• Aujourd'hui au programme de l'après-midi, la visite d'un château cathare (*), celui d'Aguilar - l'un des cinq fils de Carcassonne - situé près de Tuchan. Pour y arriver, nous allons prendre une route en lacets - et qui montait sec, du genre à passer en première - dont je me souviendrai longtemps... (c'était moi qui conduisait.)

    La Coudalère :

    (*) Le Catharisme est une religion qui s'inscrit dans le Christianisme et qui a connu un essor entre les Xème et XIVème siècles en Europe. Les Cathares ne sont jamais désignés de cette façon car ce terme n'a été popularisé en France que dans les années 1960 : ils s'appelaient les "bons hommes", "bons chrétiens" ou "parfaits" et leurs opposants les appelaient "hérétiques" ou "albigeois".

    En 1208, l'Eglise catholique proclame la croisade contre l'hérésie albigeoise. Cette croisade évolue rapidement en guerre de conquête, d'abord pour le compte de Simon de Montfort puis pour le Roi. Parallèlement, la lutte contre le catharisme continue, sous la direction des évêques locaux puis celle de l'inquisition à partir de 1233.

    Très tôt, le relief d'Aguilar a attiré les populations. Des traces d'occupation datant de la préhistoire (vers -2000 av.JC) et de l'ère romaine ont été retrouvées. Durant la deuxième moitié du XIIème siècle, il passe aux mains de la famille de Termes. Dépossédé de son château par les assauts de Simon de Montfort, Olivier de Termes fait du château d'Aguilar sa demeure cathare.

    Après le traité des Pyrénées de 1659 qui rend le Roussillon au Royaume de France, Aguilar perd tout intérêt défensif et est abandonné.

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    Durant les XVIIIème et XIXème siècles, le château sert de carrière pour la construction de bergeries, ce sont donc des ruines que l'on visite...

    En vue du château

    La Coudalère :

    La Coudalère :

    Les vendanges n'ont pas encore été faites et le raisin est prometteur.

    La Coudalère :

     

    La Coudalère :

    La Coudalère :

    Depuis la chapelle Sainte-Anne, on jouit d'une très belle vue sur la plaine. La chapelle est située à l'extérieur de l'enceinte du château et faisait partie du village qui s'était développé sur le versant sud.

    La Coudalère :

    La nef, longue de 5,30 mètres et large de 4,13 mètres, est couverte d'une voûte en berceau de plein cintre haute de 4 mètres. L'abside est voûtée en cul-de-four et mesure près de 3 mètres de profondeur.

    La Coudalère : visite du château cathare d'Aguilar

    Voici l'entrée du château - ou ce qu'il en reste...

    La Coudalère :

     

    On voit bien ici les trous dans lesquels coulissaient les éparts (barres de bois servant à fermer une porte. Ici, elles coulissaient à l'intérieur du mur).

    La Coudalère :

    La Coudalère :

    La poterne : au nord-est, l'enceinte extérieur est percée d'une poterne, porte secondaire aux dimensions plus modestes que la porte principale, qui servait à fuir ou à faire entrer des renforts à l'insu des assaillants.

    La Coudalère :

     Une meurtrière

    La Coudalère :

     

    Cour semi-circulaire

    La Coudalère :

     

    Entre les deux enceintes : tour semi-circulaire ouverte à la gorge (sans mur intérieur, elle pouvait être surveillée depuis l'intérieur du château).

    La Coudalère :

     

    Rampe d'accès à la deuxième enceinte (intérieure)

    La Coudalère :

     C'est à l'intérieur de la deuxième enceinte que se trouvait le logis du châtelain qui se composait de deux salles superposées. La salle basse était défendue par cinq archères (ouvertures longues et étroites dans un mur pour tirer à l'arc ou à l'arbalète).

    La Coudalère :

    La Coudalère :

     

    Cette salle voûtée devait s'apparenter à une cave.

     

    La Coudalère :

     

    Ce qui est extra dans les châteaux cathares, c'est la vue que l'on a de la campagne environnante.

     

    La Coudalère :

     

    La Coudalère :

     

    C'est tout pour aujourd'hui...


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  • C'est la troisième fois que nous choisissons La Coudalère, une presqu'île créée de toutes pièces au Barcarès dans les années 70 en prenant sur l'étang de Leucate, pour poser nos valises pour une petite quinzaine.

    Plan du Barcarès

    La Coudalère

    Nous avons loué ICI (voir la photo)

    La Coudalère

    Première soirée à La Coudalère

    Depuis la terrasse de notre petit appartement : coucher de lune

    La Coudalère

    La nuit arrive...

    La Coudalère

    La Coudalère

    Cette année, nous avons choisi un deux pièces. Le séjour donne sur le port et la chambre sur l'étang par la fenêtre de laquelle on peut voir de superbes couchers de soleil.

    La Coudalère

    La Coudalère

    Ce matin, pour une prise de contact avec la région et aussi parce que nous disposons de peu de temps (ayant invité mon cousin Guy à venir déjeuner avec nous), nous visitons les ruines du château de Leucate que le cousin ne connait pas (j'ai vérifié !)

