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    Près du petit village de Myon dans le Jura où nous séjournons depuis deux jours, se trouvent les sources du Lison : la rivière prend sa source au fond de la reculée de Nans-sous-Sainte-Anne.

    Pas facile de restituer par une photo prise depuis la voiture la beauté des paysages que nous traversons... Il y a souvent des troupeaux de Montbéliardes qui paissent dans des prés pas encore complètement grillés par le soleil de cet été caniculaire.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Cette petite montagne calcaire toute plissée nous confirme que nous ne nous sommes pas trompées de région : ici, la montagne a une histoire et elle n'est pas récente !

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Nous y voilà...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    La source est en fait une résurgence d'un immense réseau souterrain (les eaux du Doubs) et s'extrait d'une caverne surmontée d'une paroi rocheuse sous la forme d'une cascade. La végétation y est luxuriante comme vous pouvez le constater.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    C'est un vrai havre de paix.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Elle débite jusqu'à 600 litres à la seconde !

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    La photo pour le mariage de Samantha et Damien auquel nous n'irons pas, Covid oblige...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Pour pénétrer dans la grotte il faut passer sous le tunnel percé dans la roche qui conduit à une plateforme appelée la "Chaire à prêcher".

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Au bout d'un cours de 25 kms, le Lison va se jeter dans la Loue.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Et justement, c'est la source de la Loue que nous allons maintenant aller voir. Au départ du parking, un joli petit chalet propose des boissons aux touristes assoiffés.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Nous prenons un chemin pentu et voyons régulièrement de tels panneaux indiquant des refuges pour les cas de fortes pluies.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Intéressant aussi ce passage de roches préservé depuis le Moyen-Age : on y voit encore la trace de profondes rainures creusées dans la roche qui permettaient aux chariots (lourdement chargés de matières premières et de produits transformés par les moulins de la source) de ne pas "dérailler" et ainsi se fracasser contre les rochers ou même de verser dans le fossé.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    La falaise au-dessus de la cascade de la Loue est tellement haute (104 mètres) qu'il m'a fallu prendre deux photos et les raccorder pour en fixer l'intégralité...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    L'endroit est absolument grandiose !

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Avec le son maintenant...

    Le débit de la source est de 6 m3/s.

    L'origine de la rivière souterraine a été découverte par hasard. Le 11 août 1901, les distilleries Pernod à Pontarlier sont la proie des flammes. Afin de contrer l'incendie qui menace les stocks d'alcool pur et d'absinthe, le maire ordonne aux pompiers de déverser les cuves dans le Doubs. Près d'un million de litres vont ainsi partir dans la rivière. Deux jours plus tard, la source de la Loue se teinte d'un jaune doré aux reflets verts. André Berthelot, fils du célèbre chimiste, présent sur les lieux, constate que l'eau a bien le gout de l'absinthe. Le 14 au matin est constaté à Mouthier que l'odeur de la Loue "est aussi forte que celle d'un verre d'absinthe pris sur la table d'un café". La Loue est donc une résurgence du Doubs.

    Beaucoup de sentiers sont balisés mais il fait bien chaud aujourd'hui pour marcher longtemps...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Sur le chemin de la centrale hydroélectrique

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Encore un panneau qui conseille la prudence : la petite rivière peut devenir méchante...

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    Voici la centrale hydroélectrique : l'eau prélevée à la Source y est canalisée par une conduite forcée et actionne avec force une turbine solidaire d'un alternateur qui produit alors de l'électricité.

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    Le lac de barrage en aval de la source

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Les sources du Lison et de la Loue

    Sans doute sert-il à réguler le cours de la Loue... ?

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    Fin de la balade

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    Après avoir vu le Musée du sel à Salins-les-Bains, nous prenons la route d'Arc-et-Senans afin d'y visiter le site de la Saline Royale.

    Ancienne manufacture de sel du XVIIIe siècle, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial par l’UNESCO, elle est le chef-d’œuvre de Claude Nicolas Ledoux et constitue un témoignage rare dans l’histoire de l’architecture industrielle.

    Implantée près de la forêt de Chaux, elle était reliée à Salins-les-Bains (située 143 mètres plus haut) par un saumoduc de 21 kms de long - enterré pour le protéger des intempéries et des pillards - qui acheminait les "petites eaux" (les moins chargées en sel) devant y être évaporées à l'intérieur des bernes (bâtiments d'évaporation du sel).

