• Aujourd'hui le temps n'est pas très beau : nous avons donc annulé la visite que nous avions prévu de faire au Jardin de l'Imaginaire situé à Terrasson-Lavilledieu pour la remplacer par celle du Gouffre de Padirac où nous sommes sûrs d'être au sec. Nous quittons le département de la Dordogne pour rejoindre celui du Lot : le site se trouve à une soixantaine de kilomètres à l'est de Saint-Geniès où se trouve notre gîte.

    On avait pour habitude de l'appeler "le trou du Diable"...

    La légende veut que Saint-Pierre (ou Saint-Martin selon les conteurs) cheminait sur sa mule dans cette région en quête d'âmes à sauver quand soudain Satan lui apparaît et lui propose une épreuve ayant comme enjeu les âmes des damnés qu'il emporte en enfer. Le diable frappe le sol de son talon et un gouffre apparaît. La mule et son cavalier franchissent l'obstacle d'un bond extraordinaire (la marque des sabots de la mule subsiste toujours paraît-il dans le rocher). Le diable furieux retourne dans les entrailles de la terre par le trou béant qui devient dans l'imaginaire collectif une porte des enfers.

    Une autre légende voudrait qu'à la fin de la guerre de Cent Ans les Anglais aient enfoui dans le gouffre un riche butin cousu au préalable dans une peau de veau. Lorsque Edouard-Alfred Martel, l'inventeur de la rivière souterraine du Gouffre, acheta en 1889 les terrains situés au-dessus de la rivière souterraine, les propriétaires exigèrent l'insertion d'une clause leur réservant une part de l'éventuel trésor.

    Le gouffre est connu depuis des milliers d'années (on a trouvé dedans de nombreux débris de cuisine, de vases brisés et d'armes en fer datant du XIVème siècle) : il s’est formé par l’érosion et l’effondrement de la voûte d’une ancienne salle souterraine, creusée grâce aux circulations d’eau dans le massif rocheux, essentiellement calcaire.

    C'est en juillet 1889 qu'Edouard-Alfred Martel et trois de ses amis descendent dans le puits à l'aide d'une échelle flottante de 180 échelons combinée à une escarpolette, sans savoir cependant ce qu'ils vont trouver quelques dizaines de mètres plus bas. Ils emportent aussi avec eux un canot portatif et du matériel d'éclairage (des bougies et une lampe à magnésium), du matériel photographique, une trousse de secours et de la nourriture.

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Les aventuriers sont subjugués par ce qu'ils découvrent : une rivière souterraine avec des stalactites, des stalagmites, des gours, des colonnes de calcite... : tout ce que les gouttes d’eau ont façonné depuis des millénaires.

    Depuis, 22 kilomètres de galeries souterraines A/R ont été aménagées et le Gouffre reçoit 480.000 visiteurs par an.

    Vu d'en haut, ce trou de 35 mètres de diamètre est très impressionnant.

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    On suit les pas du Diable ?

    Non non... C'est aujourd'hui par un escalier en fer que l'on descend dans les entrailles de la terre quelques 75 mètres plus bas.

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Eh oui, c'est haut !

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Arrivés en bas de l'escalier, il faut encore descendre, mais cette fois-ci dans une pénombre éclairée par les seules lampes qui jalonnent le circuit. On pense à ce que cela devait être du temps où Edouard-Alfred Martel et ses amis progressaient dans cette galerie sans escalier et à la seule lumière des bougies et de la lampe à magnésium !

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    jusqu'à atteindre le niveau de la rivière souterraine : la température intérieure est de 14°C.

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

     Impossible de rendre compte avec un simple appareil photo (en smartphone en plus) de l'impression qui se dégage de ces voûtes absolument gigantesques sculptées pas la rivière au cours du temps...

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Il faut regarder en haut...

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    mais en bas aussi...

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    On garde la masque : on est on ne peut plus confinés en intérieur...

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Arrivée au lac supérieur : c'est le moment d'embarquer pour une promenade en canot sous la conduite d'un batelier mais là..., les photos individuelles sont interdites, commerce oblige !

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

     

    Un gour entre deux barrages de calcite (photo "Passion et Partage")

    Vacances périgourdines : visite du Gouffre de Padirac

    Beauté de la nature...

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    On est descendus profondément : une petite grimpette nous attend pour rejoindre la surface.