    La Coudalère

    De 258 à 1659, le château de Leucate a défendu la frontière du Royaume de France. Il a connu des évolutions successives, de sa première version médiévale en bois jusqu'à celle du début du XVIème siècle, en pleine Renaissance. Il fut alors un précurseur de l'architecture militaire en France sous la forme de forteresse à enceintes bastionnées, 150 ans avant que Vauban ne généralise cette technique. Le traité des Pyrénées signé en 1659 ayant repoussé la frontière avec l'Espagne 30 kms plus au sud de Leucate, l'intérêt stratégique du château disparaissait en même temps. Il a donc été démoli en 1665 pour éviter un entretien trop coûteux.

    En haut du chemin, une statue de Françoise de Cézelly, l'héroïne de Leucate

    La Coudalère

    Françoise de Cézelly, femme du Gouverneur de Leucate, s’était distinguée en 1589, en prenant la tête de la garnison du château, assiégé par les Ligueurs français (ceux qui contestaient l’autorité du Roi Henri IV pour des questions de religion) alliés aux Espagnols. Son mari avait été fait prisonnier et fut l’objet d’une dramatique proposition : il lui serait rendu vivant si elle livrait la ville. Sinon…

    L’honneur de Françoise lui commanda de refuser l’offre, ce qui la rendit veuve sur le champ et héroïne presque en même temps...

     

    La Coudalère

    Continuant à monter, on arrive à un belvédère d'où l'on peut voir les ruines du château. le plan du dessous permet de localiser le donjon supposé.

    La Coudalère

    La Coudalère

    Une table d'orientation face à l'étang de Leucate

    La Coudalère

    De l'autre côté, vue sur le village de Leucate

    La Coudalère

    Retour à l'appartement

    La Coudalère : prise de contact

    Le cousin Guy : malgré ses 94 ans, il fait voler son drone régulièrement...

    La Coudalère : prise de contact

    Fin provisoire de ces vacances dans le Sud


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  • Nous voici arrivés à Hauterives, dans la Drôme où vécut un certaine Ferdinand Cheval.

    À la mort de son père en 1855, Ferdinand Cheval, alors âgé de 19 ans, laisse l'exploitation agricole de Charmes-sur-l'Herbasse à son demi-frère, déjà marié et père de famille. Il travaille d'abord comme boulanger puis comme ouvrier agricole dans la région, avant de devenir employé des postes en 1867, grâce à sa maîtrise de la lecture, acquise durant la modeste instruction qu'il reçut jusqu'à l'âge de 12 ans. Muté dans le village voisin de Hauterives deux ans plus tard, le facteur Cheval y restera toute sa vie.

    Tout commence en avril 1879 quand, alors âgé de 43 ans, faisant sa tournée de facteur rural dans la Drôme, il butte sur une pierre si bizarre qu'elle réveille un rêve. Véritable autodidacte, il va consacrer 33 ans de sa vie à bâtir seul, un palais de rêve dans ce qui était à l'origine son potager, inspiré par la nature, les cartes postales et les premiers magazines illustrés qu'il distribue.

    Parcourant chaque jour une trentaine de kilomètres pour ses tournées en pleine campagne, il va ramasser des pierres, aidé de sa fidèle brouette. En solitaire, incompris, il inscrit sur son monument "travail d’un seul homme". Son palais de rêve est achevé en 1912.

    On accède au Palais idéal en passant sous cette jolie tonnelle.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Au coeur d’un jardin luxuriant, il imagine un palais inhabitable, peuplé d’un incroyable bestiaire - pieuvre, biche, caïman, éléphant, pélican, ours, oiseaux… Mais aussi des géants, des fées, des personnages mythologiques ou encore des cascades, des architectures de tous les continents.

    Une oeuvre architecturale aussi inclassable qu’universelle.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    C'est par la façade Est que le Facteur Cheval démarre la construction de son Palais. Il commence au centre par la Source de Vie sur laquelle veillent un lion et un chien.

    Elle constitue une sorte d’hommage aux grottes rustiques du XVIIe siècle. Deux ans furent nécessaires à sa réalisation. Entièrement construite avec des coquillages, escargots ou coquilles d’huîtres, elle est une parfaite représentation du monde ruisselant de l’eau et de la mer.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Il poursuit par la droite, édifiant successivement la grotte de Saint-Amédée, Socrate, le temple égyptien, des architectures du monde ainsi qu'un tombeau à double dalle, où il imagine d'être enterré. Pour des raisons de salubrité publique, sa demande lui est refusée.

