre une rigole destinée à l'écoulement des eaux. Le ton est donné : nous voici dans une ville qui a gardé son passé moyenâgeux.

    Troyes

    La ruelle tire son nom du fait qu'elle est si étroite à certains endroits que les chats peuvent sauter d'une toiture à l'autre ! Les maisons à pans de bois - datant du Moyen-Age - qui la bordent ont été superbement restaurées.

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    Derrière cette façade, un joli petit jardin

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    Certaines maisons possèdent des poutres décorées en "about".

    Troyes

    Troyes

    Naturellement, il y en a une avec un chat !

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    On peut aussi voir sur certaines maisons des tuiles de bois très décoratives : il s'agit d'essentes, de bardeaux ou de tavaillons (tavillons parfois) selon la forme que prennent ces planchettes de bois destinées à protéger les façades de la pluie en Champagne humide. 

    Troyes

    On voit très bien ici les encorbellements qui permettaient aux propriétaires de gagner sur la surface au sol (un avantage pour la fiscalité). Par contre, en passant sous la voûte, il fait bien sombre : en son temps, l'endroit ne devait pas être très sûr...

    Troyes

    Au sortir de la rue des chats, au 26 de la rue Champeaux, l'Hôtel Juvenal des Ursins possède une belle façade Renaissance. Il a appartenu depuis le début du XVème siècle à une grande famille de drapiers et de magistrats.

    L’hôtel, originellement construit en pans de bois, est reconstruit en pierres blanches après le grand incendie de 1524. La façade aux grandes fenêtres à meneaux moulurés s’orne d’un bel oriel de style gothique à trois faces, surmonté d’une tourelle finement sculptée à jour (restaurée au XVIIe s.). Le toit comporte une grande lucarne gothique du XVe s. provenant d’un édifice antérieur.

    Troyes

    Ce vitrail intérieur du XVIème siècle - que nous n'avons pas vu - représente les donateurs.

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    Dans la cour de l'Hôtel, une très jolie fresque : on la croirait antique...

    Que nenni !

    Son histoire commence en 1999 : au cours d'une rencontre scolaire au Centre de Culture Européenne de Saint-Jean d’Angély, une classe de 2nde du Lycée "Chrestien de Troyes" et des lycéens allemands et italiens font la connaissance de l'artiste fresquiste Jean-Jacques Jolinon. Il va les initier à l'art de la fresque et leur donner le désir d'en réaliser. Un premier projet aboutira en 2000 à la réalisation en public de cette fresque par cette classe sous la conduite de Jean-Jacques Jolinon.

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    La fresque illustre la dynastie de la famille Jouvenel : Jean Jouvenel, né à Troyes en 1360, avocat général au Parlement de Paris, devint Prévost des Marchands à Paris... On lui doit la libre navigation de la Marne et de la Seine, alors entravée par de nombreux moulins appartenant à des seigneurs. On lui doit également le pavement de la montagne Sainte-Geneviève alors recouverte d'immondices deux fois séculaires laissant échapper dans les automnes pluvieux des exhalations pestilentielles.

    La prochaine fois que vous foulerez le sol de la dite montagne, vous penserez à lui ! 

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    Au 16 de la rue Champeaux, une maison à pans de bois dont la tourelle est très élégamment "essentée".

    Troyes 

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    Des maisons à pans de bois, en veux-tu en voilà !

    Ici au 12 de la place Alexandre Israël 

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    Juste à côté, l'Hôtel de Ville qui date du XVIIème siècle

    Pour le construire, Louis XIII autorise pour ce faire l’affectation d’une part minime des recettes des taxes sur le vin et le sel.

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    La statue de Minerve casquée a remplacé celle de Louis XIV foulant au pied l'hydre de l'hérésie d'un sculpteur local, François Mignot, détruite à la Révolution.

    La statue surmonte la devise révolutionnaire : Unité Indivisibilité de la République - Liberté, Egalité, Fraternité, ou la Mort. C'est l'une des rares mairies à l'avoir conservé dans cette forme initiale.

