• Balade à Arras

    Autour de notre visite à la cousine Aimée, nous avons retrouvé Arras avec grand plaisir.

    Ayant pris la route jeudi après le déjeuner, deux heures après nous prenions livraison de notre gîte, un petit studio situé au 31 place des Héros dans l'immeuble de "La griffe d'Arras", un chocolatier-glacier.

    Arras

    Arras

    Il faut le mériter son gîte : on se croirait à Amsterdam !

    Arras

    Piétonnière, la place des Héros (ainsi baptisée en 1945 en hommage aux résistants fusillés durant la Seconde Guerre mondiale) est un genre de place des Vosges à Paris d'où on aurait retiré toutes les voitures : le rêve d'Anne Hidalgo !

    Il faut dire qu'elle a de la gueule avec ses maisons aux pignons à volutes et ses arcades au rez-de-chaussée des habitations.

    Vue depuis notre studio

    Aimée à Arras

    Les propriétaires d'un soir... (ne riez pas, ça fait des souvenirs, les photos !)

    Arras

    Le coin-cuisine est très bien aménagé.

    Arras 

    Nous avons admiré les superbes fenêtres aux vantaux en fer forgé qui servent de double-fenêtres au studio : utiles aux beaux jours quand on est situé juste au-dessus d'un café...

    Arras

    De très jolies aquarelles ornent le studio, tel celui-ci représentant la place un jour de marché avec, en toile de fond, l'Hôtel de ville et son fameux beffroi.

    Arras

    Quand on parle du loup...

    Arras

     La place, libérée des voitures, fait le bonheur des cafés qui y ont installé de grandes terrasses.

    Nous sommes aux première loges !

    Arras

    Il est temps de goûter un peu au sirop de la rue.

    Arras 

    Le beffroi, tour haute de 75 mètres, a été édifié de 1463 à 1554. Au sommet se dresse le lion d'Arras, animal emblématique de la ville. L'hôtel de ville, lui, date du début du XVIème siècle : il est de style gothique flamboyant. Totalement détruits en 1914, le beffroi et l'Hôtel de ville sont reconstruits à l'identique par Pierre Paquet, architecte en chef des Monuments Historiques. Il a su respecter les styles anciens tout en adoptant la modernité avec l'emploi du béton armé pour les structures porteuses. Les deux édifices sont inaugurés en 1932.

    Le beffroi d'Arras est classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis le 15 juillet 2005. 

    Arras

    Il a été élu "Monument préféré des français" en 2015. A cette date, on était déjà à Arras et on avait été interviewés par "La Voix du Nord" comme touristes visitant le beffroi : ma cousine Aimée nous avait montré ensuite l'article paru dans le journal !

    Arras 

    Depuis la colonnade de l'Hôtel de ville 

    Arras

    Nous promenant le long des arcades, je remarque ces jolis macarons sculptés.

    Ici, L'amiral et sa longue vue...

    Arras

    La sirène,

    Arras

    La salamandre,

    Arras 

    et la licorne.

    Arras

    Cette enseigne est celle d'une pâtisserie (celle de Sébastien et Corinne Thibaut) qui fabrique les deux spécialités arrageoises : les rats et les cœurs.

    Arras

    Les rats

    On ne prononçait pas autrefois le « s » d’Arras. « Arra » devient « A Rats » dans l’imagerie et le langage populaire. Des rats apparaissent sur les sceaux de la ville officiels dès le 14e siècle autour d’un lion et d’une enceinte fortifiée. Ils figurent également dans les attributs de l’Évêché d’Arras, dès 1331. Adopté par l’atelier monétaire de Philippe II d’Espagne au 16e, l’image du rat s’exporte et devient le curieux emblème d’une ville plutôt espiègle.

    Bon : renseignements pris sur le net, il paraîtrait que cette explications serait fausse et que Arras serait la contraction du nom d'Atrébates (ATREBATES donne Atrades / Atradis / Aras puis Arras).

    Le plus célèbre : le rat en chocolat

    Arras

    Les cœurs

    Il faut remonter au Moyen-Age pour en retrouver les traces. Plus précisément sur les armoiries d’une grande famille arrageoise : Les Crespin. Une certaine dame Emma Crespin possédait au 12e siècle un moulin sur le Crinchon (cours d’eau aujourd’hui souterrain), en plein cœur d’Arras, place du Wetz d’Amain. Sur ses armoiries figuraient des petits cœurs. De cette forme, aurait-elle fait une spécialité en pain d’épices, reprise par des « faiseurs de pain despisses » dès le 14e siècle ?

    Les cœurs d'Arras en vitrine

    Arras

    Nous voici maintenant arrivés sur la Grand-Place qui communique avec la place des Héros par la rue de la Taillerie. Une grande roue y a été installée. En arrière plan, le beffroi de l'Hôtel de ville.

    Arras

    Son alignement de maisons majestueuses est le témoin de sa prospérité passée.

    Arras

    Arras

    Si, au lieu de lever le nez, on regarde ses pieds, on trouve les éternels pavés du nord...

    Arras

     Retour à l'appartement après avoir dîné au café d'en bas : la place est maintenant très animée.

    Arras

    Je regarde la nuit tomber sur la place...

    Arras

    Avez-vous vu cette petite maison sur la droite d'une seule largeur de fenêtre... ?

    Arras

     Le lendemain matin, c'est jour de marché sur la place des Héros : les marchands s'installent sous une pluie fine...

    Arras

    Arras

     Un petit tour du côté de l'Hôtel de ville : même reconstruit en 1932, il garde toute la splendeur de l'origine de sa construction (1501).

    Arras

    Si à l'extérieur il est toujours de style gothique flamboyant, à l'intérieur il a été restauré dans le style Art déco. Nous n'avons malheureusement pas pu le visiter à cause des restrictions sanitaires, mais en voici une vidéo.

    Sur la gauche de l'Hôtel de ville, deux dates : 1927 et 1931.

    Arras

    Arras

    Et de curieuses sculptures de têtes grimaçantes.

    Arras

    Arras

    A chaque fois que nous allons à Arras, nous passons voir les géantsColas et Jacqueline vivent leur amour au grand jour depuis 208 ans. L’idylle du couple de maraîchers d’Achicourt est née sous la plume du poète Leguay en 1812. Les figures de légende d’une ville naissent parfois d’une chanson. Ce qui est le cas de nos deux amoureux arrageois.

    Depuis 40 ans, Jacqueline et Colas animent les grands événements de la vie arrageoise. Les Jouteurs de la ville, membres de la plus ancienne association locale, veillent sur eux et les accompagnent lors de leur sortie à l’occasion des fêtes d’Arras. Entre les géants et les Arrageois, l’histoire d’amour est bien réelle. Et elle n’est pas près de s’éteindre.

    Arras

     

    Et voici Dédé (à droite), le fils de Jacqueline et Colas, à côté de l'Ami Bidasse.

    "Avec Bidasse" est une chanson créée en 1913 par le chansonnier Charles-Joseph Pasquier dit Bach qui la chantait, comme il était d’usage à l’époque pour ce type de répertoire, habillé en tourlourou, en comique-troupier, vêtu du sacro-saint pantalon rouge-garance de l’infanterie.

    "Avec l’ami Bidasse,
    On n’se quitte jamais,
    Attendu qu’on est,
    Tous deux natifs d’Arras,
    Chef-lieu du Pas-d’Calais"

     

    Arras

     

    Nous finissons cette balade par un petit tour sur le marché : ce n'est pas à Paris qu'on verrait vendre des poules et des coqs !

    Arras

    Arras

    Fin de ce petit week-end improvisé : une réussite !


    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :