• Aujourd'hui nous avons prévu de faire une visite de château mais... lequel choisir ? C'est que la région en regorge ! Notre choix se porte sur le château que Joséphine Baker acquit pour y élever sa ribambelle d'enfants adoptifs de toutes origines, le Château des Milandes.

    Depuis notre gîte de Saint-Geniès, il n'est qu'à une trentaine de kilomètres mais les routes jusqu'à Castelnaud-la-Chapelle sont sinueuses : cela donne un charme supplémentaire à cette région qui n'en manque pas par ailleurs.

    Comme vous pouvez le voir, le soleil n'est pas au rendez-vous : le pire jour de la semaine...

    Le château a fière allure avec ses tours coiffées d'élégants clochetons.

    Vacances  périgourdines : visite du Château des Milandes

    Ses jardins à la française sont, tout comme lui, classés au titre des Monuments historiques.

     Vacances  périgourdines : visite du Château des Milandes

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    Au fond du jardin, à l'arrière du château, les gradins destinés aux spectacles de rapaces qui ont lieu deux fois par jour. Hélas, la pluie nous empêchera d'y assister...

    Vacances  périgourdines : visite du Château des Milandes

    le château des Milandes est construit en 1489 par les seigneurs de Caumont. Il est par la suite transformé : des fenêtres à meneaux sont percées pour lui donner plus de clarté mais les escaliers à vis et les gargouilles demeurent, lui conservant une allure moyenâgeuse. Au XIXème siècle, il est racheté et on lui adjoint des éléments néo-gothiques (des tours, des logis, des balcons, des balustrades agrémentées de sculptures allégoriques). C'est également à cette époque que Jules Vacherot crée son jardin à la française.

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    Joséphine Baker le loue à partir de 1937 avant de l'acheter dix ans plus tard.

    Vacances  périgourdines : visite du Château des Milandes

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    Devant le château, la chapelle dans laquelle la chanteuse se maria pour la quatrième fois.

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    La pluie arrivant nous incite à nous réfugier à la Brasserie du château où nous avons très bien déjeuné au passage.

    Nous y trouvons une table proche des fenêtres nous permettant de continuer à jouir du jardin.

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    La brasserie est décorée avec des affiches de la célèbre meneuse de revues.

    Vacances  périgourdines : visite du Château des Milandes

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    La célébrissime chanson "J'ai deux amours" ne manque pas à l'appel au travers de cette publicité.

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    Mais est évoquée également la Joséphine Baker qui éleva de très jeunes enfants, orphelins de tous pays en compagnie de son mari d'alors (le quatrième), le chef d'orchestre Jo Bouillon avec lequel elle acheta le Château des Milandes.

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    La chanteuse fit beaucoup d'enregistrements avec Jo Bouillon qui l'accompagnait dans ses tournées, comme il accompagna Mistinguett ou Maurice Chevalier.

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    L'orchestre de Jo Bouillon

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    Jo Bouillon : au pays des rumbas

    L'entrée du public pour la visite du château se fait par cet élégant portail surmonté d'un blason.

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    Avec ses aigles encadrant le blason des Caumont (sans doute), le château était prédestiné à présenter des spectacles de rapaces !

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    Un joli heurtoir de porte

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    Mes photos de la visite du château s'arrêtent là : celles-ci sont interdites en intérieur... On y voit les lieux d'habitation du couple Bouillon et de leurs enfants, une collection des robes de l'artiste, mais surtout beaucoup de documentation sur la star de la chanson française des années 1930.

    En 1964, à la suite de problèmes financiers, la mise en vente aux enchères du château est annoncée (Joséphine Baker était criblée de dettes).  Elle obtient néanmoins un sursis qui lui permet de rester sur place jusqu'au 15 mars 1969. Cependant, alors qu'elle est en tournée, elle apprend que le nouveau propriétaire a investi les lieux. Elle s'y oppose et investit seule la cuisine dans laquelle elle se barricade, ses enfants étant confiés à sa sœur et placés dans des établissements scolaires parisiens.

