• Vacances en Bretagne (25 août - 4 septembre)

          Notre petit séjour dans le Finistère est maintenant terminé : il en reste de bons souvenirs et, bien sûr, une tonne de photos que je viens péniblement d'essayer de trier pour en retirer la substantifique moëlle... Pour être plus précise, c'est à Douarnenez que nous avons posé notre valise : eh oui, pour une dizaine de jours, ça suffit amplement !

    Notre petit studio est situé sur le port de plaisance d'un quartier de Douarnenez appelé Tréboul. Je l'ai trouvé sur internet et, ma foi, il correspond bien à la description qu'en a fait la propriétaire sur son site. Merveilleusement décoré et en très bon état, nous en prenons livraison le samedi après-midi après avoir traîné un peu de Nogent le Rotrou à La Chapelle Chaussée, en passant par Parné sur Roc et Craon.

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    Vous me direz que ce n'est pas direct et vous aurez raison mais le voyage était organisé ainsi : il faut se plaindre aux organisateurs qui n'en font toujours qu'à leur tête !

    A Nogent le Rotrou se trouve le tombeau du Duc de Sully et de son épouse Rachel de Cochefilet. On accède à la Rotonde où il est enterré par ce grand portail : Sully n'a pas pu être enterré dans l'église voisine du fait qu'il était protestant.

    1 Nogent le Rotrou Mausolée de Sully Entrée

    Le personnage de Sully a été sculpté par Barthélémy Boudin. On peut y admirer la finesse du travail du maître à travers l'intelligence du regard du ministre d'Henri IV et le tuyautage de la fraise. En revanche, c'est sans doute l'un de ses élèves qui a exécuté la sculpture de son épouse, beaucoup moins expressive.

    1 Nogent le Rotrou Sully

    1 Nogent le RotrouTombe de Sully et de son épouse

    Nous continuons ensuite notre route vers l'ouest et essuyons une pluie absolument mémorable (heureusement à l'abri de la 306 dont les pauvres essuie-glaces ont été mis à rude épreuve...). Pour se guider, des panneaux bien compliqués...

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    Ayant enfin trouvé la ferme de la Bihardière, nous en faisons une visite tant originale par son sujet que par la personne qui nous y a guidés, autrement dit la propriétaire : un vrai personnage ! Les deux serres (l'une froide, l'autre chaude) abritent, tenez-vous bien, 2500 cactées que cette dame soigne depuis plus de 60 ans amoureusement, si bien qu'elle met en garde ses visiteurs (très énergiquement) sur le risque de blesser ses protégées lors de la visite,  défendant même aux dames de garder leur sac à main sur elles... ! Par ailleurs, la visite s'avère très intéressante car cette dame, vous l'aurez compris n'a qu'une seule passion : ses "succulentes". Elle court d'ailleurs régulièrement les expositions internaitionales à la recherche de spécimens rares.

    2 Ferme de la Bihardière (16)

    2 Ferme de la Bihardière (17)

    La propriétaire de la ferme de la Bihardière.

    2 Ferme de la Bihardière (35)

    C'est un fil de fer qui a guidé ce cactus...

    2 Ferme de la Bihardière (19)

    Régularité de la nature...

    2 Ferme de la Bihardière (25)

    Attention : qui s'y frotte, s'y pique !

    2 Ferme de la Bihardière (26)

    Pour notre étape du soir, à Parné sur Roc, nous avons choisi une chambre d'hôtes qui se trouve dans l'épicerie du village ! Nous y avons accès à la cuisine, le tout face à l'église.

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    Le village est charmant et possède quelques très belles maisons anciennes. La municipalité a su en effet très bien mettre en valeur et entretenir son patrimoine historique.

    La maison Frippier date de 1868 : elle témoigne du passé de la Mayenne dans l'industrie de la poterie héritée du Moyen-Age.

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    Des entourages de fenêtres en briques aussi pour cette série de 6 maisons d'ouvriers jouxtant les fours à chaux où ils étaient employés : un moyen de casser un peu leur austérité.

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    En effet, on comptait en 1895 une cinquantaine d'ouvriers sur ce site.

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    La maison aux deux tourelles date, elle, des XVème et XVIème siècles.

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    Elle jouxte l'église (du XIème siècle) qui est classée aux monuments historiques à cause des fresques des  XVIème et XVIIème siècles qui en recouvrent les murs et qui ont été mises à jour il y a seulement quatre ans tout à fait par hasard à l'occasion d'une restauration intérieure de l'édifice. Le choeur, lui, est de la fin du XIXème.

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    C'est l'heure de l'apéro : ça tombe bien, le café voisin de l'église nous tend les bras si je peux m'exprimer ainsi ! (et en plus, il possède une belle enseigne...)

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    Le lendemain, nous reprenons la route pour aller rendre visite à la tante de Philippe, Germaine, qui habite à Craon. Ayant déjà visité le château une fois précédente, nous lui consacrons la journée. Ma foi, j'aimerais bien lui ressembler dans quelques 35 ans...

    2-Chez-la-Tante-Germaine--7-.jpg

    Le soir, nous rejoignons notre chambre d'hôtes à La Chapelle Chaussée. J'ai bien dit "chambre". En effet, la famille qui nous accueille pour le logement et le dîner (ils font aussi table d'hôtes) propose également sur son site des... cabanes dans les arbres ! Je n'ai pas osé nous lancer dans une telle aventure et bien m'en a pris car il continue de pleuvoir "comme vache qui pisse"... Allez, ce sera pour une autre fois, n'est-ce pas Philippe ?