    Randonnée au Lac du Der, premier jour : visite de la ville de Troyes

    Nous continuons par la rue Urbain IV où des immeubles modernes ont été habilement intégrés à l'architecture de la ville.

    Au fond, on aperçoit l'église Saint-Jean-au-marché. 

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    Une élégante sculpture : elle est de Joseph-Marius Ramus et s'intitule

    L'Idylle ou la Pêche (1872) 

    Troyes 

    La rue Emile Zola est une artère très commerçante du centre-ville. Entre le XIIIème et le XVème siècles, les villes jouent un rôle économique important. Un type de maison particulier s'y développe : les maisons de marchands. Hautes et étroites, serrées les unes contre les autres, ces maisons ont une boutique au rez-de-chaussée, des logements en étages et des caves sur un ou plusieurs niveaux.

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Les antiques boutiques des marchands ont été remplacées par des magasins de mode...

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    Coincée au rez-de-chaussée de ces deux maisons, une jolie porte en bois sculpté

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    Toujours rue Emile Zola, c'est Bouygues qui a élu domicile dans cette maison. J'ai coupé le bas de la maison avec l'enseigne qui n'était vraiment pas discrète...

    Troyes

    Nous arrivons maintenant sur la place du marché au pain.

    A l'origine, elle s'appelait place des Changes. Les grandes foires de Champagne amenaient de nombreux étrangers, d'où, la nécessité d'ouvrir des bureaux de change, généralement tenus par les juifs et les lombards. Il y a également dans la ville une rue nommée rue de la Montée aux Changes.

    Troyes

    Au centre, un puits et sa margelle surmontée d’une ferronnerie du XVIII° siècle

    C'est un lieu agréable bordé de petits restaurants.

    Troyes

    Retour dans la rue Emile Zola avec cette façade de pierre, de métal et de verre du magasin H&M. Il s'agit d'un ancien grand magasin bâti en 1896 par Henri Schmit, architecte parisien, reconverti ensuite en cinéma. H&M l'a remis à jour en 2003.

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    Nonl loin de là, au coin de la rue de la Monnaie, une sculpture d'Adam et Eve

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    Dans le quartier de Vauluisant, au pied du "Bouchon de Champagne"...

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    Alliance de la brique et du bois...

    Troyes

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    Saint-Jacques peut-être... ?

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    Une jolie décoration pour cette porte cochère

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    Rue de la Trinité, la maison de l'Outil et de la Pensée Ouvrière dédiée à l'apprentissage.

    La Maison de l’Outil et de la Pensée Ouvrière (fondée par Paul Feller, prêtre-ouvrier) est abritée dans un des plus beaux bâtiments de la ville, l’hôtel Mauroy. Ravagé par l'incendie de 1524, le bâtiment fut reconstruit en 1556 par Jean Mauroy, riche marchand troyen. Il entreprend des travaux de transformation avant d’y fonder l’Hôpital et le Collège de la Trinité pour les orphelins (sur le modèle des enfants de la Trinité à Paris) afin de leur apprendre un métier. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui encore, la rue porte le nom de « rue de la Trinité ».

    La façade est composée de pierres crayeuses et de briques disposées en damier champenois qui sont du plus bel effet.

    Troyes

    Un musée, rassemblant une collection de plus de 10 000  outils des XVIIème au XIXème siècles ayant tous servi et un centre de ressources de 32 000 volumes, sont abrités entre ces murs.

    Troyes

    La cour est très joliment décorée d'un jardin.

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Des conférences et des expositions s'y tiennent régulièrement : autant de façons de faire connaître au public les métiers dits "manuels". 

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    La galerie Renaissance

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Rue du Général Saussier : un illustre inconnu pour moi mais qui s'est quand même présenté à la Présidence de la République en son temps (en 1887)...

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes 

    Vous voyez la petit niche ? Il faut lever le nez ! 

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    De plus près... une jolie Vierge à l'enfant

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Encore une maison à pans de bois avec des abouts de poutres sculptés

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Est-ce son propriétaire qui s'est fait représenter ici... ?