    Profitant d'une de ses sorties de la pièce pour aller chercher de l'eau, les ouvriers ou employés du nouveau propriétaire, qui ont pour consigne de lui faire quitter le château, referment la porte derrière elle. Elle passe la nuit sur les marches du perron et doit être transportée à l'hôpital le lendemain ; cet événement tourne en sa faveur : elle obtient finalement une autorisation judiciaire de réintégration dans la cuisine.

    Voici la porte donnant accès à la cuisine sur les marches desquelles elle est photographiée.

    Vacances  périgourdines : visite du Château des Milandes

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    La porte est très joliment ornée de deux petites sculptures.

    Vacances  périgourdines : visite du Château des Milandes

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    Après la visite du château, nous avons refait un tour dans le jardin vers l'arrière du château, là où on trouve les volières réservées à la collection de rapaces que possède les actuels propriétaires, la famille de Labarre.

    De ce côté du château, on peut voir de jolies gargouilles.

    Vacances  périgourdines : visite du Château des Milandes

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    Vacances  périgourdines : visite du Château des Milandes

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    Les rapaces se trouvent dans de très grandes volières individuelles.

    Vacances  périgourdines : visite du Château des Milandes

    Ce joli volatile est une chouette de l'Oural. Son envergure, ailes déployées est de 114 à 125 cms. Son poids varie entre 0,5 et 1,3 kilos. Elle se nourrit de campagnols, de musaraignes, de grenouilles et de gros insectes.

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    Et voici le Hibou Grand Duc de Verreaux : il possède une envergure de 1,80 mètres et pèse entre 1,5 et 3 kilos. Il chasse tous types de proies (rongeurs, petits mammifères, mangoustes, singes, ainsi que tous les oiseaux).

    On comprend qu'il soit isolé !

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    Une visite très intéressante


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  • Nous sommes depuis plusieurs jours dans notre joli gîte de Saint-Geniès en Périgord noir et avons choisi avec soin notre journée pour faire une promenade sur la Dordogne : en effet, le temps n'est pas toujours très stable cette semaine... Mais aujourd'hui, la pluie devrait nous laisser tranquilles.

    Nous voici donc partis pour La Roque-Gajeac, une petite commune implanté au bord de la Dordogne qui propose ce genre de promenade.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Des falaises dominent le village, au pied desquelles le village s'est établi. Ici, l'église du village, du XVIème siècle possède un toit de lauzes caractéristique de la région.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    On peut même y apercevoir d'anciennes habitations troglodytiques.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

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    C'est à bord d'une gabare que nous embarquons. Nous avons choisi les gabares Norbert dont la publicité est amusante.

    "Avec Norbert, voyage pépère !"

    Ces gabares - bateaux à fond plat - sont d'authentiques reproductions de gabares du 18ème siècle, époque où tout le transport (vin, bois, poisson, sel, châtaigne, truffe…) se faisait par bateau dans des conditions souvent difficiles.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Plan du circuit : cliquez pour agrandir l'image.Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

     

    La promenade va durer une heure aller-retour, commentée par un guide.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Nous passons ici au large du fort de La Roque Gageac, fondé autour de 1280, qui a été en partie construit dans une fente naturelle de la falaise : à l’abri d’une double enceinte, le fort de La Roque est, au Moyen Âge, imprenable. Ni les Anglais, pendant la guerre de Cent Ans, ni les protestants, pendant les guerres de Religion, ne réussirent à le prendre d’assaut. Ancienne demeure seigneuriale de l’Abbé puis des évêques de Sarlat, le fort renferme, à l’origine, jusqu’à cinq maisons nobles avec des dépendances et une fontaine dite de la Balme. Dans la partie la plus haute se trouve le dernier réduit accessible par les toitures du château. Avec le temps et les éboulements répétés, l’ensemble se détériore peu à peu.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Voici plus loin le Château de la Malartrie : le site remonte au XIIème siècle quand la Malartrie était un hôpital pour lépreux. Même s'il ressemble à un château médiéval avec sa tour ronde façon XIIème siècle et sa tour carrée aux fenêtres à meneaux plutôt de style Renaissance, il a été construit en 1902 par le Comte de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France en Angleterre.

