•  Le temps pluvieux n'incitait guère à la promenade aujourd'hui aussi nous sommes allés dans les salles obscures. Vous me direz que ce n'est pas une raison suffisante pour aller au cinéma et c'est vrai mais nous avions une autre bonne raison : l'envie commune de découvrir le dernier film de Gilles Legrand "Tu seras mon fils" dont la bande annonce nous avait accrochés.

    Et nous ne sommes pas déçus : c'est une très bonne cuvée !

     Paul de Marseul (Niels Arestrup) est propriétaire d'un très grand et prestigieux domaine vinicole dans le bordelais. Apprenant que son régisseur François Amelot (Patrick Chesnais) est en phase terminale de cancer et méprisant son fils Martin (Lorànt Deutsch) qu'il juge incapable de prendre sa suite au sein de l'exploitation, il "migeote" de s'adjoindre le fils de celui-ci, Philippe (Nicolas Bridet) qu'il fait revenir des Etats-Unis pour la vendange de l'année...

     Le reste, vous le saurez en allant voir cet excellent film où les principaux rôles sont tenus par des valeurs sûres. Niels Arestrup campe un personnage haïssable (mais il a l'habitude des rôles ingrats) et Lorànt Deutsch endosse le costume du fils malaimé avec beaucoup de persuasion. Quant à Patrick Chesnais, c'est aussi un beau rôle que lui a réservé le metteur en scène et il l'interprête à merveille.

     Deux femmes aussi aux côtés de ces acteurs : Valérie Mairesse, l'épouse attentive à la maladie de son mari (pourquoi cette actrice dans ce rôle : ?) et Anne Marivin (excellente) dans le rôle de la belle-fille rebelle.

    Voir le film, c'est aussi entrer dans le monde viticole, celui d'un grand cru : le Saint Emilion et suivre de l'intérieur les étapes d'obtention d'un grand millésime. Gilles Legrand a passé plusieurs mois dans le bordelais pour arriver à saisir le quotidien de ces gens de la terre profondément attachés à la transmission de leur savoir d'une part et à celle de leur riche patrimoine de l'autre.

     Paul, Philippe et Martin dans les vignes du domaine. L'un est sublimé, l'autre rabaissé...

     tu-seras-mon-fils - Le père le fils et le fils du régisse

     L'un a un nez et un palais, l'autre n'a ni l'un ni l'autre...

     tu-seras-mon-fils - Dégustation

     Leçon d'humiliation...

     tu seras mon fils- grappe de raisin

     François, le régisseur consciencieux : dans les vignes même au plus dur de sa maladie.

     Tu-seras-mon-fils-Patrick Chesnais et Lorànt Deutsch

     La bande annonce rend bien compte de l'athmosphère du film

     

    Un film dur mais qui (me) marquera.


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  •  Matinée cinéma aujourd'hui : le temps est toujours morose...

     Les bons films sont certes noyés dans une masse de navets tous plus violents les uns que les autres mais, aidée par les critiques que j'aime à consulter, j'effectue tout de même un pré-choix que je propose à Philippe : vous savez, le "prêt-à-consommer" il aime bien !

     Il lui faut choisir entre

    • Un thriller : "Le Moine" de Dominique Moll avec Vincent Cassel
    • Une comédie : "Itinéraire bis" avec Leila Bekhti que j'ai découverte récemment dans "Tout ce qui brille" et qui avait justement brillé l'an dernier dans "Un prophète"
    • ou un drame : "Une séparation" du metteur en scène iranien Asghar Farhadi me tenterait bien mais je préfère le garder pour une sortie entre filles ! On dit que c'est un "film psy"...

    Miracle ! C'est "Lourdes" de Jessica Hausner, une autrichienne, qui l'emporte !

    Bon : j'ai un peu truqué les dés tout de même, je l'avoue...

     7---Affiche.jpg

     Fraîchement sorti, le film a déjà une bonne presse comme on dit : Critikat et Télérama, mes canards préférés, en disent le plus grand bien.

     Et c'est effectivement un grand film que nous avons vu : le rôle principal de Christine, paraplégique suite à une sclérose en plaques, qui fait le pélerinage à Lourdes après avoir fait celui de Rome l'année passée (histoire de s'évader un peu de la monotonie d'un quotidien sans espoir) est tenu par Sylvie Testut. Celle-ci a un jeu d'une très grande sobriété, presque exclusivement rendu par l'expression du visage, et le film dégage une impression de force tranquille (plans fixes et cadrages souvent à contrario de ce à quoi l'on s'attend, lenteurs des scènes et absence presque totale de musique).