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Voici peut-être son animal de compagnie...

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    En tout cas, celui-là ressemble fort au Diable...

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Une jolie encoignure de rues

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Une curieuse maison aux façades couvertes d'essentes rue de la Montée des Changes

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Retour sur la rue Emile Zola : on dirait bien que la maison de gauche est récente. Elle a été - avec plus ou moins de succès - intégrée à l'architecture de la maison à pans de bois voisine.

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Au deuxième étage, une jolie petite fenêtre... 

    Randonnée au Lac du Der 1 : visite de la ville de Troyes

    Là se termine notre visite du "Bouchon de Champagne".

    Troyes, une très jolie ville que je ne connaissais pas. Il faudra que j'y retourne avec le soleil pour finir de la visiter. Sa Cathédrale est célèbre et elle possède de beaux musées...


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  • Cette rando est la nôtre : nous l'avons préparée, ElianeMarie-France et moi en automne, au mois de novembre. Inutile de vous dire que sept mois plus tard nous l'avions largement oubliée ! Pourtant, nous ne nous en sommes pas si mal tirées, surtout compte-tenu du fait que Jacqueline nous a demandé de la faire en sens inverse, ce qui ne nous a pas facilité la tâche.

    A l'automne, cela donnait ces couleurs dans la forêt de Saint-Germain.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Au mois de juin la forêt a reverdi.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Le Pavillon de la Muette est un ancien rendez-vous de chasse construit par l'architecte ange-Jacques Gabriel pour le roi Louis XV en 1775 sur les ruines d'un ancien château construit sous François Ier au XVIème siècle. Le pavillon était jusqu'en juillet 2014 géré par l'Office National des Forêts. Il a été vendu par l'État et sa restauration, en conformité avec la procédure s'appliquant aux monuments historiques classés, a commencé début 2015.

    On aperçoit sur la toiture la terrasse belvédère destinée à suivre les chasses.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Nous rejoignons ensuite l'étang du Corra.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    et, passé le pont, arrivons en vue de Conflans.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Dans le port Saint-Nicolas, des péniches appartenant à des mariniers en retraite. Le Bateau-Chapelle "Je sers" y est amarré.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    C'est Joseph Bellanger, invalide de guerre devenu prêtre en 1924, qui créa l'Ent'raide Sociale Batellière, une oeuvre destinée à venir en aide aux marins. Le bateau, acheté en 1935 par l'ESB, devient ainsi le siège de l'aumônerie nationale de la Batellerie.

    Il est amarré devant le château de Théméricourt qui abrite l'internat permettant la scolarisation des enfants des bateliers.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Depuis le départ de Joseph Bellanger pour raisons de santé, des bénévoles continuent à apporter l’aide indispensable aux bateliers pour qu’ils soient en règle avec toutes les administrations (fisc, caisses d’allocations familiales ou de retraite, suivi des démarches, etc.).

    Par ailleurs, les mariniers étant moins nombreux en France (le parc fluvial a beaucoup diminué), les cas poignants ont toujours la ressource de s'adresser à LEB pour y trouver aide et compassion.

    Coucou les filles !

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    En bas de l'escalier conduisant à la partie chapelle, un comptoir au nom de Joseph Bellanger  pour accueillir les plus démunis.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    A l'avant du bateau, la partie chapelle

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Nous avons maintenant rejoint le petit restaurant que nous avions repéré en novembre. Par chance, il fait très beau aujourd'hui et nous pouvons nous installer en terrasse, à l'ombre des arbres.

    Il s'appelle Le Deux et se situe sur les bords de la Seine, malheureusement cachée par un parking de voitures...

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    J'espère que je n'ai oublié personne... ?

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Après le repas, nous nous rendons au Musée de la Batellerie et des voies navigables. Ce dernier est installé dans l'ancien Prieuré de sainte Honorine (d’où le nom de la ville) fondé en 1080 par Ives III de Beaumont, dit “le clerc”.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    La façade du Musée en briques et pierres

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    contraste avec le côté est, plus décoré.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Sur le côté, une jolie verrière

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Tiens, Annette a pris de la hauteur !

