• Partant toujours de l'Hôpital (hameau de la commune de Cartelègue sur l'estuaire de la Gironde) où nous avons loué un gîte pour la semaine et après avoir visité hier la forteresse de Blaye (cliquez ICI), nous prenons la route aujourd'hui - le matin pour tâcher d'éviter la pluie de l'après-midi - en direction de Bourg-sur-Gironde, petite ville fortifiée installée au bord de la Gironde comme son nom l'indique.

    Nous traversons naturellement les Côtes de Blaye et les Côtes de Bourg où les châteaux (domaines vinicoles) se touchent. Nous passerons même pas très loin de Château Eyquem...

    Au loin, l'ancien Château de Bellevue à Bazin, récemment transformé en chambres d'hôtes .

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Nous sommes très étonnés de voir que les vendanges, malgré le climat plutôt tempéré, n'ont pas encore commencé dans la région.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    La construction du "castel" de style néo-gothique date des années 1870.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Nous poursuivons notre route en direction de Plassac où se trouve une villa gallo-romaine que nous ne visiterons pas.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Puis, nous partons sur Bourg-sur-Gironde en empruntant la route de la corniche de Gironde.

    C'est le domaine des pêcheurs...

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Certains y pêchent aussi au carrelet, comme du côté des Charentes maritimes.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Quittant la falaise, nous voici à nouveau dans les vignes à Bayon-sur-Gironde.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde 

    En réalité, le village de Bourg sur Gironde n'est plus sur la Gironde, la faute aux sédiments apportés par la Garonne ici qui, en s'accumulant, repoussent inexorablement vers l'aval la confluence entre la Garonne et la Dordogne...

    Arrivés à Bourg, nous cherchons l'office de tourisme : il se trouve sur la place de la Halle

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Il s'agit de l'ancien Hôtel de ville.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    L'origine de la halle remonte au XIIIème siècle, lors de l'agrandissement de la ville. Supportée par 14 colonnettes en fonte, elle a été reconstruite en 1867 et accueille le marché chaque dimanche matin.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Un petit café avant d'attaquer la visite pédestre de ce village médiéval perché sur un piton rocheux, à vingt mètres au-dessus des eaux de la Dordogne.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    De nombreuses maisons datant du XVIIIème siècle sont construites en pierre de Bourgeais et ornées de mascarons et de balcons en fer forgé.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Je ne sais pas ce que signifient ces attributs : l'ancre de marine à droite pourrait peut-être faire penser que la maison appartenait autrefois à un riche armateur...? A gauche par contre, on trouve comme un caducée... J'imagine que la femme de l'armateur était préparatrice en pharmacie !

    En fait, je n'ai rien trouvé sur le net alors je donne ma langue au chat...

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Une échappée sur l'estuaire

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    On a d'ici une très jolie vue sur les toits couverts de tuiles rondes.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    De là, on peut aussi découvrir la maison mauresque, transformée au début du XXème siècle par un fonctionnaire de retour des colonies.

    Original, non ?

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Pas plus que ce lion situé sur la maison voisine...

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    A chaque détour de rue, on découvre de belles architectures.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde 

    Mais aussi des jardins surprenants comme celui-ci que le propriétaire a décoré de curieux oiseaux de bois... 

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Nous voici arrivés devant la Porte de la mer, témoin du passé moyenâgeux de la petite cité de caractère.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    De ce côté-ci de la porte, on peut distinguer des armoiries sculptées dans la pierre durant la Guerre de Cent Ans.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Deux coqs hardis et une patte levée supportent un heaume de chevalier.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Le côté sauvage des petites ruelles

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Chemin faisant, nous voici presque arrivés au port. Devant ce restaurant, un puits artésien.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

     

    Sur le port, nous déjeunons dans une crêperie : des crêpes au chèvre et miel...