    Cécile, jouée par Elina Löwensohn, dirige tous les bénévoles de l'Ordre de Malte (*) avec abnégation et rigidité. Un certain malaise ressort de son personnage.

    7---Cecile-2.jpg

    La compagne de chambrée de Cécile , très protectrice mais aussi peut-être dangeureusement possessive... Un beau rôle pour Gilette Barbier.

    7---Christine-et-sa-compagne-de-chambree-copie-1.jpg

     Maria (Léa Seydoux), elle aussi bénévole, s'occupe de Christine au quotidien.

     7---Christine-et-la-jeune-encadrante-au-restaurant.jpg

     quand elle n'est pas en train de conter fleurette à Kuno (Bruno Todeschini) : un sympathique bénévole, attiré par Christine...

     7---La-jeune-encadrante-et-le-jeune-encadrant-de-l-Ordre-de.jpg

    La photo souvenir : cheese !

    7---La-photo-souvenir.jpg

     Les journées s'enchaînent, toutes semblables les unes aux autres, rythmées par le cérémonial religieux jusqu'à ce que Christine se réveille un matin apparemment guérie...

     Le quotidien des pélerins, méthodiquement guidés tout au long de la journée par les bénévoles de l'Ordre de Malte, est filmé avec une précision chirurgicale mais non sans une pointe d'humour (jusqu'au prix du meilleur pélerin organisé en fin de séjour !), ce qui peut en froisser certains évidemment...

     (*) L'ordre de Malte

    Une organisation caritative internationale
    Image L’Ordre de Malte, fondé il y a plus de 900 ans, est une organisation caritative internationale catholique. Il est le plus ancien des organismes caritatifs mondiaux.
    Sa vocation hospitalière et ses engagements dans la lutte contre la précarité, l’exclusion et la maladie, rassemblent 12 500 membres et plusieurs dizaines de milliers de bénévoles à travers le monde.
    Agissant au sein de 47 associations nationales, ils perpétuent dans 120 pays la mission des premiers « Hospitaliers » : secourir et soigner.
    L’Ordre de Malte est sujet de droit public international. Il dispose d’un siège de représentant ou d’observateur permanent auprès d’institutions internationales (ONU, OMS, Unesco, Commission européenne). Son action caritative est relayée sur tous les continents par 102 missions diplomatiques et 9 représentations officielles.
    L’Ordre de Malte est aussi un ordre religieux. Il tient pour valeur fondamentale la primauté de la personne dans son intégrité physique, psychologique et spirituelle.
    En France, la mission hospitalière de l’Ordre de Malte est assurée par les Œuvres Hospitalières Françaises de l’Ordre de Malte, association de la loi du 1er juillet 1901, créée par les membres français de l’Ordre en 1927 et reconnue d’utilité publique en 1928. Les Œuvres ont rassemblé toutes leurs activités sous une appellation unique :
    Ordre de Malte France.



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  •  La Mairie du 13ème organise cet été des séances de cinéma en plein air. Vous allez sûrement me dire "parce qu'à Paris, c'est l'été ?" Et bien disons que c'est le mois de juillet ! Ce samedi, c'est au square Paul Grimault, tout près de chez nous, que se tient la séance. Un écran géant y a été dressé et des chaises longues sont distribuées aux spectateurs en échange de leurs papiers d'identité. Evidemment, j'en prends une ! Une petite cinquantaine de riverains ont pris place dans les chaises longues et attendent patiemment le début des festivités prévu pour 22 heures.

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     22h30 : l'opérateur est prêt.

    Action !

     Tout-ce-qui-brille-010.jpg

     Après un court métrage qui ne m'embale pas et d'assez mauvaise qualité, entr'aperçu sur l'écran trop éclairé par les réverbères, la soirée commence vraiment avec le film de Géraldine Nakache et Hervé Mimran "Tout ce qui brille".

     Tout ce qui brille - Affiche

     Lila et Ely sont deux jeunes banlieusardes...

     Tout-ce-qui-brille-011.jpg

     Pendant le premier quart d'heure, je n'accroche pas trop mais je persiste néanmoins et bien m'en prend car au final j'ai beaucoup aimé ce premier film.   La suite, c'est par la critique de Critikat.com (site que je consulte régulièrement pour me tenir informée de l'actualité cinématographique et auquel j'adhère en général) que vous la connaîtrez. Eh non : il n'y a pas que Télérama qui fasse de bonnes critiques !