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    On peut depuis cet endroit jouir d'une jolie vue sur la Seine car le Musée se trouve dans la ville haute.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Un petit aperçu du musée

    La première pièce que nous avons visitée possède un élégant plafond.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    On peut y voir les différentes sortes de halage au fil des temps.

    Par l'homme...

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    A l'aide des chevaux (sculpture d'Emmanuel Frémiet - vers 1900)

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Les derniers bateaux à chevaux ont disparu vers les années 1960-1970. La corde de halage était fixée au sommet du mât pour éviter qu'elle ne s'accroche à la végétation des berges.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine 

    Il existait aussi des bateaux "toueurs" : une chaîne métallique, fixée à ses deux extrémités, est immergée dans le cours d'eau. Le bateau-treuil (ou toueur) s'agrippe à cette chaîne et peut tracter un train d'une quinzaine de péniches. Dans un premier temps, celui-ci est mû par des chevaux disposés en manège sur son pont, puis une machine à vapeur est installée à son bord, avant celle d’un moteur électrique en 1910.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Voici la maquette d'un coche d'eau parisien datant du XVIIIème siècle.

    Le service du coche d'eau est réservé au service des voyageurs et des marchandises de valeurs "en paquets". Il fonctionne selon un calendrier et un horaire fixe avec un barème de prix déterminé et affiché. Tous les grands cours d'eau de France avaient des coches d'eau mais c'est au départ de Paris que la navigation était la plus intense.

    Cliquez sur la photo pour mieux la voir.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    Et un panneau publicitaire datant de 1834 ainsi que la cloche destinée à signaler un départ prochain.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine 

    Dans la salle suivante sont rassemblées toutes sortes de maquettes de bateaux.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine 

    Sur celle-ci on peut reconnaître Maurice Chevallier ! 

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine 

    Dans cette vitrine, les femmes des mariniers ont réuni une collection des divers chargements transportés dans leurs péniches... On trouve ainsi du sable, des cailloux, du gravier, mais aussi des litières pour les chats, de l'amiante, des engrais, de la luzerne, du colza, du lait, des graines de moutarde, du sucre, du café, des cacahuètes, de la farine ou encore du sel. 

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine 

    Coupe d'une péniche transportant du charbon avec l'habitacle des mariniers au dessus du chargement 

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine 

    Dans l'orangerie du Château, une exposition a lieu jusqu'au 2 juillet prochain.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine 

    Nous y avons vu, à la va-vite, une reconstitution de la cabine originale du bateau "Le Fantasia" datant de 1930.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine 

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine

    On ressort du parc du Château par un élégant escalier de pierre.

    De Maisons-Lafitte à Conflans-Sainte-Honorine 

    Au final, ce repérage n'a pas aussi mal marché que nous le craignions...

    A refaire l'an prochain !

    (PS : merci à Maryannick pour les photos qu'elle a prises afin d'illustrer ce parcours en forêt.)


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  • Encore une très belle randonnée avec Jacqueline, du côté de Gif-sur-Yvette cette fois-ci.

    Et c'est parti pour la journée, ensoleillée comme vous le voyez.

    Une très belle nature encore aujourd'hui avec des fleurs...

    et des chevaux

    Ca monte, ça descend, de vraies montagnes russes : l'économie d'un billet d'avion !

    Au passage, des petites gâteries pour ce joli cheval

    une photo de Maryannick...

    Jolie maison

    Un kilomètre à pied, ça use, ça use...

    Iris sauvages

    Nous voici arrivés à Villiers-le-Bâcle où nous sommes venus visiter la maison de Foujita.

     

    En face de la maison, des panneaux publicitaires

    L'une des signatures qu'utilisait le peintre : un coeur muni d'ailes...

    La maison ci-dessous n'est pas celle du peintre mais l'ancien presbytère qui sert à l'accueil du public. Les tentes que vous voyez ont été installées en prévision de la Nuit des Musées. 

