• Pour accéder à la visite de Lyon (premier jour : montée à la Basilique de Fourvières), cliquez ICI.

    Hier nous avons acheté la City Card de la ville (elle coûte 25 euros et permet ainsi un accès - illimité - à tous les moyens de transport, aux visites guidées, à l'entrée dans plusieurs musées et à plein d'autres choses encore, ceci pendant 24 heures pleines).

    Visite de Lyon : la City Card amortie

    Il nous faut maintenant la rentabiliser !

    Nous partons ainsi le matin du vendredi pour rejoindre en deux stations de métro la Place de l'Hôtel de Ville où se trouve le Musée des Beaux-Arts de la ville et passons devant l'Opéra Nouvel.

    Construit en 1831 par Antoine-Marie Chenavard et Jean-Marie Pollet,

    Visite de Lyon : la City Card amortie

    il a été totalement restructuré et agrandi entre 1989 et 1993 par Jean Nouvel qui a surélevé l'ancien théâtre d'une verrière moderne qui n'a pas tout de suite été adoptée par les lyonnais.

    Visite de Lyon : la City Card amortie

    La façade est surmontée de 8 statues de muses sculptées par Guillaume Bonnet. Celles-ci mettent à l'abri des regards indiscrets les convives du Restaurant "Les Muses" qui jouit d'une belle vue sur la ville.

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Sympa !

    Visite de Lyon : la City Card amortie

    Faisant face à l'Opéra, l'arrière de l'Hôtel de Ville

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

     Dès notre arrivée sur la Place des Terreaux où se trouve l'Hôtel de Ville et le Musée des Beaux-Arts, notre regard est happé par la magnifique fontaine qui la décore : il s'agit d'une fontaine créée par Bartholdi qui a été inaugurée en 1892.

    L'oeuvre est inspirée du Bassin d'Apollon à Versailles.

    Le groupe est constitué par Amphitrite et deux petits enfants sur un quadrige tiré par quatre chevaux marins. Commandée initialement par la ville de Bordeaux, elle se nommait Char triomphal de la Garonne : elle représentait le fleuve et ses quatre affluents mais la ville n'eût pas les moyens financiers de l'acheter...

    Visite de Lyon : la City Card amortie

    Visite de Lyon : la City Card amortie

    Visite de Lyon : la City Card amortie 

    La façade de l'Hôtel de Ville 

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Une statue d'Henri IV, le Vert Galant, se trouve juste sous le clocher-carillon.

    Visite de Lyon : la City Card amortie... 

    Vue de la Place des Terreaux depuis le Musée des Beaux-Arts : à droite, la façade de l'Hôtel de Ville

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

     Mais il est temps maintenant d'entrer au Musée : il ouvre ce vendredi à 10h30, heure à laquelle nous allons poinçonner pour la première fois notre fameuse carte !

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Pour accéder au Musée, il faut traverser le Cloître de cette ancienne abbaye (également appelée Palais Saint-Pierre). On trouve ici un jardin public très agréable, à l'abri de la circulation.

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Les arcades du cloître sont décorées de médaillons représentant des personnages célèbres.

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    J'ai reconnu celui d'Antoine Coisevox, juste en dessous de la terrasse du restaurant. Ce sculpteur français est né à Lyon en 1640. 

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Le jardin est orné de plusieurs statues en bronze.

    C'est Apollon, le Dieu des arts en personne, qui accueille le visiteur.

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Il y a aussi une oeuvre de Rodin.

    L'ombre (illustrant Adam, l'un des damnés).

    Selon la volonté de l’auteur, cette sculpture ne possède pas de mains. Cet inachèvement novateur est caractéristique du travail de Rodin, qui ne recherche pas un rendu réaliste de la nature mais privilégie l’expressivité. Craignant cependant que cette mutilation soit mal comprise du public, le sculpteur décidera d’ajouter des mains à tous les tirages en bronze de cette sculpture réalisés postérieurement à celui-ci, qui porte témoignage de l’état originel de l’œuvre tel que l’artiste l’avait conçue.

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Je n'ai pas trouvé d'infos sur cette jolie sculpture...