    Jolie la salle de séjour, non ? et de plus, des hôtes très sympathiques.

    4-La-Chapelle-Chaussee--2-.jpg

    Après une bonne nuit au calme, nous reprenons la route vers l'ouest une fois de plus. Le midi, un arrêt à Kernascléden (prononcer : Karnassen) où se trouve une belle église gothique. Comme vous l'aurez peut-être remarqué, nous aimons bien visiter les églises...

    Celle-ci est (malheureusement pour nous) couverte d'échafaudages et nous devrons nous contenter d'en visiter l'intérieur qui renferme des fresques assez extraordinaires : une danse macabre et une vision de l'enfer qui devait en effrayer plus d'un au Moyen-Age...

    Le Porche des femmes : à l'intérieur, des statues des douze apôtres qui laissent présager de l'effet produit à l'époque par la peinture polychrome.

    3 Kernascléden (Porche Notre Dame de K)

    3-Kernascleden--Interieur-du-Porche-des-femmes-.jpg

    La danse macabre

    3 Kernascléden (Danse macabre 1)

    Fresque de l'enfer

    3 Kernascléden (l'enfer)

    Heureusement, l'une des coupoles de l'église est ornementée d'une fresque plus gaie. Il s'agit d'anges musiciens et la fresque est extraordinairement bien conservée comme vous pouvez le constater.

    3 Kernascléden (Anges musiciens)

    Au sortir de l'église, nous sommes allés à la crêperie du village, tout simplement appelée "la crêperie" : je vous recommande cette adresse si d'aventure vous passez par là : les galettes y sont succulentes et celles au caramel-beurre salé à se mettre à genoux devant !

    Non loin de Kernascléden, il y a une abbaye dont un ami nous a parlé : c'est celle de Notre Dame de Langonnet qui abrite toujours une communauté de moines (c'est la maison de retraite des missionnaires du Saint-Esprit). L'abbaye par elle-même a beaucoup souffert des guerres de religions et n'est pas un chef-d'oeuvre d'architecture bretonne. Seule sa salle capitulaire date du XIIIème siècle. Par contre, les missionnaires y présentent une belle collection d'art africain qui vaut le détour.

    4 Abbaye de Langonnet (Cour)

    Porche roman donnant sur le cloître

    4 Abbaye de Langonnet (Porche roman)

    La salle capitulaire

    4 Abbaye de Langonnet (Salle capitulaire du 13ème siècle)

    Masque

    4 Abbaye de Langonnet (Masque)

    Statuette de fécondité

    4 Abbaye de Langonnet (Statuette de fécondité)

    Un peigne

    4 Abbaye de Langonnet (Peigne)

    Joueur de Kora en bronze

    4 Abbaye de Langonnet (Joueur de Kora bronze à la cire per

    Nous voici au terme de ce voyage vers l'ouest. En Bretagne, on dit même le "Penn-ar-Bed" autrement dit : le bout du monde ! Il nous mène à Tréboul, dans le studio de M. et Mme Fouquet, sur le port de plaisance. Il ne nous reste plus qu'à nous y installer.

    Tréboul vue sur l'appartement

    On entre ?

    Appartement Tréboul (8)

    à gauche, une salle de bains pavoisée !

    Appartement (1)

    Ah : le chef est là, à son poste...

    Appartement avec Philippe

    A droite, les chaises hautes de la terrasse, ma foi fort incommodes pour s'asseoir (elles sont en teck et pèsent des tonnes...) mais faites pour dominer le port je suppose.

     

    Appartement Tréboul (1)

    Tréboul au soleil levant, depuis la terrasse

    Appartement Vue sur le port de plaisance

    Prochain épisode : le Pardon de Sainte-Anne-La-Palud...

     


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  • La semaine dernière, nous étions de nouveau aixois... 

    La montagne Sainte Victoire que l'on peut admirer depuis la terrasse de l'appartement de Christelle est toujours fidèle au poste : il parait que c'est une montagne jeune (dixit "Des racines et des ailes", la fameuse émission de télévision de France 3 dont nous sommes tous les deux accros et qui vient justement de faire une émission sur la Provence depuis, je vous le donne en mille : Aix en Provence !) Il parait même qu'elle est toujours en train de pousser. Bon : évidemment sur la photo c'est difficile à vérifier quoique... on y vient souvent maintenant et à chaque fois on la photographie !

    La Montagne Sainte Victoire

    L'appartement de Christelle est maintenant orné d'élégants rideaux... violets d'un côté

    Appart Christelle et moi salon

    écrus de l'autre avec une touche de violet : la classe !

    Appartement-de-Christelle-du-cote-table.jpg

    Plusieurs belles balades pendant ce séjour au soleil du midi.

    L'une d'entre elles nous a été suggérée par l'émission de télé dont j'ai parlé. Après avoir aidé Christelle à ranger sa cave le lundi, nous sommes partis le mardi pour "la côte bleue" à une trentaine de kms d'Aix. L'objectif : prendre le TER (train express régional) au départ de la gare de "La Couronne -  Carro" pour rejoindre celle de "l'Estaque", un quartier situé à l'ouest de Marseille en longeant la mer (l y a une demie-heure de trajet).