    Vacances jurasiennes : visite de la saline d'Arc-et-Senans

    On y entre par le Pavillon des Gardes qui constituait le seul accès possible pour les hommes et les matières premières : chaque entrant ou sortant était scrupuleusement fouillés afin d'éviter les fraudes. Au rez-de-chaussée, il abritait une prison, un lavoir, un four banal et une boulangerie. À l'étage se trouvaient des logements pour les portiers, les gardiens et l'aumônier de la saline.

    Aujourd'hui on y trouve l'accueil avec la caisse (ce bâtiment a donc toujours la même fonction de contrôle) et la librairie.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline d'Arc-et-Senans

    A l'intérieur, on a la curieuse impression d'entrer dans une grotte : en "cul-de-four", elle évoque les entrailles de la terre dont on extrait le sel.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline d'Arc-et-Senans

     Celle-ci est décorée d'urnes d'où s'écoule la saumure en voie de cristallisation, un motif omniprésent dans la saline.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline d'Arc-et-Senans

     Nous commençons la visite - libre - par la découverte du jardin : c'est en effet cette année c'est la 20ème fois que la Saline d'Arc-et-Senans prête son cadre à un Festival des Jardins.

    Cette année, c'est sur le thème du cirque que les jardiniers ont planché pour rendre hommage à la Dernière Saison du cirque franc-comtois, le Cirque Plume, qui tire en effet sa révérence en 2020 après avoir révolutionné l'art du cirque pendant plus de trente ans.

    Cet espace s'intitule "Fauves".

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Le paysagiste a rendu ici hommage aux lions, aux tigres ou encore aux panthères : les imaginez-vous passant à travers ces cerceaux enflammés... ?

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans 

    En arrière-plan, les bâtiments de la saline

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Entrée dans l'arène: eh oui, il faut se baisser !

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    "La clairière aux contes"

    Le visiteur est invité à entrer dans ce bois pour y découvrir - qui sait ? - les esprits qui les hantent...

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    En tirant sur les ficelles pour donner vie aux marionnettes endormies, nous voilà devenus artistes !

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Echappée sur les bâtiments de la saline : à droite au fond, la maison du Directeur et au centre, une "Berne" (atelier d'évaporation de la saumure).

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    "Tomber, pas tomber"

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans 

    Au cœur du cercle de peupliers (une allusion à la piste sans doute), l'entracte a commencé...

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Ces brumisations au ras du sol sont plus que bienvenues en cette journée chaude.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    "Habitat nature"

    Cette démarche - construire des lieux de vie en parfaite adéquation avec l'environnement naturel et local, avec des matériaux renouvelables et une empreinte carbone positive - fait allusion à la ville idéale de Claude-Nicolas Ledoux.

    Il s'agit d'une "Kerterre" de cinq mètres de diamètre réalisée à partir de mèches de chanvre trempées dans un mélange de chaux et de sable.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    La structure en bambou a donné le gabarit.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Une perspective de la ville idéale de Claude Nicolas Ledoux : à l'origine, le projet de l'architecte était circulaire mais il a été abandonné.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Le Pavillon des Commis : le mot "commis" est un peu tombé en désuétude. Il désignait jadis les employés chargés de la vente ou des écritures dans les commerces ou les administrations.

    Le pavillon, d'architecture palladienne, portait le nom de "Gabelle" (celui de l'administration chargée de la perception de l'impôt sur le sel) et abritait les bureaux et les logements des contremaîtres et des comptables de la saline. Ne donnant pas sur la cour centrale, il disposait également d'une cour et d'un jardin ainsi que de latrines aux quatre angles du bâtiment. 

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    La cour centrale : vue générale vers le Pavillon des Gardes

    J'aurais dû la filmer en panoramique...

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Un "Bernier"

    Il s'agissait de deux bâtiments identiques dans lesquels dormaient les ouvriers et leurs familles qui étaient ainsi au plus près de leur lieu de travail. Les "berniers" travaillaient aux chaudières et les "sauniers" faisaient sécher les pains de sel.

    Chaque aile était divisée en six chambres censées accueillir chacune quatre personnes. Il y avait au centre le foyer de la cheminée et de chaque côté la cuisine et la salle commune destinée aux repas.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Certaines de ces chambres ne recevaient qu'une lumière du jour fort chiche par l'évasement d'une urne renversée.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    C'est à l'intérieur des bâtiments appelés "Berniers" que les ouvriers procédaient à l'évaporation de l'eau salée. D'une longueur de près de 80 mètres, chaque berne comprenait quatre bassins en fer appelés "poêles" (15 m x 6 m x 1 m de hauteur) qui étaient fabriqués sur place à la Maréchalerie. Les poêles étaient séparées les unes des autres par des murs intérieurs et la cuite durait entre 24 et 72 heures. Après 18 cuites consécutives, l'activité cessait le temps d'effectuer le détartrage des poêles. Les bernes ont été vidées de leur contenu au début du XXème siècle.