    Promenade à Bourg-sur-Gironde 

     Au bord de l'eau, un panneau explicatif nous apprend tout sur le transport fluvial : ainsi, le bois pour les barriques, les fromages, les châtaignes, les cuirs ou le charbon en provenance du Cantal, descendaient la Dordogne sur des petits bateaux à fond très plat. A Argentat, à Bergerac, on transvasait sur des gabarres capables d'amener les marchandises à Bourg et à Bordeaux. A leur arrivée, les bateaux étaient "déchirés" (démolis pour fournir des bois de chauffage ou de clôture) le gabarier remontant à pied jusqu'à son point de départ. Au XVIIIème siècle, ce sont ainsi plus de quatre-cent bateaux qui suivent ce chemin, dans les quelques semaines de l'année où la Dordogne est "marchande" (navigable).

    Promenade à Bourg-sur-Gironde 

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    C'est depuis le port qu'on observe le mieux le village.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Celui-ci possède un très beau lavoir, construit en pierre du Bourgeais.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Il se situe, à l'époque, à proximité de l'ancienne Verrerie Royale du XVIIIème siècle et est très joliment orné de jardinières de fleurs.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Il se présente sous la forme de deux grands bassins : un bac de lavage et un de rinçage. Les lavandières y conversaient tant que ce lavoir fut baptisé la "Chambre des députées" !

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Essai de reflet...

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Depuis cette rue, on aperçoit le village construit sur des rochers.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    La pierre est belle mais très friable...

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Vue sur la maison mauresque et les fortifications

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    La rue de la Gouttinière : à l'origine, seule une petite ouverture en hauteur d'un mur de rempar existait pour que les égouts ruissellent le long de ce mur et descendent vers le port. En 1849, le mur est percé et un escalier est construit, qui va permettre un lien entre les deux parties de la ville.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Et encore un escalier !

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Le pigeonnier que l'on aperçoit ici a été construit au XVIIIème siècle : de forme circulaire, il est pourvu de petites cases sur toute sa hauteur permettant ainsi d'abriter un grand nombre de pigeons. Blanchi à la chaux, il conserve à l'intérieur une partie de sa charpente d'origine ainsi que la rampe en bois qui permettait d'accéder aux cases des pigeons.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Les falaises sont percées d'orifices servant actuellement souvent d'entrepôts.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde 

    Dans celle-ci, où il règne un froid intense, je me suis amusée à crier - crier - crier !

    La Porte Esconge, incluse dans les remparts, date du Moyen-Age et marquait la fin de la ville. Au XVIIIème siècle, une ouverture plus grande vers le port est réalisée.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

     L'emplacement de ce lieu que l'on nomme "Château de la Citadelle" a connu successivement : une résidence gallo-romaine, un château fort construit par le roi d'Angleterre dès le XIIIème siècle et une citadelle aménagée par le Duc d'Epernon à la fin du XVIème siècle. Celle-ci fut détruite sur ordre de Louis XIV en 1663 et remplacée par une chartreuse dès le XVIIIème siècle dont seuls les murs extérieurs subsistent aujourd'hui.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Les lieux servent actuellement de salle des fêtes.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

     En allant au bord de la rivière, sur la droite on regarde en direction de la mer.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Tandis que sur la gauche, on regarde en direction de l'estuaire...

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Cela permet d'avoir une jolie vue sur le village de Bourg (à droite, le pigeonnier).

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Nous terminons cette visite de Bourg par celle de l'église Saint-Géronce néo-gothique. Sa construction débute en 1850 sur l'emplacement du couvent des Récollets. L'archevêque Labbé oriente le chevet de l'église au Sud, ce qui est contraire aux règles liturgiques. L'église est consacrée en 1856. 

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Un petit air d'iconostase dans cette aile, non ?

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    L'Autel de pierre - moderne - exécuté par F.R. de Marignan a été offert à la paroisse en 2006.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Amusant avec ses vitraux éclairés...

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    La boucle est bouclée !

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Retour au gîte en traversant les vignes.

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Promenade à Bourg-sur-Gironde 

    Mais quand est-ce qu'on commence à vendanger en Aquitaine... ?