    Sitôt dit, sitôt fait.

    Mais avant de prendre le train, une petite ballade en bord de mer.

    La Couronne Caro Christelle mer

    Sur le chemin du retour, de très jolies fleurs exotiques.

    La Couronne Caro fleurs de haie

    Nous n'avons pas trop à attendre.

    La Couronne Caro moi et Philippe sur le quai

    Le train est à l'heure.

    La Couronne Caro Christelle et Philippe sur le quai

    Et c'est le départ !

    Train Philippe et Christelle dans le wagon

    La Couronne - Carro, Sausset les pins, Carry le Rouet, La Redonne, Niolon :

    le train de la côte bleue dessert toutes ces adorables petites gares.

    Carry le Rouet gare

    et ces non moins "chouettes" petits ports.

    Train Petit port entre La Couronne et L'Estaque

    De jolies criques s'offrent à nos yeux émerveillés.

    Train la mer

    Le train continue sa route...

    La Couronne l'Estaque voies ferrées

    et c'est l'approche de Marseille.

    Train à l'approche de Marseille

    A l'Estaque, nous descendons ravis (d'autant plus que le contrôleur nous a gentiment octroyé la gratuité sur le parcours) : on a des têtes de touristes (moi surtout avec mon appareil photos en bandoulière...) et les touristes, il faut les chouchouter n'est-ce-pas ?

    Tiens, le blason sur la portière du train nous indique qu'on est ici dans la Région Provence Alpes Côte d'Azur ! « Parti, au premier d’or aux quatre pals de gueules, au second coupé en premier d’or au dauphin d’azur crété, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules, et en second d’argent à l’aigle couronné de gueules, empiétant une montagne aux trois coupeaux de sable issant d’une mer d’azur et ondée d’argent. »

    Autrement dit, en clair

    (le langage des blasons est toujours très abscons...)

    La région Provence-Alpes-Côte d’Azur renferme trois anciennes régions. La partie gauche du blason (rayures rouges et or) représente le blason de la Provence (maison de Barcelone) ; en haut à droite, le dauphin rappelle le Dauphiné (Hautes-Alpes) et en bas figure le blason du Comté de Nice.

    On en apprend des choses sur internet !

    Train Région Provence Alpes Côte d'Azur

    L'Estaque : tout le monde descend ! (le train continue cependant jusqu'à la gare Saint-Charles).

    L-Estaque-gare-copie-2.jpg

    La gare de l'Estaque se trouve sur les hauteurs de la ville.

    L'Estaque Philippe et Christelle

    Petite promenade sur le port bordé parfois de très jolies maisons.

    (avec un pot à la terrasse d'un café, of course...)

    L'Estaque jolie maison

    On voit parfaitement au fond le viaduc et le tunnel creusé dans la roche que notre train vient d'emprunter. la ligne est en effet parsemée de tels ouvrages d'art.

    L'Estaque vue sur le port et le train

    L'Estaque vue sur l'église

    Après avoir longé le port à la découverte du circuit des peintres (succession de panneaux informatifs mais pas terribles du tout), nous remontons ensuite vers la gare en traversant un quartier assez populaire. Les ruelles s'appellent ici des "traverses". L'une d'elles s'appelle même la traverse de la glacière... et il ne doit pas y faire chaud en hiver quand souffle le Mistral !

    L'Estaque vue sur les toits

    Retour par Marseille : au passage, une vue du vieux port avec "La bonne Mère", autrement dit : Notre Dame de la Garde.

    Marseille le vieux port

    Voilà pour la côte bleue.

    Le surlendemain, il fait toujours un temps de rêve : nous décidons d'aller passer la journée dans les calanques situées à l'est de Marseille en emportant un pique-nique.

    La route pour descendre dans la calanque de Sormiou est très sinueuse : Christelle, pourtant très aguerrie à la route de par son métier, décide de passer le volant à son père et ma fois, si vous regardez la photo qui suit, vous comprendrez pourquoi ! La calanque est heureusement à cette époque ouverte à la circulation mais dès le 1er juin et jusqu'à fin septembre, on n'y accède... qu'à pied à cause des risques d'incendies. Le parking est alors réservé aux seuls locaux : pas mal de marseillais se sont fait construire ici un petit cabanon avec eau courante sur la terrasse et butagaz à tous les étages !

    Trop beau, non ? Avouez qu'on est veinards !

    Sormiou vue du haut de la route

    Sormiou vue du haut de la route-2

    Après avoir fait trempette et grignoté notre petite "sorcière au sable" (plus communément appelé sandwich dans la langue de Shakespeare !)

    Eh oui, ici mon bon monsieur, la plage : c'est du sable...

    Sormiou Philippe les pieds dans l'eau

    nous longeons le bord de mer en direction du petit port.

    Sormiou la plage

    Sormiou fleur de cactus

    Sormiou Philippe et moi

    Plus photogénique : tu meurs !

    Sormiou la crique

    Sormiou le petit port

    Après Sormiou, un petit tour à la calanque de Morgiou juste à côté. On reprend la route en lacets pour remonter et, après être passés le long de la prison des Baumettes, on en reprend une autre..., toujours en lacets, pour descendre dans cette autre calanque assez différente : ici, pas de plage de sable mais un petit port de plaisance où quelques  pêcheurs professionnels amarrent aussi leur bateau.