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Carpeaux au travail par Antoine Bourdelle

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Je n'ai pu identifier cette délicieuse statue...

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Chactas méditant sur le corps d'Atala (Francisque Duret)

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

     Sous les arcades du cloître, de très belles sculptures également comme celle-ci d'Emile-Joseph Carlier représentant Gilliatt et la pieuvre.

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Entrons maintenant dans le Musée...

    La première salle que nous visitons est dédiée à un peintre lyonnais, Louis Janmot né en 1814.

    Ce tableau s'intitule "Rayons de soleil" et je le trouve très joli.

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    J'ai bien aimé aussi cet autoportrait de Jean-Baptiste Frenet, un artiste lyonnais du début du 19ème siècle.

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Du même peintre : jeune femme assise, ou la Mélancolie

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Encore un lyonnais : Fleury Richard

    Madame Elisabeth de France assistant à la distribution du lait dans sa maison de Montreuil (1852)

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

     De plus près: joli, non ?

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

     Passons maintenant aux peintres que tout le monde connait !

    Pierre-Paul Prud'hon : Portrait de Madame Anthony et de ses fils (1796)

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Jean-Baptiste Greuze : La dame de charité (1775)

    Visite de Lyon : la City Card amortie...

    Nous passons rapidement dans une salle dédiée aux fleurs...

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Antoine Coysevox : Louis XV à l'âge de 9 ans (1719) 

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Plusieurs tableaux religieux, français ou étrangers

    François Boucher : l'adoration des bergers (1750) 

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts 

    Pierre-Paul Rubens : l'adoration des Mages (1618)

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Jacob Jordaens : la visitation (1642)

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Rembrandt : la lapidation de Saint-Etienne (1625)

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Dans une salle, des tableaux gigantesques allant du sol au plafond tel ce Rubens (Saint-Dominique et Saint-François d'Assise préservant le monde de la colère du Christ - vers 1619)

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Philippe de Champaigne : l'adoration des bergers (1629)

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Simon Vouet : la crucifixion (1635-1637)

     J'avoue que je ne connais pas ce peintre mais j'ai aimé son oeuvre.

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts 

    Le Greco : le partage de la tunique du Christ (1681-1685)

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Francisco de Zurbaran : Saint-François (1659)

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Lorenzo Costa : la nativité (vers 1490)

    Inconnu de moi...

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Quentin Metsys : la Vierge et l'Enfant entourés d'anges (vers 1509)

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Quelques tableaux profanes que j'ai aimés

    J'ai adoré ce tableau de David Ryckaert : la peseuse d'or (milieu 17ème siècle)

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    et cet autre de Vincenzo Campi : les mangeurs de ricotta (vers 1680)

    Visite de Lyon : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Nous changeons d'étage...

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    L'occasion d'immortaliser les escaliers...

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Ah..., dirait Loredana, enfin les impressionnistes !

    Pierre-Auguste Renoir : jeune fille au ruban bleu (1888)

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Edgar Degas : Danseuses sur la scène (1889)

    Dans cette peinture, notre regard est attiré par le groupe des cinq danseuses représentées au premier plan, légèrement décentrées vers la gauche. Elles se tournent en direction du maître de ballet dont la minuscule silhouette s'inscrit à l'extrémité d'une diagonale.

    Moins minutieux, ici, dans la description de ses personnages et de la mise en scène, Degas sacrifie volontairement les détails au profit d'une explosion de couleurs vives. Dans cette œuvre à l'huile où une pâte riche a noyé les contours initiaux, il donne comme fond de scène un véritable paysage qui emprunte aux derniers pastels leurs vibrantes juxtapositions de couleurs et leur matière grumeleuse.

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Edouard Manet : Jeune fille dans les fleurs (1879)

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Paul Gauguin : Nave nave mahana (1903)

    Nave Nave Mahana montre sept jeunes filles et un enfant près d'un cours d'eau. Le groupe semble s'adonner à la cueillette de fruits. Leurs pieds sont solidement ancrés sur un sol rouge. À travers les arbres, le ciel est jaune.

