• Ce dimanche matin, nous sommes allés au cinéma voir

     "Qu'est ce qu'on a fait au bon dieu ?"

    Un film d'un réalisateur que je ne connaissais pas : Philippe de Chauveron mais avec des acteurs bien connus, eux : Christian Clavier et Chantal Lauby.

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    Sans que ma cousine préférée ne nous le conseille comme "un bon moment de détente", je n'y aurais peut-être pas entraîné Philippe car - naturellement - la critique de Télérama était mauvaise ! Bien m'en a pris d'ignorer la critique puisque, somme toute, Evelyne avait raison : on a passé un excellent moment tous les deux.

    Il s'agit d'une comédie dont le ressort est basé sur la surprise : Claude et Marie sont un couple de bourgeois catholiques un peu coincé mais qui, religion oblige, fait preuve d'une certaine ouverture d'esprit. Ils habitent une petite ville de province, Chinon et leur maison est bon chic bon genre : des tableaux et des bibelots partout... La classe quoi !

     Tout irait donc pour le mieux dans leur vie si leurs trois filles aînées n'avaient pas épousé, l'une un arabe, l'autre un juif et la troisième un chinois... Le couple a beau avoir les idées larges : trop c'est trop ! Et la petite dernière me direz-vous ? Et bien c'est elle qui va créer la surprise justement ! Mystère, mystère...

     Des situations cocasses, des dialogues percutants mais jamais lourds, pas de temps morts, des acteurs excellents font de ce film une comédie très sympathique qui, si elle ne vous rend pas plus savant... a du moins le mérite de vous faire du bien au moral !

    Le couple des Verneuil au mariage de leur troisième fille : mêmes têtes d'enterrement qu'aux deux précédents mariages !

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     Les quatre filles : Iabelle, Laure, Odile et Ségolène

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    Les trois gendres : David le juif, Medi l'arabe et Chao le chinois

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     La petite dernière, Laure et Charles, l'élu de son coeur : il est catholique, lui, au moins !

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    Un excellent moment de cinéma


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  • Ce lundi soir, nous étions les invités de la SCAM : j'entends par là la Société Civile des Auteurs Multimedia. La "maison du documentaire" est située en bordure du Parc Monceau et par ce soleil printanier ce fût un vrai plaisir de traverser ce dernier.

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    Le film projeté est celui de Pascal Plisson "Sur le Chemin de l'école"

    Affiche du film

     Quatre enfants en sont les héros et c'est leur appétit d'éducation qui nous est narrée tout au long de ce documentaire aux images magnifiques tourné aux quatre coins du monde.

    Leur soif d'apprendre l'emporte sur la difficulté que représente le chemin à parcourir pour aller à l'école dans une nature très souvent ingrate et parfois même peuplée de bêtes sauvages...

    C'est ainsi que, grâce à la caméra de Pascal Plisson, nous suivrons sur le chemin de l'école Samuel, 13 ans, qui vit en Inde ; Zahira qui, elle, habite dans les montagnes escarpées de l'Atlas marocain et qui n'a que 12 ans ; Jackson qui est un jeune Kenyan de 11 ans et Carlito, 11 ans également, qui lui habite dans le sud de l'Argentine, en Patagonie.

    Sur le chemin de l'école les quatre enfants

     Ces visages radieux sont un cadeau !

     Samuel a, comme tous ces enfants, un vrai projet dans la vie : il veut devenir médecin pour aider les enfants qui, comme lui, souffrent d'un handicap. Il est en effet né prématurément et ne peut pas marcher : c'est donc en fauteuil roulant (un fauteuil bricolé avec une chaise de jardin et des roues de vélo...)  qu'il va à l'école, poussé et tiré par ses deux frères sur un chemin plus que précaire tandis que le trajet dure plus d'une heure..

    Zahira, elle aussi, est très déterminée : elle veut également devenir médecin pour aider et soigner les pauvres. Elle rejoint tous les lundis le foyer d'Asni, situé à plus de vingt kilomètres de chez ses parents où elle est pensionnaire pour la semaine. En chemin, elle retrouve deux amies qui, tout comme elle, sont heureuses d'aller à l'école.

     Jackson parcourt chaque matin les quinze kilomètres qui le séparent de son école en compagnie de sa petite soeur, Salomé, qui n'a que 6 ans. C'est presque en courant qu'ils effectuent ce trajet car il met un point d'honneur à arriver bien à l'heure, surtout le jour où il doit hisser le drapeau... Son projet : devenir pilote et découvrir le monde.

