• Si vous avez loupé le premier épisode de notre circuit en étoile "Au coeur de Madère", cliquez ICI.

    Oui oui, je travaille sur la suite du voyage... mais il me semble indispensable, avant de vous en montrer d'autres images, de revenir sur la géographie de l'île et sur son histoire (l'île a été découverte en 1420).

    Celle-ci fut fortuite comme celle de la plupart des découvertes. Le Portugal, qui est fortiche en la matière, avait envoyé trois de ses capitaines de caravelles (João Gonçalves Zarco, Tristão Vaz Teixeira et Bartolomeu Perestrelo) à la découverte des Indes.

    Après une tempête survenue en haute mer pendant laquelle le voilier a dérivé de sa route le long des côtes africaines, ils découvrent dans un premier temps - en 1419 - une petite île qu'ils appelèrent Porto Santo (Port Saint) car elle leur avait porté chance puis ils font route sur Madère qui n'est qu'à quelques miles où ils abordent en 1420.

    L'archipel de Madère est composé de l'île de Madère, de celle de Porto Santo et des îles désertes qui sont inhabitées. Il est le résultat d'une série d'éruptions volcaniques datant de 35 millions d'années qui ont fini par émerger il y a environ 8 millions d'années (la partie immergée est de l'ordre de 4.000 mètres portant l'altitude totale du volcan à près de 6.000 mètres).

    Depuis 6.000 ans, le volcan se tient tranquille...

    Circuit en étoile à Madeire : un peu d'histoire

    En 1425, les deux îles principales sont colonisées. : Zarco et Teixeira deviennent gouverneurs des deux parties de l'île de Madère qui leur sont attribuées, le premier reçevant Funchal en 1450 et le second Machico en 1440 tandis que Bartolomeu Perestrelo devient gouverneur de Porto Santo en 1446.

    Zarco est célèbre à Madère : il y a des hôtels qui portent son nom, il a une statue dans Funchal...

    Voici son portrait - posthume - attribué à Nicolau Ferreira (1790)

    Circuit en étoile à Madeire : un peu d'histoire

    Les îles sont alors inhabitées et couvertes de forêts de lauriers (les découvreurs appellerons la plus grande des deux îles Madère car "madeira" en portugais signifie "bois"). Les colons vont s'attaquer à la déforestation mais un incendie mal contrôlé dans le sud de l'île brûlera plusieurs hectares de forêt tant et si bien qu'il faudra par la suite y introduire de nouvelles espèces, non endémiques.

    Ils ont aussi construit des canaux d'irrigation, les "levadas", pour transporter les eaux qui abondaient sur la côte Nord vers la côte Sud. La levada la plus récente fut créée dans les années 1940-1950.

    Elles font le bonheur des randonneurs !

    Circuit en étoile à Madeire : quelques généralités sur l'île...

    Renseignements donnés par notre guide, que j'ai notés mais il y a peut-être quelques erreurs...

    Le climat

    Il est subtropical. Les températures ne descendent que rarement en dessous de 10°C et montent rarement au dessus de 32°C : en moyenne, il fait 21°C, ce qui permet de se passer de chauffage l'hiver dans les maisons : l'idéal quoi !

    La population

    A Madère il y a 260.000 habitants seulement mais 1.500.000 madériens se sont expatriés, principalement au Vénézuéla. Il faut dire que l'île n'est pas grande (58 kms de longueur sur 23 kms seulement de largeur). A Funchal, il y a un peu plus de 100.000 habitants, ce qui représente environ 40% de la population de l'île.

    La scolarité des enfants

    Les bébés peuvent aller en crèche à partir de 4 mois (les femmes ont droit à 5 mois de congés de maternité payés par la Sécurité Sociale). L'école maternelle est payante, l'école primaire est gratuite. Les adolescents font soit une école professionnelle soit ils vont au lycée jusqu'au baccalauréat.

    Il y a une Université à Funchal (droit, langues, médecine théorique, sous réserve...).

    Le taux de chômage est de 8% : les jeunes partent souvent en Angleterre, en Afrique du Sud ou au Vénézuéla).

    Les salaires

    Le SMIC est légèrement supérieur à Madère (592 euros) par rapport au Portugal (580 euros). Le salaire moyen d'un ouvrier est de 1000 euros. Une infirmière gagne 1200 euros, un enseignant 1500 euros et un médecin 2500 euros.

    Le logement

    Le m² à Funchal coûte 1500 euros. Un appartement privé coûte environ 500 euros/mois, en HLM c'est selon les revenus.

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    L'agriculture

    Les trois grandes productions agricoles de l'île de Madère sont dans l'ordre, les bananes, le vin, et les fleurs. La canne à sucre, quant à elle, est cultivée actuellement presque intégralement en vue de la fabrication du "miel", ce sirop qui sert à l'élaboration de l'apéritif local, la Poncha.

    L'époque de "l'Or blanc"

    La canne à sucre est importée au XVème siècle à Madère, venant de Sicile.

    Circuit en étoile à Madeire : quelques généralités sur l'île...

    Avec l'expansion rapide de son industrie sucrière, Funchal devient un centre commercial d'excellence fréquenté par des commerçants de diverses nationalités : des italiens, des basques, des catalans et des flamands. C'est ainsi que jusqu'en 1500 environ, le sucre de Madère est directement exporté vers les Flandres en échange d’œuvres d'art et de tableaux de grands maîtres : la peinture de l'autel et le plafond de la Cathédrale de Funchal ont ainsi été payés en sucre...

    Le sucre a fondu..., les tableaux sont restés !

    Cependant, avec l'arrivée des portugais au Brésil en 1500, Madère perd rapidement sa place centrale dans l'économie de la production de canne à sucre pour le Portugal... C'est la "crise du sucre" qui a donné lieu à une vague d'émigration.

    Le vin de Madère

    A la moitié du XVIème siècle, Shakespeare cite l'importante exportation et la notoriété de la Malvoisie de Madère. Dans sa pièce Richard III , Georges, duc de Clarence et frère du roi Edouard IV d'Angleterre, condamné à mort pour trahison, est d'abord poignardé avant d'être jeté dans un tonneau de ce vin (son goût pour cette boisson était bien connu)...