    Malgré les composantes paradisiaques du paysage et la gamme de couleurs chaudes, l'atmosphère qui se dégage de cette peinture est loin d'être insouciante, entre idéal poétique et pesanteur mélancolique, entre délice et tristesse. Figées, lointaines, silencieuses, les yeux baissés, le visage grave, les figures composent une représentation révélatrice de l'isolement de l'artiste, souffrant à l'époque de solitude, de maladie et de dépression.

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Edouard Vuillard : Bouquet de fleurs sur une cheminée aux Clayes (1932-1935)

    J'adore !

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Claude Monet : Mer agitée à Etretat (1883)

    Cette vue d'une plage cadrée depuis la fenêtre d'un hôtel est celle d'Étretat que Monet peint en série en février 1883. Vision hivernale par gros temps. Au premier plan, le mince espace représente le port d'échouage des bateaux : deux pêcheurs près de leur barque et trois caloges, vieilles barques couvertes de chaume qui servaient à abriter le matériel de pêche.

    Devant le rideau de pluie qui strie le ciel au loin, se détache la forme pittoresque de la falaise, les touches horizontales du pinceau soulignant les strates de la pierre. Sous l'effet d'un vent violent, les vagues nacrées traitées en boucles rapides et vibrantes envahissent la partie centrale du tableau.

    J'adore aussi...

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

     Au détour d'une salle, L'âge d'airain de Rodin (1875-1877)

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Henri Martin : Le pont de Labastide-du-Vert (1903-1909)

    Avec les deux arches se mirant dans l'eau calme de la rivière, le peintre combine ici un travail sur l'ellipse et une étude sur les reflets. On remarquera la lavandière en bord de rivière.

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Pour terminer, j'ai flashé sur cet Arlequin de Rémi de Saint-Marceaux (1879-880)

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Un coup d'oeil du côté de la Cafétéria décorée de cette fresque de Raoul Dufy : La Seine, de Paris à la mer (1939-1940) 

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    En redescendant, un adieu au musée avec cette peinture du Pérugin

    L'Ascension du Christ (1496-1498)

    Le Pérugin consacre trois années à la réalisation d'un retable pour le maître-autel de l'église des bénédictins de la ville de Pérouse. Si l'ensemble comprend alors 15 éléments, seules la partie centrale et la lunette , représentant l'Ascension du Christ, sont aujourd'hui conservées au musée de Lyon.

    La composition s'organise de manière symétrique autour d'un axe central allant de la terre au ciel et reliant, par un jeu de gestes et de regards, la Vierge Marie, le Christ et Dieu le Père. De part et d'autre de la Vierge, sont placés les douze apôtres et saint Paul, figure importante de l'Église primitive. Au-dessus d'eux, le Christ apparaît dans une mandorle. Entre les différents niveaux, des anges jouent de la musique ou prient Dieu le père. Le Pérugin met au point dans ce retable un style classique qui préfigure l'art de son élève Raphaël.

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    En voici un détail : la Vierge entourée de Saint-Pierre et de Saint-Paul

    Il faut remarquer le paysage derrière eux qui se dégrade selon les règles de la perspective atmosphérique : dans un camaïeu de bleus, on distingue une petite ville fortifiée, au bord d'une rivière serpentant au creux d'une vallée entourée de montagnes.

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Nous terminerons par le Réfectoire des abbesses qui sert d’accueil aux groupes.

    Réalisé vers 1687 , il est caractérisé du style baroque par son exubérance et le foisonnement de personnages, de lignes et de formes en mouvement.

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Si le projet initial revient à l'artiste Thomas Blanchet, il a été largement transformé après sa mort par le sculpteur Simon Guillaume qui a assumé le suivi de sa réalisation. C'est à lui que l'on doit d'ailleurs l'ensemble des sculptures. Par leur style, elles rappellent l'influence du grand sculpteur baroque Bernin auprès duquel Simon Guillaume s'est formé à Rome.