    Quant à Carlito, c'est à cheval et avec sa petite soeur Micaela en croupe, qu'il parcourt les dix huit kilomètres qui le séparent de son école. Parfois le cheval risque de déraper faisant courir de réels risques aux enfants... Son désir : rester auprès des siens et devenir vétérinaire. Sa petite soeur elle... rêve de guider toute seule le cheval !

    Interview de Pascal Plissson, le scénariste

     Ces jeunes enfants ont une très grande force de caractère car la vie difficile qu'ils mènent se charge de les endurcir. Ils ont en commun la soif d'apprendre et une maturité exceptionnelle (on a parfois l'impression à les entendre parler que ce sont de jeunes adultes). Pour eux, l'école, c'est une récompense : ils ont compris que seule l'instruction leur permettra d'améliorer leur vie et celle de leurs familles.

    Le film circule dans toutes les écoles de France et de Navarre depuis sa sortie fin septembre où il rencontre un vif succès.
    Puissent certains de nos élèves en prendre de la graine !
    On s'est vraiment régalés ! Je ne parle pas que du cocktail qui a suivi la projection mais - c'est vrai qu'on n'a pas craché dessus - Merci la SCAM !

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  •   Je vous l'ai déjà dit : le mardi chez Gaumont les places sont à 3.90 euros en vente flash. Bien sûr, le choix des films est limité mais il y a tellement de cinémas sur Paris que je trouve toujours un film à mon goût !

     En allant voir ce film, j'ai découvert un acteur : Pierre Rochefort, le fils de... Jean.

     Un beau gars, sans conteste, qui joue à merveille un rôle que sa mère a écrit pour lui peut-être ? Sa mère, c'est Nicole Garcia et ce film est son septième long métrage en temps que réalisatrice.

     L'histoire est toute simple : Baptiste est instituteur dans le sud de la France et son truc à lui, c'est de rester vacataire. Il n'occupe jamais un poste plus d'un trimestre malgré la demande de son directeur : un refus de se poser trop longtemps pour fuir un passé qui le dérange (on l'apprendra plus tard). Un soir, il se voit obligé de prendre en charge l'un de ses élèves, Mathias, que son père, trop occupé par l'une de ses dernières conquêtes, a oublié d'aller chercher à l'école. Baptiste propose de garder l'enfant avec lui le temps du week-end. Il fait beau et Mathias a envie d'aller à la plage mais, pas n'importe quelle plage : celle où sa mère, Sandra, fait des saisons dans un petit restaurant de bord de mer.

    Ils se ressemblent un peu, Baptiste et Sandra, tous les deux "entre parenthèses"... C'est peut-être pour cela qu'ils se rapprochent pendant ce dimanche, même si leurs origines sociales sont aux antipodes.

     C'est ce que dévoile la deuxième partie du film : Baptiste, pour aider Sandra qui doit fuir ses créanciers (une histoire pas très claire...), l'emmène dans sa famille, un monde où l'on se vouvoie et où l'on joue au tennis... C'est surtout un monde que Baptiste a fui depuis longtemps au point de devenir SDF après avoir été interné en asile psychiâtrique sur décision du cercle de famille...

     Une histoire toute simple mais brillament mise en scène par Nicole Garcia et très bien interprétée par Louise Bourgoin (Sandra), Pierre Rochefort (Baptiste) et Dominique Sanda (dans le rôle d'une mère aimante mais qui a honte de son fils...).

    J'ai bien aimé.


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  •   C'est la dernière réplique de l'excellent film que Guillaume Gallienne a tourné après avoir joué sa pièce de 2008 à 2010 au Théâtre de l'Ouest Parisien , pièce autobiographique qui a rencontré un grand succès auprès du public.

     Le site Critikat résume bien le film : Guillaume Gallienne y relate sa jeunesse dans le milieu de la grande bourgeoisie qui l’a vu naître, et au sein duquel, par le biais d’une affinité ambiguë avec sa mère, son identité de genre s’est trouvée bouleversée, secouée par la certitude d’être une femme, puis par l’impression – incertaine – d’être homosexuel.