    Promenade à Bourg-sur-Gironde

    Une petite balade sympa


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  • Pour notre premier jour en Gironde (voir le post sur notre gîte ICI), nous avons choisi de visiter les souterrains de la Citadelle de Blaye fortifiée par Vauban, missionné par le roi Louis XIV (Vauban supervisera les travaux de l'ingénieur militaire François Ferry, directeur général des fortifications de Guyenne). Les travaux débutent en 1686 et s’achèvent fin 1689.

    Sa vocation est, à cette époque troublée, de contrôler l'accès à Bordeaux située en amont de l'estuaire de la Gironde. Comme la portée de tir des canons de l'époque ne permet pas de couvrir les 3 km de large du fleuve et de bloquer le passage des ennemis, Vauban construit deux autres forts, l'un sur une île au milieu de la Gironde (Fort Paté), l'autre sur la rive gauche de l'estuaire (Fort Médoc). Il obtient ainsi des tirs croisés et empêche l'ennemi de se rendre jusqu'à Bordeaux.

    Le verrou de l'estuaire est né : il est unique en France.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Blaye n'est qu'à une dizaine de kilomètres de notre lieu de séjour. Nous arrivons donc rapidement sur les lieux ce mardi matin.

    Plan de la Citadelle : cliquez sur l'image pour l'agrandir.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

     

    Tout de suite sur la droite des fortifications, on aperçoit les restes de l'ancien château des Rudel. Il s'agit de l'un des rares vestiges de l'époque médiévale à avoir été conservé lors de la construction de la citadelle au XVIIème siècle.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Selon la légende, Jaufré Rudel était un célèbre troubadour aquitain de langue d'oc né au début du XIIème siècle qui serait parti en croisade pour y retrouver la Comtesse Hodierne de Tripoli dont il avait entendu louer la grande beauté . Il aurait été si malade pendant le voyage qu'il serait mort dans ses bras en arrivant à Tripoli tandis que, face à la mort de son amant, la belle comtesse aurait alors décidé de se retirer dans un couvent.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Nous entrons dans la citadelle par la Porte Royale située au N°18 du plan précédent.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Après cette porte, une autre porte : on n'est jamais trop prudent...

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

     Sur la gauche, la prison : Blaye était une vraie ville. C'est sur l'ordre de Claude de Saint-Simon, Gouverneur de Blaye, qu'elle est érigée en 1677, quelques années avant le début des travaux de Vauban. De nombreux prisonniers politiques y furent incarcérés, notamment des prêtres réfractaires, pendant la Révolution. Après avoir été transformée en boulangerie au début du XIXème siècle, c'est aujourd'hui le musée d'histoire et d'archéologie de Blaye.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Presque en face, on passe devant une maison où fut enfermée Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, autrement dit la duchesse de Berry (épouse de Charles-Ferdinant d'Artois, duc de Berry, qui mourra assassiné). Elle est à l'origine des dernières insurrections vendéennes et chouannes qui secouent le nord-ouest de la France en mai et juin 1832.

    La maison aurait besoin d'un vrai rafraîchissement...

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Une plaque en piteux état rappelle l'événement. 

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Femme de tempérament, la duchesse de Berry n'aura de cesse de vouloir rétablir son fils posthume, le duc de Bordeaux, que les légitimistes appellent déjà Henri V.

    Elle est arrêtée le 7 novembre 1832 sur l'ordre de Thiers et incarcérée à Blaye : en réalité, vu son rang, elle est logée dans cette maison, celle du commandant de la place, où elle accouchera d'une petite fille qui ne vivra que six mois. La Duchesse de Berry sera ensuite expulsée à Palerme par le Général Bugeaud où elle retrouvera son mari, Hector Lucchesi-Palli, épousé en prison, dont elle aura d'autres enfants.

    C'était une superbe femme.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Nous continuons notre promenade en direction de la Place d'armes où a lieu le rendez-vous pour la visite guidée. C'est un vrai village que nous découvrons à l'intérieur de la citadelle avec des rues dans lesquelles, naturellement, des commerces se sont installés.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    En vue de l'ancien couvent des Minimes

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Le couvent des Minimes doit son existence à une décision du gouverneur Jean-Paul d'Esparbès de Lussan, lequel ordonne l'implantation de cet ordre religieux afin de garantir un soutien moral aux soldats cantonnés dans la ville-forte. La première pierre du monastère est posée en 1607, et les travaux achevés en l'espace de quatre ans.