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Vertus monastiques, femmes illustres de l'Ancien Testament, figures de saintes et martyres, scènes de la vie de la Vierge, du Christ, représentations des saints protecteurs et patrons de la ville, de l'Abbaye et de l'Abbesse qui a commandé le décor, l'ensemble sculpté se veut à la fois un discours théologique et un éloge de l'abbaye, de son histoire et de son abbesse. Les peintures latérales décrivent des scènes de la vie du Christ, en rapport avec la fonction du lieu. A l'est, la Cène, c'est à dire le dernier repas du Christ, à l'ouest, le miracle de la multiplication des pains.

    Les trois compositions rondes des voûtes présentent des scènes d'ascension céleste de trois personnages (l'enlèvement au ciel du prophète Elie sur un char de feu, l'Ascension du Christ et l'Assomption de la Vierge). Toutes ces peintures ont été réalisées par Pierre-Louis Crété, au style si personnel et qui fut l'un des plus grands peintres lyonnais de son temps après avoir accompli une bonne partie de sa carrière en Italie.

    L'enlèvement au ciel du Prophète Elie sur un char de feu

    Visite de Lyon (deuxième jour) : La peinture au Musée des Beaux-Arts

    Nous avons vu de bien belles choses dans le musée de Lyon qui est, parait-il, le plus grand musée de France après Le Louvre. Il va falloir recharger les batteries car notre programme City Card continue cet après-midi avec la visite guidée du vieux Lyon...

    La suite très bientôt... ICI.


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  • Loredana, mon amie italienne, est venue nous voir à Paris pour une petite semaine. Profitant de ce séjour, je l'ai emmenée faire une petite virée à Lyon, ville que nous ne connaissions ni l'une ni l'autre.

    Notre voyage s'est déroulé en sandwich entre deux grèves de la sncf... et s'est ma foi très bien déroulé : parties le matin du jeudi à 10 heures de la gare de Lyon, nous étions sur place à midi.

    J'avais réservé une chambre à l'Hôtel du Théâtre, sur la presqu'île, un lieu vraiment très central depuis lequel nous avons pu accéder à tout ce que nous voulions visiter.

    Pour nous y rendre, nous avons traversé la célèbre Place Bellecour où trône, au centre, la statue de Louis XIV en empereur romain, sculptée par Desjardins. On peut apercevoir à l'horizon Notre-Dame de Fourvière et la mini tour Eiffel.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière 

    De plus près, sur le net...

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    De chaque côté de la statue, deux allégories du Rhône et de la Saône : celle du Rhône fait face à l'Est et au fleuve, celle de la Saône à l'Ouest et à la rivière. Elles sont respectivement l'oeuvre (1720) de deux frères, Guillaume et Nicolas Coustou.

    Le Rhône prend la forme d'un homme fort et vaillant avec une rame à la main. Sous lui, un lion rugit, maintenant de sa patte un poisson et des produits agricoles évoquant la richesse de la vallée.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    La Saône, quant à elle, est représentée par une femme dénudée allongée sur un lion et qui déverse une corne d'abondance contenant les fruits, légumes et céréales de la vallée.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Non loin de là, tout près de la Saône, la place des Célestins où se trouve le théâtre du même nom, un théâtre à l'italienne fort élégant.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Notre chambre à l'hôtel du Théâtre donne justement sur le théâtre : sympa !

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Vue depuis notre balcon

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Après avoir naturellement déjeuné dans un "bouchon" (Chez Mounier, rue des marronniers), nous partons pour la visite de la colline de Fourvière, un incontournable lyonnais.

    Il suffit de passer le pont Tilsitt, rebaptisé Pont Bonaparte en l'honneur de l'action du grand homme en faveur de la réhabilitation de la ville, pour arriver au métro "Vieux Lyon" où se trouve le départ de la "ficelle", nom du funiculaire desservant la Basilique.

    Vue sur la Saône depuis le pont Bonaparte : au premier plan, la passerelle du Palais de Justice et au loin la colline de la Croix-Rousse

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

     Le clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste vu depuis l'avenue Adolphe Max

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

     Mon amie Loredana attend le départ de la ficelle.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Il n'y aura pas de visibilité pendant le court trajet : le funiculaire circule sous le tunnel de Fourvière.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Du haut de la colline, on jouit d'un superbe panorama sur la ville : on peut reconnaître au centre la tour de la Part-Dieu, encore appelée "crayon" par les lyonnais qui s'en servent comme point de repère, la Saône qui coule de gauche à droite et l'Opéra Nouvel sur la gauche.