    Calanque-de-Morgiou.jpg

    Deux d'entre eux sont d'ailleurs en train de remettre à l'eau un bateau fraîchement repeint. Une randonneuse (il y en a beaucoup à cette époque de l'année où la région n'est pas encore écrasée par le chaleur) passe devant mon objectif, s'apprêtant sans doute à affronter la montée...

    Randonneuse-a-Morgiou.JPG

    Morgiou bâteau à l'eau

    Voilà pour les calanques.

    Enfin, une dernière ballade avant de quitter cette jolie région : la visite à la cave coopérative de Cucuron où Christelle va s'approvisionner en rosé de Provence en prévision des visites estivales : boire un petit coup c'est agréable... surtout un petit coup de rosé ! Cucuron se trouve à une vingtaine de kilomètres au nord d'Aix dans le Lubéron et la campagne à cette époque de l'année est encore bien verte. Il faut dire aussi que cette année le midi n'a pas été très gâté par le temps contrairement au nord de la France qui jouit toujours et ce, depuis deux mois, d'un temps absolument estival...

    Pourvu que ca dure !

    Cucuron vue sur la cave coopérative

    Cucuron vue du château-2

    Le village est dominé par un donjon imposant dont nous faisons le tour.

    Cucuron le château et la pierre creuse

    Le bar de l'Etang nous accueille ensuite pour un déjeuner en terrasse sur la grande place du village ouvrant sur un immense bassin bordé de platanes plus que centenaires.

    Cucuron Place du bassin

    Cucuron le bassin

    Cucuron Christelle

    Au retour sur Aix, nous faisons un arrêt à Ansouis, un village dominé par un château (il se visite mais l'entrée est chère car il est privé) et labellisé comme "l'un des plus beaux villages de France".

    Ansouis plus beau village de France

    Partout les rosiers sont en pleine fleur.

    Ansouis roses

    Maisons des 15 et 17ème siècles...

    Ansouis vieilles portes

     

    Ansouis porche

    Ici, un cadran solaire...

    Ansouis cadran solaire

      Là une jolie sonnette

    Ansouis cloche

    L'escalier conduisant à l'église qui jouxte le château est admirable.

    Ansouis Escalier église

    Non moins admirable cette superbe vue sur la nature depuis la terrasse du château.

    Ansouis Christelle

    Merci Christelle pour ce super séjour chez toi !

    C'est vrai qu'on est toujours ravis de te voir...

     

     


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  • La capitale de la Catalogne : je rêvais d'y aller depuis une éternité ! Mon rêve s'est enfin réalisé grâce aux promos d'Easy-jet (pour le transport) et de Budgetplaces.com (pour le logement) et je n'ai pas été déçue par cette jolie ville, bien au contraire...

    D'un coup d'ailes, me voici en Espagne : l'aéroport El Prat est situé à 10 kms au sud de la ville. J'y arrive sous un beau soleil, ce qui me permet d'admirer la descente sur la ville.

    Avion-arrivee-en-Espagne.jpg

    J'attends impatiemment mon amie Loredana venue de son côté de Milan et nous rejoignons ensuite toutes les deux notre location : un petit appartement tout confort, situé en plein centre de la vieille ville au N°62 de la   Carrer Sant Pere Mitjà : entendez par là la rue Saint-Pierre du milieu, celle-ci étant cernée au nord par la rue Saint-Pierre du haut (Mès Alt) et au sud par la rue Saint-Pierre du bas (Mès baix) : logique, non !

    HHB

    Toni nous y accueille très aimablement et nous fait faire un tour d'horizon de la ville en nous emmenant sur la terrasse. Celle-ci donne sur le clocher de l'église Sant Pere voisine.

    HBB terrasse Loredana et moi

    Le lendemain matin, nous découvrons la rue Sant Pere. Nous somme ici dans un quartier populaire : le linge sèche aux fenêtres de presque tous les logments : un côté pittoresque que je ne déteste pas mais qui dénote du niveau de vie des habitants de ce quartier...

    Carrer Sant Pere Mitja vue du balcon

    La ville est faite de contrastes. Le Palau de la Musica Catalana, tout proche de la Carrer San Pere, resplendit de ses feux. Il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Palau de la musica catalana façade1

    Palau de la musica catalana angle

    Détail d'une mosaïque de la façade

    Palau de la musica catalana détail mosaïques

    Le bus touristique que nous prenons nous permet d'avoir une vue d'ensemble sur la ville. Le temps est frais mais, bien couvertes, nous ne résistons pas au plaisir de monter sur l'impériale pour profiter pleinement du spectacle de la rue. Premier arrêt : le Passej de Gràcia où se trouve la Casa Mila, encore appelée la Pedrera, immeuble "Art Nouveau" du célèbre architecte Gaudi.

    Au passage, petite photo rapide d'un élégant réverbère.

    Lampadaire fer forgé

    La façade ondulante de l'édifice représente la mer.

    La pedrera bus touristique

    Sur le portail d'entrée, les lignes sont courbes et presque végétales...

    La Pedrera porte d'entrée

    Depuis la terrasse de l'immeuble, on a une vue circulaire sur la ville. Les cheminées semblent veiller sur la ville, telles des sentinelles ! Au loin, la méditerranée...

    Décidément, cette ville présente beaucoup d'attraits !

