•  Ce samedi, nous sommes allés au cinéma - au Sélect à Châtillon - avec Louis voir un film  dont j'avais lu une très bonne critique : Tito et les oiseaux de Gustavo Steinberg.

    Le scénariste a imaginé une société en proie à la peur, au point que celle-ci change les plus pusillanimes en blocs de pierre. Cette terreur est entretenue par les scientifiques, les autorités, au profit de spéculateurs qui veulent diviser la population entre ceux qui ont les moyens de se réfugier dans de luxueux complexes sécurisés et le reste de l’humanité à qui ne reste que le choix entre la soumission et la pétrification.

    Il semble que le scénariste ait pris pour "modèle" le Brésil du nouveau Président Bolsonaro, élu le 1er janvier 2019 à la tête du pays, mais on pense évidemment aussi aux partis d'extrême-droite dont le fonds de commerce repose principalement sur la peur...

    Résumé

    Tito a 10 ans et vit seul avec sa mère. Lorsqu’une étrange épidémie commence à se propager dans la ville, transformant les gens en pierres chaque fois qu’ils ont peur, Tito comprend que le remède pourrait être lié aux recherches que son père, aujourd'hui introuvable, avait faites avec des oiseaux. Accompagné par ses amis, il se donne alors pour mission de sauver le monde.

    Ce qui frappe, par-dessus tout, c’est l’esthétique générale du film.

    Les images sont presque entièrement faites à la peinture à l’huile, avec quelques animations numériques : ceci donne aux décors une texture et un relief très expressionnistes, dignes de Metropolis ou du Cabinet du Docteur Caligari, et renforce la dimension fantastique du film, parfois gothique, notamment par les formes fantomatiques des oiseaux, qui semblent effrayants, mais sont la clé de l’intrigue.

    Une aventure simple à suivre, cinématographiquement innovante et pleine d’humanité.

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    Le film était plutôt destiné aux enfants à partir de 8 ans mais Louis possèdant un vocabulaire riche j'ai pensé à juste titre qu'il serait capable de l'apprécier.


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  • C'est la troisième séance de cinéma en plein air à laquelle nous nous rendons cet été. La semaine dernière nous avions vu Retour vers le futur 2 en compagnie de Ghislain et des enfants, c'était sympa. Au programme de cette soirée un beau film de 1962 (je sais... il ne date pas d'hier !) avec deux acteurs - Gabin et Belmondo - qui crèvent l'écran : un singe en hiver d'Henri Verneuil.

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    En juin 1944, Albert Quentin (Jean Gabin), ancien fusilier marin en Chine, tient, avec sa femme Suzanne (Suzanne Flon) rencontrée à La Bourboule, l'hôtel Stella dans le village de Tigreville, sur la côte normande aux environs de Deauville.

    Il se laisse souvent aller à trop boire, ce qui le porte à la nostalgie de sa jeunesse militaire vécue sur le Yang-Tsé-Kiang. Lors d'un bombardement en juin 1944, il promet à Suzanne de ne plus boire si l'hôtel échappe à la destruction : promesse tenue.

    Un soir, quinze ans plus tard, débarque Gabriel Fouquet (Jean-Paul Belmondo), homme jeune et remuant, publicitaire de son état. Fouquet boit pour effacer l'échec de sa vie sentimentale avec Claire qui vit à Madrid, « voyager » en Espagne grâce à l'alcool, et rêver de tauromachie. Il vient voir sa fille Marie pensionnaire à Tigreville, dans une pension dont Mme Victoria, la directrice qui, pourtant française, ne parle qu'anglais.

    Les deux hommes, qui n'ont pas « le vin petit ni la cuite mesquine », vont connaître deux jours d'évasion grâce à l'ivresse, l'un en Espagne et l'autre en Chine. Ce sera l'occasion d'un duo a capella sur la fameuse chanson Nuits de Chine. L'apothéose de cette soûlographie est atteinte avec un feu d'artifice « dantesque » sur la plage.

    Le lendemain, la vie sépare les deux amis en gare de Lisieux : Gabriel part avec sa fille, qu'il a sortie de sa pension, alors qu'Albert se dirige vers l'hiver de sa vie.

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    Un bon moment de cinéma


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  • Pour cette première séance de cinéma en plein air, la municipalité de Châtillon-sur-Seine a fait le choix comme les années précédentes de s'adresser à l'association "Panoramic" qui sillonne villes et villages de Bourgogne pour offrir à ses habitants une séance de cinéma gratuite.