    Cliquez sur l'image pour l'agrandir...

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Devinez-vous le cours du Rhône en arrière plan, parallèle à celui de la Saône...?

    Entre les deux se trouve la "Presqu'île" où nous logeons.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Cette vue plongeante sur la Saône permet de situer à gauche le Palais de Justice et sa passerelle et à droite les tours de Saint-Jean-Baptiste : il s'agit ici du "Vieux Lyon", de l'autre côté de la Saône.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    La Basilique depuis l'esplanade : celle-ci a été construite par Pierre Bossan suite à un voeu de l'Archevêque de Lyon, Monseigneur Ginouilhac, d'ériger une église (basilique) si Lyon n'est pas envahie (nous sommes en 1870 : c'est la guerre avec la Prusse). L'ennemi s'arrête à Nuits-Saint-Georges...

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Saint-Michel Archange terrassant le dragon : le choix de l'architecte fut jugé scandaleux à l'époque car c'est à cet endroit qu'aurait dû être placée la statue de la Vierge, reléguée sur le clocher de la chapelle...

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

     Il n'est pas facile de photographier la Basilique de Fourvière depuis la sortie de la ficelle car il y a peu de recul... Vous apercevez la statue de la Vierge, dorée, à droite.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    On parle souvent de pâtisserie pour l'architecture de cette église : à juste titre ! Pour être plus sérieux, elle est de style néo-byzantin.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

     

    Le lion de Juda monte la garde devant l'entrée de la crypte, et... moi aussi !

     

    Escapade à Lyon (premier jour) : montée à la Basilique de Fourvière

    Entrée latérale droite de la Basilique

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    L'intérieur de la Basilique est tout aussi chargé que l'extérieur : l'église est entièrement recouverte de mosaïques.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Mosaïque représentant la vie de Jeanne d'Arc (l'éclairage tamisé de la Basilique rend les photos difficiles...)

    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Jeanne au bûcher

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Escalier menant à la Crypte

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    La Crypte est beaucoup plus sobre que l'église haute (Photo site fourviere.org).

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Dans le choeur, une statue de Saint-Joseph portant l'Enfant Jésus surplombe l'autel. En dessous, la mort de Saint-Joseph (Photo Jasminka Keres)

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    J'ai remarqué l'élégance de ces anges supportant les retombées des voûtes.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    J'ai bien aimé aussi la grande mosaïque située au fond de l'église représentant Saint-Jacques de Compostelle rassemblant les foules, offerte par Larissa Perekrestova et inaugurée en 2004 (un travail de 5000 heures).

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Au sortir de la Basilique, on peut apercevoir la "Tour Eiffel", comme la nomment les lyonnais.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    En fait, elle représente le troisième étage de la vraie Tour Eiffel. On dit que sa construction a été soutenue par la municipalité afin d'ériger sur la colline de Fourvière un monument républicain qui ferait concurrence à la Basilique récemment construite... Elle a été ouverte au public en 1894 et possédait à l'époque un restaurant panoramique.

    Une très jolie affiche publicitaire la mettait en avant.

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Elle a été rachetée en 1953 par la RTF et sert actuellement de relais aux émetteurs de télévision et de téléphonie. Son accès est maintenant interdit au public. 

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Retour sur la ville...

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Mais quelle est cette curieuse statue située en bord de Saône... ?

    Elle s'intitule "Les gardiens de la passerelle".

    Il faut remarquer une chose étrange : les deux visages sont les mêmes ! Un homme porte son double... Les auteurs (Michael Elmgreen et Ingar Dragset) disent que "C'est l'histoire de quelqu'un qui essaie de se sauver lui-même"...

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Moi, sur la passerelle, j'ai aussi photographié mon amie (un peu par surprise) !

    Visite de Lyon : la Basilique de Fourvière

    Fin de la première journée : la suite au prochain numéro... ICI.