    Afin d'équilibrer sa façade, il bâtit à l'autre extrémité le temple Hindou, où s'entremêlent d'étranges animaux, et une niche pour sa fidèle brouette.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Honneur à sa brouette

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Un peu partout dans son Palais idéal, Ferdinand Cheval laisse des messages écrits.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Viennent ensuite les 3 géants, César, Archimède, et vercingétorix. Au sommet, il réalise sa Tour de Barbarie, luxuriante et exotique. Il consacre 20 ans à cette façade totalement baroque et foisonnante.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Il poursuit par la façade Sud, constituée principalement d'un musée antédiluvien, où il range les pierres qui lui tiennent à coeur. On y aperçoit un arbre minéral remarquable, habité de drôles d'oiseaux, et de petits animaux.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    L'arbre minéral

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Le Palais vu sous l'angle Sud-Ouest

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Le Facteur Cheval avait une vision multiculturelle du monde. Est-on dans l'Inde, en Orient, en Chine, en Suisse : on ne sait, car les styles de tous les pays et de tous les temps sont confondus et mêlés.

    Voici la Mosquée

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    "La vie est un océan de tempêtes, entre l'enfant qui vient de naître et le vieillard qui va disparaître".

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Temple Hindou à gauche ; Château Suisse à droite

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Comme vous le voyez, on peut monter à l'intérieur du Palais idéal...

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    C'est par la façade Nord que Ferdinand Cheval achève son Palais idéal : il est ici au sommet de son art. Les modelages sont d'une grande richesse et la façade foisonnante. Serpents, biche, caïman, pélican, grenouille, Phénix, minotaure et autres figures étranges, répétitives y cohabitent sous l'oeil d'Adam et Eve. Il est ici question d'enfer, de paradis, de la vie, de la mort.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Eve et les serpents

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Des petits messages sur cette partie de la sculpture...

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Des petits messages...

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    et une signature

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Montons maintenant... (escalier de la façade Est)

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    On s'amuse bien à l'intérieur !

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Génie de la création...

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

     

    J'ai pris cette photo et... elle est aussi en carte-postale !

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Les visiteurs ont aussi accès aux tunnels que le Facteur Cheval a créés. Un petit plan "spécial enfant" leur permet de découvrir tous les animaux et les végétaux qui y ont été sculptés.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    "La vie est un rapide coursier. Ma pensée vivra avec ce rocher".

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Est-ce que Ferdinand Cheval s'est représenté ici... ?

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives 

    Cadran solaire

    "Chaque fois que tu mes regardes, tu vois ta vie qui s'en va"...

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Un musée explique le travail du Facteur Cheval et cite les artistes qui lui ont rendu hommage. Sur le mur, les écrits de l'artiste ont été reproduits.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives 

    Voici le plan qu'il en a fait avant de commencer à attaquer le travail... 

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Une maquette du Palais trône au milieu de l'une des salles. Tout autour, ce sont les hommages rendus au Facteur Cheval par tous les artistes (entre autres : BretonPicassoTinguelyNiki de Saint Phalle).

    Reconnue comme une œuvre d’art à part entière par différents courants artistiques, on dit souvent du Palais idéal du Facteur Cheval qu’il s’agit d’un œuvre inclassable. Une œuvre qui fut classée monument historique en 1969 par André Malraux.

    Il sera considéré vers 1920 comme un précurseur de l’architecture surréaliste par André Breton, qui viendra à plusieurs reprises visiter le Palais idéal.

    En 1945, Jean Dubuffet fait émerger le concept de l’art brut «Nous entendons par Art Brut des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquels donc le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, … Nous y assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions…». Il reconnaîtra Ferdinand Cheval comme un véritable pionnier de l’art brut. 

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives 

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives 

    Vous en voulez encore ? Non... Nous si !

    Alors nous sommes allés visiter le cimetière d'Hauterives... et avons découvert la tombe du petit facteur, à la hauteur de son imagination, débordante d'inventivité.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    A l'intérieur sont inhumés le Facteur Cheval et d'autres membres de sa famille dont son fils.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Très "nouille" tout de même, non ? Je préfère le Palais idéal.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Et maintenant, direction la chambre d'hôtes que j'ai retenue à Romans-sur-Isère. Son nom, La Passerelle est très approprié, vous verrez. C'est Barbara qui nous y accueille très gentiment. En plein centre et très originale: elles ont été faites dans une ancienne menuiserie... et nous sommes à l'étage !

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives 

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives 

    Sympa, non ?

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterivesf

    C'est simple mais le lit est excellent : une bonne nuit en perspective, au calme. 

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives 

    Mais avant d'aller dormir, il nous faut visiter la ville (rapidement) et dîner.

    Le restaurant, c'est Barbara qui nous l'a conseillé : le Bar à Vins sur la Place Jules Nadi (vous saurez tout tout tout sur notre voyage : faute de mémoire, je note tout.).

    Nous y avons naturellement mangé des ravioles, la spécialité du Dauphiné.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    La ville de Romans est bordée par l'Isère et de l'autre côté, c'est Bourg-de-Péage.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Un petit mais joli centre historique

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    La Place aux herbes

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Le parvis de la Cathédrale Saint-Barnard

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Quelques beaux chapiteaux de colonnes 

    L'Annonciation

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Femme portant une balance : peut-être le signe du Zodiaque ?

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Deux masques aux yeux exorbités, à la lèvre pendante et aux oreilles décollées...