    C'est actuellement un gîte cinq étoiles (il faut compter 5000 euros la semaine tout de même...).

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Et voici juste à côté les maisons jumelles de la Maladrerie où on soignait les malades.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    La gabare continue son chemin au fil de la Dordogne. 

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    En vue du Château de Marqueyssac qui possède de superbes jardins suspendus avec des buis centenaires.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Tout au long du parcours, notre guide nous commente la promenade (un brin trop loquace quand même et du coup pas très clair...).

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

     Le belvédère des jardins de Marqueyssac

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

     Le trajet retour

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Après cette agréable balade, nous sommes allés voir le village voisin de Domme.

    Vers 1281, le roi Philippe III dit "le Hardi" décida de créer une bastide sur "la barre", cette falaise qui domine la rivière Dordogne de plus de 15O mètres. La bastide fut construite selon les "normes" c’est-à-dire un plan régulier, des rues se coupant à angle droit, des places carrées, une halle etc.… Au travers des restaurations, cette bastide a survécu et témoigne encore de nos jours, de la richesse de son passé.

    Il s'agit d'un village ceint de remparts dont les différentes portes qui y donnaient accès sont dans un extraordinaire état de conservation. Nous sommes descendues avec Linette jusqu'à la Porte des Tours : celle-ci possède un parement à bossage particulièrement soigné.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vue sur les remparts depuis la Porte des tours.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Joli, ce jardin de curé...

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    La rue principale de Domme est très jolie et surtout, piétonne.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    On y trouve naturellement de belles boutiques vendant les produits du terroir,

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    L'oie porte un masque !

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Mais aussi des artisans d'art.

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    J'ai été émue quand j'y ai découvert une évocation du roman d'Eugène Le Roy, Jacquou le Croquant sous la forme d'une jolie sculpture.

    Jacquou est inspiré du terme "jacquerie", désignant la révolte paysanne de l'Ancien régime. Il est surnommé le croquant en référence aux révoltés qui agitèrent le Sud-Ouest de la France auxVIème et XVIIème siècles. La plupart des lieux où l'action se déroule sont véridiques et situés dans la vallée de la Vézère.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Le téléfilm de Stellio Lorenzi en six épisodes a bercé ma jeunesse : il était alors diffusé en noir et blanc sur la première chaîne de l'ORTF et toute la famille le regardait alors...

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Mais le clou de Domme, c'est sans nul doute, la vue exceptionnelle que le village a sur la vallée de la Dordogne. Un petit belvédère a été créé exprès pour pouvoir admirer son superbe paysage.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Evelyne et André y ont pris place...

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Nous avons terminé l'après-midi dans ce café si bien placé, juste au-dessus de la rivière.

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Amusante, cette sculpture !

    Vacances périgourdines : promenade en gabarre sur la Dordogne

    Encore une bonne après-midi en Périgord...


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  • Aujourd'hui je suis super contente car, pour ces vacances en Périgord noir, nous avons décidé de visiter la grotte de Lascaux que je n'ai jamais vue, même dans mes précédents séjours en Corrèze ou en Périgord. Il faut dire que la région regorge tellement de merveilles qu'il faut y revenir plusieurs fois avant d'avoir tout éclusé.

    La réalisation des peintures et gravures qu’elle renferme est aujourd’hui attribuée, entre 18 000 et 20 000 ans à partir de son contexte archéologique.

    Le choix s'impose : Lascaux I, c'est mort depuis avril 1963 et la fermeture du site par André Malraux, alors Ministre de la Culture. On lui pardonne : c'est pour la bonne cause (Lascaux recevait à  l'époque certains jours plus de 1800 visiteurs). Actuellement, la fréquentation est limitée à 200 heures par an dans la partie ornée et est réservée aux spécialistes de son entretien.