    Le couvent est actuellement un lieu pour des expositions.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Juste à côté du couvent, un hôtel-restaurant gastronomique, La Citadelle, s'est installé en bordure de Gironde.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Not bad...

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Philippe devant L'île Nouvelle : cette île n'existait pas du temps de Vauban. L'estuaire est en perpétuelle évolution à cause des sédiments provenant de la Garonne et de la Dordogne ainsi que de sables marins en provenance de l'océan Atlantique qui s'y déposent.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    C'est sur cette Place d'Armes que nous retrouvons notre guide de la matinée, une néerlandaise qui s'est plu dans la région où elle s'est installée voici 30 ans et qui fait les visites en français, en hollandais et en anglais.

    Nous sommes une petite quinzaine à participer à la visite guidée.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Elle nous montre d'abord une plaque au sol citant toutes les fortifications dues à Vauban inscrites sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO, dont la citadelle de Blaye fait partie.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Au large de Blaye, voici Fort Paté

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Fort Médoc se situe tout là-bas...

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Ah, là c'est mieux !

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Nous retournons ensuite, en compagnie de notre guide, à la Porte Royale.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Ceci me permet de faire cette photo des arches supportant le pont d'accès à la porte. Vous apercevez à nouveau sur la droite le château des Rudel.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Notre guide nous montre un schéma des fortifications initiales du XIVème siècle. L'estuaire a en effet toujours été protégé.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Puis des fortifications du XVIIème siècle, nous montrant que plusieurs murailles ont été ajoutées pour sécuriser le site.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    C'est ensuite le départ de la promenade qui va nous faire parcourir les souterrains de la citadelle de Blaye. Creusés à la fin du XVII° siècle, ils faisaient partie intégrale du système de défense de la Citadelle en remplissant plusieurs fonctions :

    * C'était une voie de communication entre les lignes de défenses.
    * Un endroit stratégique pour tirer sur les assaillants.
    * Une possibilité de replis pour les troupes .
    * Un piège pour attirer les troupes ennemies

    Un escalier nous permet d'accéder aux douves sèches.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

     

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    La promenade est d'ailleurs accessible aux promeneurs mais pour visiter les souterrains, il faut avoir des clés !

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    C'est par une porte, bien cachée derrière ce refend de fortification, que nous allons accéder à notre premier souterrain.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    De façon surprenante, nous allons d'abord devoir monter un escalier.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Lequel débouche sur une salle voutée datant du XVIème siècle.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    éclairée par une ouverture béante pratiquée dans son plafond où la végétation essaie de s'infiltrer...

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Dans cette salle, quatre ouvertures à canons

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Nous redescendons ensuite pour retrouver les douves.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Deuxième entrée dans un souterrain

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Notre guide nous fait remarquer que le couloir tourne pour éviter les tirs de canons.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Une lourde porte en bois munie de clous parfait la défense. Les clous seraient là pour empêcher les coups de machette...

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Nous débouchons sur ce qui était un champ d'exercices de tir.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Allez, un troisième !

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Et toujours ces couloirs qui tournent...

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Dans cette salle, une maquette que, sur le moment, j'ai trouvée super intéressante.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Malheureusement, je ne me souviens pas des explications de la guide !

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Tout ce que j'ai retenu, c'est que tout était souterrain comme on le voit ici, une fois la maquette refermée.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Remontée dans les douves

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Au passage, une petite photo des marches qui ont vu passer beaucoup de monde. C'est toujours émouvant de mettre ses pas dans ceux de nos ancêtres...

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    La sortie qu'on voyait sur la maquette

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

     

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    A nouveau vue sur l'estuaire...

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Pas pour longtemps : nous allons emprunter notre quatrième souterrain.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    En fait non : il s'agit simplement de la sortie !