    Avec le déclin de la production de sucre à la fin du XVIème siècle, les plantations de canne à sucre sont remplacées par des vignobles qui bénéficient de la richesse du sol volcanique : ainsi est né le vin de Madère exporté vers l'Europe (l'Angleterre surtout, du fait du mariage de la princesse de Bragança, fille de Dom João, roi du Portugal, avec Charles II, roi d'Angleterre) puis, entre les XVIème et XVIIème siècles, vers les Indes et l'Amérique. Le Japon importe le vin de Madère depuis le XIXème siècle.

    En 1852, l'île fut ravagée par une épidémie de mildiou : 90% de la production de raisin fut décimée et quelques années plus tard, une autre maladie, le phylloxéra, venue des Etats-Unis acheva de dévaster les plants restants. Cependant au début des années 1900 le vin de Madère reprit peu à peu de l'essor et son commerce est actuellement florissant.

    A Madère, les vignes sont le plus souvent très hautes et en forme de tonnelles, ce qui permet, une fois les vendanges faites, d'y cultiver d'autres plantes comme la patate douce par exemple.

    Circuit en étoile à Madeire : quelques généralités sur l'île...

    La culture de la banane

    C'est sur la côte sud et en terrasse qu'elle est cultivée, là où l'on trouve un climat subtropical.

    Le bananier ne donne qu'une récolte par an, une fois que le régime de bananes a été coupé, le pied meurt. Les rejets formeront les nouveaux bananiers : c'est ainsi que l'on voit souvent trois générations de bananiers réunis, la grand-mère, la mère et le bébé...

    Circuit en étoile à Madeire : quelques généralités sur l'île

    Un bananier fleurit après six à sept mois et il faut deux mois de plus pour que le régime (qui s'appelle une "main") se forme.

    Celui-ci est souvent recouvert d'un sac plastique afin de protéger les fruits des insectes mais il doit être ouvert aux deux extrémités pour laisser passer l'air et l'eau.

    Savez-vous qu'un régime de banane pèse entre 40 et 80 kilos et que, comme les bananiers poussent sur des petites terrasses, il est transporté à dos d'homme...

    Madère produit sur 700 hectares, grâce à 2800 petites et moyennes parcelles retenues par des murets de pierre (appelées "socalcos"), 22.000 tonnes de bananes par an. Les bananes sont vendues 75 centimes le kilo.

    Les fleurs

    Madère est réputée pour ses fleurs. J'aurai l'occasion d'y revenir plus tard tout au long de ces billets sur notre séjour à Funchal.

    Les fleurs sont cultivées dans des serres (13.000.000 de tiges de fleurs sont exportées chaque année). Nombreux sont les touristes qui rapportent des cartons de fleurs de Madère chez eux : on en trouve même à l'aéroport. Pour en avoir reçu en cadeau précédemment, je peux dire qu'elles se conservent très très longtemps.

    L’emblème de l'île est la Vipérine. Fleurissant au printemps, nous n'en n'avons pas vu,

    Circuit en étoile à Madeire : quelques généralités sur l'île

    mais nous avons souvent vu des oiseaux de Paradis...

    Circuit en étoile à Madeire : quelques généralités sur l'île

    ainsi que de nombreux anthuriums.

    Circuit en étoile à Madeire : quelques généralités sur l'île

    Nous avons vu aussi quelques Protéas, emblème de l'Afrique du Sud.

    Circuit en étoile à Madeire : quelques généralités sur l'île

    Le tourisme

    Evidemment, toutes ces activités ne sont rien en rapport avec le tourisme qui reste la principale ressource de l'île : 50% des madériens vivent du tourisme : 1.000.000 touristes arrivent par avion chaque année et 500.000 par les bateaux de croisières.

    Au XIXe siècle, les visiteurs de l'île se résumaient à quatre grands groupes distincts : les malades, les voyageurs, les touristes et les scientifiques. La plupart des visiteurs appartenaient à la riche aristocratie, la liste des aristocrates, princes, princesses et monarques semblant interminable.

    C'est  ainsi que l'impératrice Elisabeth d'Autriche, Sissi, y fit un séjour bénéfique en 1860 pour soigner sa tuberculose. Il se révéla ultérieurement qu'elle souffrait plutôt d'une dépression suite à un accouchement...

    Une statue commémore son séjour à Madère, près du Casino de Funchal.

    Circuit en étoile à Madeire : quelques généralités sur l'île

     

    L'hôtellerie s'est développée à Funchal dès la fin des années 1840 mais ce n'est qu'à partir de 1887 qu'elle gagne le reste de l'île, ceci grâce au développement parallèle du réseau routier, même si ce développement était modeste au départ.

    Les hydravions ont commencé à desservir l'île en 1949 permettant ainsi à plus de 30.000 touristes de visiter l'île chaque année et en 1964 c'est la construction de l'aéroport de Santa Catarina avec une piste de 1600 mètres de long qui donne un formidable essor au tourisme. Il sera rallongé en 2000 pour atteindre la taille d'un aéroport international, en partie par la construction de pilotis prenant sur la mer.

    Madère gagne son autonomie politique administrative en 1976 et devient une Région autonome de la République Portugaise. Ce fait est le résultat du 25 avril 1974 (la Révolution des Œillets), qui a marqué le début d'une nouvelle ère.

    Avec l'entrée du Portugal dans l'Union Européenne en 1986, la Région autonome de Madère (RAM) a bénéficié de fonds qui lui ont permis de développer son réseau routier avec différentes infrastructures qui réduisent les distances et augmentent la sécurité de ceux qui circulent.
     
    Nous l'avions vu largement lors de notre précédent voyage au Portugal en 1991.
     
    Pour récapituler... une vidéo d'Arte très bien faite sur l'île de Madère
     
     
    C'est tout pour aujourd'hui !
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    J'avais concocté depuis plusieurs semaines différents projets pour ces vacances d'été (plus aventureux les uns que les autres... comme Naples ou le Monténégro en autotour : je suis réputée pour être un peu risque-tout, certains diront "inconsciente" !) mais ceux-ci n'ont pas reçu l'aval de Philippe... C'est donc ensemble que nous avons fini, après moult discussions, par choisir dans le catalogue de l'Apas-btp le comité d'entreprise des gens du bâtiment dont Philippe bénéficie toujours en tant que retraité, un voyage organisé à Madère, 27 ans exactement après avoir mis pour la première fois ensemble les pieds au Portugal.