    Lascaux II, c'est le fac-simile, version de poche : on n'y voit que le diverticule axial et la salle des taureaux.

    Lascaux III a été créé pour sillonner le monde.  Les coques des fac-similés, de faible poids (moins de 10 kg/m2), sont constituées de panneaux démontables dont les jointures sont invisibles et qui ont été conçus pour être aisément transportés.

    Enfin, Lascaux IV c'est un fac-simile intégral de toutes les parties ornées de la grotte de Lascaux (salle des taureaux, diverticule axial, passage, puits, abside et nef) : la "grotte" voit le jour à proximité du site original fin 2016. C'est donc celle-ci que nous allons aller visiter à Montignac-Lascaux : 13 kms de notre gîte. Décidément, ce dernier est l'endroit idéal pour visiter le Périgord noir : bravo André pour la réservation !

    Parmi tous les projets présentés par moult architectes pour réalise ce Centre international de l'art pariétal, c'est celui du cabinet norvégien Snøhetta qui a été retenu. Il ne me déplait pas, simulant une faille dans une falaise et épousant la forme de la colline sans la défigurer.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Nous sommes un peu en avance sur notre horaire de visite (il est préférable de réserver) : quelques petites photos masquées.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Le cabinet Snøhetta décrit ainsi le Centre.

    « Une fois arrivée dans le hall d'accueil, le visiteur pourra pénétrer dans une salle avec ascenseur qui le conduira dix mètres au-dessus, ajoute l'architecte. Dans la forêt, il s'y rendra par le biais d'un chemin qui le mènera à une autre salle de 1.600 m² qui abrite le fac-similé, cœur du dispositif. L'idée ? Donner l'impression de profondeur, le dénivelé est entre 15 et 20 mètres. Une fois sorti, le visiteur arrivera dans un patio intermédiaire qui le conduira aux salles d'exposition ».

    Nous voici justement sur le chemin qui mène à la grotte, conduits par notre guide.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    La grotte de Lascaux est parfois nommée "la chapelle Sixtine de l'art pariétal" ou le "Versailles de la Préhistoire" ou encore "l'Altamira française" (la grotte d'Altamira est une grotte ornée située près de Santander). La grotte est classée l'année même de sa découverte au titre des Monuments historiques et en 1979 elle est inscrite par l'Unesco sur la Liste du Patrimoine mondial de l'humanité parmi différents sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère.

    Contrairement à de nombreuses autres grottes de la région, la grotte de Lascaux est relativement « sèche ». En effet, une couche de marne imperméable l’isole de toute infiltration d'eau, empêchant toute nouvelle formation de concrétion de calcite.

    Une chance !

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    Après avoir visité le fac-simile de la grotte dans lequel les photos sont interdites (il y fait humide et sombre, les sons sont assourdis comme dans une véritable grotte), nous voici dans l'espace muséal avec ici notre guide qui nous montre la maquette qui a été exécutée.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV) 

    La grotte est très allongée et possède un diverticule axial.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

    Vacances périgourdines : visite de la Grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    On voit ici une partie de la structure de la grotte exécutée à l'aide de coques en ferro-ciment.  Les reliefs sont restitués dans les moindres détails, et les peintures polychromes exécutées comme l’ont fait les artistes de la préhistoire avec des colorants naturels. Ensuite, ces peintures ont été recouvertes d'un vernis.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    La gamme des couleurs obtenues avec les différents minéraux utilisés.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Voici "l'envers du décor" pourrait-on dire !