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  •  Nous voici dans la rue principale de Saint-Jean-de-Luz. On reconnait la région à l'aspect de ses maisons aux façades couleur "rouge basque".

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     Mais il y a aussi d'autres jolies maisons dans la ville, moins typées.

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     Voici le clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste Louis XIV se maria (pour le bien du Royaume et sous la pression du Cardinal Mazarin) avec l'infante d'Espagne, Marie-Thérèse, le 9 juin 1660.

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    Les raisons du mariage de Louis XIV sont bien sûr politiques.

    Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

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    Cette toile de Jacques Laumosnier représente le mariage ; il existe aussi une tapisserie d'après Charles Le Brun qui est conservée aux Gobelins.

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    Sur le mur côté rue principale, on trouve une plaque commémorant l'événement : la porte par laquelle le Roi et sa future épouse sont entrés pour se marier a été murée après la cérémonie...

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    Une petite vidéo pour en apprendre plus sur le mariage du Roi

    J'ai craqué pour ces jolis pois lupins.

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    L'église est sublime avec ses galeries en bois et son choeur richement décoré.

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    Ce bateau ex-voto rappelle la situation maritime de Saint-Jean-de-Luz.

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    On est très croyant dans le midi: voici un joli calvaire.

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    Le chemin de croix est intéressant aussi.

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    Le retable "Gloria" du choeur est monumental : en bois doré sculpté, il occupe toute la hauteur du mur du fond de l'abside.

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    Et maintenant, direction le bord de mer !

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    Beaucoup de très belles villas sur la promenade

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    Sur le bas-côté, les rues qui mènent à la mer sont animées : on y trouve des restaurants.

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    Certaines maisons possèdent des petites passerelles pour accéder au premier étage : la mer peut être très violente ici et la municipalité a dû construire une digue pour protéger les rez-de-chaussée.

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    Beaucoup de volets sont fermés à cette époque de l'année : ce sont des résidences secondaires ou bien ces villas attendent-elles un locataire pour l'été ?

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    Et puis, il y a la mer...

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    Au bout de la promenade, le part de Saint-Jean-de-Luz

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    En nous dirigeant vers le centre-ville, nous aperçevons de belles maisons : celle de droite est la maison de l'Infante.

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

     Cette photo prise de l'autre côté du port - tirée de Wikimédia - la met mieux en valeur. Elle a été construite en 1640 et en 1660 l'Infante Marie-Thérèse y séjourna dans l'attente de son mariage avec Louis XIV.

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    Nous voici maintenant sur la Place Louis XIV qui est le coeur historique de la ville : elle tire son nom du fait que le Roi séjourna dans l'une de ses maisons lors de son mariage avec l'Infante d'Espagne.

    Elle est fréquentée par les peintres locaux.

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    La maison Lohobiaguenea ou maison Louis XIV : cliquer sur l'image pour l'agrandir.

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    L'élégante tourelle d'angle de la maison Louis XIV

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    L'Hôtel de ville borde la place sur l'un de ses côtés.

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    Ce jour-là il s'y passait justement un mariage et deux jeunes gens participaient au côté folklorique de la cérémonie, accompagnés de quelques musiciens... 

    Vacances à Biarritz : Bref passage à Saint-Jean-de-Luz

    Fin de ces belles vacances basques...


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  • En repartant de Salies-de-Béarn, Josette et Milou nous ont emmenés à Sauveterre-du-Béarn, un petit village situé à une dizaine de kilomètres. Sur la route, j'ai eu la surprise de voir plusieurs nids de cigogne mais..., étant en voiture, je n'ai pas été assez vive pour en immortaliser une dans son nid !

    Il parait que c'est courant dans la région.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    En arrivant à Sauveterre, le paysage est à couper le souffle. Du haut du promontoire où est construite la petite cité médiévale, on domine le Gave d'Oloron et la végétation environnante.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    La tour Montréal fait partie des éléments défensifs de la ville : elle date du début du XIIIème siècle.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Le pont de la Légende était l'un des trois ponts qui reliaient primitivement la ville de Sauveterre, sur la rive droite du gave d'Oloron, à la rive opposée.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Mais d'où vient ce curieux nom... ?