    Ces vacances allaient-elles être aussi agréables que les premières... ?

    That is a good question ! La réponse à la fin de ces billets.

    Nous voici donc partis pour Roissy en ce 29 septembre 2018 : à défaut de partir d'Orly - l'aéroport le plus proche de chez nous - un coup de RER et le tour est joué. L'horaire est très agréable : nous avons rendez-vous à 13 heures, ce qui une le vol effectué, nous met à Madère en fin d'après-midi.

    Cool !

    Quelques nuages pour agrémenter le vol...

    Une semaine à Madère...

    J'ai trouvé ceux-là particulièrement beaux.

    Une semaine à Madère...

    Nous survolons maintenant la pointe Est de l'île pourvue d'éoliennes et de panneaux solaires.

    Une semaine à Madère...

    La piste d’atterrissage de l'aéroport Cristiano Ronaldo est en vue : je serre les fesses (et le pilote les freins : c'est plus sûr !) car je sais que c'est l'une des plus dangereuses au monde... A l'origine très courte, elle a été rallongée en 2000 en prenant sur la mer (voyez les pilotis).

    Une semaine à Madère...

    Fort heureusement, notre pilote est un as (ils sont triés sur le volet) et nous voici donc posés sur le tarmac : c'est la première fois que nous volons avec la compagnie "Enter Air", polonaise, et ma foi cela s'est très bien passé.

    Une semaine à Madère...

    Aucun doute, nous sommes bien au Portugal : en témoignent ces azulejos.

    Une semaine à Madère...

    Mais où se trouve donc l'île de Madère... ?

    Eh oui, c'est cette petite crotte perdue au milieu de l'océan atlantique, au large du Maroc. C'est d'ailleurs pour cette raison que les vents, souvent violents, rendent l'atterrissage délicat.

    Une semaine à Madère avec "TOP of Travel"

    A l'arrivée nous sommes accueillis par un animateur de l'agence "Top of Travel", le voyagiste que l'Apas a choisi pour cette destination : direction Funchal, la plus grande ville de l'île qui se trouve sur la côte sud. Quelques kilomètres après..., notre bus tombe en panne (mais sera vite remplacé heureusement), l'occasion d'une petite photo.

    Une semaine à Madère...

    Voici la carte de l'île de Madère : elle est le reflet exact du circuit en étoile que nous avons effectué et qui s'apelle "Coeur de Madère".

    Circuit en étoile à Madère - Premier jour

    Nous créchons pour cette semaine dans le complexe Dorisol formé de trois hôtels.

    Circuit en étoile à Madère

    Que des noms de fleurs pour leurs trois hôtels : n'appelle-t-on pas Madère "l'île aux fleurs" ? Le nôtre, c'est l'Hôtel Estrelicia : il est tiré du nom botanique (strelizia reginae) des "oiseaux de Paradis". La plante est originaire d'Afrique du Sud et s'acclimate très bien dans les régions au climat doux ou tropical.

    Voici ces superbes fleurs photographiées dans les jardins de l'hôtel.

    Une semaine à Madère avec "TOP of Travel"

    Pour accéder à l'entrée de l'hôtel, il faut monter une longue série de marches... bordées de bananiers.

    Circuit en étoile à Madère

    Savez-vous que le bananier n'est pas un arbre mais une plante herbacée ? Moi, je l'ai appris ici.

    La banane de Madère est la banane Prata (argentée). Elle ne s'exporte qu'au Portugal et en Espagne à cause de sa petite taille.

    Circuit en étoile à Madère

    Philippe avait souvent coutume de faire une petite pause sur ce banc providentiel...

    Circuit en étoile à Madère

    Depuis notre chambre, nous avons vue sur la mer. Evidemment, la zone est un peu construite comme vous pouvez le voir...

    Une semaine à Madère...

    et sur la piscine de l'autre.

    Une semaine à Madère...

    Au fond, un petit bar où nous avons pris pas mal de petits cafés et d'apéros !

    Une semaine à Madère...

    L'apéritif de l'île, c'est naturellement le Madère (que l'on peut déguster aussi en digestif selon qu'il est sec ou doux) mais les madériens y préfèrent souvent la Poncha, un cocktail préparé à base d'eau de vie de canne à sucre (l'aguardente), de miel de canne et de citron/orange.

    Nous avons vu cet objet en bois un peu partout dans les magasins de souvenirs :  il s'agit d'un "Caralhinho Mexelot", l'indispensable pilon mélangeur qui fait de ses utilisateurs les rois de la poncha.

    Une semaine à Madère...

    Nous avons tout de suite adopté la terrasse de l'hôtel.

    Circuit en étoile à Madère

    Circuit en étoile à Madère - Premier jour

    Et c'est quoi le programme du lendemain... ?

    Circuit en étoile à Madère

    Patience, patience, vous le saurez dans un deuxième épisode..., ICI.


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    Notre séjour lyonnais touche bientôt à sa fin... mais nous avons encore une matinée à occuper en utilisant la fameuse City Card que nous avons achetée hier. Nous décidons ainsi d'aller prendre le petit train conduisant au quartier de la Croix Rousse.

    Voici l'une des plus belles places de Lyon : il s'agit de la place des Jacobins. Elle s'étend sur l'ancien couvent des Jacobins détruit en 1808.

    La fontaine sculptée en marbre blanc qui se dresse au centre de la place a été réalisée en 1885 par Gaspard André. Elle représente quatre artistes lyonnais fameux : l'architecte Philibert Delorme, le sculpteur Guillaume Coustou, l'artiste graveur et dessinateur Gérard Audran et le peintre Hippolyte Flandrin.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Nous arrivons par la rue de Brest à l'église Saint-Nizier dont voici le chevet qui accueille une boutique de fleuriste.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Située au cœur de la Presqu’île, c'est l’une des églises les plus anciennes de Lyon mais ses origines sont mal connues, tout comme les débuts du chantier de construction. S’il fut commencé sans doute vers la fin du XIVe siècle, il faudra attendre le XIXe siècle pour que l'église soit réellement achevée : la présence des deux clochers datant de deux époques très différentes en fait un édifice unique à Lyon.