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    L'orgue date de 1843. Il est surmonté de la statue de Saint Barnard.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

     On se croirait à la campagne dans les rues derrière la Cathédrale.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

     

    Montée vers la Place Jacquemart

     

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

     

    La place s'appelle ainsi à cause du Jacquemart qui surmonte la tour.

    Au XIVè siècle, les Romanais, à l’instar des grandes villes de France, voulurent avoir une horloge publique et les consuls résolurent de faire élever la tour de la forteresse pour y placer un mécanisme d’horlogerie avec cadran et sonnerie. L’oeuvre fut rapidement menée à bonne fin ; le mécanisme fut placé sur la tour et, pour sonner les heures, on plaça un automate en bois armé d’un marteau de fer. A cette époque, on appelait par dérision Jacques Bonhomme le paysan qui supportait les corvées sans se plaindre. L’automate fidèle à la mission qui lui était confiée fut baptisé Jacques et on ajouta Marteau à cause de l’instrument dont il était muni. Jacques Marteau est devenu depuis par corruption Jacquemart.

    Ce fut au milieu de la satisfaction et de la curiosité générale que le consciencieux bonhomme de bois fit résonner sa cloche pour la première fois, le 2 mars 1429.

    La tour mesure 37 mètres de haut.

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

     

    Le Jacquemart de Romans-sur-Isère est l'un des plus grands de ceux qui subsistent aujourd’hui dans près d’une cinquantaine de villes françaises.

    Son uniforme actuel est celui des volontaires de 1792.

     

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

     

    Romans est la ville de la chaussure aussi...

     

    Sur la route de La Coudalère : Le Palais du Facteur Cheval à Hauterives

    Demain matin : départ pour le sud...


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  • Les vacances nous conduisent cette année dans le sud mais... nous avons décidé de prendre le chemin des écoliers avec un arrêt à Autun et un autre à Romans-sur-Isère.

    Notre chambre d'hôtes à Saint-Prix-en-Morvan est celle de Catherine et René Denis. Pour y parvenir, nous avons dû traverser tout le Morvan, autant dire que nous avons tournicoté !

    Les propriétaires possèdent quatre chambres d'hôtes situées dans un bâtiment annexe à leur maison d'habitation.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Entrée et salon communs

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Chambre avec vue sur les collines du Morvan...

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Nous sommes ici au fin fond de la campagne française...

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Lever de soleil le matin suivant

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    L'accueil : très agréable de la part de René, plus froid de celle de sa femme...

    Voici le restaurant du Chaudron où nous avons déjeuné "gaulois" le midi. Autant dire que nous avons fait un bond 2000 ans en arrière...

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Philippe attend sa cervoise : elle est servie dans des gobelets celtiques...

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    La cervoise Dragena : une ambrée à l'églantine

    On peut aussi choisir la cervoise Argia (blanche au sureau), Gilara (blonde à la sariette), ou encore Cnoua (rousse à la noisette).

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    La fouille des fosses à détritus des habitants de Bibracte a été l'occasion de retrouver de nombreux récipients et, avec eux, des restes de nourriture. L'étude de ces restes permet de reconstituer l'alimentation des Gaulois du Ier siècle avant notre ère.

    Les paysans gaulois élevaient des volailles et du bétail et ne consommaient que très rarement du sanglier, n'en déplaise à Goscinny et Uderzo..., utilisaient des plantes aromatiques et des herbes fines, connaissaient et exploitaient le sel, mais ne sucraient qu'avec du miel.

    Un clin d'oeil aux auteurs d'Astérix

    Le menu gaulois change tous les ans : voici celui de 2017 comprenant cintus, arausio, uindus et meliddos !

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Me croirez-vous si je vous dis que Philippe a mangé toute son assiettée de salade de pois cassés au vinaigre de cidre agrémenté de mousse de volaille et de saumon fumé ?

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Elle était suivie d'un mitonné de joue de porc à la semoule d'orge bio et aux chénopodes (proche cousins des épinards) : très bien cuisiné également.

    Pour manger, une cuillère en bois et un couteau mais, pas de fourchette : ainsi en était-il autrefois...

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Pour terminer un petit fromage blanc au miel (le sucre n'existait pas à l'époque) suivi d'un dessert (petit soufflé au pavot sur sablé au pruneau) : le tout pour une vingtaine d'euros.

    La journée s'annonce courte : nous n'avons donc pas visité le Musée archéologique mais préféré prendre la navette pour monter sur le Mont Beuvray d'où on jouit d'un beau panorama sur les collines du Parc Naturel Régional du Morvan.

    En haut du Mont, de superbes hêtres séculaires

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Monument à Jacques-Gabriel Bulliot, inventeur de l'Oppidum gaulois de Bibracte

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    La terrasse : c'est ici que s'est faite l'union des chefs gaulois autour de Vercingétorix.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    François Mitterand a proclamé Bibracte "Site national" le 17 septembre 1985.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Nous sommes ici à 814 mètres d'altitude.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Installés à l'emplacement d'un temple gallo-romain ayant existé jusqu'au Vème siècle, la chapelle et la croix Saint-Martin témoignent de la vocation cultuelle continue du lieu. La chapelle est construite en 1873, à l'issue des fouilles de Jacques-Gabriel Bulliot.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Détail de la croix : le partage du manteau

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    C'est aussi à proximité que se tenaient les foires du Beuvray, le premier mercredi de mai, selon une tradition fameuse dans toute la Bourgogne au Moyen-Age.