    La Pedrera vue sur la mer

    La Pedrera Loredana

    Dans la trouée, un autre chef d'oeuvre de Gaudi : la Sagrada Familia

    La Pedrera Sagrada Familia

    Le buste d'Antoni Gaudi se trouve dans le hall d'entrée de l'immeuble qui jouit d'un puits de lumière très impressionnant : encore des courbes !

    La-Pedrera-ouverture-interieure.jpg

    Gaudi est né en 1852 à Reus, en Catalogne. Il est décédé en 1926 à Barcelone à 74 ans (écrasé par un bus...). Il laisse derrière lui un patrimoine architectural immense.

    La Pedrera Gaudi

    Mais notre bus continue sa route : nous voici maintenant au Parc Guell (situé au nord de la ville), autre réalisation de l'architecte catalan. Dès l'entrée, on voit que Gaudi aime marier l'architecture avec la nature.

    Parc Guell fontaine à l'entrée

    Depuis la grande terrasse bordée d'un banc ondulant réalisé tout en mosaïques, on jouit d'une bonne vue sur la mer et sur la Sagrada Familia.

    Décidément, Gaudi aime les points de vue ! (et moi aussi)

    Parc Guell vue sur la sagrada Familia

    En témoigne cette rangée de colonnades qui semble "mimiquer" une rangée d'arbres...

    Parc Guell mur de colonnes et végétation

    Parc Guell colonnes de pierres

    et ces arceaux végétaux, ne rappellent-ils pas une voute de cathédrale ? (impression toute personnelle)

    Parc Guell arceaux de plantes

    Une autre particularité de ces colonnades : leur aspect penché qui lutte contre l'académisme de l'antiquité : Gaudi est un architecte qui a dérangé la critique en son temps mais maintenant son génie est internationalement reconnu et il est considéré comme l'un des plus grands architectes de l'époque moderne... Parfois, le temps fait son chemin.

    Parc Guell colonnes penchées

    Beauté de la pierre généreusement éclairée par un soleil complice.

    Parc Guell colonnes penchées plafond

    Pour en terminer avec Gaudi, nous faisons la visite de la Sagrada Familia : cela fait déjà 130 ans que le chantier de cette église, consacrée par Benoit XVI en février 2010, est en cours et il faudra encore attendre jusqu'en 2026 (le centenaire de la mort de Gaudi) pour la voir terminée... Il faut dire que c'est un chantier absolument titanesque que Gaudi a entrepris en 1882 : prévoyant à juste titre qu'il n'en verrait pas l'achèvement, il confia les plans de l'église à son assistant Domènec Sugranes et depuis, 5 autres architectes se sont succédés au chevet de son chef d'oeuvre.

    Sagrada-Familia.jpg

    Sagrada Familia extérieur

    La façade de la nativité est la seule a avoir vu le jour du vivant de Gaudi.

    Sagrada Familia portail de la nativité 2

    La nativité

    Sagrada-Familia-portail-de-la-nativite-nativite.jpg

    La fuite en Egypte

    Sagrada-Familia-Portail-de-la-nativite-la-fuite-en-Egypte.jpg

    La façade de la passion est très différente : autant la première est travaillée et souriante : elle représente la vie, autant celle-ci est dépouillée et sévère comme la mort.

    Le baiser de Judas et le carré magique

    Sagrada Familia portail de la passion le baiser de Judas

    La crucifixion

    Sagrada Familia portail de la passion crucifixion

    Quand on entre à l'intérieur du sanctuaire, on en a plein les mirettes : c'est définitivement l'intérieur que je préfère. La fôret de colonnes qui fusent vers le ciel me fait penser à la mosquée de Cordoue que j'ai vue il y a bien longtemps mais qui m'avait fait forte impression à l'époque (encore un avis personnel...)

    Sagrada Familia intérieur 6

    Sagrada Familia intérieur 4

    Des vitraux multicolores éclairent magnifiquement l'édifice sacré.

    Sagrada Familia vitraux

    Oh le joli chérubin !

    Sagrada Familia cul de lampe

    Dans la nef, un Christ auréolé d'un baldaquin

    Sagrada Familia intérieur2

    Pour clore la visite, nous prenons l'ascenseur pour aller admirer la vue sur la ville du haut du clocher. On n'y monte qu'à quelques uns et pour cause : en haut, presque pas d'espace...

    Sagrada Familia en haut 2

    La redescente à pied (évidemment j'en suis...) permet d'admirer dans un premier temps la vaste cage que Gaudi a prévue à l'intérieur du clocher puis dans la foulée un petit escalier à vis aveugle digne des plus grandes constructions du moyen-âge.

    Sagrada Familia cage d'escalier

    Sagrada Familia escalier en vis descente

    Joli non ? Moi, j'ai adoré.

    Barcelone, c'est aussi un ville où il fait bon flaner comme ici sur la célèbre Rambla. Tout comme à Paris sur les quais de la Seine, on y trouve ici un joli marché aux fleurs.

    Marchand de fleurs séchées

    Et puis, il y a le fameux Mercat de la Boqueria si bien achalandé et haut en couleurs que pendant que les barcelonais s'y approvisionnent, les touristes y flânent, appareil photo à la main (bien serré, c'est préférable...).

    Marché de la Boqueria entrée

    Marché de la boquerie fruitier

    Attention les yeux !