    Reflet sur la vitrine d'en face...

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Le portail, en forme de cul-de-four, est très original. La cavité est constellée de plus de deux cents panneaux de pierre contenant des fleurs ou des visages d'anges avec au centre en haut, le buste de Dieu le Père.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Dans la nef, à remarquer l'élévation de la voûte et le superbe plafond.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

     A l'entrée de l'église deux statues : ce sont les répliques des statues originales datant du XIIIème siècle de Saint Pierre et Saint Paul situées dans la Basilique du Vatican.

    Voici Saint Pierre tenant les clefs du Paradis,

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    et voici Saint Paul et son glaive (qui a perdu sa lame dirait-on bien)

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    L'orgue Merklin n'est plus ici qu'à titre décoratif... : il est muet depuis 1975 et est en attente de restauration.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    J'ai remarqué les très beaux vitraux.

    Vitrail du Christ au désert servi par les anges (anonyme - vers 1880)

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Huit scènes de la vie de Saint François de Sales par Claudius Lavergne (XIXème siècle)

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Dans le transept sud, une belle statue de Vierge à l'Enfant

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    La Vierge est honorée à Saint-Nizier sous le vocable "Notre Dame de Grâce" depuis le XIème siècle. Cette statue (datant de 1676) est du grand sculpteur lyonnais Antoine Coysevox qui était un paroissien de l'église. 

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Beaucoup d'autres Vierges à l'enfant dans les rue de Lyon

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Cette dernière se trouve sur la Place des Terreaux. C'est justement là que nous devons prendre le petit-train pour la Croix Rousse.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Attention au départ !

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Nous voici devant ce qui reste de l'Amphithéâtre des Trois Gaules érigé en 19 après J.C. : Les anciennes tribus celtiques (au nombre de 60) s'y rassemblaient chaque 1er août pour adresser vœux et prières à la puissance de Rome. 3000 personnes peuvent s'y réunir. Il servait aussi pour les fêtes populaires le plus souvent sanglantes, combats de gladiateurs entres eux ou contre des bêtes féroces, et massacre de chrétiens.

    Le martyre de 177 se signale par la mort de Sainte Blandine livrée aux bêtes. 

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    Ne se croirait-on pas en Italie... ? 

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    Le nOmbril du mOnde est un café-théâtre créé en 1990 et qui a vu les débuts de Florence Foresti

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    Vue sur la colline de Fourvière

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    Nous passons devant le monument à Joseph-Marie Jacquard : il est né le 7 juillet 1752 à Lyon, mort le 7 août 1834 à Oullins. C'est l'inventeur français à qui l'on doit le métier à tisser mécanique programmable dit "métier Jacquard".

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Un peu plus loin, dans le Square Dejean, une sculpture réalisée vers la fin des années 1980 représentant deux amoureux et intitulée "Le chant des Canuts" : un hommage à la chanson d'Aristide Bruant.

     

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Voici un extrait de la chanson

    Pour chanter Veni Creator
    Il faut avoir chasuble d'or.
    Pour chanter Veni Creator
    Il faut avoir chasuble d'or.
    Nous en tissons…
    Pour vous, grands de l'Église,
    Et nous, pauvres canuts,
    N'avons pas de chemise.
            
    C'est nous les canuts,
    Nous sommes tout nus.
                  
    Pour gouverner il faut avoir
    Manteaux et rubans en sautoir.
    Pour gouverner il faut avoir
    Manteaux et rubans en sautoir.
    Nous en tissons…
    Pour vous, grands de la Terre,
    Et nous, pauvres canuts,
    Sans drap on nous enterre.
                         
    C'est nous les canuts,
    Nous allons tout nus.
                                           
    Mais notre règne arrivera
    Quand votre règne finira.
    Mais notre règne arrivera
    Quand votre règne finira.
    Nous tisserons...
    Le linceul du vieux monde
    Car on entend déjà
    La tempête qui gronde.
      
    C'est nous les canuts,
    Nous sommes tout nus.

    Quand on parle du loup..., voici justement la Fresque des Canuts, un mur entièrement en trompe-l'oeil escalier compris (les escaliers sont une caractéristique du quartier de la Croix Rousse). C'est le mur peint le plus connu de Lyon. Il a favorisé la naissance des suivants.

    On y retrouve des vrais habitants du quartier et nombre de ses emblèmes, le tout fondu dans cette grande fresque devant laquelle on reste longtemps, comme un globe-trotter devant une mappemonde.

    Ce qui fait son succès, c’est aussi son gigantisme : c’est le plus grand d’Europe.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    Je vous jure qu'il n'y a personne de vif !

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    Cherchez l'erreur... 

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    L'atelier d'un artisan de la soie

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    Le théâtre de Guignol ne manque pas à l'appel bien sûr.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    J'ai oublié ce qu'était ce grand immeuble en crépi rose...

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Ouvert depuis 1985, l'Accessoire est un café-théâtre qui a vu les débuts de Laurent Gerra. 

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Nous longeons maintenant un autre mur peint de Lyon : il s'agit de la Fresque des Lyonnais : on y retrouve les frères Lumières, Saint-Exupéry et le Petit Prince, l'abbé Pierre, Edouard Herriot et Tony Garnier, et bien d'autres.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train 

    Nous voici revenus Place des Terreaux où se trouve l'un des magasins de la chocolaterie Voisin qui fabrique les célèbres Coussins de Lyon...

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Il s'agit d'une confiserie Lyonnaise créée dans les années 1960.

    En 1643, lors de la terrible épidémie de peste qui ravageait la cité, les échevins lyonnais firent le vœu d'organiser une procession sur la colline de Fourvière pour implorer la Vierge d'épargner la ville. Ce faisant, ils remirent un cierge de sept livres de cire et un écu d’or présenté sur un coussin de soie. Chaque année depuis, les magistrats de Lyon renouvellent le vœu des échevins en se rendant à Fourvière, tandis que retentissent les trois coups de canon annonçant que le vœu a été respecté.