    Sur le chemin du retour : des fouilles 

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Nous devrons retourner à Bibracte pour suivre une visite guidée du site et visiter le musée : une autre balade en perspective !

    Et maintenant, Autun, réputée pour...

    sa Cathédrale Saint-Lazare que nous visiterons,

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    et son Musée Rolin - situé derrière cette curieuse grenouille en bois de châtaigner, oeuvre de Bernard Morot-Gaudry- que nous n'aurons pas le temps de visiter...

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Hommage d'André Chambrion, habitant du quartier de la cathédrale, à Gislebertus, artiste du XIIème siècle, qui réalisa (ceci est parfois contesté : voir plus loin) les principales sculptures de la cathédrale, en particulier le Jugement dernier du tympan du portail principal.

    C'est un G majuscule - pour Gislebertus - qui lui sert de corps, auquel sont adjoints les outils principaux du sculpteur, le ciseau et le marteau.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    L'horloge astronomique

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    La façade principale de l'église donne sur la place - étroite - du Terreau.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Difficile donc de la photographier de face...

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Le porche d'entrée est précédé d'un narthex.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Depuis le narthex - sur le côté - on a vue sur la fontaine Saint-Lazare, construite par Jean Goujon en 1543.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Et voici le fameux portail roman dont Gislebert a, dit-on, sculpté le tympan

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Le grand Christ en Majesté trône dans une mandorle. Les deux disques en haut représentent le soleil et la lune.

    Une inscription, en-dessous - Gislebertus hoc fecit - pourrait faire croire que le tympan a été sculpté par Gislebert mais... ceci n'est pas complètement sûr, le terme "hoc fecit" au lieu de "me fecit" se référant plutôt à un commanditaire ou à un donateur. 

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun 

    Le Christ est entouré à gauche par neuf apôtres dont Saint-Pierre que l'on reconnaît à sa clé. Il est tourné vers le Paradis qui est représenté par trois étages d'arcades et dont il protège l'entrée.

    Cliquez sur l'image

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    En haut du tympan, la Vierge Marie est assise sur un trône dans la gloire du ciel, à côté d’un ange à trompette. 

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    A droite du Christ, on peut admirer l'enfer des damnés avec plusieurs scènes affreuses. La fameuse Pesée des Ames est représentée avec une balance entre le grand archange saint Michel, à gauche, avec deux âmes se terrant sous sa robe, et Satan, à droite, avec un serpent à trois têtes. A droite, on trouve l’enfer : damnés dévorés par des diables, des monstres, le Léviathan, deux damnés dans une chaudière et une femme à serpent dévorant les seins.

    Cliquez sur l'image

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Au-dessus, ce sont les apôtres saint Jean et saint Jacques, et à côté, un ange à trompette.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Le linteau soutient le tympan sur toute sa largeur et se compose de deux pierres.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    De quoi inquiéter les pêcheurs !

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Cliquez sur l'image pour voir les chapiteaux à gauche du portail : au centre, peut-être le péché originel ?

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

     Les chapiteaux à droite du portail : à gauche, une procession ou un baptême, au centre des agneaux et à droite peut-être Saint Jérôme retirant l'épine du pied du lion

    Cliquez sur l'image...

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Au centre du portail, le trumeau date du XIXème siècle : il est orné de trois statues-colonnes qui représentent Saint Lazare et ses deux sœurs.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    D'élégantes colonnettes ornent aussi le portail.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Entrons dans le sanctuaire...

    Entrelacements de sculptures au niveau du portail intérieur

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    La nef vue depuis le choeur (celui-ci était en travaux)

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    La cathédrale d'Autun est réputée pour la beauté de ses chapiteaux qui sont un vrai livre d'images... Je n'en n'ai pris que quelques uns.

    Cliquez sur les images pour mieux les admirer.

    La seconde tentation du Christ

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    L'apparition du Christ à Marie- Madeleine

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Le lavement des pieds de Saint Pierre par Jésus (agenouillé)

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    L'ascension de Simon le magicien

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Saint Vincent protégé par deux aigles

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

     Au sortir de l'église, promenade dans le centre historique de la ville

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun 

    On arrive ainsi tout doucement aux remparts de la ville.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun 

    Sortons un peu de la ville maintenant... 

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    C'est le premier grand voyage avec notre belle Picasso !

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    La campagne est bien belle autour de la ville.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

     Autun a un passé très ancien : c'était une ville gallo-romaine.

    Construit aux environs de 70 après J.C et situé à l'est de la ville antique, le théâtre était destiné aux représentations dramatiques. Avec ses 148 mètres de diamètre, il apparaît comme le plus grand du monde romain, pouvant accueillir 20 000 spectateurs. S'appuyant sur la pente naturelle du terrain, le théâtre est de style classique avec des gradins disposés sur trois rangées semi-circulaires, coupées par des escaliers. Un mur imposant fermait le théâtre derrière la scène, d'une hauteur supposée de 30 mètres.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Petits détails: la nature est si belle !