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    A la sortie, un buste de l'inventeur

    Vacances périgourdines : visite du gouffre de Padirac

    Les photos ne donnent rien...

    Il faut y aller vraiment !


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  • Aujourd'hui, nous partons pour Sarlat-la-Canéda (Sarlat et La Canéda ont été réunies en 1965), une petite ville du Périgord située à une quinzaine de kilomètres au sud de notre gîte de Saint-Geniès : André a bien choisi celui-ci, proche de toutes les curiosités qu'offre cette belle région.

    Sarlat compte un peu moins de 10.000 habitants : c'est la capitale du Périgord noir. Elle est réputée pour son centre historique datant du Moyen-Age et du début de la Renaissance et a été la première ville à bénéficier de la loi Malraux en 1964.

    Quand on prend, partant de la rue de la République qui traverse la vieille ville du Nord au Sud, une rue à angle droit, on est tout de suite plongé dans l'ambiance avec ces parasols qui ornent les terrasses des nombreux restaurants que compte la ville : à Sarlat, on vient pour visiter mais aussi pour déguster les produits locaux !

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Les cartes des restaurants sont faites pour aiguiser l'appétit des nombreux touristes qui visitent la ville chaque année : foie gras, truffes, figues et noix, sans compter les célèbres pommes de terre sarladaises à la graisse d'oie... 

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Et quand on lève le nez, on voit de bien beaux édifices, même si le soleil est du mauvais côté pour la photo... Ici, l'Hôtel de Plamon datant des XIVème-XVIIème siècles.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Sa balustrade en fer forgé surplombe ce qu'on appelle une trompe en architecture,

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    c'est-à-dire une voûte tronquée formant saillie dans le vide supportant l'encoignure d'un bâtiment.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Cet ancien Hôtel particulier donne sur la place du Marché aux Oies signalée par une belle plaque de rue. La place était autrefois réservée aux négociations concernant ce charmant volatile.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Cette sculpture, de François-Xavier Lalanne, un sculpteur contemporain de Brancusi qui a sculpté beaucoup d'animaux, a été offerte à la ville par les foies-gras Rougié (le site ICI)...

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Il s'agit d'un ancien hôtel particulier gothique avec des ouvertures ogivales au rez-de-chaussée pour une boutique. Le premier étage est éclairé par trois fenêtres géminées à meneau avec rosaces et trilobes.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Quel que soit le côté qu'on regarde, on est dans les vieilles pierres : tel ce Manoir de Gisson du XIIIème siècle dont la tourelle hexagonale relie deux bâtiments différents est recouverte de lauzes.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vue sur l'ancienne église Sainte-Marie (XIVème - XVème siècles)

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    On débouche ensuite sur la grande place de Sarlat, la Place de la Liberté.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Du haut de son muret, le Badaud de  Gérard Auliac veille sur la ville.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    La mode étant aux masques en ces temps de Covid, on aurait pu croire qu'il en portât un mais, heureusement non : seuls André et Philippe étaient masqués !

    Une très jolie œuvre, je trouve.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    La place Jacques Boissarie porte le nom de cet auteur qui lança en 1952 un festival des Jeux du théâtre et qui choisit l’architecture de Sarlat elle-même comme décor de ses pièces.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Les petites fougères qui poussent dans les interstices des pierres m'ont tapé dans l'œil.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    C'est sur une autre place, voisine de celle de la Liberté, la Place du Peyrou, qu'est né en 1530 l'écrivain et poète français Etienne de La Boétie, meilleur ami de Montaigne.

    De style Renaissance italienne, la finesse des étages de la façade se traduit par de larges baies à meneaux encadrées de pilastres à médaillons et à losanges.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    La toiture de lauzes est percée d'une lucarne à la décoration luxuriante.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Toujours en regardant en l'air, quelques enseignes...

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat 

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Et cet arbre de Mai avec l'indication "Honneur aux Patrons" pour remercier un élu. Il est ici accroché à la gouttière et paré de drapeaux tricolores.

    L’arbre de mai est une vieille tradition occitane, autrefois extrêmement répandue dans les campagnes périgourdines. Pour célébrer l’arrivée du printemps, des jeunes gens étaient chargés de couper et de transporter l’arbre du mai que l’on enrubannait et que l’on plantait sur la place du village. De nos jours, la tradition de l’arbre de Mai tente de se maintenir en honorant le nouvel élu local, le patron ou encore pour orner le faîte d’une maison dont on vient d’achever la charpente.