    C'est ce coussin de soierie qui a inspiré la création du coussin de Lyon.

    Voyage à Lyon (troisième jour) : la Croix Rousse en petit train

    Ainsi se termine notre escapade lyonnaise.

    Comme vous pouvez le constater, nous avons fait un usage intensif de notre City Card ! Lyon m'a enchantée et j'espère bien y retourner un jour car elle recèle encore d’innombrables trésors que je n'ai pas encore vus.


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  • Après la visite guidée du Vieux Lyon (cliquez ICI pour la visionner), le farniente est de rigueur..., a fortiori avec une italienne !

    Ça tombe bien : nous avons prévu mon amie Loredana et moi en cette fin d'après-midi une promenade en bateau sur la Saône afin de continuer à amortir la City Card achetée hier à l'Office de Tourisme.

    C'est sur un bateau de la Compagnie "Les bateaux lyonnais" que nous avons choisi de l'effectuer.

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

    Le temps de photographier cet autre original moyen de transport et nous voilà partis : La balade d'une heure doit nous emmener en amont de la rivière jusqu'à l'île Barbe.

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

    Nombreux sont les ponts et les passerelles que nous allons passer...

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

    Au loin, le quartier de la Croix Rousse

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

    Sur le quai Saint-Vincent, l'église Notre-Dame-Saint-Vincent date du XVIIIème siècle.

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

    Au passage, la tour métallique dont les lyonnais sont si fiers.

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

    Voici la passerelle de L'Homme de la Roche

    L'effigie de ce mystérieux personnage se trouve dans une petite grotte cachée par la végétation, creusée dans le rocher de Thunes, sur l'actuel quai Pierre-Scise (à droite sur la photo). 

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    Johann Kléberger est né en 1485 à Nuremberg de parents qui sont de riches marchands. Vers 1530, il part s'installer à Lyon, LA ville la plus importante pour le commerce du drap dans toute l'Europe. Il est très riche mais aussi très généreux : en plus de sa charge d'échevin de la ville, il fonde l'hospice de l'Aumône Générale, dont il s'occupe activement de son vivant et à qui il lègue presque tous ses biens à sa mort, en 1546. Les lyonnais le nomment "le bon allemand".

    La statue actuelle, par Bonnaire, date de 1849.

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    Nous passons devant les Greniers d’Abondance, aujourd’hui bâtiments de la DRAC où étaient autrefois entreposés le blé nécessaire à l’alimentation des lyonnais.

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    Elle est suivie d'un bâtiment fortifié que je n'ai pas identifié...

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    Ce pont suspendu (la passerelle Mazaryk) est le plus ancien de la ville : il a été financé par les riverains et ouvert au public en 1831.

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     La campagne est aux portes de la ville.

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    Paul Bocuse, le grand chef étoilé décédé récemment, a installé l'une de ses brasseries (la Brasserie de l'Ouest) sur ce quai du quartier de Vaise.

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    Nombreux sont les sportifs à faire de l'aviron sur la rivière.

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    Notre guide nous informe sur les nouveaux aménagements des bords de Saône décorés pour accueillir les promeneurs : on appelle cet endroit "le chemin nature". Les masques africains sont l'oeuvre de l'artiste camerounaise Pascale Marthine-Tayou.

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

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    Nous approchons de l'île Barbe, notre terminus à l'aller : nous avons parcouru une petite dizaine de kilomètres...

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    "Les terrasses de l'île Barbe" : sympa cette petite guinguette au bord de l'eau !

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    A la pointe de l'île

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    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

    Savez-vous ce que l’on raconte sur cette île autrefois appelée "Insula Barbara" ? De vieux grimoires affirment qu’autrefois des druides y célébraient leurs cultes mystérieux. En tout cas ce qui est certain c’est que des moines y édifièrent au Vème siècle l’une des premières abbaye de la Gaule - l'abbaye Saint-Martin - et l’un des tous premiers établissements monastiques de Lyon.

    Aujourd’hui, il ne subsiste que l’église romane Notre-Dame. Charlemagne la dota d'une riche bibliothèque. On dit même que l'Empereur y aurait séjourné...

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

    La guide nous montre au passage ce belvédère créé par Jean-Michel Othoniel. Il s’agit d’une structure en acier bosselé, dans laquelle est incluse une centaine de perles de verre de Murano, de différentes couleurs. Chacune d’elle fait entre 5 et 7 kilos, pour une vingtaine d’heure de travailPar cette création, Othoniel met en valeur un artisanat traditionnel et séduit le "regardeur" par l’aspect précieux des éléments utilisés.

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    Il fait naturellement penser à la bouche de métro parisienne du Palais-Royal du même auteur devant laquelle Loredana et moi avons été photographiées il fut un temps...

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    Toujours dans le cadre du projet d'aménagement des berges de la Saône, ces structures métalliques qui rappellent les cordages des bateaux, sont l'oeuvre de l'argentin Pablo Reinoso et ont pour nom "Nouages".

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     Ah..., nous voici de retour au bercail !

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    Admirez la beauté de cette enfilade de maisons...

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    La fresque des lyonnais sur le quai Saint-Vincent : une peinture murale de 800 m², réalisée en 1994-1995, représentant 24 personnages historiques et 6 personnages contemporains.

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

     

    Retour à l'hôtel : la nuit tombe sur Fourvière...

    Escapade à Lyon (Deuxième jour) : croisière sur la Saône

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    Fin de notre deuxième journée, une journée bien remplie !

    La suite... ICI.


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  • Après la visite du Musée des Beaux-Arts (pour y accéder, cliquez ICI) et un déjeuner léger, nous voici maintenant un peu reposées Loredana et moi, fin prêtes à affronter une après-midi chargée... Au programme, la visite du Vieux Lyon.

    Notre hôtel est très central, sur la presqu'île. Il nous suffit de traverser le pont Bonaparte pour nous rendre à la station de métro Vieux Lyon où l'Office de Tourisme nous a donné rendez-vous.

    La Saône est bien jolie avec le quartier de la Croix-Rousse à l'horizon.

    Visite de Lyon : visite guidée du Vieux Lyon

    Notre guide (la dame en bleu) nous réunit autour d'un plan de la ville dessiné sur le trottoir. Je ne l'avais encore pas remarqué...