    OSS 117 de Michel Hazanavicius au cinéma en plein air de Châtillon

    Ce mercredi 17 juillet, au programme le film de Michel Hazanavicius : OSS 117 "Le Caire, nid d'espions" que nous ne connaissions pas.

    OSS 117 de Michel Hazanavicius au cinéma en plein air de Châtillon

    J'ai bien aimé cette critique d'un internaute d'Allociné : elle correspond juste à ce que j'ai ressenti en regardant cette "comédie de détrounement" (c'est ainsi que le metteur en scène qualifie son film).

    Il y a des films on peut les revoir sans se lasser et OSS 117 : le Caire nid d'espions en fait partie. La réalisation a de la tronche faut le dire, Hazanavicius a vraiment poussé le délire loin : c'est kitch, le jeu des acteurs est excessif, les clichés du cinéma d'espionnage sont tournés en dérision et il y a une ambiance très volontairement ringarde et vieille série B que j'aime beaucoup. Les scènes et répliques géniales s'enchaînent, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais, et Jean Dujardin est juste parfait dans le rôle de cet agent secret beauf, raciste, patriotique, machiste et idiot. C'est drôle, tout le monde en prend pour son grade, c'est vraiment très efficace... J'aime regarder ce film !

     

    On peut seulement regretter que de la centaine de chaises installés dans le jardin de la Mairie, seules une trentaine aient été occupées...


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  • J'ai vu un film cette semaine qui m'a beaucoup plu : Tel Aviv on fire de Sameh Moabi, un réalisateur palestinien de nationalité israélienne : il s'agit d'une comédie avec pour toile de fond le conflit israélo-palestinien - un soap opera comme on pourrait dire - qui fait penser, si on voulait le transposer en France aux "Feux de l'amour" dont bon nombre de français se délectent depuis des années (même si dans ce cas précis le côté politique est absent)...

    Sauf que c'est vraiment plus drôle !

    Salam, 30 ans, vit à Jérusalem. Il est Palestinien et stagiaire sur le tournage de la série arabe à succès Tel Aviv on Fire dont le public est friand. Tous les matins, il traverse le même check-point pour aller travailler à Ramallah. Un jour, Salam se fait arrêter par un officier israélien Assi, fan de la série, et pour s’en sortir, il prétend en être le scénariste. Pris à son propre piège, Salam va se voir imposer par Assi (dont la femme et la soeur sont absolument accros à la série) un nouveau scénario. Evidemment, rien ne se passera comme prévu...

    La bande-annonce

    Un bon moment au frais par cette chaleur estivale


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  • Malgré un temps tout à fait printanier, je suis allée m'enfermer au cinéma hier après-midi. Vingt minutes de marche à pied et j'étais à "L'Epée de bois", le cinéma de la rue Mouffetard où la place senior est à 6,90 euros et, croyez-moi, à Paris ça reste un exploit !

    J'avais fait sur Google "Que voir au cinéma" et je suis tombée sur ce film - Le vent de la liberté - sorti en avril dernier en France, d'un réalisateur allemand, Michael Herbig qui est - dixit Wikipédia - pas moins que acteur, humoriste, entrepreneur, écrivain, réalisateur et producteur. Son pseudonyme "Bully" lui vient de sa jeunesse.

    Le réalisateur est né en 1968 à Munich, en Allemagne de l'ouest : il avait donc 21 ans à la chute du mur de Berlin construit en 1961 et a donc sûrement été très marqué par l'histoire de son pays de l'après guerre.

    Il en tire un thriller qui m'a tenue en haleine pendant toute sa durée. Cette époque tristement célèbre donne lieu

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    Les familles Strelzyk et Wetzel vivent depuis la fin de la guerre en RDA et veulent quitter le pays où la Stasi toute puissante (la police politique sous influence russe) fait régner la terreur auprès des opposants.

    Au cours de l'été 1979, après deux ans d'un dur labeur pour préparer le matériel, Peter, sa femme Doris et leurs deux enfants tentent de s'enfuir avec leurs deux fils dans une montgolfière. Une nuit, les conditions météorologiques sont réunies : il y a un vent du nord. Ils décident donc de tenter l'aventure malgré les dangers encourus mais le ballon s'écrase juste avant de passer la frontière avec l'Allemagne de l'ouest...

    Les deux familles travaillent alors fiévreusement sur la fabrication d'un nouveau ballon car, entre-temps, la Stasi a commencé l’enquête et le nœud coulant se resserre de plus en plus : commence alors une course sans merci contre la montre...

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