     

    Nous assistons d'abord à un petit film sur la vie du peintre (cliquez sur le lien).

     

    Foujita était un dandy : il arborait une coupe de cheveux très particulière (on dirait aujourd'hui une coupe au bol !), des lunettes toutes rondes et une petite moustache en forme de M... 

     

    Autoportrait au chat (1926)

     

    Puis, c'est la visite guidée (et gratuite : il paraît que ça ne devrait pas durer...) de la maison située dans un joli parc.

     

     

    Les volets de l'atelier de Foujita, au deuxième étage restent toujours fermés pour préserver les oeuvres du peintre de la dégradation due à la lumière du jour. Au rez-de-chaussée se trouvent la cuisine et la salle-à-manger du couple, au premier étage, le salon et la chambre.

     

    Les photos sont interdites dans la maison.

    J'ai réussi à en trouver sur le net sauf celles de la cuisine qui est pourtant émouvante à visiter et très datée 1960 avec ses placards en formica, ses robots modernes pour l'époque, un curieux appareil à couper la glace importé du Japon, mais aussi ses vieux moulins à café, et ses séries de casseroles en aluminium.

    Photo tirée du livre : Foujita, le maître du trait par Anne Le Diberder

    Randonnée autour de Gif et visite de la maison de Foujita

    Foujita a aussi décoré la crédence de l'évier de carreaux de Delft (pour certains originaux mais pour d'autres c'était juste un papier "Vénilla" collé sur des carreaux blancs !)

    Photo tirée du livre d'Anne Le Diberder

    Randonnée autour de Gif et visite de la maison de Foujita

    Le peintre aimait beaucoup les ferronneries, qui viennent d'Espagne, utilitaires et décoratives à la fois.

    Photo tirée du livre d'Anne Le Diberder

    Randonnée autour de Gif et visite de la maison de Foujita

    Nous sommes ici dans la salle-à-manger au niveau des anciennes caves de la maison. Foujita l'a beaucoup transformée lors de son achat en 1960.

     

    Les assiettes ont été fabriquées et décorées par Foujita et les armoires sont en bois massif. 

     

    Au premier étage (en réalité un RDC donnant sur la rue), le salon : on y voit l'escalier montant à l'atelier, un manteau et un chapeau sont accrochés à une patère comme si le peintre allait rentrer d'un instant à l'autre.

    La cheminée a été décorée par Fujita.

     

    La photo le montre mal mais le canapé est ultra moderne pour l'époque.

    La chambre du couple, seule et unique chambre de la maison, donne sur le salon par l'intermédiaire d'une grande baie : Foujita a ainsi donné à sa maison un "petit air" de maison japonaise, sans cloisons. De beaux paravents, décorés au pochoir ou avec des figurines en métal repoussé, exécutés par le peintre, permettent d'obtenir l'intimité nécessaire à ce lieu. 

    La chambre du couple (Photo tirée du livre d'Anne Le Diberder)

    Randonnée autour de Gif et visite de la maison de Foujita

    L'atelier du peintre est resté dans l'état où il l'a laissé : outre les nombreux pinceaux, les brosses, les pots de pigments et les pastels, on y trouve la machine-à-coudre Singer qu'il utilisait pour créer ses kimonos. 

    Sa blouse est restée posée sur sa chaise...

    Sur le mur du fond, un travail préparatoire à la fresque destinée à décorer la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix à Reims où il a été enterré en compagnie de sa dernière épouse, Kimiyo.

     A l'embrasure d'une fenêtre, Foujita a dessiné sa maison et inscrit la date à laquelle il l'avait achetée : émouvant...

    Photo tirée du livre d'Anne Le Diberder

    Randonnée autour de Gif et visite de la maison de Foujita

    Voici une photo de la chapelle

    Celle-ci est ouverte tous les jours, sauf le mardi, de 14 à 18 heures du 1er mai au 31 octobre.

     

    La nourriture de l'esprit, c'est très bien... mais un bon petit pique-nique dans la jardin, c'est pas mal non plus ! 