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Un peu prise à la va vite...

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Voici un autre monument datant de l'antiquité : la Porte Saint-André ouvrait à l'Est, à l'extrémité du dcumanus (voie traversant la ville d'Est en Ouest). Elle a cependant été très remaniée par Viollet-le-Duc.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Pour aller voir le Temple de Janus, il faut passer sous la Porte d'Arroux. Cette porte, datée du début du 1er siècle après J.C, ouvrait au Nord, à l'extrémité du cardo maximus (voie traversant du Nord au Sud). Elle présente deux grandes arcades pour le passage des véhicules et deux petites pour les piétons.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Le Temple de Janus est le seul vestige en élévation d'un quartier cultuel situé à l'extérieur de la ville. C'est un fanum (temple d'origine gauloise). Le dieu honoré dans ce temple est inconnu. Le nom de Janus vient de la déformation du nom du quartier « La Genetoye », lieu où poussaient les genêts.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    L'édifice, de plan carré, se composait d'une cella (pièce centrale abritant la statue du culte) entourée d'une galerie. Seuls subsistent deux murs de la cella, hauts d'environ 24 mètres et larges de 16 mètres, bâtis en petit appareil. Au niveau inférieur, on remarque une série de niches : trois d'entre elles sont béantes depuis l'effondrement de leur fond. Au niveau supérieur, trois fenêtres sur chaque côté étaient percées au-dessus du toit de la galerie. Leurs linteaux en bois, soulagés par des arcs de décharge encore en place, ont disparu. Entre niches et fenêtres, deux lignes d'orifices entourés de briques, recevaient la charpente du toit de la galerie.

    La forme particulière de ce temple, dit fanum, est de tradition gauloise quoique sa technique de construction, datable du Ier siècle de notre ère, soit romaine.

    La divinité vénérée ici reste totalement inconnue.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Vue sur la ville depuis le Temple de Janus

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Ayant repris la voiture, nous voici maintenant arrivés sur le lieu de la "Pierre de Couhard".

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    De là, on plonge sur le Lycée militaire couvert de tuiles vernissées : on est bien en Bourgogne !

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Joli, non ?

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    La Pierre de Couhard

    Son nom provient du hameau près duquel le monument se situe.

    Située au sommet d'une nécropole gallo-romaine, la Pierre de Couhard a été construite au Ier siècle après J.C.  était soit un tombeau recouvrant les restes d'un défunt soit un cénotaphe célébrant sa mémoire.

    Sur une base carrée, haute de 10,50 mètres, s'élevait une pyramide de 22,65 mètres dont les vestiges atteignent actuellement 25 mètres. L'orifice que l'on voit au centre a été creusé en 1640. D'autres fouilles ont eu lieu au XIXème siècle sans plus de succès. La pyramide est pleine. En 1960, on trouve à la base du monument une "tablette magique" en plomb du IIème siècle portant des inscriptions maléfiques en latin et en grec : elle atteste le caractère funéraire du monument. Celle-ci se trouve aujourd'hui au musée Rolin à Autun.

    Sur la route de La Coudalère : Bibracte et Autun

    Ainsi se termine notre visite d'Autun. Demain, départ pour Romans-sur-Isère avec, à la clef, la visite du Palais idéal du Facteur Cheval situé à Hauterives, peu au nord de la ville : tout un programme que vous découvrirez d'ici quelques jours, le temps pour moi de trier mes photos et de pondre un petit post !


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  • Notre premier déplacement hors Paris ou la Bourgogne depuis longtemps : cette fois-ci nous avons accepté l'invitation d'Evelyne et André de les accompagner dans les Alpes.

    Arrivée près de Bourg-en-Bresse chez l'ami Guy, récemment sorti de l'hôpital, et sa jolie maison bressane entièrement retapée main où il habite maintenant à temps plein avec Denise, sa femme.

    Ca, c'est de l'authentique !

    En face de la maison, une mare aux canards

    On peut aussi parfois y voir hérons et ragondins...

    Cliquez sur la photo pour mieux la voir.

    Denise nous ayant gentiment invités à nous restaurer en leur compagnie, cette étape bressane a été une bonne coupure avant de poursuivre la route jusqu'à l'autre Bourg, d'Oisans cette fois-ci.

    Les Alpes recèlent nombre de beaux calvaires en fer forgé : ça tombe bien, j'en suis fana.

    Puis c'est la montée jusqu'à La Garde par la route qui va à l'Alpe (entendez d'Huez) : pas moins de 21 lacets en épingles à cheveux. Cette fois-ci c'est le dada d'André...

    Rien n'a changé depuis notre dernier séjour, ni l'église ni le chalet.

    C'est toujours Evelyne qui ouvre les volets pour laisser entrer les rayons du soleil,

    Philippe et André préférant toujours l'ombre et le numérique !

    J'aurais dû faire scénariste : j'adore inventer des histoires !