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Là se termine la visite des souterrains de Blaye.

    Visite guidée de la Citadelle de Blaye

    Une façon amusante de visiter la Citadelle

    Pour voir la visite de Bourg-sur-Gironde, cliquez ICI.


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  • Après avoir désespérément erré dans Eyrans (un nom prédestiné pour cette petite commune située sur l'estuaire de la Gironde), nous trouvons enfin en fin d'après-midi le 1069 route de l'Hôpital et donc notre gîte - le gîte de Rose -, labellisé "Gîtes de France". Il faut juste savoir qu'à Eyrans point d'hôpital mais un hameau qui porte ce nom, rattaché à la commune de Cartelègue dépendant d'Eyrans (qui se trouve tout de même à 3 km). Il faut aussi savoir que le numéro 1069 correspond à une distance en mètres et non à un numéro de rue...

    Bref, à part ça, le gîte est très petit (comme indiqué sur le site) mais très coquet, entouré par un joli jardin.

    Installation au "Gîte de Rose"

    Avouez que l'entrée est accueillante avec ces lauriers et ces hibiscus couverts de fleurs qui en décorent la façade.

    Installation au "Gîte de Rose"

    Sur l'arrière, le coin fumeur et les chaises longues pour les siestes de l'après-midi

    Installation au "Gîte de Rose"

    La vue sur le jardin - très grand et tiré à quatre épingles- est très agréable.

    Installation au "Gîte de Rose"

    Un autre gîte, plus grand, se trouve derrière notre petit chalet mais ne gêne en rien l'intimité des uns et des autres.

    Installation au "Gîte de Rose"

    Et sur le côté, c'est la maison des propriétaires, une grande longère dont les volets sont clos au niveau des deux gîtes. 

    Installation au "Gîte de Rose"

    Face à nous, l'espace jardin que les propriétaires se sont réservé. Nous sommes donc entourés de nature et de calme.

    Cool

    Installation au "Gîte de Rose"

    Voici "La" pièce à vivre : elle est constituée d'un salon télévision et d'un coin chambre.

    Installation au "Gîte de Rose"

    Installation au "Gîte de Rose"

    Y est associée une petite salle d'eau tout à fait charmante qui débouche sur une petite véranda donnant accès au jardin.

    Installation au "Gîte de Rose"

    Pour prendre ses repas, une cuisine de poche mais très bien agencée.

    Installation au "Gîte de Rose"

    La fenêtre de la cuisine donne sur la véranda : on peut donc avoir la vue sur le jardin en déjeunant.

    Installation au "Gîte de Rose" à Eyrans

    On dirait bien que je veux la vendre, non ?

    Un agent immobilier ne ferait pas mieux !

    Tout ça pour dire que - mise à part notre arrivée - la location est très agréable.

    Pour voir le post sur la visite de la Citadelle de Blaye, cliquez ICI.


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  • La petite ville de Souillac est connue pour son abbatiale bénédictine du XIIème siècle que nous venons de voir mais possède aussi un très beau musée d'automates. Aujourd'hui, le temps n'est pas trop beau et incite donc à une visite en intérieur plutôt qu'à la découverte du reste de la ville.

    La collection abritée à Souillac est unique par son ampleur et son très bon état de conservation.
    Elle est constituée de jouets mécaniques et d'automates anciens témoignant d'une période faste pour ces objets, couvrant la fin du 19ième siècle et le début du 20ième siècle.

    Cette collection atteste également de l'histoire d'une des maisons parmi les plus variées et les plus innovantes : la Maison Roullet-Decamps qui se trouvait rue Amelot, tout près de chez moi dans le 12ème...

    Pour aller sur le site du Musée, cliquer ICI.

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

    Notre visite du musée en images

    Nous avons ensuite pu voir une exposition très intéressante des dessins de Dubout.

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

    Préparez-vous à rire !

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

    Sans commentaire !

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac 

    Quelle abondance et quelle finesse de détails !