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Un autre hommage, un peu plus loin : "Honneur à la Patronne"

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Le charme des petites rues étroites

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Retour sur la place de la Liberté avec une très belle lumière

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Petit quatre-heures en terrasse...

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    Vacances périgourdines : promenade dans Sarlat

    C'est la deuxième fois que je viens à Sarlat mais c'est la première fois que je découvre cette belle petite ville : en 2008, il y pleuvait des cordes...

    Sympa l'après-midi !


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  • Après une journée à Brive-la-Gaillarde, chez ma filleule, Cathy, nous voici partis pour Saint-Geniès, en Périgord cette fois, où André et Evelyne ont loué un gîte pour la semaine. Nous bénéficions de ces vacances imprévues puisque le frère d'André et sa femme qui devaient venir du Canada ont déclaré forfait suite à l'épidémie.

    Il n'y a que 50 minutes de route entre Brive-la-Gaillarde et Saint-Geniès mais quand on ne prend pas l'autoroute, croyez-moi, on s'en souvient longtemps : des routes minuscules tournant tout le temps et où il est parfois difficile de se croiser !

    Arrivés à bon port, nous faisons la connaissance de notre hôte, Jean-Michel Minard, éleveur de canards à foie gras (cliquez ICI pour voir son site), qui habite sur place et loue une partie de sa maison pour arrondir ses fins de mois depuis que le couple a pris sa retraite et ne peut plus engraisser autant de canards qu'avant.

    Le gîte date de 1882 : perdu au milieu de nulle-part, il est absolument superbe, en pierre de pays, égayé par de charmants volets bleu lavande.

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    A l'arrière, de petits bâtiments qui font partie de cet ancien corps de ferme.

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Depuis le portail d'entrée, à droite l'ancien four à pain et au centre la tour carrée si caractéristique de la région dans laquelle nos hôtes habitent.

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Ici, c'est chez nous pour une semaine !

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    A table ! Le café est prêt...

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Hélas, ce n'est pas tous les jours qu'on peut jouir de la terrasse. Le barbecue dernier cri, on l'a oublié...

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Le pré aux foies gras... Je veux parler des canards bien sûr !

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Le coin repas

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Tout le confort dans cette cuisine ultra pratique : plaques à induction, nécessaires à crêpes et à pierrade, robot ménagers : le top quoi !

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Le coin salon

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Nous avions tous les trois (André, Philippe et moi) apporté nos ordis ! Linette, elle, a une tablette...

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Après avoir pris possession des lieux, un petit tour au marché de Saint-Geniès.

    J'ai appris par Wikipédia que la commune d'un peu moins de 1000 habitants, traversée par le 45ème parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur (environ 5 000 km). Elle possède un patrimoine riche puisque quatre de ses édifices sont inscrits au patrimoine historique.

    Vacances périgourdines avec Linette et André : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

     Comme vous pouvez le constater, le temps n'est pas au top pour la photo...

    On croise d'abord l'église (Notre-Dame-de-l'Assomption), puis le château avant d'arriver sur le minuscule marché.

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    L'abside de l'église est de forme polygonale.

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Elle est ornée de modillons représentant des têtes humaines ou des têtes d'animaux.

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Mais ce qui retient surtout l'attention, c'est ce toit de lauzes datant du XIIème siècle comme l'église originelle elle-même.

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Le marché jouxte l'église et le château attenant dont la partie droite de la toiture est en train d'être restaurée.

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Impressionnant, non ?

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Cliquez sur la photo pour lire l'origine des lauzes.

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Il semblerait que la forme des toits incurvés vers la base permette de supporter le poids énorme que représente ces centaines de pierres empilées les unes sur les autres...

    Ici, le clocher-porche de l'église qui date de la fin du XVème siècle.

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Vue sur le Château édifié entre le XIIIème et le XVIème siècles également inscrit aux monuments historiques (depuis 1976). C'était autrefois une maison de chevaliers...

     

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Le recto...

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Et le verso où l'on voit la tour ovale rehaussée en 1912 pour y adjoindre un chemin de ronde et des mâchicoulis : le style "Troubadour" sans doute... ?

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Une belle croix en fer forgé portant les instruments de la Passion indique la proximité de l'église.