    Notre première balade est pour le Col du Lautaret. André nous y conduit par une route qui n'existe pas sur les cartes (la RS1091 : RS pour route de secours)..., celle qui passe le long du lac de barrage du Chambon. Elle a été construite pour suppléer à la RD1091 dont le tunnel avait été fragilisé par un éboulement. Un autre tunnel est actuellement en construction.

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

    Notre première occupation en arrivant au col : nous attabler dans un café pour manger des crêpes accompagnées d'une bonne boisson chaude !

    Il assume sa bouille l'André...

    Au Col du Lautaret

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    Petit zoom

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    Nous rentrons par La Grave, station de sports d'hiver dédiée au ski hors piste.

    La Garde - mars 2017

    Dans l'épicerie du village les jambons pendent au plafond attendant le client. Nous nous contenterons de rapporter quelques petits souvenirs culinaires.

    La Garde - mars 2017

    Des petites mignonnettes de liqueurs des Alpes pour Christelle, des crozets de Savoie et du fromage des montagnes pour Louis, et naturellement de la bière pour Benjamin.

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    Un petit tour dans les rues, désertes à cette heure.

    La Garde - mars 2017

    Ca monte, ça monte...

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    J'adore photographier les tas de bois bien rangés.

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    Me voici en vue de l'église du village, Notre Dame de l'Assomption

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    Le petit cimetière attenant possède des tombes, toutes identiques, surmontées de jolies croix en bois. Modestes, elles renvoient à l’humilité des conditions paysannes de la région. Différentes interprétations ont été proposées pour ces croix sans qu'aucune d'elles ait pu être vérifiée de façon certaine.

    Le triangle en tout cas représenterait la Sainte Trinité ; le Christ au coeur de la croix représentant la Résurrection unirait la Divinité (le haut du cercle) à notre Humanité (en bas du cercle).

    La Garde - mars 2017

    Les noms des défunts sont inscrits sur des cœurs en laiton au centre de la croix. Dans cette région, les familles Mathonnet, Juge et Pic dominent.

    La Garde - mars 2017

    Quand le bois des croix a définitivement pourri et que les concessions sont abandonnées, le cimetière de la Grave possède, contre son église, un panneau sur lequel les anciennes identités sont portées.

    La Garde - mars 2017

    On entre dans l'église par un portail roman en plein cintre.

    La Garde - mars 2017

    L'église, de style roman-lombard, est très sobre : l'intérieur est vaste avec trois nefs séparées par des piliers circulaires dont certains portent des chapiteaux décorés.

    La Garde - mars 2017

    Dans la voûte du choeur, un Christ assez primitif a attiré mon attention.

    La Garde - mars 2017

    Quant aux fonts baptismaux, ils sont en pierre grise et curieusement recouverts de peaux de chèvre, peut-être pour éviter que l'eau bénite ne gèle...

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    Il m'a fallu pas mal monter pour accéder au cimetière : c'est mon côté chèvre ! (peut-être à cause de mon ascendant Bélier...)

    La Garde - mars 2017

    Dominant le village, à l'extrémité du cimetière : un calvaire

    La Garde - mars 2017

    Après-midi ski pour moi aujourd'hui : ma cousine Josette est venue déjeuner avec nous depuis Grenoble et elle a apporté tout le matériel (elle est, depuis sa retraite, monitrice à l'ESF du Collet d'Allevard, d'où sa tenue rouge brodée à son prénom...).

    Il m'a suffi de louer une paire de chaussures et de chausser les skis et... le casque ! Fort utile d'ailleurs car il permet de garder les lunettes de vue sans se faire mal aux yeux.

    La Garde - mars 2017

    Contente de partir sur les pistes

    Si seulement j'avais eu une web-cam sur le casque (comme les jeunes !) vous auriez vu mon style... Vous auriez surtout pu voir que, le soleil étant absent, on ne voyait pas le relief !

     

    La Garde - mars 2017

    Autre jour, autre promenade : André nous emmène cette fois-ci déjeuner à Saint-Christophe en Oisans. Au préalable, il pousse jusqu'à La Bérarde, un hameau voisin, et aussi le trou-du-cul du monde : la route est si étroite que des refuges y ont été aménagés pour pouvoir se croiser. Nous n'en n'aurons pas besoin car nous sommes apparemment les seuls à venir nous y perdre...

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    André a sorti pour l'occasion son appareil photos.

    La Garde - mars 2017

    Vous savez que le mien ne me quitte presque jamais !

    La Garde - mars 2017

    J'ai flashé pour cette jolie pierre...

    La Garde - mars 2017

    et pour ce refuge à la jolie girouette.

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    Il y a toujours de beaux abreuvoirs dans les Alpes.

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    La chapelle Notre-Dame des Neiges de La Bérarde a beaucoup de charme, isolée dans ces montagnes.

    La Garde - mars 2017

    Nous voici revenus à Saint-Christophe où l'Hôtel-Café-Librairie "La Cordée" nous attend. La maison a été fondée en 1907 et accueille beaucoup de montagnards et de guides, été comme hiver.