    Visite de Lyon : visite guidée du Vieux Lyon

    Elle continue ses explications sur cet autre plan qui détaille tous les quartiers de la ville : le centre historique de la ville est cerné de rouge. On voit bien ici les deux fleuves : le Rhône à gauche, la Saône à droite. Entre les deux fleuves, la presqu'île.

    Passée la Saône, c'est le Vieux Lyon.

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     Nous voici, tout à côté de notre point de départ, en vue de la Primatiale Saint-Jean-Baptiste. Notre guide ne s'y attarde pas, réservant sa visite à plus tard.

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    Juste en face, Notre Dame de Fourvière que nous avons visitée la veille. 

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    Nous prenons alors la rue Saint-Jean, l'artère principale du Vieux Lyon, laissant derrière nous la Primatiale.

    Visite de Lyon : le labyrinthe du Vieux Lyon en visite guidée

    Au N°37, se trouve la maison du Chamarier que voici : c'est l'une des rares maisons de dignitaires encore conservée à ce jour.

    Du latin cameriarus, camérier, le terme « Chamarier » désigne l'intendant des finances de l'évêque de la Cathédrale. Il possède en outre les clefs des portes de l'enceinte canoniale. À partir du XVème siècle, le chamarier récolte les taxes perçues lors des foires. La maison est construite par François d'Estaing à partir de 1496.

    Le rez-de-chaussée est destiné aux magasins et est surmonté de deux étages et d’un étage de greniers.

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    Les décors appartiennent à la fois au style gothique flamboyant et à la Renaissance. Les fenêtres sont accolées et séparées par des pinacles ornés de motifs végétaux. Des corniches de pierre courent le long de la façade et soulignent l'horizontalité.

    Visite de Lyon : visite guidée du Vieux Lyon

    L'escalier à vis date de la fin du Moyen-Age. On peut admirer le modernisme de ses fenêtres en angle et l'originalité du pilier de gauche, successivement : à facettes, rond avec des côtes, polygonal et enfin torsadé dans sa partie haute.

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    La loggia à l'italienne munie d'une voûte en anses de panier est ornée - on ne le voit pas d'ici - d'un mur peint.

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    Le puits qui date de la fin du XVIème siècle est remarquable par ses proportions et la richesse de ses décorations (remarquez le raffinement du soubassement orné de caissons décorés de rosaces). Il est attribué, ainsi que la petite fontaine voisine à Philibert Delorme.

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    La Marquise de Sévigné séjourna dans la maison en 1672 et 1673 (comme en témoigne une plaque sur la façade), accueillie par le chamarier Charles de Châteauneuf de Rochebonne, beau-frère de son gendre, le Comte de Grignan.

    Le rez-de-chaussée est occupé depuis peu par la pâtisserie "La Marquise" qui fabrique les fameux "coussins" lyonnais.

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    La confiserie lyonnaise se compose d'un carré de pâte d'amande candie fourré d'une ganache de chocolat et parfumé au curaçao.

    En l'an 1643, lors de la terrible épidémie de peste qui ravageait la cité, les échevins lyonnais firent le vœu d'organiser une procession sur la colline de Fourvière pour implorer la Vierge d'épargner la ville. Ce faisant, ils remirent un cierge de sept livres de cire et un écu d’or présenté sur un coussin de soie. Chaque année depuis, les magistrats de Lyon renouvellent le vœu des échevins en se rendant à Fourvière, tandis que retentissent les trois coups de canon annonçant que le vœu a été respecté.

    C'est ce coussin de soierie qui a inspiré la création du coussin de Lyon.

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    Nous continuons notre promenade et nous arrêtons ensuite devant la Maison des avocats : c'est un bel exemple de maison Renaissance du quartier Saint-Jean : elle est composée de plusieurs corps de logis et d'une galerie sur cour de type toscan.

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    Auberge de la Croix d'Or à la fin du XVe siècle, elle a accueilli jusqu'en 1990 l'Ordre des Avocats, d'où son nom. Elle a été rachetée par une mécène suisse, Dan Ohlmann, qui y a installé le Musée Miniature et Cinéma, musée privé de plus de 1.800 m2 d'exposition.

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    Le lion qui se trouve dans le jardin attenant est l'emblème de la ville : il semblerait que cet animal ait été associé à Lyon dès l'Antiquité. 

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    Toujours rue Saint-Jean

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    Voici l'arrière de l'ancien Palais de Justice qui annonce les façades de l'époque haussmannienne. Sur le mur, deux statues symboliques représentent la Justice.

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    Au 54 de la rue, se trouve l'entrée de "La Longue Traboule".

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     Cette longue "traboule", qui serpente à travers quatre immeubles et quatre cours différentes, permet le passage de la rue Saint-Jean à la rue du Boeuf. Les propriétaires ont signé une convention avec les collectivités locales, qui participent au nettoiement de la traboule en échange de son ouverture de jour. (Traboule entre le 54 de la rue Saint-Jean et le 27 de la rue du Boeuf).

    Traboulons donc !

    Trabouler, du latin "trans ambulare", signifie "passer à travers".

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    Première cour...

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     Deuxième cour...

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    Et ce n'est pas fini !

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    Enfin la sortie !

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    Nous voilà donc maintenant rue du Boeuf.

    Au passage, une boutique de soieries, la Maison Brochier. Depuis 1890 et quatre générations, la famille Brochier perpétue une tradition lyonnaise née au XVIème siècle : la fabrication d’étoffes d’exception à partir de fils de soie naturelle.

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     La rue du Boeuf possède sa sculpture : au Moyen-Age, elle servait à se repérer...

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    Un autre magasin de soieries : La soierie de Saint-Jean

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    Devant la vitrine, des cocons et... des cartes de visite !

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    On entrerait bien à l'intérieur pour jeter un coup d'oeil. Hélas, la visite guidée nous appelle...

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    Voici, toujours dans la rue du Boeuf, au N° 16, la Maison du Crible qui date du XVIIème siècle. Le résident le plus illustre du lieu n’est autre que le roi Henri IV, qui y séjourna quelques jours en 1600, lors de son mariage avec Marie de Médicis, célébré en la Primatiale Saint-Jean.