     

    surtout quand on a autant de confort... 

     

     

    Nous quittons Villiers-le-Bâcle. 

     

    Une sacrée descente qui nécessite une rampe... 

    On frêne des quatre fers, n'est-ce pas les filles...

     

    Il faut toujours un dernier, n'est-ce pas Jacqueline !

     

    C'est l'heure du casse-croûte apparemment...

    C'est la dernière grimpette, a promis Jacqueline, mais... elle est raide celle-là !

    Retour à Gif et à la civilisation

    Je ne peux hélas pas vous envoyer le parfum...

    Merci beaucoup Jacqueline


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  • Alors voilà toute l'histoire la vie de Saint-Cucufa
    que Jacqueline voulait tant connaître...

    Saint Cucufa était originaire d'Afrique (l'Algérie actuelle). En mission en Espagne, il fut victime de la persécution de Dioclétien pour avoir voulu vivre en fidèle disciple du Christ : il fut décapité en 303 à Sant-Cugat-del-Vallès près de Barcelone.

    Le martyre (ou la décollation) de Saint-Cucufa par Ayne Bru

    Ayne (Aine) Bru (probablement une prononciation catalane de Hans Brün) est un peintre de la Renaissance du XVIème siècle d'origine allemande ayant travaillé en Catalogne. En 1502, il est recruté pour peindre le retable de l'autel principal de l'église du monastère de Sant Cugat del Vallès, pour lequel il est rémunéré entre 1504 et 1507. L'œuvre est conservée au Musée national d'art de Catalogne.

    Le panneau central représente le martyre de Saint Cucufa (en catalan, Sant Cugat) avec un réalisme impressionnant. Le bourreau tranche la gorge du saint qui reste attachée à un tronc d'arbre. Au fond, La campagne anachronique comprend le monastère de Sant Cugat.

     

    L'étang de Saint-Cucufa

    Le chien qui dort paisiblement au pied du saint a ensuite été emprunté par Salvador Dali pour deux peintures intitulées « Dalí nu » ou « Dalí Dalí Dalí » 

    L'étang de Saint-Cucufa

    et « Dali à six ans ».

    L'étang de Saint-Cucufa

    En 835 les reliques du Saint furent translatées en France à la Basilique Saint-Denis : son nom se perpétue ainsi dans divers lieux de la région parisienne... dont l'étang de Saint-Cucufa qui est le but de notre randonnéee du jour.

    Maryannick a pris de très jolies photos que j'ai mêlées aux miennes.

    Nous voici sur les bords de Seine à Rueil-Malmaison.

    L'étang de Saint-Cucufa

    Magie des herbes folles

    L'étang de Saint-Cucufa

    Paix de l'eau qui dort

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    Traversée du Parc Naturel Urbain de Rueil-Malmaison

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    Schön...

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa par Maurice de Vlaminck (1903)

    L'étang de Saint-Cucufa

    Pique-nique au bord de l'étang : Jacqueline repère le trajet...

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    Le château de La Malmaison

    L'étang de Saint-Cucufa

    Fleurs d'ail, tulipes et monnaies du Pape sont du plus bel effet.

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

     

    Annie, spécialiste en plantes et fleurs, me dit que les petites fleurs violettes sont des ancolies...

    L'étang de Saint-Cucufa

    J'aime aussi beaucoup les euphorbes.

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    Dans le parc du Château de Bois-Préau, une très jolie statue de Joséphine de Beauharnais par Vital Gabriel Dubray

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    Bravo pour la photo Maryannick !

    L'étang de Saint-Cucufa

    Au sol, des clous en cuivre décorés de l'abeille impériale jalonnent le "Chemin Joséphine et Napoléon Bonaparte".

    L'étang de Saint-Cucufa

    Une jolie frise non loin de la gare (Je ne sais pas à quoi elle correspond...)

    L'étang de Saint-Cucufa

    C'est tout pour aujourd'hui...