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Chevaux chinois (Salle des taureaux)

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Les visiteurs peuvent passer ici dans l'étroit couloir formé par la galerie pour admirer au passage les peintures.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV) 

    Vache rouge et premier cheval chinois (Diverticule axial)

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Cheval chinois (Diverticule axial)

     Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Le cerf noir (Diverticule axial)

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Vache rouge à tête noire à gauche (Diverticule axial)

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Nous sommes environ une petite trentaine à suivre la visite guidée.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Je peux donc faire des photos très tranquillement.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Le puits (on voit le trou en haut de la photo) est le seul endroit de la grotte à posséder une représentation humaine (en bas à gauche).

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

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    La découverte de la grotte (source Wikipédia partielle)

    Selon la version la plus fréquemment racontée, le 8 septembre 1940, Marcel Ravidat, qui a 17 ans à l'époque, accompagné de quelques copains, découvre l'entrée de la cavité lors d'une promenade sur la commune de Montignac en Dordogne grâce à son chien qui poursuit un lapin et se réfugie dans un trou : un orifice d'environ 20 cm de diamètre s'ouvre au fond de ce trou, impossible à explorer sans un travail de désobstruction.

    En jetant des pierres pour essayer de faire sortir le lapin, Marcel Ravidat constate que le trou communique avec une vaste cavité. Il croit d'abord à un souterrain du château de Lascaux voisin mais quatre jours plus tard, muni d'un matériel de fortune (lampe à huile, coutelas) pour s'éclairer et élargir l'orifice découvert précédemment, il revient sur les lieux accompagné cette fois de Georges Agniel, Simon Coencas, et Jacques Marsal.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Les jeunes gens pénètrent ainsi une première fois dans la grotte et y découvrent les premières peintures. Après des visites quotidiennes et une première exploration du Puits, Jacques Marsal dévoile leur découverte à ses parents, qui s'étonnent de le voir revenir couvert de poussière. Ils avertissent alors leur ancien instituteur à la retraite qui pense à une plaisanterie et préfère ne pas s'aventurer dans le trou mal dégagé. Maurice Thaon, féru de spéléologie et d'alpinisme, et qui réside dans un hôtel à Montignac, entend parler de cette découverte, descend alors dans la cavité où il fait quelques croquis d'animaux. Il part en Corrèze rencontrer le préhistorien Henri Breuil, réfugié dans la région pour fuir l'occupant, afin de lui relater la découverte et lui présenter les croquis. L'abbé Breuil est alors le premier spécialiste à visiter Lascaux, le 21 septembre 1940.

    ◄►◄►◄►◄►◄►

    Notre guide nous montre toutes les coupures de journaux et les photos de l'époque qui relatent la découverte.

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Après cette intéressante visite, un petit rafraîchissement sur la terrasse du Centre.

    Ouf, on peut enfin enlever les masques !

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

    Vacances périgourdines : visite de la grotte de Lascaux (Lascaux IV)

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  • Aujourd'hui le temps n'est pas très beau : nous avons donc annulé la visite que nous avions prévu de faire au Jardin de l'Imaginaire situé à Terrasson-Lavilledieu pour la remplacer par celle du Gouffre de Padirac où nous sommes sûrs d'être au sec. Nous quittons le département de la Dordogne pour rejoindre celui du Lot : le site se trouve à une soixantaine de kilomètres à l'est de Saint-Geniès où se trouve notre gîte.

    On avait pour habitude de l'appeler "le trou du Diable"...

    La légende veut que Saint-Pierre (ou Saint-Martin selon les conteurs) cheminait sur sa mule dans cette région en quête d'âmes à sauver quand soudain Satan lui apparaît et lui propose une épreuve ayant comme enjeu les âmes des damnés qu'il emporte en enfer. Le diable frappe le sol de son talon et un gouffre apparaît. La mule et son cavalier franchissent l'obstacle d'un bond extraordinaire (la marque des sabots de la mule subsiste toujours paraît-il dans le rocher). Le diable furieux retourne dans les entrailles de la terre par le trou béant qui devient dans l'imaginaire collectif une porte des enfers.