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     Au sortir d'un long couloir voûté d'ogives, on accède à une cour très joliment arborée.

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    Et en se retournant on peut voir une élégante tour ronde et rose du XVIème siècle abritant un gigantesque escalier-belvédère en vis percé de baies en plein cintre qui font office de fenêtres.

    Il parait que Molière a joué ici...

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    Au fond de la cour, un mûrier : eh oui, ici nous sommes dans la ville de la soie !

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    La tour a donné son nom à l'Hôtel de la Tour Rose situé juste à côté au N°22.

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    Le Musée Gadagne qui regroupe le musée des arts de la marionnette et le musée d'histoire de Lyon se trouve sur la Place du Petit Collège, non loin de là. Il s'agit d'un Hôtel particulier construit au début du XVIème siècle.

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    On pénètre dans une cour majestueuse de grande dimension flanquée au fond par une galerie de passages superposés qui permettent la circulation entre les deux corps de bâtiments à chaque étage.

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    Dans la cour, un joli puits décoré d'une coquille Saint-Jacques

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    Nous voici maintenant arrivés Place du Change où se trouve aujourd'hui un temple, autrefois Palais du Change : c'est ici que l'on changeait sa monnaie avant de quitter le royaume de France.

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    Le fronton central porte les armes de la ville de Lyon : un lion surmonté d'une couronne.

    Le nom de Lyon n'a aucun rapport avec l'animal, mais provient du nom latin de la ville Lugdunum, qui a été progressivement réduit en Lyduum puis Lyon. Cette homonymie, fruit du hasard, a influencé le choix du lion comme symbole de la ville et la formation d'armes parlantes. Mais cette ressemblance n'est pas la seule origine du lion à Lyon car il est utilisé comme emblème par la cité dès l'Antiquité.

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    De part et d'autre du fronton central un calendrier (qui fonctionne !) et une horloge.

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    Eux aussi sont surmontés d'un lion tenant dans sa gueule une guirlande de fleurs...

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    Sur la Place du Change également, la Maison Thomassin : l'une des plus anciennes maisons d'habitation de Lyon. "Bâtie à neuf" en 1298, elle a été largement restaurée à travers les siècles et est un témoignage de différentes époques, passant du XIIIe siècle au XVe, et du XVIIe au XXe siècle. 

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    La fresque de la Cour des Loges se trouve tout à côté : ce mur est très habilement fait et si l’on n’est pas prévenu qu’il s’agit d’un trompe-l’oeil, on a toute chance de se tromper et de croire qu’il s’agit d’un véritable échafaudage.

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    14 Rue Lainerie, la Maison Claude Debourg : joli immeuble particulier dans le style gothique flamboyant (début du XVIème siècle).

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    On aperçoit à l'angle une Vierge dans une niche à coquille.

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    Donnant sur la Place Saint-Paul, cet Hôtel 4 étoiles n'est pas ancien mais il est très original et porte bien son nom : Le Collège-Hôtel. En effet, l'architecte - qui avait peut-être la nostalgie de son enfance... - a incrusté dans sa façade de véritables chaises d'écolier en relief !

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    Non loin de là, au N° 2 de la rue François Vernay, une plaque indique qu'ici habita et joua Laurent Mourguet, le créateur de Guignol.

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    Fils de canuts vivant dans le quartier de Saint-Nizier, Laurent Mourguet, né en 1769, commence par travailler avec sa famille jusqu’à son mariage en 1788. Lorsque le couple s’installe en 1795, place Boucherie-Saint-Paul (aujourd’hui place Saint-Paul), la famille a d’autant plus de mal à faire face à la crise économique qu’elle s’agrandit régulièrement : dix enfants naissent entre 1790 et 1809.

    Laurent devient alors marchand de babioles sur les foires et marchés de Lyon. Pour attirer le chaland, il a l’idée d’utiliser des marionnettes à gaine italiennes, tels Polichinelle et Arlequin.

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    Un jour, il s’improvise même arracheur de dents et l’on dit que, pour faire patienter ses clients, il joue de ses marionnettes. Le succès est au rendez-vous et, aidé d’un comparse saltimbanque, il se produit au jardin du Petit Tivoli, dans la grande allée des Brotteaux, lieu alors à la mode. Là, il commence à vivre de ses attractions. En hiver, il officie d’abord rue Lainerie, puis à Saint-Paul, où il va jouer jusqu’en 1832. C’est là qu’un jour supposé de 1808, délaissé par son comparse, et lassé par son personnage de Polichinelle, il a l’idée de le remplacer par une autre marionnette à gaine, qu’il aurait sculptée à sa propre image ; ainsi serait né un personnage promis à un bel avenir.

    Son nom : Guignol

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    L'Hôtel Paterin ou Maison Henri IV, rue Juiverie

    Pour accéder à cet hôtel particulier datant de François Ier, il faut monter un escalier.

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    La cour surélevée était autrefois fermée sur ses quatre côtés, mais l'élargissement de la montée Saint-Barthélémy et la construction du funiculaire Saint-Paul/Loyasse, dans la deuxième moitié du XIXème siècle, ont détruit une partie des constructions Renaissance. Les galeries à grandes arcades, l'escalier à vis et le puits à pompe lui gardent cependant une fière allure.

    Le buste d'Henri IV (que l'on aperçoit à droite) et qui a donné son nom à la maison, date du XIXème siècle.

    Visite de Lyon : visite guidée du Vieux Lyon

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    La ruelle Punaise, située entre les N° 16 et 18 de la rue Juiverie, est un égout à ciel ouvert qui témoigne des mœurs du Moyen-Age : on y déversait en effet non seulement les eaux usées des éviers mais aussi les pots de chambre... !

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    La rue Juiverie est piétonne : datant des XIII et XIVème siècles. La maison à droite est appelée, à juste titre, la Maison aux lions.

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    Tout au long de la rue, on a ajouté les blasons de plusieurs échevins de la ville depuis Guy de la Mure en 1294 jusqu'à Jacques Imbert Colomès chassé par la révolution (après la révolution, le rôle des échevins a été repris par les maires).

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    Nous voici revenus rue Saint-Jean avec ce Petit Musée de Guignol : une évidence pour la ville de Lyon.