    En 1170, à la mort du vicomte Gaston V de Béarn, sa veuve, la reine Sancie, est accusée publiquement d’avoir volontairement donné la mort à son fils nouveau-né. Son frère, le roi Sanche VI de Navarre, décide que seule l’épreuve de l'ordalie peut certifier la culpabilité ou l'innocence de l'accusée.

    L'épreuve de l'ordalie (ou "Jugement de Dieu") est la suivante : si l'accusé est innocent, Dieu, qui le sait, l'aidera à surmonter l'épreuve.

    L'ordalie a lieu en présence de 3 000 personnes massées aux abords du pont : la reine est précipitée dans le gave, pieds et poings liés. Mais au lieu d’être englouti par les eaux vives, le corps est transporté par les eaux en surface et déposé sur la grève à trois portées de flèches. La reine ainsi innocentée est acclamée par la foule.

    En reconnaissance à la Vierge qu’elle avait invoquée, elle brode un riche manteau qu’elle envoie à Notre-Dame-de-Rocamadour.

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    Milou est content de nous faire découvrir sa région natale.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

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    Voici l'église fortifiée de Sauveterre-de-Béarn : l'église Saint-André a été bâtie entre le XIIème et le XIIIème siècles. Son architecture est un mélange de style roman et gothique.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Un tympan surmonte le portail.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Le Christ en majesté de la mandorle est entouré des quatre évangélistes.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Le choeur est en peinture polychrome tandis que les trois nefs sont plus sobres.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Un curieux chapiteau de colonne : il représente "la gourmandise"... (image Wikipédia)

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Le chevet est très beau, roman. Grâce à l'action de Prosper Mérimée, les dégâts provoqués par les guerres de religion et la révolution ont été réparés en 1869-1870.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Son clocher, d'après certaines hypothèses, était autrefois crénelé.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Ah cet André, toujours à faire le clown ! 

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Il faut dire que ce pilori est là pour ça...

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    Une jolie porte donne accès au jardin de la Mairie.

    Une courte visite à Sauveterre-du-Béarn

    A voir !


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  • Il fait soleil ce matin à La Milady - même si comme de coutume depuis que nous sommes arrivés dans le sud, il fait un peu frisquet... - Aujourd'hui, nous allons passer la journée du côté de Salies de Béarn avec Josette et Milou.

    Ce dernier est très fier de nous faire visiter sa ville natale !

    Voici la place principale de Salies : la place du Bayaà avec sa fontaine évoquant la source salée désormais enterrée. La Reine de Navarre, Jeanne d'Albret, est venue séjourner dans la maison (au centre de la photo) avec son fils, le future Henri IV.

     

    Une carte postale ancienne la montre non rénovée : on a un peu de mal à la reconnaître...

    Sur le mur d'une des maisons de Salies, une plaque illustre l'événement.

    Un petit tour dans les rues

    On peut y voir de jolis balcons.

    Cette maison date de 1683 : elles est caractéristique de la maison salisienne avec un toit à forte pente, une galerie couverte et une balustrade en encorbellement sur trois côtés.

    Si on était à Naples, on verrait du linge sécher sur ces balcons, bien à l'abri des intempéries !

    Bingo !

    Ces décors en bois sculpté ornant toitures et balcons font aussi le charme de certaines maisons salisiennes.

    Impossible je crois de trouver ruelle plus étroite...

    Les habitants ici sont soucieux du décor de leur pas de porte.

    Au détour d'une rue, on aperçoit l'église...

    Ne se croirait-on pas au Moyen-Age... ?

    Et puis il y a la rivière, le Saleys : c'est un affluent du Gave d'Oloron.

    Une jolie photo d'André

    Dans cette maison, on aperçoit, sous la balustrade, le four à pain construit à l'extérieur des murs.

    Voici l'église de Salies-de-Béarn, Saint-Vincent : elle date du XVème siècle.

    Revenons maintenant sur la Place du Bayaà...

    C'est ici que se trouvait autrefois la source d'eau salée de la ville.