    Une autre légende voudrait qu'à la fin de la guerre de Cent Ans les Anglais aient enfoui dans le gouffre un riche butin cousu au préalable dans une peau de veau. Lorsque Edouard-Alfred Martel, l'inventeur de la rivière souterraine du Gouffre, acheta en 1889 les terrains situés au-dessus de la rivière souterraine, les propriétaires exigèrent l'insertion d'une clause leur réservant une part de l'éventuel trésor.

    Le gouffre est connu depuis des milliers d'années (on a trouvé dedans de nombreux débris de cuisine, de vases brisés et d'armes en fer datant du XIVème siècle) : il s’est formé par l’érosion et l’effondrement de la voûte d’une ancienne salle souterraine, creusée grâce aux circulations d’eau dans le massif rocheux, essentiellement calcaire.

    C'est en juillet 1889 qu'Edouard-Alfred Martel et trois de ses amis descendent dans le puits à l'aide d'une échelle flottante de 180 échelons combinée à une escarpolette, sans savoir cependant ce qu'ils vont trouver quelques dizaines de mètres plus bas. Ils emportent aussi avec eux un canot portatif et du matériel d'éclairage (des bougies et une lampe à magnésium), du matériel photographique, une trousse de secours et de la nourriture.

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Les aventuriers sont subjugués par ce qu'ils découvrent : une rivière souterraine avec des stalactites, des stalagmites, des gours, des colonnes de calcite... : tout ce que les gouttes d’eau ont façonné depuis des millénaires.

    Depuis, 22 kilomètres de galeries souterraines A/R ont été aménagées et le Gouffre reçoit 480.000 visiteurs par an.

    Vu d'en haut, ce trou de 35 mètres de diamètre est très impressionnant.

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    On suit les pas du Diable ?

    Non non... C'est aujourd'hui par un escalier en fer que l'on descend dans les entrailles de la terre quelques 75 mètres plus bas.

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Eh oui, c'est haut !

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Arrivés en bas de l'escalier, il faut encore descendre, mais cette fois-ci dans une pénombre éclairée par les seules lampes qui jalonnent le circuit. On pense à ce que cela devait être du temps où Edouard-Alfred Martel et ses amis progressaient dans cette galerie sans escalier et à la seule lumière des bougies et de la lampe à magnésium !

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    jusqu'à atteindre le niveau de la rivière souterraine : la température intérieure est de 14°C.

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

     Impossible de rendre compte avec un simple appareil photo (en smartphone en plus) de l'impression qui se dégage de ces voûtes absolument gigantesques sculptées pas la rivière au cours du temps...

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Il faut regarder en haut...

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    mais en bas aussi...

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    On garde la masque : on est on ne peut plus confinés en intérieur...

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Arrivée au lac supérieur : c'est le moment d'embarquer pour une promenade en canot sous la conduite d'un batelier mais là..., les photos individuelles sont interdites, commerce oblige !

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

     

    Un gour entre deux barrages de calcite (photo "Passion et Partage")

    Vacances périgourdines : visite du Gouffre de Padirac

    Beauté de la nature...

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    On est descendus profondément : une petite grimpette nous attend pour rejoindre la surface.

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    A la sortie, un buste de l'inventeur

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Les photos ne donnent rien...

    Il faut y aller vraiment !


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  • Aujourd'hui, nous partons pour Sarlat-la-Canéda (Sarlat et La Canéda ont été réunies en 1965), une petite ville du Périgord située à une quinzaine de kilomètres au sud de notre gîte de Saint-Geniès : André a bien choisi celui-ci, proche de toutes les curiosités qu'offre cette belle région.

    Sarlat compte un peu moins de 10.000 habitants : c'est la capitale du Périgord noir. Elle est réputée pour son centre historique datant du Moyen-Age et du début de la Renaissance et a été la première ville à bénéficier de la loi Malraux en 1964.

    Quand on prend, partant de la rue de la République qui traverse la vieille ville du Nord au Sud, une rue à angle droit, on est tout de suite plongé dans l'ambiance avec ces parasols qui ornent les terrasses des nombreux restaurants que compte la ville : à Sarlat, on vient pour visiter mais aussi pour déguster les produits locaux !