    Les charpentes en béton armé que l'on peut admirer aujourd'hui ont été réalisées dans les années 1930 par l'architecte Julien Polti lors de la rénovation du bâtiment.

    Les deux grands Berniers accueillent aujourd'hui des spectacles ou des séminaires.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    La maison du Directeur et l'un des ateliers d'évaporation ou "Berne"

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    La maison est actuellement transformée en Musée Ledoux. Malheureusement, les photos qui expliquent très bien tout le processus d'évaporation de l'eau salée et de façon plus générale tout ce qui se rapporte au sel y sont interdites.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    On peut y voir un buste de Claude Nicolas Ledoux.

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Les écuries du Directeur

    Vacances jurasiennes : visite de la saline royale d'Arc-et-Senans

    Fin de la visite !

    La suite ICI.


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    Aujourd'hui, après un bon petit-déjeuner, nous partons pour Salins-les-Bains, une petite bourgade de 3500 habitants à ce jour mais ayant eu beaucoup plus d'importance auparavant à cause de son passé industriel florissant de production du sel - "l'or blanc" - remontant au Vème millénaire av. J.-C.

    Sur la route de Salins : il a fait tellement chaud cet été que les arbres roussissent déjà...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    En Franche-Comté, les vaches sont des Montbéliardes.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    Visite guidée de la Grande saline de Salins-les-Bains

    Imaginer la mer dans le Jura, c’est faire un grand voyage dans le temps. Elle était pourtant bien là, la mer, il y a 110 millions d’années ! Et cette eau salée, qui s’est lentement évaporée, a laissé dans les sous-sols terrestres à 250 mètres de profondeur un banc de sel fossilisé à l’abri sous une haute couche de sédiments. C'est le lessivage de ce gisement par des infiltrations d'eau de pluie qui provoque la naissance des sources d'eaux salées alimentant la saline.

    Dans toute la Franche-Comté, le sel, était obtenu par évaporation artificielle en chauffant la saumure, par opposition aux marais salants où c'est le soleil qui agit naturellement : on appelle ce sel, le sel ignigène (évaporation de la saumure par le feu). Pendant plusieurs siècles, le bois a servi de combustible (il y avait d'importantes coupes dans les forêts environnantes), mais pour des raisons calorifiques et économiques, le charbon fut adopté au début du XIXe siècle.

    La production de la Grande Saline était la plus importante de la Franche-Comté. Au XVIIe siècle, la saline produisait 14 000 tonnes de sel annuellement et alimentait le comté de Bourgogne, la Suisse et les Flandres. Le sel, l’or blanc, a alors impacté grandement le développement de Salins-les-Bains qui est devenue dès lors la capitale économique de la région, deuxième ville de Franche-Comté après Besançon qui elle était le centre politique et administratif. Il faut savoir que les recettes de la Grande Saline représentaient la moitié des revenus de la Franche-Comté...

    Un petit film pou mieux comprendre

    Le sel est au cœur d’enjeux politiques et stratégiques ; sa production est géré par les souverains de la Franche-Comté (comtes de Bourgogne, rois d’Espagne, royaume de France) et doit être protégée. Dès le Moyen-Age, Salins-les-Bains se dote d’un système de défense impressionnant dont les forts Belin et Saint-André sont aujourd’hui les derniers vestiges.

    Vue sur la ville depuis la route montant au Fort Saint-André

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    Devant l'entrée du Fort Saint-André : hélas, il ne se visite pas...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    La Saline elle-même se fortifie. Autour des deux hectares de bâti industriel, un mur se dresse pour protéger le sel, très convoité. La saline s’apparente alors à une véritable forteresse, une ville dans la ville, qui se distingue par son fonctionnement autarcique, en opposition aux autres sites industriels de la région : bâtiments de production, ateliers, logements, taverne, tribunal, chapelle, prisons... la Grande Saline est au Moyen-Age un modèle industriel et social qui emploie 820 ouvriers, hommes et femmes, sur les 8 000 habitants que compte alors Salins-les-Bains.

    Détail du tableau de Nicolas Richard peint en 1664 montrant les fortifications autour de la saline.