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  • La journée qui s'annonçait belle, avait mal commencé avec un groupe de douze randonneurs coupé en deux à la descente du train en gare de Sermaise, faute à un conducteur mal embouché - ou distrait - mais surtout pressé de rejoindre son terminus, Dourdan, pour siroter un café en compagnie de ses collègues...

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Le nez et la barbe de Paul sont heureusement restés sur le quai avec leur propriétaire, les portes du train ne coinçant heureusement que les bâtons d'Anne durant le trajet entre les deux gares.

    Après un aller-retour Sermaise-Dourdan, le groupe s'est retrouvé avec joie, une demie-heure plus tard tout de même. La Senecefe c'est plus ce que c'était ma bonne dame !

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Nous avions déjà vu lors d'une randonnée l'an passé cette très belle Eglise de la Nativité de la Très Sainte Vierge - encore appelée Sainte-Anne - à Sermaise mais c'est toujours un plaisir de la fixer sur la "pellicule".

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Qui sait si lors d'une prochaine balade nous parviendrons à en visiter l'intérieur ? Elle est souvent fermée comme toutes les églises de campagne...

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Le printemps est bien là : une jolie glycine orne le mur de cette maison rurale.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

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    Nous prenons ensuite le chemin de la forêt en longeant un jardin où l'on peut admirer un arbre de Judée. Le nom de cet arbre m'a intriguée : j'ai trouvé sur le net qu'il venait peut-être de ce que Judas, s'étant repenti de sa trahison après-coup, se serait pendu à l'une de ses branches. Par ailleurs, cet arbre semble être très courant en Israël.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

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    Une multitude de jacinthes sauvages a élu domicile dans le sous-bois.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

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    Du jaune cette fois-ci avec ces genêts...

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    et ce champ de colza à l'orée de la forêt.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

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    Ca vaut bien une photo, n'est-ce pas Annie ?

    Symphonie en bleu et jaune pour Générations 13

     et même deux !

     Symphonie en bleu et jaune pour Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

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    Du blanc cette fois-ci avec cette fleur des sous-bois nommée "Sceau de Salomon" nous dit Annie (celle-ci, outre sa gentillesse, est précieuse dans les randonnées par sa grand connaissance des plantes).

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Son nom de Sceau viendrait de la trace que laissent les tiges chaque année sur le rhizome lorsqu'elles tombent, formant une cicatrice circulaire bien marquée qui apparaît sur un petit renflement, et ressemblant à un cachet ou sceau de cire. Quant au nom de Salomon, la réputation légendaire de ce roi lui attribuait la connaissance universelle et la sagesse, y compris des plantes.

    Le Sceau de Salomon a été utilisée comme plante médicinale pendant des siècles : il valait mieux la connaître et donc faire preuve de sagesse, car si l'on se trompait, cela pouvait être très dangereux : considérée comme toxique, la plante n'est plus utilisée actuellement dans les préparations officielles.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Encore une fleur des sous-bois blanche

    La Stellaire (dixit Annie). Ma mémoire me surprend : moi qui me plaint de ne pas en avoir !

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    Un pique-nique parmi les jacinthes pour Jacqueline et Paul

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Marie-France et Nicole

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Quand je vous disais qu'on pique-niquait parmi les jacinthes !

    Anne, Annie et Maryannick. Les autres étaient hors de mon champ de vision...

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    Nous voici arrivés en vue du Château du Marais, considéré comme le plus beau Château Louis XVI de l'Ile-de-France. Il ne se visite que le dimanche en saison (musée et parc).

    Un superbe platane situé en bord de route agrémente la pièce d'eau qui le précède.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

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    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie de "bleu" avec ce lilas...

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    et cette glycine

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

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    Une vulgaire aigrette de pissenlit fait une jolie photo, non ?

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Et c'est reparti pour les colzas !

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Le retour en direction de la gare de Saint-Chéron

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    J'ai adoré cette randonnée en Hurepoix alternant agréablement les passages en sous-bois avec les traversées de champs : merci à toi Jacqueline de l'avoir préparée pour nous.


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