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Le portail d'entrée de l'église supporte une statue de Vierge à l'enfant portant un globe.

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Celle-ci, patronne de l'église, est moderne.

    Vacances périgourdines : le gîte et le petit village de Saint-Geniès

    Fin de la visite

    Un bien joli village


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  • Pour lire l'épisode précédent, cliqez ICI.

    C'est aujourd'hui que se termine notre petite évasion jurassienne. Avant de rejoindre la Bourgogne, nous visitons ce matin la grotte d'Osselle sur les conseils de nos hôtes.

    La grotte se trouve en bordure de Doubs.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    L'accueil se fait ici, juste en face.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    Jolie végétation

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    C'est le Jurassique, période de l’ère secondaire marquée par le dépôt d’épaisses couches calcaires, qui a permis - des millions d’années plus tard - la formation de la grotte d’Osselle.

    La grotte de 8 kms de long, possède une partie dans le Doubs et l'autre dans le Jura. Elle a été découverte dès le XIIIème siècle et est visitée depuis 1504. La température qui y règne est constante, de 13°C.

    Elle semble avoir été percée par une rivière souterraine. La richesse du sous-sol en sels de fer, de cuivre et de manganèse est à l’origine des exceptionnelles colorations qui tapissent ses parois et se cristallisent sur les concrétions calcaires.

    Les photos étant interdites pendant la Covid 19, pour que les gens ne stationnent pas en milieu confiné, je suis allée voir sur le net.

    Une forêt de stalactites et de stalagmites, des piliers...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    Des orgues et des draperies

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    La salle des colonnes

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    Si la grotte d’Osselle entre Doubs et Jura a acquis une réputation mondiale, elle le doit aussi à ses richesses paléontologiques : en 1826, le géologue et paléontologue anglais Buckland mettait au jour le premier squelette complet d’ours des cavernes qu’il allait transporter à Londres et exposer au British Museum. Quinze squelettes complets furent encore découvert en 1970 dont deux sont visibles dans la grotte.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    On peut même y voir des ours en chair et en os !

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    Durant la révolution, sous la Terreur, la grotte a servi de refuge à des prêtres réfractaires et Voltaire y donna même des fêtes, des banquets et des concerts.

     La visite terminée, nous décidons de partir pour Ornans où est né et a vécu Gustave Courbet.

    Il s'agit d'une petite bourgade traversée par la Loue, ce qui lui donne beaucoup de caractère. En ce jour de canicule, les amateurs de kayaks s'en donnent à cœur joie.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    Les maisons, souvent recouvertes de pans de bois, sont parfois en surplomb de la rivière.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    Vacances jurassiennes avec Arlette : Ornans et le musée Gustave Courbet

    C'est à Ornans qu'est né en 1819, dans une famille de propriétaires fonciers aisés, le peintre Gustave Courbet, autodidacte, chef de file du mouvement réaliste et artiste engagé.

    La ville lui a bien sûr consacré un musée occupant en partie l'ancienne maison du peintre : en voici l'entrée, moderne.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

     Le musée donne lui aussi sur la Loue.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Courbet débute sa scolarité au petit séminaire d'Ornans où le père Beau emmène ses élèves dessiner dans la nature. Plus tard, à 18 ans, il va au collège royal de Besançon où il prend des cours de dessin avec un élève de David. Il part à 20 ans pour Paris afin d'entamer des études de droit mais abandonne rapidement celles-ci au profit de la peinture, encouragé par ses professeurs.

    Ses premiers tableaux représentent sa ville natale qu'il affectionne.

    Tout le monde connaît "L'enterrement à Ornans" (1850), mais bien sûr c'est le Musée d'Orsay qui le détient...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Tout comme "L'origine du monde" (1866) qui a tant fait parler.

    "Mais qui est donc ce modèle qui a posé ainsi... ?"

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Celui-ci, vu au musée, est plus classique : il date de 1872, époque où il retourna à Ornans.

    "Vue d'Ornans" ou "Le miroir d'Ornans" : ce tableau montre les berges de la Loue, en contrebas de son atelier, route de Besançon. L'eau cristalline et immuable, dans laquelle se reflètent les maisons d'Ornans, donne une image intemporelle à ce lieu cher au peintre.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Le rétameur (1842)

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Le musée ne possède aucun tableau majeur du peintre sauf peut-être cet "Autoportrait à la prison Sainte-Pélagie" (1872-1873). Courbet y purgeait une peine de 6 mois de prison et 500 francs d'amende suite à sa participation à la Commune de Paris. Motif : « avoir provoqué comme membre de la Commune, la destruction de la colonne Vendôme. »

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Mais s'il fallait n'en retenir qu'un seul, ce serait celui-ci qui tranche radicalement avec le style du peintre.