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

    Illustration pour Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

     Mise en couleurs pour "Marius, Fanny, César" de Marcel Pagnol

    Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

    J'ai aussi beaucoup apprécié ces dessins à la plume en noir et blanc.

    Le troisième œil !

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac  Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac  Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

    Vacances périgourdines : visite du Musée des automates de Souillac

    Une visite un peu impromptue et au final super intéressante.


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  • Aujourd'hui, c'est notre dernier jour au gîte de Saint-Geniès en Périgord noir et nous avons décidé d'aller voir l'Abbatiale Sainte-Marie de Souillac, cette ancienne abbaye bénédictine datant du XIIème siècle qui est un chef-d'œuvre de l'art romano-byzantin, inspirée de Sainte-Sophie de Constantinople.

    Voici comment elle se présentait au XIIème siècle du temps où elle possédait encore un cloître.

    Vacances périgourdines : découverte de l'Abbaye de Souillac

    Plusieurs fois ruinée et saccagée pendant la "guerre de Cent Ans", l'abbaye se relève grâce à la ténacité des abbés, mais les guerres de Religion lui causent des dommages encore plus grands. Reconstruite au XVème siècle, l'abbaye cesse d'exister à la Révolution, ses bâtiments étant transformés en magasin des tabacs.

    Voici comment elle se présente de nos jours et ceci depuis le XVIIIème siècle. En 1803, elle devient église paroissiale.

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Elle a fière allure avec ses coupoles hémisphériques imbriquées les unes dans les autres, son abside et ses absidioles. Cependant, les bâtiments monastiques élevés au sud de l'église aux XVIIe et XVIIIe siècles contrastent par leur pauvreté.

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer cette vue d'avion trouvée sur le net qui permet d'admirer les trois coupoles recouvertes de lauzes. On appelle un tel agencement une "église à file de coupoles". Sainte-Marie de Souillac est, avec la Cathédrale de Cahors, la seule église dans ce genre conservée dans le Haut-Quercy.

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Je fais le tour de l'église...

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Le Christ au jardin des oliviers de Théodore Chassériau (1844), élève d'Ingres

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Le chœur avec son chevet roman rayonnant

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    L'autel sculpté

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Le "clou" de l'abbaye, on ne le voit qu'en se retournant vers l'entrée.

    Le portail intérieur, surmonté par l'orgue, présente un superbe tympan sculpté. Il a en effet été déplacé au XVIème siècle vers l'intérieur de l'église pour être protégé du vandalisme lié aux différentes invasions et a ainsi été mis à l'abri des saccages de la Révolution et des outrages du temps.

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Une seule des deux colonnes qui l'encadrent a été sculptée, comme si le sculpteur avait été interrompu dans son travail... ?

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Le "pilier de Souillac" : monstres infernaux et image du pêché

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    L'autre pilier est plus simple mais possède tout de même un superbe chapiteau sculpté entremêlant toutes sortes de monstres.

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Encadrant la porte, à gauche et à droite, le patriarche Joseph et le Prophète Isaïe. Ce dernier est représenté ici jambes croisées dans un mouvement de danse. Il annonce l'heureuse nouvelle : "Et voici qu'une vierge va concevoir". C'était à Jérusalem, 750 ans avant Jésus-Christ...

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Il y a d'ailleurs dans l'abbatiale un portrait d'une Vierge à l'Enfant.

    Vacances périgourdines : découverte de l'Abbatiale Sainte-Marie de Souillac

    Le tympan représente des scènes du miracle de Théophile entre saint Pierre et un saint abbé.

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Sous l'arcature centrale, en partie inférieure, le diable reçoit le pacte signé par Théophile afin d'obtenir une charge honorifique. Le diacre de l'église d'Adana (Cilicie) tend ses mains au démon qui les prends dans les siennes. Dans la partie supérieure, Théophile endormi, couché devant l'église d'Adana, est libéré par la Vierge de son pacte satanique. Elle sort des nuées entourée de trois anges et lui remet la charte.

    Vacances périgourdines : l'Abbaye et le Musée des automates de Souillac

    Une vraie pépite !


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