     Nous sommes allés voir le film au Gaumont du nouveau Centre Beaugrenelle. Le plus grand magasin d'Europe de la chaîne emblématique anglaise Marks and Spencer y occupe 4600 m² sur trois étages (alimentation, homme, femme, enfant : tout y passe !).

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     Une passerelle relie les deux pôles : Magnetic et Panoramic. L'architecture de verre s'ouvre sur une toiture végétalisée.

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     Le hall du Gaumont a un très beau design.

       Le-hall-du-Gaumont-copie-1.jpg

     Après être passé devant un "mur écran" toujours animé, on emprunte le grand escalator qui conduit aux 10 salles souterraines dotées du plus grand confort technologique.

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     Les fauteuils sont très confortables, laissant une large place aux jambes (ça, c'est le point positif pour Philippe...) et... on peut, tout comme aux Champs Elysées, réserver sa place ! Bon : ça, c'est le principe ; maintenant, pour que ce soit vraiment efficace, il faudrait des ouvreuses comme dans les théâtres...

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     Moi, j'ai bien aimé le film ; Philippe, non. Dommage...


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  • Après quelques semaines de sommeil..., le blog reprend du service !

    Ce soir je suis allée voir un documentaire au Mémorial de la Shoah situé dans le quartier du Marais au métro Pont-Marie dans le 4ème arrondissement. Il s'intitule "Au nom de la race et de la science (Stasbourg 1941-1944)" et a été réalisé par Sonia Rolley en collaboration avec Axel et Tancrède Ramonnet, documentaristes. Le film était suivi d'un débat auquel participait l'un des réalisateurs du film ainsi que deux historiens, Yves Ternon et Johann Chapoutot.

     Sonia Rolley, journaliste

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     Axel Ramonnet, documentariste

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     Yves Ternon

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     Johann Chapoutot

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     L'histoire est absolument ahurissante.

     A la libération, en novembre 1944, les alliés (un groupe de français) découvrent dans les sous-sols du département d'anatomie de la faculté de Strasbourg 86 corps horriblement mutilés de juifs ayant été gazés au camp de Natzweiler-Struthof, près de Stasbourg. Il faut préciser que Strasbourg avait été annexée par l'Allemagne depuis quatre ans tandis que l'Université française s'était, elle, repliée à Clermont-Ferrand.

     Inauguration de la Reich Université de Strasbourg le 23 novembre 1941 par Hitler

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     La présence de cadavres dans un Institut d'anatomie est normale : ce qui ne l'est pas c'est l'état de maltraitance dans lequel ces cadavres ont été retrouvés.

     Ce documentaire lève le voile sur un crime idéologique odieux perpétré par les SS (Auguste Hirt, médecin anatomiste réputé du Reich en est l'instigateur) au nom de l'idéal National Socialiste. Le but de cette tuerie : contituer une collection de squelettes de juifs pour en conserver une trace au nom de la science après l'extermination programmée de tous ses individus de par le monde.

     Pas d'images choc dans ce documentaire (les corps mutilés ne sont montrés que par de très rapides flashs) mais beaucoup d'images d'archives et de très intéressants commentaires.

     Si vous voulez en savoir plus, voici le film diffusé sur Youtube : il dure un peu moins d'une heure.

    Le film était suivi d'un débat très intéressant que je ne retranscrirai pas ici mais... j'avais oublié mon bic !
    On y entend tout de même que sur l'échelle des races (le fondement du nazisme étant justement l'existence de races dont certaines sont supérieures à d'autres, "l'ennemi bactériologique" étant la race juive), la race juive est représentée tout à fait à part, comme s'il ne s'agissait même pas de personnes humaines !

    Cette image est tirée du film.

    Echelle-des-races.JPG

     Une personne du public a fait remarquer que dans les dictionnaires actuels le mot race était encore inscrit mais je crois qu'elle se trompe.

     Le Larousse en donne cette définition : 
    Catégorie de classement de l'espèce humaine selon des critères morphologiques ou culturels, sans aucune base scientifique et dont l'emploi est au fondement des divers racismes et de leurs pratiques. (Face à la diversité humaine, une classification sur les critères les plus immédiatement apparents [couleur de la peau surtout] a été mise en place et a prévalu tout au long du XIXe siècle. Les progrès de la génétique conduisent aujourd'hui à rejeter toute tentative de classification raciale chez les êtres humains.)

     Tenons-nous en là !


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