    Soleil couchant (1875)

    Depuis les montagnes de la Suisse, Courbet observe les montagnes du Jura enflammées par le coucher de soleil. Lui, qui termine là sa vie, exilé, humilié et ruiné, loin de son pays et des siens, savoure la beauté de ce lieu : "Je suis ici dans un pays charmant, le plus beau du monde entier, sur le lac du Léman, bordé de montagnes gigantesques."

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Précurseur de Monet... ?

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Quelques sculptures de l'artiste aussi au musée dont cet original en plâtre réalisé en 1862. Courbet représente ici une scène de la vie quotidienne dans la vallée de la Loue : un jeune garçon pêchant des chabots (chavots en Franche-Comté). Il servira à l'édition du tirage en  bronze pour la fontaine de la ville. C'est la première sculpture du peintre. 

    Le pêcheur de Chavots

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Helvetia ou La Liberté : l'idée d'un buste représentant la liberté vient à Courbet en 1875, pendant son exil, pour remercier la Suisse de son hospitalité. A l'origine, pensé comme une République helvétique ornée de la croix fédérale, le buste évolue pour devenir une allégorie de la liberté.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Justement, nous avons décidé d'aller voir cette fameuse fontaine en faisant un petit tour dans la ville, sous une chaleur difficile à supporter... Heureusement que la présence de la Loue amène un peu de fraîcheur.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Il est aussi possible de se rafraîchir à cette fontaine...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    La fontaine du Pêcheur de Chavots

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Vacances jurassiennes avec Arlette : La grotte d'Osselle, Ornans et le musée Gustave Courbet

    Fin de ces vacances jurassiennes...


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  • Pour lire l'épisode précédent, cliquez ICI.

    Aujourd'hui, nous avons fait une promenade dans le temps en visitant les tourbières de Frasne, une zone humide protégée. Elles sont situées dans la vallée du Drugeon et leur formation est en partie due au retrait des glaciers lors du dernier épisode glaciaire (entre -25000 et -18000 ans).

    Elles ont été aménagées dans le respect de l'environnement : le site est désormais classé "Réserve Naturelle Régionale" et s'étend sur plus de 192 hectares.

    Cette vidéo faite par Daniel Gilbert, professeur en écologie microbienne au CNRS, explique très bien la formation des tourbières et leur rôle dans le réchauffement climatique et inversement. Elle est un peu longue (30 minutes) mais vaut vraiment la peine d'être regardée.

    Malheureusement, il semble que tous les navigateurs ne puissent pas la lire...

    Il existe plusieurs circuits : nous décidons de faire le petit circuit, une boucle de 1,5 kms pour 30 minutes de marche.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : visite du château de Joux

    Un joli chemin et un temps de rêve...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : visite du château de Joux

    Tout au long du parcours, des panneaux explicatifs retracent l'histoire du sol étape par étape.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : visite du château de Joux

    Vacances jurassiennes avec Arlette : visite du château de Joux

    Pour cheminer dans la tourbière, on marche sur un ponton pour ne pas s'enfoncer mais aussi pour ne pas abîmer le milieu naturel protégé. Il est d'ailleurs interdit de sortir du ponton.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : visite du château de Joux

    La tourbe a ici été exploitée dans les années 1940 ce qui a permis de redonner à cette fosse des conditions de développement de la végétation comparables à ce qu'elles étaient il y a 15.000 ans.

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    Ici, un sol couvert de bruyères

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    Là, des mousses

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    Ce panneau détaille quelques unes des plantes qui habitent la tourbière.

    La callune ou bruyère commune, la linaigrette, la sphaigne, l'airelle des marais, la myrtille, l'andromède à feuilles de polium ou encore la canneberge.

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    Grâce à ce panneau, on apprend qu'une tourbière est bombée.

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    Ici, la tourbe a été extraite en totalité jusqu'à la roche mère du sous-sol entre 1914 et 1947 par différentes sociétés, comme combustible puis pour produire du gaz nécessaire à la fabrication d'engrais.