    Mercat-de-La-Boqueria.JPG

    Un peu plus soft...

    Marché de la Boqueria poissonnier

    Marché de la Boqueria charcuterie

    Sans transition : départ (en taxi cette fois : ils ne sont pas chers, autant en profiter) pour le Parc de Montjuïc où se trouve le Musée National d'Art de la Catalogne (MNAC) dont nous avons entendu parler par diverses personnes. Nous décidons d'aller y voir la section "art roman" : hélas... elle est fermée en ce moment jusqu'à l'été. Nous visitons donc le reste du musée en nous promenant de salle en salle dans un palais du XIXème siècle extrêmement bien aménagé pour y mettre en valeur tous les trésors qu'il recèle. Le palais est situé tout en haut d'une série d'escaliers qui ont heureusement été doublés (très discrètement) par des escaliers mécaniques dissimulés dans les bosquets.

    Palau de la Catalogna 3

    Le  Palau de Victoria Eugenia a son pendant de l'autre côté du Palais National. ILs ont été construits pour l'exposition universelle de 1929.

    Esplanade du Palau de la Catalogna 1

    Palau de la Catalogna vasques escalier principal

    Une splendeur, non ? Le soleil est flatteur en cette heure de fin d'après-midi...

    Musée national de la Catalogne

    Le musée s'ouvre sur une vaste pièce surmontée d'une coupole richement décorée. D'agréables canapés permettent de la contempler tout à loisir.

    MNAC Coupole entrée

    Quelques uns des chef-d'oeuvres du musée

    Mare de Deu (Anonyme - 1400)

    MNAC Mare de Déu anonyme 1400

    L'annonciation (Maître de Sant Urgell - 1495)

    MNAC Maître de Saint Urgell 1495 annonciation

    El Greco : Sant Pere i Sant Pau 1590 - 1600

    MNAC El Greco Sant Pere i Sant Pau 1590-1600

    Juli Gonzalès : Homme Cactus - 1941

    MNAC Juli Gonzalès Homme Cactus

    La visite du musée débouche aussi sur une pièce absolument gigantesque superbement coiffée d'une coupole ouvragée qui, rien qu'à elle seule, vaut le déplacement

    MNAC Coupole orgues

    Et si l'on allait du côté du port pour dîner : une proposition alléchante que je fais à mon amie Loredana que je sais friande de bords de mer (chaleur, soleil...) et de petits restaurants ! Hélas, le soleil nous a quitté entre deux stations de métro... et je n'ai le temps que de prendre à la va vite une photo de la colonne où Christophe Colomb indique, à tort la direction du Nouveau Monde (mais peut-être désigne-t-il tout simplement la mer...)

    Colonne-de-Christophe-Colomb.jpg

    On dit que son doigt mesure 1,5 mètre...

    Colonne-de-Christophe-Colomb-a-Barcelone-internet-.jpg

    Un petit tour du côté de la Rambla de mar ?

    Rambla-de-mar.jpg

    On y voit de beaux voiliers...

    Les-voiliers.jpg

    et aussi d'étranges petits bonhommes blancs qui flottent sur l'eau...

    Le-bateau-des-Baleares-et-le-bonhomme-de-mer.jpg

    Au fait, nous venions ici pour dîner ! Un peu à l'aveuglette, nous nous réfugions dans un bar pour lutter contre un vent frisquet : le patron nous sert une charcuterie plus que copieuse moyennant... "dinero" ! Bof : Loredana y est toute contente d'entrer en grande conversation avec le patron qui a voyagé en Italie et moi de siroter une sangria !

    (ma foi pas inoubliable : on n'est pas touristes pour rien...) 

    Loredana au café du port

    Le-cafe-du-port-et-moi.jpg

    Mais les jours passent... et nous n'avons pas encore visité la Cathédrale Sainte Eulalie qui est réputée elle aussi. Une petite promenade depuis notre logement à travers le quartier gothic et nous y sommes ! De petites ruelles tortueuses tranchent ici avec le quadrillage symétrique de la ville "moderne". Par-ci par-là, des madones ornent les coins de rue. Si ce n'était la taille de la ville, on se croirait à Aix ! C'est vrai que c'est aussi le midi et que les gens y sont pieux.

    Quartier cathédrale madone

    Plus huppée, cette rue de la Boqueria (j'ai un doute sur l'endroit exact). Visiblement, le deuxième étage est l'étage des riches... ou celui des amoureux de la nature !

    Quartier de la Cathédrale rue de la Boqueria

    Quartier de la cathédrale portail gothique

    Flâner dans Barcelone, c'est aussi se laisser tenter par les boutiques. Dans celle-ci, on sert des jus de fruits délicieux. Allez, on ne se laisse tenter que par le fruit défendu !

    Quartier cathédrale marchande de jus de fruits

    La façade de la Cathédrale est en travaux... Contentons-nous d'une vue de côté.

    Cathedrale-exterieur-2.jpg

    A l'intérieur, des merveilles : ici, une vierge noire "Mare de Deu de Montserrat".

    Cathédrale Notre Dame de Montserrat

    et un cloître planté de palmiers et hébergeant des oies !

    Cloitre-Cathedrale.jpg

    Une superbe fontaine surmontée d'un Saint-Georges terrassant le dragon orne l'un de ses côtés.