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Les cartes des restaurants sont faites pour aiguiser l'appétit des nombreux touristes qui visitent la ville chaque année : foie gras, truffes, figues et noix, sans compter les célèbres pommes de terre sarladaises à la graisse d'oie... 

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Et quand on lève le nez, on voit de bien beaux édifices, même si le soleil est du mauvais côté pour la photo... Ici, l'Hôtel de Plamon datant des XIVème-XVIIème siècles.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Sa balustrade en fer forgé surplombe ce qu'on appelle une trompe en architecture,

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    c'est-à-dire une voûte tronquée formant saillie dans le vide supportant l'encoignure d'un bâtiment.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Cet ancien Hôtel particulier donne sur la place du Marché aux Oies signalée par une belle plaque de rue. La place était autrefois réservée aux négociations concernant ce charmant volatile.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Cette sculpture, de François-Xavier Lalanne, un sculpteur contemporain de Brancusi qui a sculpté beaucoup d'animaux, a été offerte à la ville par les foies-gras Rougié (le site ICI)...

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Il s'agit d'un ancien hôtel particulier gothique avec des ouvertures ogivales au rez-de-chaussée pour une boutique. Le premier étage est éclairé par trois fenêtres géminées à meneau avec rosaces et trilobes.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Quel que soit le côté qu'on regarde, on est dans les vieilles pierres : tel ce Manoir de Gisson du XIIIème siècle dont la tourelle hexagonale relie deux bâtiments différents est recouverte de lauzes.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vue sur l'ancienne église Sainte-Marie (XIVème - XVème siècles)

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    On débouche ensuite sur la grande place de Sarlat, la Place de la Liberté.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Du haut de son muret, le Badaud de  Gérard Auliac veille sur la ville.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    La mode étant aux masques en ces temps de Covid, on aurait pu croire qu'il en portât un mais, heureusement non : seuls André et Philippe étaient masqués !

    Une très jolie œuvre, je trouve.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    La place Jacques Boissarie porte le nom de cet auteur qui lança en 1952 un festival des Jeux du théâtre et qui choisit l’architecture de Sarlat elle-même comme décor de ses pièces.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Les petites fougères qui poussent dans les interstices des pierres m'ont tapé dans l'œil.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    C'est sur une autre place, voisine de celle de la Liberté, la Place du Peyrou, qu'est né en 1530 l'écrivain et poète français Etienne de La Boétie, meilleur ami de Montaigne.

    De style Renaissance italienne, la finesse des étages de la façade se traduit par de larges baies à meneaux encadrées de pilastres à médaillons et à losanges.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    La toiture de lauzes est percée d'une lucarne à la décoration luxuriante.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Toujours en regardant en l'air, quelques enseignes...

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat 

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Et cet arbre de Mai avec l'indication "Honneur aux Patrons" pour remercier un élu. Il est ici accroché à la gouttière et paré de drapeaux tricolores.

    L’arbre de mai est une vieille tradition occitane, autrefois extrêmement répandue dans les campagnes périgourdines. Pour célébrer l’arrivée du printemps, des jeunes gens étaient chargés de couper et de transporter l’arbre du mai que l’on enrubannait et que l’on plantait sur la place du village. De nos jours, la tradition de l’arbre de Mai tente de se maintenir en honorant le nouvel élu local, le patron ou encore pour orner le faîte d’une maison dont on vient d’achever la charpente.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Un autre hommage, un peu plus loin : "Honneur à la Patronne"

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Le charme des petites rues étroites

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Retour sur la place de la Liberté avec une très belle lumière

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Petit quatre-heures en terrasse...

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    C'est la deuxième fois que je viens à Sarlat mais c'est la première fois que je découvre cette belle petite ville : en 2008, il y pleuvait des cordes...

    Sympa l'après-midi !


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