    Vue sur la ville depuis l'entrée du Musée du sel

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    La visite de la Saline débute par celle du Musée du sel dominé par le fort Saint-André.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    Dans une grande salle, on peut voir exposés les anciens saumoducs destinés à transporter la saumure vers la saline d'Arc-et-Senans de  1780 à 1895. Ce saumoduc en bois de sapin de 21 kms de long était enterré pour éviter les vols.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    Notre guide nous y montre aussi la reproduction d'une tapisserie où l'on peut voir qu'au Moyen-Age, la roue actionnant le griau (perche à long balancier pourvu d'un seau et d'un contrepoids, qui permettait de puiser l’eau salée à travers le banc de sel gemme) était actionnée par des manèges à chevaux appelés "norias".

    Dommage que cette reproduction ait été placée en plein contre-jour...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    Elle nous montre également les restes des murs de l'enceinte protégeant la saline des vols.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    Nous descendons ensuite dans de monumentales galeries souterraines (165 m de longueur) datant du XIIIème siècle, sous des voûtes en plein cintre, reliant deux puits dont l’un est encore équipé d’une pompe hydraulique assortie d'un griau.

    Voici l'escalier descendant dans le puits

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    Au premier plan, le griau qui permet l'extraction de l'eau salée

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    La roue est actionnée par l'eau de la Furieuse.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    Les eaux douces circulent dans les voûtes au sein d'un canal qui les sépare des eaux salées. Le sol sur lequel on marche a été épandu avec les résidus de charbon utilisés pour chauffer les fours.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

     Nous remontons alors pour aller visiter l'endroit où les sauniers faisaient évaporer le sel dans des sortes de fours appelés "poêles".

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    La saumure (ou muyre) - contenant entre 80 et 330 grammes de sel par litre - est déposée dans ces poêles métalliques qui sont chauffées de façon à faire évaporer le sel. Ce procédé peut durer jusqu'à 18 heures. Celui-ci est ensuite récupéré à l'aide d'un râteau appelé "râble" et mis à égoutter sur le "toit" de ces poêles.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Sains-les-Bains et Arc-et-Senans

    La brouette est pleine ! Pour cela les ouvriers ont travaillé dur et dans des conditions de température extrêmes : il peut faire près des poêles jusqu'à 50°C...

    NB : le mot "salaire" vient du mot sel. Autrefois, on payait les gens en sel car celui-ci était nécessaire à la vie...

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    Les bâtiments de la saline avec les deux cheminées.

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    L'activité de la saline va décroître progressivement avec l'arrivée des réfrigérateurs dans les maisons jusqu'à sa fermeture en 1962. Cependant, les mécanismes de cette époque fonctionnent toujours : en effet, en 1854 une station thermale s'est implantée qui utilise toujours la machinerie pour puiser le sel en profondeur.

    Le Grand-Hôtel des bains et le fort Saint-André

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    Le Casino de Salins-les-Bains : une architecture révolutionnaire...

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    Le monument au Général Cler, mort au combat à Magenta, devant l'Hôtel de ville

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    La coupole de la chapelle Notre-Dame Libératrice construite entre 1640 et 1662 est en tuiles vernissées. La photo n'est pas de moi mais elle montre bien la beauté de son toit.

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    Celle-ci est de moi, on le voit bien par le ciel...

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    Pendant la guerre de Dix Ans, l'ennemi semant la terreur et la peste régnant, le père Marmet, un cistercien, persuade la municipalité de construire une chapelle à la Vierge Libératrice.

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     Fin de la visite de Salins-les-Bains

    La suite ICI. 


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  • L'an dernier, nous avions dû annuler notre projet de vacances dans le Jura pour raisons de santé. Cette année, le voici à nouveau à l'ordre du jour.

    Parties de Courcelles le matin, notre objectif du soir est le petit village de Myon, situé au sud de Besançon, où j'ai réservé un hôtel en demi-pension pour nous deux.

    Notre route, très boisée, nous fait passer par le nouveau Parc National de Forêts de Bourgogne et Champagne et nous conduit à la petite ville de Gray en Haute-Saône où nous décidons de nous arrêter pour déjeuner.

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Au centre ville, nous pouvons admirer l'ancien Hôtel de Ville Renaissance dont la façade comporte huit arcades cintrées, reliées par des colonnes en marbre rose de Sampans avec chapiteaux corinthiens.

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Son toit en tuiles vernissées nous rappelle que nous sommes ici en Franche-Comté.

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Sur l'angle gauche à l'étage, un cadran solaire

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    En dessous, une statue du peintre et sculpteur François Desvoge né à Gray en 1732 (décédé à Dijon en 1811).