    Cathedrale-fontaine-cloitre-entiere.jpg

    Détail de robinet

    Cathédrale détail fontaine cloître

    Avant de quitter cette ville attachante, un petit tour au musée Picasso où sont présentées les oeuvres de jeunesse du peintre ainsi que la série des Ménines, inspirées de Vélasquez.

    Bien évidemment, les photos sont proscrites : la seule qu'on puisse faire est celle de la cour gothique du Palais qui lui sert de siège, rue Montcada, dans le quartier du Born.

    Musee-Picasso-cour-interieure-2.jpg

    En relisant le guide, je constate qu'il me reste encore beaucoup de choses à découvrir dans cette belle ville. Cela fera sûrement l'objet d'une prochaine petite escapade au soleil en compagnie de Philippe. Le terrain est sécurisé maintenant ! 

    Pour être honnête, il faut tout de même que j'avoue une certaine angoisse au départ à l'idée de partir toute seule en pays inconnu même si j'avais tout balisé : quelque chose qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps...


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  •  Notre voyage dans le midi tire à sa fin... Une dernière visite avant de quitter cette belle région : l'abbaye de Fontfroide qui se trouve sur le territoire de la commune de Narbonne.

     carte.jpg

    Il s'agit d'une des plus grandes abbayes cisterciennes : elle obéit donc à la règle de Saint-Benoît. En dehors des 8 offices qui réunissent les moines autour de la prière et qui rythment leurs journées, ceux-ci s'adonnent à la lecture des textes saints et au travail manuel. 

     C'est alors, dit Benoît, qu'ils seront vraiment moines, lorsqu'ils vivront du travail de leurs mains, à l'exemple de nos pères et des Apôtres. Le travail doit être organisé de telle sorte qu'il n'oblige pas les frères à sortir de la clôture du monastère : Le monastère doit, autant que possible, être disposé de telle sorte que l'on y trouve tout le nécessaire : de l'eau, un moulin, un jardin et des ateliers pour qu'on puisse pratiquer les divers métiers à l'intérieur de la clôture. De la sorte les moines n'auront pas besoin de se disperser au-dehors, ce qui n'est pas du tout avantageux pour leurs âmes.

     A Fontfroide, tout ceci est réuni : l'isolement à l'intérieur des Corbières, l'eau d'un torrent (Fontfroide vient de Fons Frigida : sources froides) et un vaste ensemble de terres données aux moines par le Comte et la Vicomtesse de Barcelone.

     La proximité d'un château fort a protégé l'abbaye de la destruction et des pillages et c'est donc une bâtisse extrêmement bien conservée que nous découvrons lors de la visite guidée que nous suivons plus de 900 ans après sa fondation...

     01 Château près de l'abbaye

     En prenant ce petit sentier,

    on peut avoir une idée du cadre enchanteur dans lequel Fontfroide a été construite.

     L'abbaye vue d'en haut internet

     Voici le plan de l'abbaye que j'ai trouvé dans un blog extrêmement bien documenté d'un habitant de Belcaire dans le département de l'Aude. www.belcaire-pyrenees.com

     Plan-de-l-abbaye.JPG

     L'entrée se fait par un porche monumental

     Porte-d-entree.jpg

     qui donne accès à la cour d'Honneur extrêmement profonde.

     04 Cour d'Honneur

     Au fond de la cour, une jolie grille en fer forgé gardée par de curieuses lionnes allaitant

     05 Grille donnant sur l'arrière

     Grille-en-fer-forge-cour-d-Honneur.jpg

     et une élégante fontaine

     06 Fontaine cour d'honneur

    Ces ornementations sont bien singulières pour un monastère : elles datent du rachat des bâtiments en 1908 par Gustave et Madeleine Fayet qui entreprennent sa restauration et son embellissement. La famille Fayet est d'ailleurs toujours propriétaire de l'abbaye.

      Dans les abbayes cisterciennes, il y a 2 sortes de moines : les "moines convers" sont des religieux  laïques autorisés à sortir de l'enceinte de l'abbaye pour vaquer aux travaux des champs : ils sont recrutés par les "moines du choeur" qui eux, sont essentiellement tournés vers la prière, l'étude des textes sacrés et l'enluminure.

     Après avoir traversé le réfectoire des convers

     07 Le réfectoire des moines

    et admiré la grille de fer forgé qui ouvre sur un petit jardin

    (encore un ajoût de la famille Fayet)

     Grille-du-refectoire-des-convers.jpg

     on accède à la cour du XVIIIème siècle ainsi nommée à cause du fronton plaqué à cette  époque sur le bâtiment du fond. Depuis cette cour, l'on peut apercevoir, en haut de la colline qui domine l'abbaye, la grande croix qui servait de repère aux pélerins. Elle est actuellement en fer forgé mais elle était en bois à l'origine bien sûr.

    08 Deuxième cour

     Une très belle margelle de puits en fer forgé

     09 Deuxième cour puits

     Le cloître est au centre de la vie religieuse.

     10 Cloître

     Les colonnettes romanes sont ornées de chapiteaux aux motifs floraux.

     11 Cloître

     Des oculi éclairent l'intérieur de la galerie.

     12 Cloître

     Le cloître communique avec la salle du chapitre dotée d'élégantes colonnettes de marbre, véritable chef d'oeuvre de l'art roman. C'est là que les moines se réunissaient pour régler les questions de discipline ou les questions matérielles, là que se faisaient le prêche des sermons...