     Il était une fois Géraldine Nakache, duchesse d’Aquitaine dans la série Kaamelott (Alexandre Astier, 2005-2009) et copine sympa dans Comme t’y es belle (Lisa Azuelos, 10 mai 2006). Dans son coin, l’actrice débutante écrivait un scénario : l’histoire de deux filles de banlieue rêvant de briller dans les soirées parisiennes. Comme Géraldine était peu aguerrie en matière d’écriture et de réalisation, elle sollicita l’aide de son ami Hervé Mimran, co-scénariste de Comme t’y es belle. Il ne restait plus à la jeune femme qu’à rencontrer la lumineuse Leïla Bekhti, avec qui elle allait former un duo à la fois comique et sensible. Ainsi devait naître la jolie surprise que constitue Tout ce qui brille.

     Pour Ely (Géraldine Nakache) et Lila (Leïla Bekhti), la vie dans leur cité de Puteaux n’a rien de triste ou de glauque : pas d’émeutes, pas de trafic de drogue, pas d’armes, pas de règlements de compte, pas d’affrontements entre filles et garçons, même pas de jalousies… Aucune des facettes des cités montrées par le cinéma sur la banlieue ces vingt-cinq dernières années. Entre les barres du grand ensemble baigné de soleil, la vie s’écoule tranquillement, trop tranquillement. Ely vient de perdre son emploi et de retrouver l’exiguïté de l’appartement familial. Lila vend du pop-corn dans un cinéma et vit avec sa mère, qui attend en vain le retour d’un homme parti au bled refaire sa vie avec une autre. Mais les deux copines ne se soucient guère de leur avenir professionnel et n’envisagent pas de travailler pour s’élever socialement. Pour elles, leur promotion passe par une vie nocturne trépidante dans la capitale et des retours matinaux dans une cité où l’on ne fait que dormir avant la prochaine virée. Armées de leurs talons aiguilles et de leurs it-bags, Ely et Lila se mêlent sans problème au jeune gotha parisien. Elles se lient ainsi d’amitié avec Agathe, créatrice de mode et Joan, mannequin. Les deux filles de banlieue vont utiliser ces femmes autant que celles-ci vont profiter d’elles, loin d’être dupes des mensonges de ces Cendrillons modernes. À trop vouloir approcher la lumière aveuglante de la superficialité, Ely et Lila vont se brûler les ailes, prenant en pleine tête les limites de leur identité sociale. Que l’une ait grandi dans une famille de culture juive et l’autre de culture musulmane n’a aucune importance. Les deux héroïnes de Tout ce qui brille s’inclinent seulement devant le Dieu de la consommation ! De La Haine (M. Kassovitz, 1995) à Comme un aimant (K. Saleh et Akhenaton, 2000), le cinéma nous a montré la frustration de garçons de banlieue face à une société de consommation, dont leur condition sociale ne leur permettait pas de profiter pleinement. À l’opposé de cette logique victimaire, Ely et Lila ont dompté à leur façon les règles du capitalisme et de la mondialisation. Elles se ruinent pour partager une même paire de chaussures de créateur, plutôt que de se priver de ce luxe. Heureusement, le film évite de porter un regard moralisateur sur la futilité et le matérialisme de ses personnages, échappant au risque d’un propos démagogique. Il se concentre sur la relation exceptionnelle, voire passionnelle, de deux êtres fragiles dont le salut réside dans une affection réciproque et sévèrement mise à l’épreuve. Les deux réalisateurs réussissent ainsi une comédie à la fois légère et intelligente. Géraldine Nakache et Leïla Bekhti parviennent à susciter une empathie sincère pour ces personnages de post-adolescentes en quête de reconnaissance sociale. Si le rôle de Lila offre à Leïla Bekhti quelques moments d’émotion (un registre qu’elle maîtrise bien), le film culmine dans les scènes de pure comédie. L’équipée comique est complète quand Ely et Lila sont accompagnées de leur copine Carole (Audrey Lamy), professeur de sport au débit de parole frénétique et d’une sincérité désarmante. La qualité de ce premier film réside dans l’efficacité de ses dialogues. Il n’est pas étonnant de lire dans le dossier de presse que Géraldine Nakache « voue un véritable culte au film La Haine de Mathieu Kassovitz », puisque Tout ce qui brille recycle clairement le verbe kassovitzien. Lila taxe Ely de « meuf en carton ! », comme en écho au « juif en carton » de Saïd à son copain Vinz dans La Haine. Mais au-delà du simple clin d’œil, l’écriture des dialogues recherche une même vivacité de langage. Ainsi les filles recourent au running gag verbal qui consiste à ajouter « c’est toi » au dernier mot prononcé par son interlocuteur, un tic langagier caractéristique de l’humour du deuxième film de Kassovitz :

    La Haine – Dans la cité

    Vinz : T’as vu la vache ?