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    Sainte-Anne et la Vierge (François Desvoge)

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Vacances jurassiennes avec Arlette 

    L'ombre est la bienvenue sous la colonnade car il fait beau et chaud ce jour-là. 

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    A l'autre extrémité du bâtiment, une statue de Jean-Baptiste Romé de L'Isle, né à Gray et décédé à Paris (1736-1790) : ce physicien et minéralogiste français est considéré comme le créateur de la cristallographie moderne.

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    Après avoir déjeuné en terrasse sur les bords de Saône, nous reprenons la route vers Dôle, deuxième étape de ce voyage aller.

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    Depuis la place aux fleurs, on peut apercevoir le clocher de la Collégiale Notre-Dame.

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    Charmante, cette fontaine voisine d'une terrasse de café intitulée "L'enfant à l'amphore" : elle a été sculptée par François Rosset.

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    Cette sculpture s'intitule "Les commères" : elle fait face à la ville basse.

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    Dole a été capitale de la Franche-Comté jusqu'en 1676 et en garde un riche patrimoine bâti.

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    L'Hospice général de la Charité construit au début du XVIIIème siècle est devenu le Lycée Charles Nodier : il se situe dans le centre historique de Dole.

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    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Quant à l'ancien Hôtel-Dieu de Dole - désaffecté depuis 1992 - il abrite désormais les archives municipales, la bibliothèque patrimoniale et la médiathèque de la ville.

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    La ville a été fortifiée sous Charles-Quint : des sept bastions qui existaient à l'origine ne subsiste que le Bastion Saint-André.

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    L'Office de Tourisme a balisé un parcours permettant de voir les principaux sites de la ville : il s'intitule "Le circuit du chat perché" (un clin d'oeil à Marcel Aymé) et est matérialisé au sol par des triangles de cuivre.

    Nous le suivons !

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Il nous conduit à un endroit très pittoresque nommé "La fontaine aux lépreux" ou encore "Grande fontaine" auquel on accède par l'intermédiaire d'un tunnel souterrain. La source qui l'alimente  a été pour la première fois mentionnée en 1274. Il s'agit d'une résurgence vauclusienne. Elle fut aménagée en lavoir au XVIIIème siècle.

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Cet endroit a fortement inspiré Marcel Aymé pour son roman "Le moulin de la sourdine"

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    A l'issue de ce passage, on se trouve sur les quais du Doubs : un endroit super agréable et très fleuri que les nénuphars ont colonisé.

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Vacances jurassiennes avec Arlette 

    Sur le canal des tanneurs

    Dès le XIIIème siècle, ce quartier fut dédié à la fabrication des cuirs pratiquée dans les immeubles étroits et tout en hauteur bordant le canal. Les tanneries se trouvaient au niveau des caves qui donnaient alors directement sur l'eau. 

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Ce restaurant porte bien son nom : La petite Venise...

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    Trouée sur la Collégiale Notre-Dame

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Vacances jurassiennes avec Arlette 

    Retour par l'autre rive 

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Retour vers le centre de la ville : le clocher-porche de la Collégiale Notre-Dame est haut de 73 mètres et a pu servir de guet pour annoncer les incendies.

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    La Brasserie Louis Pasteur rappelle que nous sommes ici à Dole dans la ville natale du grand homme. On peut d'ailleurs visiter sa maison natale mais nous avons de la route à faire...

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    L'Hôtel de Champagney - ou maison Margot -, situé à l'angle des rues Granvelle et Pasteur, a fière allure avec à gauche sa viorbe (vis) inscrite dans une tourelle polygonale d’aspect encore médiéval et son grand escalier à rampes droites sur la droite. Il date du XVIème siècle.

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    La Collégiale n'est pas loin...

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    Voici la maison natale de Louis Pasteur. Le découvreur de la rage a passé peu d'années dans cette maison : seulement de 1822, date de sa naissance, à 1825 où ses parents déménagent pour aller à Arbois. La maison de son père qui était tanneur était située dans ce quartier plutôt insalubre.

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    Un peu plus loin une étonnante tour octogonale dans une petite cour

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    Belle façade de la Maison des Orphelins (XVIIIème siècle)

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    Pas vilain non plus cet ensemble de maisons anciennes, plus à mon goût d'ailleurs.

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    En vue de la Collégiale dont la construction a commencé en 1509. L'église est très riche mais nous ne l'avons pas vue dans le détail, toujours un peu pressées par le temps...

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    Vacances jurassiennes avec Arlette : Gray - Dole - Myon

    Le porche est solidaire du clocher.