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    Des Guignols, en veux-tu en voilà !

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    On peut aussi se procurer dans cette boutique une figurine à l'effigie de Paul Bocuse, le célèbre chef étoilé décédé il y a peu de temps, et puis aussi le fameux "pot lyonnais", cette bouteille dont le fond est très épais, principalement utilisé dans les "bouchons"...

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    J'ai justement photographié mon amie Loredana devant l'un d'eux, avant que nous ne nous enfilions à nouveau juste à côté, dans la traboule de l'Hostellerie du Gouvernement.

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     Culot en forme de sirène.

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     La voûte du hall est superbe.

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    On passe par une loggia qui donne accès à la "cour haute".

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     Celle-ci est ornée d'un joli puits possédant un dais en forme de coquille Saint-Jacques.

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    Au sortir de la traboule, nous voici maintenant arrivés sur les quais de Saône...

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    Allez, une dernière pour la route !

    Elle fait communiquer le quai Romain Rolland avec la rue des Trois Maries.

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    Nous ressortons non loin du N° 5 de la rue des Trois Maries où notre guide nous montrer une niche surmontant une porte cochère.

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    La rue tire son nom de cette sculpture : sous le vocable de saintes Maries ou Trois Maries, la tradition catholique désigne trois femmes disciples de Jésus, Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie Jacobé, qui seraient les trois femmes au pied de la croix.

     

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    Ah..., ce n'était pas la dernière !

    Nous sommes ici au N°6 de la rue des Trois Maries.

     

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    Encore de jolies cours à galeries datant du XVIème siècle et bien joliment colorées : on se croirait en Italie, n'est-ce pas Loredana ?

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    Notre guide nous montre des trous, au niveau des marches basses de l'escalier.

    Astucieux !

    Cela permettait d'éviter l'inondation des caves (et peut-être aussi comme j'ai pu le lire à éclairer celle-ci).

     

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    Ça donne le vertige, non ? (ou un torticolis !)

     

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    Nous ressortons dans la rue Saint-Jean.

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    Au coin de la rue et de la place Neuve du même nom, une belle statue de Saint-Jean Baptiste

     

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    Au tournant de la rue Saint-Jean et de la rue du Palais de Justice, la Boulangerie du Palais propose aux touristes sa spécialité de pralines...

     

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    48 euros le kilo quand même !

     

     

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    Et nous voici presque "rendus" puisque se profile le Palais de Justice : il a été construit en 1835 par Louis-Pierre Baltard, l'architecte des Halles de Paris.

    Parmi les procès célèbres, celui de Klaus Barbie qui est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour crimes contre l'humanité pendant la Seconde Guerre mondiale en 1943 et 1944.

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    Il est aussi connu sous le vocable de "Palais des 24 colonnes" car la Justice doit être rendue 24h/24...

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    La boucle est bouclée !

    Nous voici devant la Primatiale Saint-Jean et les ruines de l'ancien Baptistère Saint-Etienne.

     

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    Face à la Primatiale, la Place Saint-Jean avec en son centre la Fontaine dessinée par l'architecte lyonnais René Dardel qui reproduit un petit temple antique dans un style néo-renaissance abritant une sculpture de Saint Jean-Baptiste baptisant le Christ.

    D'ici, on peut jouir de la vue sur la Basilique de Fourvière.

     

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    Et maintenant : ouvrez grand vos yeux !

    Le spectacle est sublime : du haut de ces tours, huit siècles vous contemplent.

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    Initialement, l'architecture est d'inspiration romane mais les travaux vont durer plus de trois cents ans. Le mariage entre les styles roman et gothique, voire gothique flamboyant, témoigne de cette longue construction.

     

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    Si vous allez actuellement à Lyon et visitez la Primatiale, vous ne la verrez pas ainsi car elle est en travaux... Cette photo est tirée de mon ami Wikipédia.

    Visite de Lyon : le labyrinthe du Vieux Lyon en visite guidée

     

    Près du choeur, qui n'est pas en travaux...

    Visite de Lyon : le labyrinthe du Vieux Lyon en visite guidée

    un très beau Saint Jean-Baptiste

     

    Visite de Lyon : le labyrinthe du Vieux Lyon en visite guidée

     

    Un très beau vitrail dans le transept aussi

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    et de jolis reflets du soleil sur les colonnes

    Visite de Lyon : le labyrinthe du Vieux Lyon en visite guidée

    Mais le clou de la visite, c'est l'horloge astronomique
    située dans le transept gauche.

    Mais qu'est-ce qu'une horloge astronomique... ?

    C’est une horloge composée d’un système mécanique qui affiche l’heure et la date ainsi que d’autres informations relatives à l’astronomie telles que les phases lunaires, la position des planètes et du soleil dans le système solaire, les dates des éclipses et des fêtes religieuses (Pâques, Noël, etc…), les dates des solstices et parfois même une carte du ciel.

    Visite de Lyon : le labyrinthe du Vieux Lyon en visite guidée

    Datée du XIVe siècle, son mécanisme en fer forgé d’origine serait le plus ancien de France. Elle a été remaniée plusieurs fois : au XVIe pour son mécanisme, au XVIIe pour sa décoration.

    Haute de 9,35 mètres et large de 2,20 mètres, elle est composée d'une base de trois cadrans et d'un dôme où logent les automates : ce sont des animaux et une scène représentant l'Annonciation. Le mouvement à été refait dans les années 1930. Son mécanisme primitif, ses cadrans, son astrolabe et ses automates se révèlent au public quatre fois par jour à midi, 14h, 15h et 16h.

    Visite de Lyon : le labyrinthe du Vieux Lyon en visite guidée

     

    Elle indique : la date, les positions de la lune, du soleil et de la terre, ainsi que le lever des étoiles au-dessus de Lyon. Bien entendu, compte tenu des connaissances de l'époque, c'est le soleil qui tourne autour de la Terre. La date donnée sera exacte jusqu'en 2019.

    Visite de Lyon : le labyrinthe du Vieux Lyon en visite guidée

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    Visite de Lyon : le labyrinthe du Vieux Lyon en visite guidée

    Fin de cette visite mais... pas de la journée !

    La suite... ICI.


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