    Un monument en commémore l'existence, situé au rez-de-chaussée de l'une des maisons.

    Mais que fait ici ce sanglier... ?

    L'animal est lié à une légende...

     Vers l'an 1000, un sanglier traqué aurait échappé à ses poursuivants. La bête blessée aurait été retrouvée dans un marécage quelques jours plus tard en train d’agoniser, les soies couvertes de cristaux de sels. Dans un dernier souffle de vie, le sanglier leur aurait déclaré en béarnais "Si you nou eri mourt, arres n'y bibéré" : « Si je n'y étais pas mort, personne n'y vivrait.".

    C’est ainsi que les hommes auraient découvert la présence de l’eau salée à Salies-de-Béarn et s’y seraient installés.

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    Le matin, nous avons visité l'Espace muséographique de la boutique de la saline du village (voisine).

    Le sel de Salies est du sel gemme, c'est à dire qu'il vient du sous-sol : il faut remonter à 220.000.000 d'années à l'ère secondaire (le Trias) pour que l'immense continent "la pangée" commence à se disloquer.

    Animation sur la formation des continents

    L'océan rentre dans les continents et le climat est torride : l'évaporation de l'eau de mer laisse les sédiments s'accumuler - on parle de roches salifères. Celles-ci vont remonter à la surface avec la formation des Pyrénées. Les eaux d'infiltration vont traverser cette couche de roches salifères, se charger en sel, et ressortir en une source naturelle à Salies-de-Béarn.

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    La Place du Bayaà au XVIIème siècle

    À certaines heures de la journée, les « tiradous » (porteurs) s’emparent des « sameaux » (cuves) et courent à travers la cité pour en déverser le contenu d’eau salée dans les « coulédés » (auges de pierre) qui se trouvent devant les maisons des fabricants de sel.

    Une petite vidéo pour expliquer toute l'histoire du sel de Salies...

     

    Salies a fait l'objet de plusieurs affiches des Chemins de Fer du Midi pour vanter les bienfaits de son sel : la ville était au XIXème siècle une station thermale réputée.

     

    Vacances à Biarritz : Promenade dans Salies-du-Béarn

     

    L'Impératrice Eugénie en a été une grande ambassadrice.

     

    Vacances à Biarritz : Promenade dans Salies-du-Béarn

     

    Sans sel de Salies, point de jambon de Bayonne !

    Déjà en son temps, Jeanne d'Albret et son fils Henri IV en furent les premiers ambassadeurs en privilégiant le jambon de Bayonne à leur table. Louis XIV le proposa à la dégustation lors de son mariage à Saint-Jean-de-Luz et Rabelais le place volontiers au menu de Gargantua...

    Les jambons frais sont frottés et recouverts d'une épaisse couche de sel de Salies avant d'être placés au saloir.

     

    Vacances à Biarritz : Promenade dans Salies-du-Béarn

     

    Jambon (Paul Gauguin - 1889)

    Vacances à Biarritz : Promenade dans Salies-du-Béarn

     

    A la fin de la visite de l'espace muséographique, une petite dégustation de différents jambons accompagnés d'un petit verre de vin blanc...

    Vacances à Biarritz : Promenade dans Salies-du-Béarn

     L'après-midi nous avons visité la "crypte" de Salies.

    La place du Bayaà devenant trop nauséabonde, il fut décidé en 1865 de la couvrir d'une voûte ; dans les années 2000, des travaux ont été entrepris pour permettre une évacuation des eaux avec un système de forage afin de désengorger la crypte et pouvoir l'ouvrir à la visite à partir de 2012.

    Voici la maison des Part-Prenants

    Aujourd’hui, les Part-Prenants sont les descendants des premiers habitants de Salies : pour être l’un deux, il faut donc remplir les mêmes conditions de résidence et d’hérédité qu’en 1587. Il s'agit ici de droit coutumier, de sol, de sang : pour pouvoir être Part-Prenant, il faut être fils ou fille de Part-Prenant et habiter Salies depuis au moins six mois.

     Milou, s'il revenait habiter à Salies, pourrait à nouveau être un Part-Prenant !

    Une visite qui nous a beaucoup appris.


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