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    Le portail occidental

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    Vierge à l'Enfant au dessus du portail 

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    Vue sur la nef 

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    Sur les colonnes qui ornent la nef, on peut voir des fragments de peinture et des croix de consécration. Les piliers ronds et massifs qui montent jusqu'à la voûte sont une caractéristique du gothique finissant.

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    Une croix de consécration

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    Le Grand Orgue de tribune comprend 1500 tuyaux et a été construit de 1750 à 1754.

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    L'église possède deux chaires : celle-ci est en bois doré du XVIIIème siècle. 

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    Vue sur le chœur

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    Cette jolie Vierge à l'Enfant située dans le chœur est attribuée à l'atelier du sculpteur espagnol Jean de la Huerta : sculpture en pierre du XVe siècle.

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    A la sortie de la Collégiale, nous "tombons" au niveau d'une placette sur un mur peint en trompe-l'œil : il met à l'honneur les hommes et les femmes ayant marqué l'histoire de la ville au cours des dix siècles passés. On l'appelle "La fresque des Dolois". Elle a été inaugurée en septembre 2017.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Gray - Dole - Myon

    On peut voir Louis Pasteur à la fenêtre du premier étage ou encore "La jument verte", le célèbre roman de Marcel Aymé écrit en 1933.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Gray - Dole - Myon

     

    A l'étage inférieur, on peut voir accoudé au balcon Jacques Duhamel (ancien ministre de l'Agriculture et des Affaires Culturelles, Maire de Dole dans les années 70), voisinant avec différents personnages ayant marqué l'histoire de la Bourgogne dans les siècles précédents. Frédéric Barberousse est représenté sous la forme d'un étendard.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Gray - Dole - Myon

     

    Au rez-de-chaussée, on peut voir Marcel Aymé en "Passe-muraille" et une affiche publicitaire ventant "Le Bleu de Dole" (ce bleu d’outremer artificiel, azurant optique mis au point en 1828 par le chimiste lyonnais Guimet, permettait d’aviver la blancheur du linge lors de la lessive. D’utilisation simple, son succès fut foudroyant, et très vite, de nombreux fabricants, spécialisés dans les cirages et les bougies, proposèrent ce nouveau produit. Ce fut le cas à Dole au sein des entreprises Balois, Daloz, Boilley, Malpas, Tripard-Poux, Talissot & Chevalier, actives aux 19e et 20siècles).

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Gray - Dole - Myon

    Notre route se poursuit sous une pluie battante (un orage a éclaté) jusqu'à Myon où nous prenons possession de nos deux chambres à l'Auberge Marle (cliquez ICI) tenue par Bruno et Marie Claude, des hôtes charmants et surtout des restaurateurs hors pair. L'hôtel lui, est sans prétention mais bien équipé.

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    La vue depuis ma chambre : y'a pas à dire, nous sommes dans le trou du cul du monde !

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Gray - Dole - Myon

    Le soir, petit tour dans le village d'environ 180 habitants : un Montliot et Courcelles jurassien en quelque sorte...

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    Sur la carte de la région, on trouve un "Courcelles" et un "Chatillon : drôle, non ?

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    L'hôtel est voisin de l'église de l'Assomption et... celle-ci sonne toute la nuit !

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    La fontaine du village

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    Les maisons sont en pierre de pays, donc jolies.

    Parfois cossues...

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    Parfois plus simples.

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    Une jolie fenêtre

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    Nous sommes ici dans une région très boisée.

    Vacances jurassiennes avec Arlette

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    Sur plusieurs maisons, on trouve de drôles d'installations comprenant une poulie située en haut du mur reliée à une sorte de machine mais nous n'avons pas réussi à comprendre de quoi il s'agissait.

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Le soir, nous avons dîné d'une spécialité de la maison depuis plusieurs générations : la croûte aux morilles. Même si on se relèverait pour en manger, je n'ai pas pu terminer mon assiette tellement notre hôte nous avait déjà gâtés avec de petits amuse-gueules de sa fabrication, suivis d'une entrée copieuse...