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    A l'intérieur, c'est une vraie caverne d'Ali Baba... (Photo Tripadvisor).

    On peut y acheter des livres de cuisine et de la jolie vaisselle (n'est-ce pas Evelyne !), des cartes postales et même des vêtements.

    La patronne, c'est Marie-Claude qu'André et Evelyne connaissent bien à force de venir y déjeuner.

    La Garde - mars 2017

    Max, le chien de la maison, n'a pas le droit de goûter aux plats des clients ! Philippe s'est fait gronder...

    La Garde - mars 2017

    Tout près du restaurant, deux stèles face aux montagnes enneigées rendent hommage, l'une aux morts pour la Patrie, l'autre à Pierre Gaspard, vainqueur de la Meije en 1877.

    La Garde - mars 2017

    L'entrée du cimetière où reposent des Rodier, patronyme de ma cousine Josette, dont la famille est originaire de La Bérarde.

    La Garde - mars 2017

    Tombe d'Auguste Rodier, l'oncle de Josette, guide de haute montagne

    Si jamais il y a un "après" (?), je pense qu'il doit être agréable de se savoir enterré face à un tel paysage.

    La Garde - mars 2017

    Au chalet ce matin là, la brume a du mal à se dégager.

    La Garde - mars 2017

    Pendant la nuit, la neige est tombée saupoudrant les sommets.

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    Ce vélo, au détour de l'un des 21 lacets de la route qui monte à l'Alpe, rappelle qu'elle est souvent à l'honneur lors du Tour de France.

    La Garde - mars 2017

    Une après-midi de promenade à pied en compagnie d'Evelyne sur la route de Maronne qui domine Bourg- d'Oisans.

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    On aperçoit au fond le lit presque à sec de la Romanche.

    La Garde - mars 2017

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    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

     

    Départ cet après-midi pour La Mure : André a prévu de nous faire visiter le Musée de la mine (la mine image) à La Motte d'Aveillans, berceau des mines d'anthracite de la Mure, fermées en 1997.

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

    Grâce à une visite guidée, nous avons découvert le travail, les techniques, les outils et le mode de vie des mineurs. La visite débute dans cette salle où se trouve l'enseigne originale du Puits Sainte-Marie, construit en 1902.

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

    Il s'agit d'un site minier souterrain authentique où pendant plus de mille ans des hommes ont extrait le meilleur charbon, l'anthracite du plateau Matheysin. Le grand avantage de l'anthracite c'est qu'elle ne provoque pas de "coup de grisou".

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

     

    Dans les authentiques galeries de la mine, des reconstitutions présentent des scènes typiques de la vie de la mine : le travail des enfants au XIXe siècle, la traction animale, le boisage, le front de taille, l'éboulement, le casse-croûte etc...

    Les petits garçons (et parfois les petites filles, déguisées en garçons) commencent à travailler à partir de 8 ans : leur petite taille leur permettait de se glisser dans les galeries les plus étroites.

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

     

    Utilisation du cheval pour tirer les chariots

     

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

     

    Le boisage

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

     

    Les engins de forage

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

     

    La pause casse-croûte

    On voit ici que le mineur a pour compagnon un rat : c'est le pourquoi de sa musette en acier. Par ailleurs, les rats pressentent le danger et ne sont donc pas pourchassés.

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

    Une salle d'exposition complète la visite avec des informations sur les métiers du jour, l'univers social de la mine ... et des reconstitutions de la lampisterie et des vestiaires des mineur.

    Affiche publicitaire : j'aime assez les yeux bleus du mineur !

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

    Mouvement de grève

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

    Salle des pendus

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

    Reconstiturion de l'intérieur d'une maison de mineur

    Vacances alpines au Gîte du Préoula

     

    Un autre jour, nous avons profité du beau temps pour aller prendre le télé-féérique de La Grave (le nom est joli, choisi par l'Office de Tourisme) qui conduit les skieurs hors piste (et aussi les promeneurs) à 3200 mètres au pied de la Meije qui culmine, elle, à 3982 mètres.

    La Garde - mars 2017

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    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    Des sourires qui font plaisir !

    La Garde - mars 2017

    C'est quoi cette grimace ?

    Le soleil dans les yeux je parie : Evelyne a la gâchette moins rapide que moi !

    La Garde - mars 2017

    avec ma cousine

    La Garde - mars 2017

    La table d'orientation du Massif de la Vanoise

    La Garde - mars 2017

    La Garde - mars 2017

    Retour à La Grave pour y retrouver André, redescendu un peu trop rapidement...

    La Garde - mars 2017

    Joli, ce petit village perdu dans la montagne

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    Confirmation

    La Garde - mars 2017

    André nous attend à la terrasse de l'Hôtel-Restaurant Castillan situé au pied du téléphérique.

    La Garde - mars 2017

    Du soleil, presque trop... On a dû demander un parasol !

    La Garde - mars 2017 

    La Garde - mars 2017

    Sympa ce petit café gourmand sous le parasol...

    La Garde - mars 2017

     De bonnes vacances pour nous quatre


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