    Saïd : C’est toi la vache !

    Tout ce qui brille – Sur un pont parisien

    Lila : Tu sais même pas qui c’est Fanny Ardant !

    Ely : C’est toi Fanny Ardant !

     Loin des préoccupations des personnages de Kassovitz, Ely et Lila ont cependant les mêmes réflexes de communication. Dans les deux cas, le langage tourne en rond comme pour venir concrétiser l’enfermement des personnages. Les deux filles ne trouvent pas

    davantage leur place dans l’univers parisien que Vinz, Saïd et Hubert en leur temps, même si leurs aventures sont cette fois-ci bien plus sages et bien moins fatales.

     Certains relègueront Tout ce qui brille au « film de filles », rebutés par la débauche de sacs et de brillants à lèvres de ces princesses des cités. Mais le film interroge de façon intéressante l’identité féminine, dans une société où les magazines véhiculent l’image d’une féminité hyper-lookée et où les sites people traquent quotidiennement le moindre « fashion faux pas » de vedettes en tous genres. À revers de cette féminité sophistiquée, le prologue de Tout ce qui brille nous montre le corps féminin dans toute sa liberté. Les cheveux mal attachés, vêtues de survêtements, Ely et Lila imitent avec décontraction les stars féminines qui occupent tant les médias people. Les deux jeunes femmes moquent une féminité ostentatoire, qui ne cessera pourtant de les attirer et de les fasciner tout au long du film. Sur le ton de la comédie, Tout ce qui brille engage finalement à la réflexion sur le conditionnement culturel d’une génération de filles matraquées d’images et de propos contradictoires sur l’idée d’une féminité libérée.

     La critique est signée Carole Milleliri

     


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  •  Mes loisirs ces temps-ci ne m'avaient pas conduits dans les salles obscures...

    Voilà ce retard comblé avec 2 films en 2 jours !

          L'un est en version originale : Le Discours d'un roi de Tom Hooper (qui a obtenu moult Oscars en 2011) nous fait découvrir le lourd handicap du père de l'actuelle Reine Elyzabeth, victime de bégaiement depuis son enfance. A l'abdication de son frère Edouard VII, il se voit contraint de monter sur le trône (sous le nom de Georges VI) et de devoir parler en public, ce qui le paralyse littéralement. Une prestation d'acteur remarquable pour Colin Firth soutenu dans le film par Geoffroy Rush qui endosse le costume d'un orthophoniste australien : Lionel Logue sera le seul à réussir à redonner confiance au futur roi et à lui permettre ainsi de tenir son rôle de porte-parole du gouvernement auprès du peuple à l'approche de la déclaration de guerre avec l'Allemagne...

    Lionel Logue avait recours en particulier à l'utilisation de virelangues pour rééduquer le larynx de son patient. En français, l'un des virelangues les plus connus est le fameux "les chaussettes de l'archi-duchesse sont-elles sèches ou archi-sèches ?" !

     Un film très sensible qui nous a beaucoup touchés.

          De L'autre : Les femmes du 6ème étage. C'est une comédie française de Philippe Le Guay fort plaisante, servie par une très bonne distribution : Fabrice Luchini est parfait dans son rôle de petit bourgeois des années 60. Il est marié à Sandrine Kiberlain non moins convaincante en épouse au foyer submergée par ses activités de loisirs... Face à cela, il y a la population du 6ème étage et dans les années 60, ce sont les espagnoles qui sont les "employées de maison" : autrement dit les bonnes ! Sens de l'honneur, solidarité, verbe haut, chambres exigües et sans confort : tous les ingrédients du folklore sont là pour nous faire rire de bon coeur mais sans jamais tomber dans la vulgarité. Et puis, il y a Natalia Verbeke, une actrice d'origine argentine fort jolie dont le charme n'échappe pas au maître de maison enfermé dans un carcan social qui l'étouffe.

          Les bonnes du 6ème étage

          Les-bonnes.jpg

          Bettina de Brossolette, une croqueuse d'hommes que craint Mme Joubert...

    On la comprend !

    Elle est jouée par Audrey Fleurot ici avec Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain.

          Fabrice-Luchini-Sandrine-Kiberlain-et-Audrey-Fleurot-.jpg

    Natalia Verbeke incarne Maria, la bonne des Joubert.