    Vacances jurassiennes avec Arlette

    Les ingrédients pour 6 personnes

    • 500 g de morilles fraîches ou 100 g de morilles séchées
    • 50 cl de crème crue épaisse
    • 25 g de beurre
    • 5 cl de Savagnin (un vin jaune du Jura)
    • 1 échalote
    • 1 gousse d’ail
    • Quelques brins de persil
    • 6 tranches épaisses de pain de campagne

    La recette de la croûte aux morilles

    1. Si vos morilles sont séchées, placez-les dans un petit saladier et recouvrez-les d’eau tiède de façon à ce qu’elles se réhydratent pendant au moins 2h. Si elles sont fraîches, lavez-les soigneusement plusieurs fois.
    2. Pelez et ciselez l’échalote
    3. Dans une poêle, faites fondre l’échalote dans le beurre.
    4. Égouttez les morilles puis ajoutez-les dans la poêle.
    5. A l’aide d’un filtre à café, filtrez le jus. Cela permettra d’éliminer le sable éventuellement restant.
    6. Versez le vin blanc sur les morilles.
    7. Laissez réduire.
    8. Ajoutez l’ail et la moitié de la crème.
    9. Salez, poivrez à votre convenance.
    10. Remuez puis laissez mijoter à feu doux et à couvert pendant 1h.
    11. Ajoutez le reste de la crème petit à petit au cours de la cuisson lorsque cela a commencé à réduire.
    12. Toastez le pain puis coupez chaque tranche en 2 dans la longueur.
    13. Servez les morilles dans des assiettes creuses, dans des ramequins ou dans des cocottes individuelles.
    14. Disposez le pain toasté dessus.

    Je pense que cet automne je tenterai le coup !

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    La suite ICI.


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  • Précédent post sur la visite du Palais de Kadriorg près de Tallinn en EstonieICI.

    Ce voyage tire à sa fin hélas : plus qu'une matinée (libre) dans la capitale de l'Estonie et nous reprendrons l'avion pour Paris.

    Ce matin, Philippe a décidé de se consacrer à la lecture du livre que je lui ai conseillé "Le temps des cathédrales", d'un auteur que j'aime bien, Jean Diwo, qui documente toujours de façon très détaillée les romans historiques qu'il écrit sur différents sujets. J'ai acheté ce livre en passant près de la Librairie du Compagnonnage située près de Notre-Dame quand nous sommes allés au chevet de la vieille dame malade il y a quelques mois...

    Et moi, me direz-vous : que vais-je faire de cette matinée ? Et bien j'ai décidé de profiter de ma liberté (je parle de celle du programme de notre voyage organisé dans les pays Baltes qui prévoit une matinée "libre") pour justement retourner dans le centre ville de Tallinn. Une aventure pour moi qui n'ai pas le sens de l'orientation..., c'est le moins qu'on puisse le dire. Heureusement, j'ai mon "appli" sur le smartphone offert par Philippe qui devrait me secourir au cas où...

    Pourquoi photographier un panneau publicitaire, me direz-vous ?

    C'est parce qu'il s'agit d'une publicité de Jean-Claude Decaux ! Décidément, il est partout celui-là... La compagnie maritime finlandaise Eckero Line relie régulièrement (en un peu plus de deux heures seulement) Tallinn à la Finlande.

    Les pays Baltes : Estonie : Jour 7 - matinée libre à Tallinn et retour sur Paris

    Sur mon chemin, une petite église orthodoxe : l'église de Saint-Siméon

    Blottie au bord d'une rue proche du port, cette église de conte de fées, en bois, a été construite entre 1752 et 1755 à l’initiative de marins russes. La côte était à cette époque bien plus proche de la ville qu’aujourd’hui, et l’église a été bâtie presque au bord de l’eau, ses fondations reposant sur des remblais.

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    Selon la légende, ce sont des débris issus de naufrages qui furent utilisés à cette fin. L’édifice fut sérieusement endommagé pendant la période soviétique, quand il fut converti en salle de sport. À cette époque, il perdit également son clocher et son dôme en bulbe. Heureusement, l’église a été restaurée après l’indépendance.

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    Depuis 2001, une communauté orthodoxe estonienne y est active. Je suis entrée sur la pointe des pieds...

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    Au fond, plusieurs icônes que les fidèles embrassent (j'ai vu une femme le faire).

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     En continuant ma route, je traverse un tout nouveau quartier de Tallinn que nous n'avions pas encore vu : il s'agit du quartier de Rotterman.

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    Cette zone industrielle magnifiquement restaurée (elle n'était voilà encore dix ans qu'un ramassis de bâtiments vétustes), située à proximité de la Vieille Ville, abrite nombre de boutiques et de restaurants, ainsi qu’une scène culturelle active. La place principale accueille des festivals et des représentations en plein air. Son architecture d'avant-garde symbolise parfaitement la façon dont Tallinn s'est réinventée ces dernières années.

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    Notre guide nous avait conseillé d'y aller traîner un peu pour voir la restauration des bâtiments en "briques de pierre", si typique de Tallinn.

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    J'y ai découvert une "installation" très amusante, voisine d'un gros chien rouge, qui se met à tourner quand on s'en approche.