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    Et encore de la bruyère...

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    Quelle est cette jolie plante des tourbières : je ne sais plus son nom...

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    Les étapes d'extraction de la tourbe

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    Un début d'extraction de la tourbe

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    Des petites briques qui ne sont pas suédoises...

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    Après cette intéressante promenade, nous avons repris la route et désespérément erré pour trouver vainement un accès voiture au Mont d'Or (en fait, arrivées à Métabief, noud brûlions...).

    Nous décidons d'aller déjeuner au bord du lac de Saint-Point alimenté par le Doubs.

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    Nous sommes ici dans un pays de fromage...

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    Le clocher-porche (possédant un dôme dit "à l'impériale") de l'église du village est bien typique de la région Franche-Comté.

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    L'église date du XIIème siècle : elle appartenait alors au Prieuré de Saint-Point et était occupée par les moines bénédictins de l'abbaye de Romainmôtier en Suisse. Ceux-ci se retirent en 1450 et l'église devient une vicairie.

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     Un incendie ayant détruit le chœur en 1504, celui-ci est reconstruit grâce à la générosité des derniers seigneurs de Joux, la famille Hochberg.

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    Il en reste de remarquables clefs de voûte.

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    J'ai remarqué aussi les bancs de l'église, très élégants et joliment éclairés par le soleil.

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     Nous poursuivons notre route vers le Château de Joux en traversant la forêt de la Joux couverte de sapins.

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    La Suisse n'est qu'à 15 kilomètres.

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    A l'approche du château

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    Pour faire la visite dans les meilleures conditions de sécurité vis-à-vis du Covid 19, un sens-aller (en vert) et un sens-retour (en noir) sont imposés.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : visite du château de Joux

    Le château domine d’une centaine de mètres le passage de la Cluse, étroit passage naturel qui permet de traverser le Massif du Jura. Cette voie militaire et commerciale relie les routes de Champagne, de Flandres et de Haute-Saône à l’Italie et à la Suisse.

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    Forteresse militaire, Joux est le seul exemple en France représentatif de l’évolution de l’architecture militaire sur 1000 ans. Au cours de ces 10 siècles, le château de Joux fut sans cesse agrandi, remanié, renforcé pour faire face aux progrès de l’art de la guerre et de l’artillerie. Des sires de Joux au roi de France en passant par les ducs de Bourgogne et la couronne espagnole, le château de Joux eut d’illustres propriétaires qui le façonnèrent en fonction de leur besoin.

    Du 18e au 19e siècle, il a aussi été prison d’Etat pour enfermer toute personne menaçant l’ordre du public et la sûreté de l’Etat. Des prisonniers célèbres pour leur combat pour la liberté y ont été détenus tels que Mirabeau ou Toussaint Louverture.

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    Le château est aujourd’hui composé de 5 enceintes, 2 hectares de bâtiments, 250 pièces, 3 fossés et 3 ponts-levis. Ouvert à la visite depuis 1954 et classé au titre des monuments historiques depuis 1996, le château a su préserver son histoire dans un site naturel authentique.

    Ici, la quatrième enceinte prenant la forme d'un ouvrage à cornes.

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    Vue d'ensemble du château

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    Devant la Porte d'Honneur datant du XVIIème siècle, une statue miniature de Sébastien Lepreste de Vauban par Pierre Duc rappelle que l'architecte de Louis XIV participa, en son temps, à la fortification du château.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : visite du château de Joux

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    La tour du fer à cheval a été construite au XIVème siècle.

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    Intérieur de la tour

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    Ca, c'est du pilier !

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    Le cadran solaire de la Place d'Armes date de  1693. Il donnait l'heure pour rythmer la vie des soldats de la garnison. L'après-midi, il est totalement à l'ombre et un autre cadran le remplace au sud.

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    La devise "Sol regit omnia" qui signifie "Le soleil gouverne tout" fait aussi référence au Roi Soleil.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : visite du château de Joux

    Cet escalier également situé sur la Place d'Armes s'appelle "l'escalier ha-ha" : constitué de deux volées de marches de pierre, il est interrompu au centre par un palier de planches de bois amovibles : en cas d'invasion, on retirait les planches et les assaillants criaient "ha-ha" avant de tomber !

    Enfin, ça c'est moi qui le dit, je n'ai pas trouvé d'autre explication...