          Les-femmes-du-6eme-etage-Natalia-Verbeke.jpg

     

      Un bon moment de détente intelligente


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  •  Ce soir, je suis allée au Forum des Images visionner les 7 court-métrages d'animation qui ont concouru pour la présélection en vue de la céréomonie des "César" qui aura lieu demain. Les 7 films sont tous très originaux : certains sont sombres, d'autres étranges, d'autres poétiques et d'autres encore franchement humoristiques. Certains sont sans paroles mais tous sont admirablement sonorisés : difficile de faire un choix...

     Chienne d'histoire de Serge Avédikian

    La femme squelette de Sarah Van Den Boom

    L'homme à la Gordini de Jean-Christophe Lie

    Love patate de Gilles Cuvelier

    Matière à rêver de Florence Miailhe

    Mémoire fossile d'Anne-Laure Totaro et Arnaud Demuynck

    Logorama de François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain

    J'ai beaucoup aimé Chienne d'histoire (Palme d'Or au festival de Cannes 2010)  qui est tirée d'une histoire vraie : en 1910, dans un souci d'hygiène mais aussi dans un contexte politique précédent la première guerre mondiale, 30.000 chiens ont été déportés sur une île au large d'Istambul (la Constantinople de l'époque). Privés d'eau et de nourriture, ils vont s'entredévorer et mourir...

     

    La femme squelette est tirée d'un conte inuit.

    Une jeune mère de famille épuisée et lassée par un quotidien sans grâce, pleure son amant américain perdu et rêve d'un ailleurs. En elle, la femme-squelette, tapie dans les profondeurs, attend d'être sauvée.

     L'auteur explique : A travers ce film, j'ai voulu aborder une problématique très commune chez les jeunes mères de trente ans, celle de la lassitude, de la stupeur. A la vie rêvée par l'adolescente sont soudain confrontés la pesanteur des taches quotidiennes, le manque de sommeil, l'éloignement du couple... des sensations qui rongent et laissent bien des jeunes femmes pantelantes et momentanément dépouillées d'elles mêmes. Restent le rêve, l'évasion dans un amour tiers, un grand chagrin, qui contraignent à rassembler ses forces, se recentrer, reprendre pied dans l'essentiel.

    dsqf 

     L'homme à la Gordini :  ça dérange et ça réveille ! (la bande son joue un grand rôle)

    J'ai adoré.

     Fin des années 70 : une banlieue imaginaire où la coutume est de ne porter ni slip, ni pantalon, uniquement des hauts oranges... Avec l'aide d'un insurgé masqué en R8 Gordini bleue, Monsieur R et sa femme, préparent une révolution vestimentaire radicale et s'élancent à l'assaut du totalitarisme monochromatique orange.

    dsf jldq

    Love patate (un amour de pomme de terre) : original

     Des frites, un triangle amoureux, une patate balafrée, un gros nez, le nord de la France et un lapin...

    Matière à rêver : très esthétique

     Florence Miailhe a un style très particulier et apparemment inépuisable.  Sa technique est de peindre, créer, effacer et recréer des mondes magiques avec le pigment et le sable comme seuls supports. Avec un travail sur la matière elle-même, elle exploite le genre de l’animation pour marier la peinture et le cinéma.

     florence-miailhe.jpg

     Mémoire fossile : un film sur la mémoire du travail des mineurs du Nord.

    Pas facile, tout de même.

     Un jeune garçon découvre la vie se son grand-père mineur au travers d'un stéthoscope. Depuis la maison où le vieil homme meurt de la silicose, l'enfant fait un voyage sonore et visuel en remontant le temps. C'est pour lui une expérience initiatique d'où émergeront la conscience de l'histoire et le désir de mémoire.


    Logorama : on ne peut plus osé... mais franchement drôle !

     Le court-métrage de quinze minutes   est constitué de près de 3 000 logos. Afin de choisir les logos, les réalisateurs ont dû en regarder 40 000 auparavant. Les voix françaises sont assurées principalement par le duo comique Omar et Fred.

     And the winner is ?  Réponse demain soir en clair sur Canal !

    Seuls l'homme à la Gordini et Logorama seront en compétition demain soir dans la catégorie films d'animation, les autres court-métrages ci-dessus ayant été écartés même si beaucoup d'entre eux ont déjà été récompensés de nombreuses fois.
    Au fait, le gagnant est LOGORAMA !
     
    Cesar-2011-030.jpg

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