     15 Salle du chapitre

    Pour ne pas déranger l'office psalmodié par les moines dans la salle du chapitre, la ruelle des convers met en communication les bâtiments qui leur sont affectés avec l'abbatiale.

     Ruelle-des-convers.jpg

     On débouche en empruntant cette ruelle dans  la nef de l'église

    dont la voûte en berceau brisé s'élève à 20 mètres du sol.

     On se sent tout petit...

    14 Abbatiale nef

     13 Abbatiale intérieur

     Vitrail abbatiale

     Le dortoir des convers quant à lui est desservi par un majestueux escalier.

     19 Escalier montant au réfectoire des convers

     Il permettait d'accueillir 180 à 200 moines convers

    qui venaient des 25 granges que Fontfroide possédait entre Perpignan et Béziers.

     17 Le réfectoire des convers

     Il a été embelli sous l'impulsion de la famille Fayet par quatre vitraux formés à partir des débris récupérés dans les églises ou les cathédrales du Nord et de l'Est de la France après la première guerre mondiale. Une création de René Billa.

     18 Le réfectoire des convers vitrail

     Avant de quitter l'abbaye, un petit tour dans les jardins : à cette époque la roseraie

    (qui a pris la place du verger et de l'ancien cimetière des moines) est défleurie : dommage !

     Par contre, le lavandin est en pleine floraison...

     21 La roseraie

    20 Lavandes dans le jardin

    Ca vous donnerait presque envie de devenir moine, non ?

     En bonus, un petit film sur l'incendie de 1986 et la création de la Roseraie.

     


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  • Aujourd'hui, nous allons en compagnie de mon cousin Guy déjeuner au Lac des Bouillouses dans les Pyrénées.

    Au passage, une petite photo devant le géant local : le Canigou

    Lac des Bouillouses Guy devant le Canigou

    Pour accéder au lac qui se trouve à plus de 2000 mètres d'altitude, il faut traverser des passages canadiens indiquant la présence de bétail en liberté.

    Lac des Bouillouses (29)

    Puis on emprunte cette route en lacets appelée à juste titre dans la région "l'accordéon"...

    Lac des Bouillouses Les lacets de la route

    Il s'agit d'un lac de barrage construit dans les années 1900 destiné à réguler le débit de la Têt et à fournir l'électricité nécessaire à la circulation du fameux "train jaune".

    Lac des Bouillouses Le lac

    Lac des Bouillouses Panneau

    Un petit sentier borde le lac fréquenté par les pêcheurs de truite.

    Lac-des-Bouillouses-Un-pecheur.jpg

    Lac des Bouillouses Chardon

    Au bord du lac, un taureau en liberté se désaltère.

    Lac des Bouillouses Un taureau

    Il y avait aussi des chevaux.

    Lac des Bouillouses Chevaux

    Après cette mini ballade en solitaire, je retrouve Philippe et Guy qui m'attendent sagement à la terrasse du restaurant dénommé judicieusement "Les Bones Hores".

    Lac des Bouillouses Guy et Philippe

    Lac-des-Bouillouses-Le-Bones-Hores.jpg

    Après un repas fort honnête mais simple tout de même dans cette belle salle de restaurant, il nous faut penser à repartir déjà : une centaine de kms à faire pour rentrer à bon port par des routes de montagne souvent encombrées, comme ce dimanche là...

    Lac des Bouillouses Le restaurant

    Oh la bonne tarte aux myrtilles !

    Lac-des-Bouillouses-Tarte-aux-myrtilles.jpg

    Au retour, petit arrêt au Pont Gisclard, ainsi dénommé du nom de son créateur décédé dans un accident en 1909 pendant des essais de charge du viaduc. Cette année 2010 marque d'ailleurs les 100 ans du pont et du train jaune qui le traverse quotidiennement.

    Lac des Bouillouses Pont Gisclard

    Le Commandant du génie Albert Gisclard

    Lac des Bouillouses Monument à Gisclard

    Lac des Bouillouses Guy et moi devant le monument à Giscla

    Depuis le monument, on a une jolie vue sur la route qui serpente dans la vallée

    Lac-des-Bouillouses-La-route-qui-descend-du-POnt-Gisclard.jpg

    et qui nous conduit à Fontpédrouse, une petite commune des Pyrénées Orientales à 1150 m d'altitude où jaillit de la montagne à 58°c une source sulfureuse dont les bienfaits sont reconnus depuis très longtemps.

    Ballade à St Thomas bâtisse des bains

    Un amphithéâtre et trois bassins en pleine nature nous tendent les bras.

    Ballade à St Thomas amphithéâtre et piscine

    On dirait bien que Guy et Philippe ont déniché les jets bienfaiteurs : ici les massages ne coûtent que le prix d'entrée aux bains (5,50 euros) pour bénéficier d'une eau à 37°C.

    Ballade à St Thomas Guy et Philippe dans l'eau chaude

    Sur la route du retour, nous apercevons le train jaune qui traverse le Viaduc Séjourné


    La circulation commence à s'intensifier : on est aujourd'hui Dimanche et les catalans sont sortis se balader. 

    Lac-des-Bouillouses--10-.jpg

    Un avant goût de Paris avant l'heure...

    Lac-des-Bouillouses-Retour-de-Mont-Louis.jpg

    Mais ils sont fous ces catalans !


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