    Vacances jurassiennes avec Arlette : visite du château de Joux

    Sans vouloir me répéter : ça, c'est de la casserole !

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    Tout au long de notre visite, nous voyons des petites affichettes amusantes nous rappelant qu'il faut porter le masque...

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    Elles font allusion aux deux personnages célèbres ayant été emprisonnés au Château de Joux.

    C'est dans ce cachot que le Général François Dominique Toussaint Bréda, dit Toussaint Louverture, Gouverneur de l'Ile de Saint-Domingue, initiateur de l'abolition de l’esclavage et de l'indépendance d'Haïti (première république noire) fut enfermé le 23 août 1802 sur ordre de Napoléon et y mourut sept mois plus tard.

    Vacances jurassiennes avec Arlette : visite du château de Joux

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    Né en 1743 sur la colonie française de Saint-Domingue (Haïti), Toussaint est esclave dans une plantation de canne à sucre. Il assure les fonctions de cocher. Affranchi en 1776,il valorise une plantation de café où il possède ses propres esclaves. Il apprend à lire et à écrire.

    Avec la Révolution française, un vent de liberté souffle à Saint-Domingue. La nuit du 22 août 1791, les esclaves réunis lors d'une cérémonie vaudou prêtent le serment de se révolter et Toussaint Louverture œuvre en sous-main pour organiser l'insurrection. Afin de retrouver l'ordre, la France finit par déclarer l'abolition de l'esclavage le 4 février 1794.

    Toussaint Louverture rejoint l'armée française pour combattre les espagnols et les anglais. Devenu général, il réussit à réunir l'intégralité de l'île sous sa domination. En 1801, il se nomme Gouverneur à vie, ce qui déplait à Napoléon Bonaparte alors consul : celui-ci envoie 86 vaisseaux pour reprendre le contrôle de l'île et rétablir l'esclavage. Après quatre mois de résistance, Toussaint Louverture est arrêté par la traîtrise : il est enfermé le 23 août 1802 au Château de Joux, sans procès, et accusé de haute trahison et de rébellion.

    A son arrivée au château, il est déjà âgé et souffre de blessures de guerre et d'une maladie respiratoire. Même s'il est correctement nourri, il est tenu au secret, ne peut recevoir de visite et n'a pas le droit de sortir de sa cellule très peu éclairée. Il y décède le 7 avril 1803.

    Le 1er janvier 1804, Haïti devient la première République noire au monde. L'esclavage est définitivement aboli par la France en 1848.

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    Autre prisonnier célèbre du Château de Joux (mais pas dans les mêmes conditions) : Mirabeau

    Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, est accusé par sa famille de mener une vie dissolue, accumulant les scandales et les dettes. Son père demande au roi qu'il soit enfermé sans jugement grâce à une lettre de cachet. D'abord emprisonné au château d'If, Mirabeau use de son éloquence pour séduire la cantinière. A 26 ans, il est transféré au château de Joux. Il sympathise rapidement avec le gouverneur, ce qui lui permet de bénéficier d'un régime de faveur : il peut travailler dans un bureau pour lire et écrire, sortir pour aller à la chasse ou se rendre à Pontarlier, la ville voisine. Lors d'un dîner, il rencontre Sophie de Ruffey, âgée de 21 ans, mais qui hélas est déjà mariée au marquis de Monnier qui lui en a 78 ! Les deux jeunes gens tombent amoureux et, devenus amants, s'enfuient jusqu'en Hollande où ils sont arrêtés deux ans plus tard. Sophie est recluse au couvent de Giens. Quant à Mirabeau, il sera enfermé trois ans au château de Vincennes. Les deux amants s'envoient des lettres d'amour mais Sophie finira par se suicider quelques années plus tard. C'est alors que Mirabeau se lance en politique et devient l'un des plus grands orateurs de la Révolution. Il s'engage aussi dans la lutte contre l'esclavage. Il mourra en avril 1791 à 42 ans.

    Voici sa cellule

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    Joli angle, non?

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    La citerne médiévale : elle possède une margelle et se trouve dans la cour du donjon. En montagne, l'approvisionnement en eau était primordial.

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    Voici le logis des gouverneurs, situé dans le donjon.

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    Avant de quitter le château, un petit tour sur la terrasse pour admirer le paysage.

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    Fin de la visite

    La suite très bientôt...


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