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    Philippe s'y était amusé la veille : un vrai gamin !

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    Contente de ma photo...

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    Chemin faisant, j'arrive au centre ville où je découvre un petit marché d'artisanat local, Viru Turg.

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    Ce sont essentiellement des estoniennes qui le tiennent et elles sont encore en train d'installer leurs stands, arrivées avec de gros sacs bien remplis...

     

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    Des bonnets et des écharpes ? En veux-tu en voilà ! Il ne faut pas oublier que les hivers sont parfois rudes dans les pays Baltes.

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    On peut aussi y trouver de très jolies chaussettes,

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    Des gants,

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    Des pulls et des manteaux de laine de toutes sortes,

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    et même ces fameux "bonnets de sauna" qui sont ici très fantaisistes !

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    J'ai trouvé intéressants ces "plots" pour bloquer l'accès en forme d'oiseaux...

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    Et cette petite sculpture en forme de fontaine n'est-elle pas trognon ?

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    En vue de l'église Saint-Olaf...

    Les lettons et les estoniens seraient-ils fans de faux chats... ?

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    Une colonne Morris en béton ! Au loin l'une des portes de la ville.

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    Il s'agit de la Tour de la "Grosse Marguerite" adossée à la Grand Porte de la côte. Datant respectivement du 16ème et du 14ème siècles, elles faisaient partie des fortifications de la ville côté mer : elles étaient très impressionnantes quand on arrivait du port...

     

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    Les armoiries de la ville de Tallinn y sont gravées dans la pierre.

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    J'ai maintenant pris la rue Pikk et me trouve face aux "Trois sœurs", le plus bel ensemble de maisons mitoyennes du Moyen-Age : elles sont maintenant le siège d'un grand hôtel.

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    Et toujours ce clocher de Saint-Olaf qui se profile...

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    Je ne pourrai entrer que dans le vestibule de l'église car il y a un office.

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    Sur un mur de la chapelle de la Vierge Marie adossée à l'église, le cénotaphe de Hans Pawels, marchand de Tallinn : huit scènes de la Passion du Christ y sont représentées.

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    Un peu macabre...

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    L'ancien bâtiment du KGB à gauche

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    C'était dans les sous-sols de ce bel immeuble Art Nouveau que cela se passait du temps de l'ère soviétique : de belles décorations Art Nouveau pour un lieu autrefois sinistre...

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    Porte entre les deux immeubles : joli, non ?

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    En continuant la rue Pikk : les fameux panneaux indicateurs des directions

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    Shön...

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    Derniers regards sur Tallinn...

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    J'ai vu, au cours de ma petite promenade en solitaire, beaucoup de ces vieilles dames en train de tricoter : j'ai demandé à celle-ci si je pouvais la photographier et elle a dit "Oui". J'aurais dû demander plus souvent car je crois que les estoniens sont fiers de leur patrimoine et donc acceptent volontiers les photos...

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    Après avoir rejoint notre hôtel grâce à l'appli de mon smartphone (mon Dieu quelle chance de l'avoir eue !), je retrouve Philippe et les quelques personnes rencontrées dans le voyage avec lesquelles nous avons décidé de déjeuner avant de prendre l'avion.

    Nous trouvons un restaurant tout près de l'Hôtel - Kochi Aidad - dans lequel nous nous sommes ma foi régalés. Le complexe d’entrepôts de la rue Lootsi est un vestige du port de commerce de Tallinn : les entrepôts y ont été construits entre les années 1870 et la première guerre mondiale. Ils ont conservé l’histoire du siècle précédent, ont été rénovés pour devenir une brasserie-taverne moderne , un café et un centre commercial et de services .

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    Un décor chaleureux

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    Des cuves à bière visibles depuis le comptoir de la taverne qui est spécialisé dans ce breuvage (on est dans le nord).

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    La tablée occupée à savourer ce délicieux repas

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    Moi itou : au menu, de délicieux harengs pomme à l'huile (j'aurais pu prendre autre chose car la carte était très variée mais je n'ai jamais mangé d'aussi bons harengs qu'aux pays Baltes et je ne suis pas prête d'en remanger...).

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    Nous rejoignons ensuite l'aéroport de Tallinn qui est tout petit mais très joli.

    Voilà le programme pour ces trois heures quarante de vol.

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    Attention au décollage...

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    Nous survolons beaucoup d'îles...

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    Aux environs de Berlin ou de Hambourg ?

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    Roissy Charles de Gaulle

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    Fin de ce beau voyage


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